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La version break - pardon Estate - de la Renault Mégane arbore des lignes fluides, étirées et assez harmonieuses. L'Estate est même un peu plus belle à notre goût que la berline, relativement banale. En tous cas, la Mégane Estate n'a plus grand-chose à envier à sa sœur aînée Laguna, plus chère et encombrante, mais finalement guère plus logeable. Ce parti pris de fluidité esthétique se paye toutefois à l'intérieur par rapport à l'ancienne Mégane, puisque la dernière-née recèle un coffre moins pratique que sa devancière. Mais on aura suffisamment de place quand même par rapport à la plupart des rivales.
En revanche, la réduction des surfaces vitrées vers l'arrière pour offrir, paraît-il, une ligne plus dynamique selon la tendance actuelle nous a agacés. On ne voit rien en effet de trois-quarts arrière et la vitre du hayon est trop petite. Ce n'est pas la peine de parler tout le temps de sécurité, si l'on multiplie les angles morts. La sécurité, c'est avant tout de voir les obstacles à travers la surface vitrée. Tout simplement. Alors, pour la Mégane IV, peut-être ?
On se consolera avec une finition qui a évolué dans le bon sens par rapport à la Mégane II. Dans notre version haut de gamme "Privilège" à intérieur crème, la présentation apparaît même a priori de bon aloi. Bien plus chaleureuse en tous cas que les versions de base condamnées à un gris-noir sinistre. Mais, si les matériaux moussés du haut de la planche de bord présentent fort bien, il reste encore des pièces bas de gamme pas toujours bien alignées (bas de la console, soufflet de levier de vitesses, cache de colonne de direction...), qui font plastoc. Quant au cuir partiel sur les sièges de notre "Privilège", il ressemble à s'y méprendre à du skaï. Et le faux bois fait songer au formica des années soixante. Tout cela manque un peu de classe. Ceci dit, il y a très peu de bruits parasites émanant du mobilier intérieur lorsqu'on roule sur des pavés, gage d'une construction sérieuse. L'ordinateur de bord, lui, reste complexe. Il faut quitter la route des yeux pour faire les manipulations !
Le petit moteur dCi de 1,5 litre de cylindrée poussé à 110 chevaux est dans l'air du temps. C'est-à-dire qu'il est assez sobre. Nous avons consommé un peu plus de sept litres aux cent pendant l'essai. Ce qui ne constitue pas un record du genre, mais reste largement acceptable. Ce moteur diesel est aussi très doux. Renault a réussi à le rendre feutré et gommer l'inertie au démarrage de ces mécaniques à cylindrée réduite. Du coup, si l'embrayage patine un peu pour ne pas caler, on évite les à-coups. Les démarrages sont certes assez lents. Mais ce moteur est tout de même réactif, souple et fort suffisant pour mouvoir l'ensemble. La boîte de vitesses se révèle, pour sa part, exemplaire d'agrément. Du coup, l'ensemble moteur-boîte est très linéaire. Les rapports s'enchaînent sans même qu'on s'en rende compte. Avare en sensations, ce dCi rend sans doute la voiture moins amusante à piloter qu'une Volkswagen Golf, mais cette dernière est beaucoup plus brutale.
Les qualités routières accompagnent à merveille la mécanique. Les ingénieurs de Renault conservent leur savoir-faire en matière de trains roulants. Sur ce plan, la voiture fait preuve d'une neutralité rassurante, au détriment toutefois de l'agilité. L'onctuosité a été ici aussi privilégiée. Dommage que Renault - comme Peugeot d'ailleurs - ait rendu ses dernières créations plus fermes de suspension. Le confort, jadis qualité suprême des modèles hexagonaux, demeure comparativement bon, mais devient moins souverain que par le passé. Avec plus de souplesse des trains roulants, cette Mégane III dCi aurait été plus homogène encore. On déplorera aussi quelques bruits de roulement.
Renault pratique des tarifs assez compétitifs compte tenu de l'équipement, fourni. On peut avoir ainsi une dCi équipée du même moteur que notre "Privilège", mais avec 105 chevaux seulement et en finition de base "Authentique", pour 21.800 euros. En version "Expression", plus avenante, il en coûtera 23 100 euros. La "Privilège", la mieux présentée, est en revanche nettement plus chère (25.600 euros). Peu vorace, pas spécialement onéreuse à entretenir et jouissant de la bonne réputation du service après-vente, la Mégane III ne devrait pas réserver de mauvaises surprises. Contrairement à l'ancienne version, dont les débuts furent un peu chaotiques en fiabilité. Les derniers modèles de la marque offrent désormais une bonne fiabilité. La Mégane Estate se révèle donc une excellente machine à rouler au quotidien. Et c'est ce que l'on demande en priorité à un break compact. Tout cela manque néanmoins d'un peu d'âme et de classe.
