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Woody Allen régale ses fans avec "Whatever Works"

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Après quatre films tournés en Europe, Woody Allen signe avec "Whatever works" un come-back réussi dans sa ville chérie, New York.

whatever works

Boris Yelnikoff (Larry David), misanthrope convaincu et génie incompris, a tout raté. Son mariage s’est soldé par un échec et même sa tentative de suicide n’a pas connu le dénouement espéré ! Hypocondriaque, il est en proie à des crises de panique continuelles. A présent, il vit reclus dans son appartement de Manhattan. Un beau jour, son quotidien change du tout au tout avec l’arrivée de Mélodie (Evan Rachel Woods), une jeune femme ingénue et, autant le dire, vraiment cruche. Ce qui ne va pas empêcher la belle de tomber amoureuse de lui… Le vieux râleur n’est pourtant pas au bout de ses surprises puisqu’il finit par voir débarquer les parents de Mélodie, deux conservateurs pur jus venus du fin fond du sud des Etats-Unis !

Jubilatoire du début à la fin, "Whatever works" doit beaucoup à l’interprétation de Larry David. Co-scénariste de la série "Seinfeld", le comédien délivre une performance hilarante, bien aidé par la finesse des dialogues écrits par Woody Allen. Adepte du plan-séquence et des monologues de plusieurs minutes, le cinéaste new-yorkais offre un écrin idéal à son acteur principal, qui peut dès lors laisser exploser tout son talent comique. Face à lui, la radieuse Evan Rachel Woods s’en tire très bien.

Bien rythmé, le scénario enchaîne rebondissements et quiproquos. On passe sans crier gare de la comédie de mœurs au vaudeville le plus échevelé. L’histoire n’est pas vraiment crédible mais qu’importe: Woody Allen signe un conte de fée moderne dans lequel le hasard prend une grande place. A l’instar de "Match Point", les protagonistes subissent les événements plus qu’ils ne les provoquent. Chaque personnage parvient à trouver le bonheur et tant pis si tout ne s’est pas passé comme prévu. Quoiqu’il arrive, l’important c’est que ça marche ! Voilà, en somme, comment peut être traduit "Whatever works", titre de ce dernier opus. On en ressort ravi et le cœur léger.
 

 

Jérôme Béalès

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