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L’occasion est devenue trop rare pour ne pas être mentionnée : le Théâtre des Champs Elysées (TCE) a décidé de fêter Mozart à travers un festival qui se poursuivra sur les trois prochaines saisons de la célèbre salle parisienne, sous la direction artistique de Jérémie Rhorer. Après avoir été la coqueluche de tous les mélomanes, Mozart est aujourd’hui beaucoup moins présent dans les différents programmes. Sans doute l’a-t-on trop adoré. Il n’en demeure pas moins le génial compositeur des plus beaux opéras jamais écrits.
Le TCE ouvre ce festival par Idoménée, œuvre de la maturité (Mozart a 25 ans à peine lorsqu’il le compose). Il n’est pas de la trempe d’un Don Giovanni ou des Noces de Figaro. Il personnifie pourtant totalement l’œuvre lyrique de ce prodige, à la fois en osmose avec les conventions artistiques du moment et tellement personnelle. Cette version d’Idoménée est mise en scène par Stéphane Braunschweig. Le rôle titre est chanté par Richard Croft. Autre moment fort de ce festival : l’enlèvement au sérail en version de concert le 20 juin, avec Christoph Spering à la direction et Eva Mei dans le rôle de Konstanze. Cette œuvre est un cadeau du ciel. Enjouée, brillante, vivifiante, hilarante, elle est à l’image du Barbier de Séville de Rossini, où tout est dit sous couvert d’une approche burlesque.
A noter également parmi les différentes festivités, une Finta Giardiniera, en version de concert dirigée par Richard Egarr, le 28 juin. Œuvre de jeunesse, cette œuvre est intéressante car elle dépeint parfaitement l’idée que se fait Mozart de l’opéra. Et l’idée de terminer ce festival 2011 par cette composition est astucieuse, nous rappelant que qu’il n’y a pas de fin mais d’éternels débuts.
Festival Mozart au théâtre des Champs Elysées, du 15 au 28 juin.
Prix des places : de 5 à 140 euros
Tel : 01.49.52.50.50
Réservation Internet : www.theatrechampselysées.fr
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