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64E ÉDITION

Nanni Moretti présente "Habemus Papam" à Cannes et divise La Tribune

Source : La Tribune.fr - 14/05/2011 | 09:19 - 299 mots  | 
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Excellent aux yeux de Jamal Henni, décevant pour Yasmine Youssi, "Hamebus Papam", le dernier film de Nanni Moretti projeté, vendredi soir à Cannes ne fait pas l'unanimité au sein de notre rédaction.

Pour "Habemus palmam"
A en croire le réalisateur italien Nanni Moretti, les cardinaux ne rêvent pas d'être pape, bien au contraire. Dans son dernier film, « Habemus Papam », présenté vendredi soir aux festivaliers, l'heureux élu (Michel Piccoli) refuse cette charge, et consulte un psychanalyste (interprété par le réalisateur lui-même), personnage à qui l'ont doit les scènes les plus drôles du film. Athée et de gauche, Moretti est bien trop malin pour faire de l'anticléricalisme primaire : il se contente de décrire un clergé ridicule, désuet, déconnecté du réel et de la modernité. Et, en nous présentant un pape humble qui prend le bus habillé en civil, il dénonce en creux le faste et le protocole de la papauté réelle.
Jamal Henni

Contre "Habemus Bidam"
On aurait cru qu'ils se seraient tous précipités pour avoir le job. Le réalisateur italien Nanni Moretti n'en est franchement pas convaincu. Au point où les cardinaux de son film « Habemus papam » prient tous en silence pour ne pas être pape. Quant à l'heureux élu (Excellent Michel Piccoli), il prend carrément la poudre d'escampette.
Les premières scènes du film sont d'une saveur sans égale. Et il faut voir cette marée de cardinaux drapés de rouge et blanc se comporter comme des cancres au moment du vote, qui copiant sur le voisin, qui l'empêchant de regarder sa copie. Et que dire de la scène où le nouveau pape se fait psychanaliser. Grandiose ! C'est ensuite que ça se gâte, passé les 20 premières minutes du film. Lorsque Piccoli erre en ville, d'hôtel en troupe de théâtre. Moretti, perd alors la férocité des débuts et ne semble plus rien avoir d'intéressant à dire, étirant chacune des scènes jusqu'à l'infini, pour signer au final une comédie inégale où l'on sourit à peine et ne réfléchit pas beaucoup plus.
Yasmine Youssi

latribune.fr - 14/05/2011, 09:19  | 
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  • Morettien a écrit le 15/05/2011 à 17:43 :

    • Mme Youssi gagnerait certainement à visionner les autres oeuvres de Nanni Moretti. Il n'est aucunement un réalisateur de l'évènement et la "férocité" est totalement étrangère à sa signature. Il porte toujours un regard ironique sur une réalité non épurée de ses contradictions. Pour avoir vu Habemus Papam au Cinema Sacher à Rome, je dois dire que si un spectateur s'attend à voir une "comédie", il sera bien déçu... Moretti est un cinéaste ironique, cette même ironie qui est la soeur de sang de l'intelligence. Armez-vous de l'une et de l'autre, vous passerez (comme toujours) un excellent moment avec Nanni !

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    • Mme Youssi gagnerait certainement à visionner les autres oeuvres de Nanni Moretti. Il n'est aucunement un réalisateur de l'évènement et la "férocité" est totalement étrangère à sa signature. Il porte toujours un...

      par Morettien le 15/05/2011 à 17:43

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