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La Tribune.fr - 05/06/2009 | 20:56 - 762 mots

Il affiche un air de famille avec son prédécesseur, le 307 CC. Mais, le nouveau coupé-cabriolet Peugeot 308 CC arbore des lignes bien plus affinées et fluides. Les designers sont parvenus ici à mieux dissimuler le gros popotin typique des coupés-cabriolets. Du beau travail. D'autant que, même avec le toit rigide escamoté dans le coffre, celui-ci réussit à préserver un minimum de place pour les bagages.
Assez réussi esthétiquement, même si un Volkswagen Eos ou un Volvo C70 sont peut-être encore plus effilés, le 308 CC séduit aussi par une présentation avenante. Quelques plastiques moyennement ajustés sur la console centrale n'empêchent pas une impression d'ensemble flatteuse. Et le cuir bordeaux, qui habillait sièges, contre-portes et planche de bord sur notre modèle d'essai, était de très belle facture. Chic et de bon goût. Sans égaler les réalisations des spécialistes du haut de gamme allemands, le 308CC se classe très honorablement parmi les constructeurs généralistes. La quasi-absence de bruits parasites, étonnante sur un cabriolet, démontre que la qualité de construction est sérieuse. Nous avons assez critiqué, inlassablement, la médiocrité de la finition des voitures françaises, pour ne pas célébrer les très gros progrès effectués ces derniers temps.
La position de conduite est bonne, l'ergonomie satisfaisante, l'accoudoir central réglable placé correctement, l'ouverture - et la fermeture - électrique du toit efficace et suffisamment rapide. Nous saluons aussi la possibilité de se chauffer la nuque, très agréable dans un cabriolet. En revanche, la jolie instrumentation sur fond blanc est difficilement lisible. A l'heure où les radars matraquent pour quelques kilomètres-heure de trop, c'est vraiment gênant. Par ailleurs, les lourdes et longues portières manquent de retenue à l'ouverture. Si on l'ouvre brutalement, la portière risque tout aussi brusquement de se refermer sur le... tibia de la victime. Puisque nous en sommes aux ouvrants, signalons un coffre qui se ferme difficilement. Sa structure est complexe, puisqu'il doit s'ouvrir d'avant en arrière pour le toit et d'arrière en avant pour les bagages. Résultat: s'il se verrouille sans problèmes pour le toit, il se ferme trop doucement côté bagages et reste entrouvert. Il faut souvent s'y reprendre à deux fois pour le claquer. Enfin, les places arrière demeurent symboliques. Leur accès est malaisé et l'espace pour les jambes assez réduit. Mais c'est relativement normal sur un tel modèle.
La conduite nous a enchantés. Avec une boîte automatique à six vitesses réactive, douce et intuitive - il existe même une position S pour plus de frein moteur -, le moteur diesel de 136 chevaux offre une souplesse de bon aloi et des performances suffisantes. On oublie, même avec le toit rabattu, qu'il s'agit d'une mécanique à gazole, tant celle-ci fait preuve de discrétion. On profite par ailleurs d'un châssis précis et rassurant - une spécialité traditionnelle de Peugeot. On s'amuse bien, même avec le toit replié dans le coffre, tant la caisse reste rigide. Elle ne se dandine pas comme sur la plupart des découvrables. Une vraie incitation à la balade. Enfin, le confort de suspension est très acceptable pour un engin de ce genre. En position découverte, les remous et bruits d'air demeurent discrets avec les vitres fermées. Fenêtres ouvertes, c'est évidemment plus chahuté. Rien d'étonnant.
Nous avons beaucoup aimé ce 308CC, extrêmement homogène. Mais, fort de sa réputation dans les coupés-cabriolets dont il fut le pionnier (avec Mercedes), Peugeot ne les brade pas. Loin de là. Un 308CC diesel en version de pointe Féline coûte ainsi la belle somme de 33.650 euros. Certes, c'est plus cher chez Volkswagen et Volvo (à équipement comparable). Mais tout de même ! Pour le Pack cuir intégral, il faut ajouter 900 euros. Pour la sympathique transmission automatique, on en remet 1.200 et même 750 de plus à cause de l'inévitable malus (absent sur la version avec boîte manuelle). La voiture est assez écologique, puisque dotée en série d'un filtre à particules, mais malheureusement pas très sobre, à cause notamment d'un poids élevé. Les consommations (8,4 litres aux cent) n'ont rien, toutefois, de rédhibitoire. Eu égard au plaisir procuré, tout cela n'est nullement exagéré.
Modèle d'essai: Peugeot 308CC HDi Féline (boîte automatique) : 34 850 euros (+750 de malus)
Puissance du moteur: 136 chevaux
Dimensions: 4,44 mètres (long) x 1,82 (large) x 1,43 (haut)
Qualités: Présentation chic, toit escamotable bien étudié, agrément en position découverte, qualités routières, boîte douce et réactive, conduite plaisante,
Défauts: Prix, places arrière symboliques, portières lourdes, coffre difficile à fermer, compteur de vitesse peu lisible
Concurrents: Volvo C70 2,0D First Edition Powershift : 35 900 euros ; Volkswagen Eos 2,0 TDi Carat DSG : 36 640 euros.
Note: 15 sur 20
Alain-Gabriel Verdevoye
Zurichois a écrit le 10/06/2009 à 16:13 :
je préfère ma série 3 BMW...
avezvousvu a écrit le 07/06/2009 à 08:11 :
Toujours aucun effort de notre grand constructeur pour l'ecologie.. decidement nous serons toujours en retard d'une guerre... probablement le derniere
Pixel a écrit le 06/06/2009 à 18:04 :
Que Peugeot se penche sur le vélomobile. C'est décapotable, sportif et écolo: pas seulement un gadget comme cette jolie voiture honteusement énergivore. Z'avez-vous le film "Home"?
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