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En vengeant son compagnon Russel dans le tome 9, la mercenaire Carmen Mc Callum a déclenché une série de réactions en chaîne qui l'amènent a servir les intérêts de ses ennemis et trahir des connaissances de longue date. En toile de fond, un futur proche (2050), où la cybernétique et les nano-technologies sont devenue monnaie courante, et dans lequel la ressource la plus précieuse devient l'eau.
Ce nouveau cycle des aventures de l'espagnole passée maître dans l'art de l'infiltration et des missions commando a démarré au tome 9 sur les chapeaux de roues. Ce onzième tome laisse moins de place à l'action que les deux précédents, mais lève le voile sur une grande partie des motivations des différents protagonistes (avant de nouvelles révélations ?). Et les fans de la série seront ravis de retrouver plusieurs acteurs de « Code Mc Callum » (5 tomes), qui revenait sur la jeunesse de Carmen.
Malgré le changement de dessinateur depuis le début de ce nouveau cycle, la qualité est toujours au rendez-vous. Emem (dessinateur de « Idoles ») soutient la comparaison avec Guess (le créateur de la série), ce qui relevait pourtant de la gageure. Et la série continue de doser habilement action, science-fiction, complots, et réflexions sur l'avenir de ce monde post-révolution ultra-libérale.
L'omniprésence d'un discours environnemental trop manichéen et un peu simpliste constitue d'ailleurs le seul reproche que l'on peut faire à ce dernier album. Exemple : « Quand tu fais le choix de dépenser des millions de dollars pour créer des cyborgs, c'est de l'argent qui ne sera pas investi dans un autre secteur de la recherche. Par exemple, 4 milliards de personnes sur cette planète n'ont pas accès à l'eau potable... ». Le scénariste Fred Duval nous avait habitué à mieux...
Carmen Mc Callum Tome 11, "Nouméa-Tchamba", par Duval, Emem et Schelle, 46 pages, éditions Delcourt, collection "Série B".
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