Contenu :

Loisirs / Sur les écrans    Taille du texte : A | A | A

A lire sur La Tribune



sur les écrans

Les autres films de la semaine

Boite ? outils de l'article :

Partager sur FaceBook Partager sur Scoopeo Partager sur Technorati Partager sur Digg Partager sur del.icio.us Partager sur Google

Boite a outils de l'article :

A voir également cette semaine : "Bronson", "The reader", "J'ai tué ma mère", "Sans rancune", "Un enfant pas comme les autres", "Tricheuse", et "Je ne dis pas non".

Bronson

La vie du prisonnier le plus célèbre d'Angleterre. Charles Bronson, de son vrai nom Michael Peterson, a passé plus de trente ans derrière les barreaux. Son inextinguible soif de notoriété l'a conduit à tout faire pour y retourner, sans cesse. Avec à chaque fois des peines de plus en plus lourdes. Aujourd'hui, il croupit toujours dans sa geôle, isolé du reste du monde. Tom Hardy, dont la transformation physique s'avère saisissante, incarne avec brio le criminel. Tourné par le danois Nicolas Winding Refn, bien connu pour sa cultissime trilogie "Pusher", "Bronson" est un bien plus qu'un banal "biopic". Sa mise en scène au cordeau et la photographie sublime contiennent d'hallucinants morceaux de bravoure, convoquant les fantômes de "Vol au-dessus d'un nid de coucous" et d'"Orange Mécanique". Un véritable objet filmique non identifié, à l'esthétique grandiose et à l'interprétation habitée.

 

The reader

Un best-seller ("Le liseur", de Bernard Schlink), des comédiens éblouissants, des maîtres du septième art (Sydney Pollack et Anthony Minghella) comme producteurs. Il y avait là de quoi réussir un film exceptionnel pour conter l'histoire d'un Allemand de quinze ans dont la maîtresse, plus âgée, lui demande de faire la lecture. Avant de la retrouver accusée de crime de guerre quelques années plus tard. Kate Winslet et David Kross sont bluffants dans les rôles principaux. Dommage que Stephen Daldry, le réalisateur, ne parvienne pas à tenir le rythme de son film s'égarant au début dans des séquences interminables.

 

J'ai tué ma mère

Il a probablement été l'un des réalisateurs les plus courtisés du Festival de Cannes. C'est que Xavier Dolan fait figure d'enfant prodige. Agé de 20 ans à peine, le comédien a cassé sa tirelire il y a deux ans pour réaliser ce premier film sélectionné - cette année - par la Quinzaine des réalisateurs qui lui a attribué trois prix sur les quatre destinés à récompenser un long métrage. L'histoire d'un adolescent vivant avec sa mère depuis le divorce de ses parents. Sauf qu'il déteste cette dernière. D'emblée, Dolan impose un style, une écriture cinématographique énergique qui transmet avec force la rage de son héros. L'occasion d'un règlement de compte parfois hystérique mais souvent juste dans le portrait qui est fait de l'adolescence.

 

 

Sans rancune !

Belgique, 1955. Laurent, 17 ans, est pensionnaire dans un internat. Son professeur de français, surnommé "Vapeur", est fantasque et brillant, mais aussi très mystérieux. Il ressemble aussi beaucoup à son père disparu durant la guerre. Serait-ce lui ? Laurent commence à en être persuadé et va s'employer à le confondre... Réalisé par Yves Hanchard, ce petit film sympathique bénéficie d'un scénario habile et de comédiens parfaits. Thierry Lhermitte est excellent dans son rôle de prof aux méthodes peu orthodoxes rappelant le Robin Williams du "Cercle des poètes disparus". Malgré la facture télévisuelle de l'ensemble, due à un budget limité, on est charmé par l'humour des dialogues et la finesse du scénario. Une bonne surprise.

 

Un enfant pas comme les autres

Veuf depuis peu, l'écrivain de science fiction David Gordon (John Cusack), éprouve le besoin de devenir père. Il adopte alors Dennis, un enfant plutôt différent des autres puisqu'il est persuadé de venir... de Mars ! Touchante et plutôt intrigante, cette adaptation de l'"Enfant de Mars", une nouvelle de SF à succès, vaut surtout pour l'interprétation du jeune Bobby Coleman, parfait dans ce rôle de gamin étrange et mutique. Trop mélodramatique, le scénario convainc quant à lui beaucoup moins.

 

Tricheuse

Encore un nouvel exemple de comédie française bâclée, formatée pour faire les beaux jours des premières parties de soirée du dimanche soir à la télévision. Filmée comme un épisode de "Plus belle la vie", cette histoire d'avocate (Hélène de Fougerolles) "obligée" de mentir sur son célibat afin de conserver son appartement, est affligeante de banalité. Ni très drôle, ni très fin, le long-métrage s'embourbe dans les clichés et les bons sentiments. A fuir.

 

 

Je ne dis pas non

Trentenaire, célibataire et parisienne. Voici le profil d'Adèle (Sylvie Testud), assistante littéraire dans une maison d'édition de la capitale. La jeune femme ne sait pas dire non et cela lui pose de gros problèmes dans sa vie amoureuse. Rien de nouveau donc, dans cette comédie romantique nombriliste, bavarde et prévisible, qui concentre toutes les tares d'une mouvance "auteurisante" peinant à se renouveler. Il n'est évidemment jamais question de mise en scène dans le premier film d'Iliana Lolic, et encore moins de cinéma. Le spectateur, lui, dit non.

Jérôme Béalès et Yasmine Youssi

Vos réactions

Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

Dernière minute

Pages : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 Toutes les dépêches

Recherche d'emploi

Pied de page :