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Joseph Cedat signe à Cannes une "Footnote" au nom du père et du fils

Source : La Tribune.fr - 14/05/2011 | 10:53 - 201 mots  | 
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Dans son dernier film, "Footnote" ("Hearat shulayim"), le réalisateur israélien Joseph Cedar parle de la concurrence entre un père et son fils, tous deux universitaires. Dommage que le propos soit noyé de phrases si savantes qu'on y comprend rien.

Un père est toujours censé être fier de la réussite de son enfant. Certes, la mère juive a la réputation d’être championne en la matière. Et tout laisse à penser que son mari est sur la même longueur d’onde. C’est méconnaître Eliezer Shkolnik (l’excellent Shlomo Bar Aba), le héros du dernier film de l’Israélien Joseph Cedar, « Footnote ».
Professeur spécialisé dans les études talmudiques, misanthrope jusqu’à l’autisme, l’homme a passé son temps dans ses livres pour faire avancer la recherche. Sauf qu’il n’a jamais eu droit aux honneurs, contrairement à son fils Uriel, universitaire célébré par les académies de son pays, conférencier réputé et très demandé. A tel point qu’on veut lui remettre le prix d’Israël, le prix le plus prestigieux de l’Etat Hébreu. Seul petit problème, le ministère censé le prévenir s’est trompé de numéro de téléphone et a appelé son père, ravi d’être enfin reconnu à sa juste valeur. L’occasion de scènes très drôles, féroces sur le monde universitaire et les relations parents-enfants. Dommage que le réalisateur ait noyé tout cela de propos savants que le commun des mortels peine à comprendre. Sans parler de la musique, omniprésente, si forte qu’elle finit par vriller le cerveau des spectateurs.

Yasmine Youssi, à Cannes - 14/05/2011, 10:53  | 
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