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Charles Mingus lui-même considérait "Tijuana Moods" comme son meilleur disque. Un album publié en 1962 reflétant toute la fureur et l’exubérance du contrebassiste-compositeur à l’occasion d’un séjour dans la ville-frontière américano-mexicaine, lieu de tous les excès. Mingus y avait recherché la liberté et l’oubli d’une femme blanche aimée à New-York.
Cet épisode central de la carrière du jazzman engagé dans la lutte contre la ségrégation et maître de l’improvisation collective sert de trame à un récit romancé de William Memlouk. On y retrouve sous les traits de Charlie M. le musicien torturé, gigantesque aux prises avec ses démons intérieurs, le créateur volcanique qui exprimait "souffle de la colère et vent de la liberté".
Premier roman, "Mingus mood" illustre bien la fureur qui habitait en permanence Charles Mingus. On passera sur les coquilles concernant des noms de musiciens et sur le fait que Charles Mingus détestait être appelé Charlie ("je ne suis pas un chien"). Et bien sûr, on placera sur sa platine "Tijuana Moods" (RCA Victor-BMG) en commençant par "Tijuana Gift Shop".
Mingus Mood. Roman. William Memlouk. Editions Julliard. 252 pages. 18 euros.
je commencerais plutôt par "Ysabel Table's Dance", le bijou de l'album selon moi ...
par arph le 13/09/2011 à 09:40
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arph a écrit le 13/09/2011 à 09:40 :
je commencerais plutôt par "Ysabel Table's Dance", le bijou de l'album selon moi ...