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"Miles est toujours vivant !", confiait récemment le guitariste John McLaughlin, un de ses comparses. De fait, vingt ans exactement, le 28 septembre, après sa disparition, les enregistrements du prince de la trompette témoignent toujours de cette liberté d’expression, sa marque indélébile.
La publication de concerts donnés en Europe en 1967 constitue à cet égard un évènement. Publiés dans une qualité sonore professionnelle, ces enregistrements, jusqu’ici disponibles en version pirate (les bootlegs), mettent en valeur le second quintet majeur de Miles, comprenant Wayne Shorter (saxophone), Herbie Hancock (piano), Ron Carter (basse) et Tony Williams (batterie).
Formé en 1964, le groupe tourne alors à plein régime, enchaînant les morceaux sur scène sans pause, proposant un répertoire où se côtoient des classiques tels le Round Midnight de Monk-Williams-Hanighen et des compositions de Miles (No blues, Agitation) et de Wayne (Masqualero, Footprints). Le coffret permet ainsi d’écouter, pour la première fois dans son intégralité, le concert de la salle Pleyel le 6 novembre 1967. On comprend l’étonnement des spectateurs découvrant le jeune batteur (21 ans) Tony Williams, tout feu-tout flamme, poussant Miles à son zénith.
Miles Davis quintet. Live in Europe. The bootleg series vol 1. Coffret de 3 CD + 1 DVD et un livret. Enregistrements de concerts de 1967 à Anvers, Copenhague et Paris. Sony Music.
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