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64E ÉDITION

Michel Hazanavicius : "The Artist", c'est lui !

Source : La Tribune.fr - 15/05/2011 | 14:36 - 342 mots  | 
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Le réalisateur des OSS 117 éblouit avec ce film muet en noir et blanc emmené par Jean Dujardin et Bérénice Béjo.

On leur avait d'abord annoncé que le film serait présenté hors compétition. Et puis les sélectionneurs du Festival de Cannes ont changé d'avis. A quelques jours de l'ouverture de la manifestation, ils ont repêché « The Artist » de Michel Hazanavicius (génial réalisateur de la série des OSS 117), lui permettant ainsi de concourir pour la palme d'or. Grand bien leur a pris. Car ce magnifique hommage muet au 7ème art et à son histoire, tourné en noir et blanc, ne ressemble à rien de ce qui se fait aujourd'hui.
« J'avais envie de me coller à cette manière de raconter du cinéma muet, purement cinématographique et visuelle», confiait le réalisateur lors de la conférence de presse cannoise. « Or le mélodrame est le genre qui convient le mieux à ce type de film ». Nous voici donc propulsé à Hollywood dans les Années Folles. La ville et les spectateurs sont sous le charme de George Valentin (Jean Dujardin). Comédien bondissant toujours accompagné de son chien (qui devrait recevoir le Palm Dog 2011 pour sa prestation), il électrise autant les grands studios que ses groupies. Parmi elles, Peppy Miller (Bérénice Béjo) qui rêve de faire du cinéma et parvient à tourner une scène de figuration avec lui. Mais en cette année 1927, l'heure est au muet. George n'y croit pas une seconde, perdant ainsi son statut de star pour sombrer dans l'oubli. Peppy, par contre, sait prendre ce virage. Et devient la nouvelle star des plateaux.
Réalisateur, équipe technique et comédiens (éblouissants), ne cachent pas avoir emprunté à Frank Borzage, King Vidor, Murnau, Joan Crawford, Douglas Fairbanks ou Marlene Dietrich. Mais à aucun moment ils ne tombent dans le pastiche ou s'épuisent dans l'exercice de style. Ils parviennent par contre à retrouver l'ambiance de l'époque grâce au jeu des acteurs, très physique, à un travail virtuose sur le noir et blanc et le gris, sur la composition du cadre, sur la lumière et la musique. Certaines scènes sont d'une beauté à couper le souffle. Et l'on ne s'ennuie pas une seconde. Du grand art.

Yasmine Youssi, à Cannes - 15/05/2011, 14:36  | 
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  • sanjuro a écrit le 15/05/2011 à 21:23 :

    • Jolie bévue: "Mais en cette année 1927, l'heure est au muet." C'est évidemment parlant qu'il faut lire.

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    • Jolie bévue: "Mais en cette année 1927, l'heure est au muet." C'est évidemment parlant qu'il faut lire.

      par sanjuro le 15/05/2011 à 21:23

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