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La Tribune.fr - 20/07/2009 ? 12:06 - 672 mots

Le célèbre spécialiste britannique du 4x4 devait réagir. Avec des ventes en chute libre à cause des malus qui frappent ses véhicules en Europe, et notamment dans l'Hexagone, Land Rover entend prouver que tout terrain et écologie ne sont pas irréconciliables. Faisant œuvre de pionnier, il dote désormais son Freelander compact d'un système "Stop and Start" (arrêt et redémarrage automatiques du moteurs au feu rouge) dernier cri.
Fruit des accords entre PSA et le groupe Ford auquel Land Rover appartenait avant d'être cédé à l'indien Tata, le moteur diesel de 160 chevaux consomme désormais moins de 9 litres de gazole aux cent kilomètres (-10%), une valeur pas si élevée pour un véhicule aussi lourd (1,78 tonnes) et taillé pour des conditions sévères d'utilisation. Les émissions sont du coup en baisse de 8% à 179 grammes au kilomètre.
Le hic, c'est que le client ne profitera pas vraiment de ce progrès. Celui-ci est en effet insuffisant pour faire changer le Freelander de catégorie fiscale en France. Même ainsi gréé, l'acheteur devra donc s'acquitter d'un malus. La démonstration n'est pas encore concluante. Dommage, car Toyota parvient au même moment à faire entrer son Rav 4 dans la catégorie des véhicules fiscalement neutres, c'est-à-dire non soumis au malus. Et ce, sans "Stop and Start". Il est vrai que le Rav4, plus petit, a moins d'aptitudes à fréquenter les chemins creux et boueux que son rival anglais...
Pour le reste, nous retrouvons le Freelander tel que nous le connaissons, avec sa carrosserie élégante, son intérieur flatteur et chic (en finition de luxe HSE), sa position de conduite satisfaisante et une habitabilité tout à fait correcte, au détriment du coffre un peu limité. Nous regrettons juste l'accoudoir avant mal placé qui gêne les passages de vitesses d'une boîte déjà assez ferme. L'embrayage maque aussi de progressivité et il arrive que l'on cale dans les manoeuvres.
Enfin, nous n'apprécions toujours pas le radar de stationnement avant et arrière qui se déclenche beaucoup trop tôt et transforme la moindre manœuvre en cruelle épreuve nerveuse (bips-bips insistants). Ce genre de système doit aider le conducteur à manœuvrer quand il se trouve à dix ou quinze centimètres du véhicule qui le devance ou le précède. S'il commence à couiner à un bon mètre de distance, il devient plus gênant qu'utile.
Le poids étouffe un peu le moteur qui dispense des performances acceptables, sans plus. Nous l'avions récemment trouvé un tantinet plus vivant dans un Peugeot 4007 doté de la même mécanique. Les qualités routières sont rassurantes, malgré un freinage un peu juste. Le confort surprend aussi par son agréable moelleux, à condition de ne pas être affublé d'une surmonte pneumatique onéreuse et absurde sur un 4x4 comme celle de notre véhicule d'essai (grosses jantes de 19 pouces et pneus bas trop exposés).
Le Freelander est un véhicule satisfaisant en utilisation de tous les jours, qui dispose de réelles aptitudes à la conduite hors asphalte, contrairement à la plupart de ses congénères. Le programme électronique "Terrain response" permet effectivement de se tirer d'un bon pas sur le sable, dans des ornières boueuses ou dans la neige. Il adapte la réaction du moteur, de la transmission, du châssis, pour répondre aux exigences du terrain. Il suffit pour cela de tourner le sélecteur rotatif pour sélectionner l´icône désirée. Simple et bien vu.
Ce véhicule typé haut de gamme est plutôt cher par rapport à la concurrence. Signalons cependant une version de base à 30.650 euros, certes assez spartiate côté équipements mais ne manquant de rien d'essentiel.
Modèle essayé : Land Rover Freelander 2 TD4 e DPF HSE: 42.510 euros (+ 750 euros de malus)
Puissance du moteur : 160 chevaux (gazole)
Dimensions : 4,50 mètres (long) x 1,91 (large) x 1,74 (haut)
Qualités : carrosserie et intérieur valorisants, qualités routières, aptitudes en tout chemin, accessibilité satisfaisante
Défauts : boîte de vitesses ferme, puissance étouffée par le poids, freinage un peu juste, accoudoirs avant mal placés
Concurrents : Nissan X Trail 2,0 dCi 150 LE (37.200 euros); Peugeot 4007 Féline (38.500 euros); BMW X3 2,0d Luxe (46.050 euros).
Note : 13,5 sur 20
Alain-Gabriel Verdevoye
Non a écrit le 18/07/2009 à 09:16 :
Non ce n'est le Freelander le premier 4x4 stop and start mais les Lexus hybrides depuis 2005...vérifiez vos infos !
Pixel a écrit le 12/07/2009 à 10:40 :
Stop and Start ! Ils n'ont rien à faire en ville ! Start and never come back !
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