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http://www.latribune.fr/loisirs/week-end-voyages/20090626trib000392813/essai-auto-toyota-prius-iii-la-voiture-pour-ceux-qui-n-aiment-pas-trop-conduire.html
La Tribune.fr - 26/06/2009 ? 11:28 - 897 mots

C'est sans doute aujourd'hui la plus célèbre des Toyota. Et le constructeur lui doit une fière chandelle. Grâce à la Prius hybride, le Japonais a acquis une aura écologique, que lui envient ses concurrents. Celle-ci lui permet d'écouler tranquillement par ailleurs des tas de gros véhicules voraces à travers le monde, à l'abri des critiques médiatiques ! Dans ces conditions, le renouvellement d'un tel véhicule fétiche était un exercice périlleux.
Du coup, Toyota a minimisé les risques. Et la nouvelle Prius III ressemble beaucoup... à la précédente, dont elle reprend les dimensions. Toutefois, l'avant a été redessiné dans un style nettement plus agressif et les feux arrière sont plus gros et en imposent davantage. Une évolution que nous estimons discutable pour un modèle à vocation écologique. Nous préférions personnellement la version précédente, plus lisse et "zen", qui nous paraissait mieux correspondre à une vision "verte" et apaisée de l'automobile. Mais, il paraît que les clients voulaient que leur Prius en jette un peu plus...
A l'intérieur, une planche de bord assez dépouillée jusqu'ici a cédé la place, sur la Prius III, à un ensemble très "high tech" beaucoup plus complexe. Les amateurs de cadrans, boutons et gadgets seront comblés. Les autres regretteront une ergonomie pas toujours évidente. En tous cas, la Prius joue la carte des équipements dernier cri: affichage tête haute de la vitesse et des indications GPS sur le pare-brise en face des yeux du conducteur, caméra de recul, toit ouvrant à capteurs solaires ou système de parcage automatique en option. Certains sont intéressants comme les trois premiers, d'autres farfelus. Le parcage automatique ne sert ainsi à rien puisque, pour se garer toute seule, la Prius III demande un grand espace disponible, tel qu'on n'en a jamais dans les grandes villes. Enfin, des détails irritent, comme le bip-bip de marche arrière, qui prévient le conducteur qu'il... recule. Et ce, sans discontinuer pendant toute la durée de la marche arrière. Absurde et insupportable.
La Prius III reçoit une motorisation plus conséquente. La puissance grimpe de 25% par rapport à la Prius II à 136 chevaux (moteurs à essence et électrique cumulés). De fait, la voiture est plus à l'aise que précédemment. Certes, les performances restent assez limitées, mais elles permettent sans problèmes de s'insérer dans la circulation. La transmission à variation continue ne change pas. Dommage. Elle fait toujours mouliner la mécanique dès que l'on accélère fort. Une sensation peu agréable, puisqu'on appuie sur la pédale pour pas grand-chose. Au grand dam du niveau sonore. La Prius est faite pour conducteurs calmes et une conduite coulée.
Freinage, direction, tenue de route n'appellent pas de critique. Mais le comportement reste pataud avec les petites jantes de 15 pouces de la version de base. Il devient plus précis avec les jantes de 17 et les pneus taille basse. Mais c'est alors le confort qui se dégrade.
La Prius III est cependant une routière très convenable. Sans faiblesse flagrante. Seulement, voilà : elle n'est pas spécialement passionnante à conduire. Ceux qui considèrent la voiture comme un moyen de transport seront comblés par la facilité de conduite. Mais ceux qui prennent encore du plaisir à l'automobile trouveront l'ensemble un peu ennuyeux et sans saveur.
Néanmoins, une voiture hybride doit s'apprécier en fonction de son bilan énergétique. Et là, le résultat est probant. La Prius III démarre en électrique et son moteur thermique prend le relais vers 10-15 kilomètres-heure. On peut même choisir le mode électrique pur, mais durant moins de 2 kilomètres. La consommation est effectivement réduite et les rejets de C02 très limités (89 grammes au kilomètre). Lors d'un essai sur les routes de campagne suédoise à allure paisible et ultra-économique, nous avons consommé 5,1 litres. Ce qui demeure extrêmement mesuré, mais loin des 3,9 litres affichés lors des tests d'homologation.
Les consommations sont donc dans la réalité quotidienne quasiment comparables à celles d'une BMW 116d à gazole. Et c'est là où la Prius à essence sera moins intéressante sur le marche français qu'ailleurs. Car le litre de sans plomb reste chez nous plus cher que le litre de gazole. Quant à l'agrément, une BMW est plus palpitante à piloter. Mais elle est plus petite à l'intérieur.
En revanche, la Prius III bat ses rivales sur les émissions autres que celles de C02. Elle est donc effectivement particulièrement propre et son image écologique méritée. Elle n'émet pas non plus de particules, comme les diesels.
Pas très spacieuse par rapport aux familiales qu'elle veut concurrencer, à cause notamment d'un coffre limité par la place réservée aux batteries, la Prius III est tout de même assez polyvalente. C'est globalement une bonne voiture, qui bénéficie en outre de la réputation de fiabilité de la précédente mouture. Mais, il faut l'acheter en connaissance de cause. On la choisira pour ses prestations, sa qualité et ses émissions limitées de C02. Pas pour son charme ou le plaisir qu'on peut en tirer.
