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La Tribune.fr - 03/07/2009 ? 17:03 - 248 mots

Planqué derrière un rideau de scène, un photographe à la barbe blanche et aux traits burinés "shoote" une légende du jazz, le pianiste cubain Chucho Valdes. Ce soir du 2 juillet au Théâtre Maisonneuve de Montréal, Herman Leonard, 85 ans, retrouve le plaisir du reportage.
Le matin, le photographe qui a signé des portraits passés à l'histoire de Charlie Parker, Billie Holiday, Chet Baker ou Dexter Gordon, avait une excitation d'adolescent en montrant à ses "confrères" photographes son tout nouvel appareil. Rien à voir évidemment avec "l'outil" qu'utilisait Herman Leonard quand il débuta en 1941, un "monstre" doté de flashs volumineux.
Mais ce qui n'a pas changé chez le chasseur d'images, c'est le respect du jazz et des jazzmen. "Mon objectif a toujours été de donner une vision de ce que j'entendais, de maintenir l'atmosphère, de ne jamais dire aux musiciens ce qu'ils devaient faire", a confié Herman Leonard, invité du 30ème festival international de jazz de Montréal qui se tient jusqu'au 12 juillet.
Parallèlement à ces principes éthiques, le photographe américain met un soin particulier à saisir des expressions intimes chez les jazzmen. Ce qui le conduit à préférer le travail en coulisse ou dans les loges : "quelle horreur de photographier les musiciens de face avec le micro devant la bouche !".
En septembre, la toute nouvelle Maison du festival de jazz de Montréal accueillera une exposition d'Herman Leonard, honorant ainsi un artiste qui fréquenta la métropole québécoise dans les années 40, quand il étudiait la photographie à Ottawa.
Jean-Louis Lemarchand, envoyé spécial de La Tribune à Montréal
Terbutylamine a écrit le 15/07/2009 à 13:24 :
Je développais les ektas d'Herman Leonard quand il avait son studio à Neully dans les années70, il faisait a cette époque des photos de mode. Personnage très sympa et plein d'humour. Il avait installé un flipper dans son studio pour que ses clients publicitaires ne l'embêtent pas pendant les prises de vue.
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