Contenu :
Copyright Reuters
On se serait cru un vendredi soir, devant l'un de ces téléfilms allemands diffusés par Arte. Telle est l'impression produite par la projection de « Michael », le premier film de l'autrichien Markus Schleinzer, qui concourt pour le prix de la Camera d'or.
Il est ici question d'un pédophile ayant kidnappé un enfant d'une dizaine d'années avant de l'installer dans la cave en bas de chez lui. L'homme est tout ce qu'il y a de plus banal. Salarié d'une société d'assurance, il semble mener une vie normale, s'entend bien avec ses voisins, part en vacances au ski avec des copains. Mais dès qu'il rentre chez lui, Michael semble n'avoir aucun problème à commettre le mal comme si c'était la chose la plus normale du monde.
Tout cela rappelle bien sur l'histoire de Natascha Kampusch qui avait défrayé la chronique en Autriche. Mais là où l'on attendait une réflexion sur la société autrichienne, la banalité du mal ou la pédophilie, ou même un simple point de vue, le réalisateur se contente d'une œuvre très factuelle, filmée de manière clinique. De quoi laisser le spectateur sur sa faim.
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :