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La Tribune.fr - 23/06/2009 Ã 16:57 - 610 mots
Transformers 2
Rien qu’à l’énoncé de son nom, les cinéphiles les plus endurcis ne peuvent s’empêcher de frémir. Car un long-métrage de Michael Bay est synonyme d’explosions en rafale, d’humour au ras de la ceinture et de direction d’acteurs disons… approximative. Avec Transformers 2, autant dire que le contrat est rempli. On est venu voir des effets spéciaux dantesques, des scènes d’action ultra jouissives et, surtout, des "bastons" entre robots géants. Rien que pour cela, le réalisateur de "Rock, Bad Boys" ou encore "Armageddon" (sic) fait parfaitement l’affaire. Malgré quelques lourdeurs et un scénario tirant à la ligne, "Transformers 2" est un pur film "pop-corn" aussi inoffensif et décérébré que spectaculaire. Allez le voir… ou pas.
Vertige
En vacances en Croatie, une bande d’amis se retrouve coincée sur une "via ferrata", un parcours balisé à flanc de montagne. Ils vont très vite s’apercevoir qu’en plus de la peur du vide, ils devront affronter quelque chose de bien plus effrayant encore… Superbement filmé, le premier film d’Abel Ferry est bien plus qu’un "Cliffangher" à la française. Excellent "survival" (sous-genre du cinéma d’horreur ayant engendré le chef-d’œuvre "Massacre à la tronçonneuse"), Vertige accumule les points forts. Le suspense est bien mené, la caméra virevolte et l’interprétation se révèle plutôt convaincante. Seuls quelques flash-back maladroits alourdissent inutilement le récit. Bref, malgré un budget assez limité, Abel Ferry signe un film d’horreur solide et parvient à prendre le spectateur aux tripes. Pari réussi.
Le grand chef
Deux cuisiniers s’affrontent dans un duel culinaire afin de devenir le plus grand chef de Corée du Sud. Adaptée d’un "manhwa" (bande dessinée coréenne) à succès, cette comédie douce-amère navigue en permanence entre humour et émotion. Même si le dénouement s’avère assez prévisible, on est conquis par la tendresse dont fait preuve le réalisateur Jeon Yun-Su pour ses personnages. Un joli film, aux ingrédients aussi subtils que savoureux.
Notorious BIG
Il s’appelait Christopher Wallace, alias "Notorious BIG". Avec son "flow" dévastateur et son sens de la rime, il fut l’un des meilleurs rappeurs de tous les temps avec Tupac. Ce biopic réalisé par George Tillman Jr. retrace de manière efficace la courte vie de Wallace, qui, après avoir "dealé" du crack dans les rues de Brooklyn, connaît ensuite une ascension fulgurante dans le milieu hip-hop, avant d’être brutalement assassiné à l’âge de 24 ans. En plus d’une bande-son supersonique composée de la crème du rap east-coast, "Notorious BIG" convainc par son esthétique impeccable et la qualité de l’interprétation. Seule la fin se révèle beaucoup trop hagiographique. Lorsqu’on sait que c’est la propre mère du rappeur qui produit le film, on ne s’en étonnera guère…
Sherrybaby
Après trois années passées en prison une jeune femme tente de réinsérer et d’obtenir la garde de sa fille. La très touchante interprétation de Maggie Gyllenhaal est le principal intérêt de ce petit film sympathique, mais dont les clichés inhérents au cinéma indépendant américain de ces dernières années finissent par agacer.
Fighting
Sans un sou vaillant en poche, Shawn (Shanning Tatum, mono-expressif) tente de survivre à New York. Sa rencontre avec Harvey, un escroc de seconde zone, le fait pénétrer dans le milieu des combats clandestins. A la force de ses poings, le jeune homme enchaîne peu à peu les victoires… Amateurs de films de "baston" dopés à la testostérone, le long-métrage de Dino Montiel n’est pas pour vous. Seuls trois combats, qui plus est filmés avec les pieds, nous sont montrés. Ajoutez à cela une intrigue ultra prévisible ainsi qu’une romance à l’eau de rose et vous obtenez une œuvre longuette dans laquelle les clichés s’enfilent comme des perles. Dans le même genre, on préférera "Full Contact", avec Jean-Claude Van Damme, qui, dans le même genre, offrait un spectacle beaucoup plus efficace.
Jérôme Béales
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