Modèle essayé: Toyota Prius Active: 25.690 euros (-2 000 euros de bonus)
Puissance des moteurs (thermique-électrique): 136 chevaux
Dimensions: 4,46 mètres (long) x 1,74 (large) x 1,49 (haut)
Qualités: voiture peu polluante, sobriété, douceur générale, réputation de fiabilité
Défauts: peu d'agrément de conduite, bips-bips exaspérants, planche de bord peu ergonomique
Concurrentes: Honda Insight Executive Navi: 23.590 euros; Peugeot 308 HDi 110 Navteq: 23.700 euros; BMW 116d Première: 25.450 euros; VW Passat Blue Motion Confortline: 27.300 euros.
Note : 13,5 sur 20
Alain-Gabriel Verdevoye
Eric a écrit le 18/07/2009 à 09:09 :
1. Le "bip-bip exaspérant", il doit s'agir du radar de recul... Est-il vraiment besoin d'en préciser l'utilité et le mode d'emploi ?!... 2. La critique sur l'agrément de conduite semble être un point particulièrement subjectif ; nombre d'utilisateurs semblent au contraire y trouver beaucoup de plaisir. Il faut juste ne pas confondre conduite et pilotage. 3. "Nous préférions personnellement la version précédente" : Louis XIV n'eut pas trouvé meilleure expression :-)
Le Rustre a écrit le 01/07/2009 à 15:00 :
Pour un peu, à lire cet article, on achèterait un hummer (la voiture des héritiers beaufs) ou la land rover. Continuez à décourager l'innovation écologique ! Restons le pays des pesticides et du gas oil ! Ha, nous les français, on a le génie (dixit OSS 117).
scenic a écrit le 30/06/2009 à 22:45 :
L'utilisation du nombre de "litres au cent" ne correspond pas à l'utilisation réelle. Lorsque qu'on monte en voiture, c'est pour y passer 1/2 h ou 1 h ou 2 h. D'où l'intérêt d'un bon autoration, d'un bon siège (Chauffant, ventilé, etc...). Pendant ce séjour, on passe un partie du temps à l'arrêt total ou à très basse vitesse ( on fait du "sur place"). Il faut donc compter le nombre de litres dépensé pendant ce temps (Nombre de litres/h). Dans ces conditions la BMW 118d avec son Start et Stop consomme peu, mais que de fatigue dans la jambe gauche, que de vibrations lorsque le diesel redémarre. Clairement la BMW est une voiture d'essayeur, ce n'est pas une voiture d'utilisateur.Vive les vries hybrides!
sim88 a écrit le 28/06/2009 à 16:19 :
Ce que le journaliste Alain gabriel oubli c'est que la bmw a ce prix n'a pas grand chose et il faut rajouter plein d'options qui vous coute la peau du .... De plus le confort de la prius est bien au dessu que les concurentes cités à part pour la 308, Le cout ecologique est sans aucun doute bien meilleur. C'est grace à de tet arguments que les constructeurs américain n'a jamis évolués dans le bon sens et en paie le prix ford.
Kabs a écrit le 28/06/2009 à 16:17 :
La consommation, il faut la calculer en moyenne, car dans la vie on ne fait pas que des routes de campagne mais aussi de la ville. Le principal avantage de la Prius est qu'elle ne consomme presque rien en ville (feu rouge, arrêts nombreux, embouteillages...) et là on lui tire notre chapeau. Soyez plus objectif dans vos comparaisons.
michel.31 a écrit le 28/06/2009 à 16:14 :
Ayant une Prius II de 2006 depuis quelques mois, je dois reconnaitre que cette voiture n'a rien à voir avec toutes mes voitures précédentes (Renault-Peugeot et Citroen), car elle n'est comparable qu'avec un modèle du même type, c'est pour ma part, un plaisir de conduire ce véhicule, que ce soit en ville ou sur routes et autoroutes, dernièrement j'ai fais Saint Gaudens à Milan en Italie aller-retour par le tunnel du Fréjus pratiquement d'une seule traite, je n'aurai jamais arrivé à faire cela avec mes voitures précédentes.
djbg a écrit le 27/06/2009 à 19:18 :
j'aime conduire et j'ai l'habitude des allemandes (Audi, BMW), le passage à la Prius a été une révélation. Certes, l'aspect est moins cossu, la ligne moins m'as-tu-vu, mais quel bonheur à conduire. Les journalistes de la Tribune essaient-ils les voitures qu'ils critiques ? Quand au coffre, avec 430 dm3 il égale celui d'une Audi A4, avec une forme plus pratique. Enfin, la planche de bord en plastique (moche) est d'une ergonomie parfaite, totalement rationnelle, logique et logeable. Et puis la Passat bluemotion, économiquement/écologiquement la plus comparable, coute bien plus cher.
fistulinside a écrit le 27/06/2009 à 19:17 :
si le plaisir de conduire se limite a entendre le bruit du moteur en conduisant ou à l'arrêt dans les embouteillages, a payer des révisions hors de prix, alors oui, achetez du diésel. Cf: revision intermédiaire Prius 2 (15000 km/ 45000km/75000km...) coût moyen constaté = entre 110 et 140 ? révision complète (30000km/ 60000km...) coût moyen constaté = 220 ?
toto a écrit le 27/06/2009 à 19:12 :
essai non bjectif ecrit par un anti Prius notoire comme il en existe. Comparer une PRIUS et un BMW c'est le comble de l'hypocrisie
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