Modèle d'essai: Renault Mégane Estate 1,5 dCi Privilège: 25.600 euros (-200 euros de bonus)
Puissance du moteur: 110 chevaux (diesel)
Dimensions: 4,56 mètres (long) x 1,81 (large) x 1,47 (haut)
Qualités: Douceur de conduite exemplaire, petit moteur efficace et assez sobre, comportement routier très neutre, vie à bord agréable (version Privilège)
Défauts: Suspensions un peu plus fermes qu'auparavant, coffre en régression, vision arrière restreinte, manque de classe dans la finition
Concurrentes: Ford Focus SW 1,8 TDCi Ghia: 22.200 euros; VW Golf SW TDi 105 Confortline: 23.860 euros; Peugeot 308 SW HDi 110 Premium: 25.150 euros; Skoda Octavia break TDi 105 Ambition: 26.640 euros
Note: 14 sur 20
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argent public ? a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :
depuis quand Renault utilise l'argent public pour ses activités en formule 1 ? Pour rappel, Renault comme PSA ont bénéficié d'un PRET de 3 milliards à 6% pour payer leurs fournisseurs (là où hors crise, les banques prêtent à 3%), pas d'un don d'argent public. Enfin pour ce qui est de la formule 1, il semble que vos voeux soient en passe d'etre exhaussés...
@Formule1 a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :
La Formule 1 est un essai grandeur nature pour les nouvelles technologies automobile. Mais peut-être préfériez vous que tout le monde roule en R5 par ces temps de réchauffement climatique.
fabdu62 a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :
Des moments faut arrêter les conneries tu croit peut être que le Gouvernement à donner 3 milliards à RENAULT pour la F1 ? Tu crois qu'ils sont assez bête pour pas surveiller ? Tu n'es pas dans les comptes de RENAULT à ce que je sache alors si j'ai un conseil à donner c'est de se taire quand on ne sait pas !!!
Claude a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :
A rouler gratuitement toutes l?année dans des voitures a 100 000 euros, il est normal de trouver qu?une voiture de 20 000 euros est moins classieux. Au finale le jugement est forcement altérer. Cette considération est valable pour tous les tous les ?journalistes ? automobile pas seulement pour celui de ? La tribune?.
hahah a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :
Renault est une entreprise privée l'etat possede moins de 15% d'actions, c'est pas de l'argent public qui est dépensé en F1 comme le pensent certains, qui sont resté bloqués a l'epoque de la regie renault
La FORMULE 1 GASPILLAGE INUTILE a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :
si Renault ne depensait pas sans raison des budgets énormes dans la Formule 1 qui ne sert absolument à rien, Renault serait capable de proposer des produits plus hauts de gamme, mieux finis, plus classieux. De surcroit, c'est de l'ARGENT PUBLIC que RENAULT GASPILLE EN FORMULE 1 - Monsieur le ministre du Budget Wurth, vous ne pourriez pas arrêter cette GABGIE ?
xdad a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :
@ 13h44 => LOL
lecteur a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :
Il n'y a pas de de "faux bois" dans la megane III, sur aucune des finitions.
Grillo a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :
Certains disent n'importe quoi! Quel argent public Renault dépense-il en F1 et quelle relation avec le ministère de Mr Wurth? Renault est une société anonyme dont l'état est actionnaire a 15% seulement. La gestion de Renault ne fait appel a aucun argent public. Le prêt récemment consenti, de même qu'à PSA est comme son nom l'indique un prêt de soutien dans la crise, comme pour nombre d'autres constructeurs.Pour la F1, peu de constructeurs ont montré les mêmes capacités que Renault!
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depuis quand Renault utilise l'argent public pour ses activités en formule 1 ? Pour rappel, Renault comme PSA ont bénéficié d'un PRET de 3 milliards à 6% pour payer leurs fournisseurs (là où hors crise, les banques prêtent à...
par argent public ? le 09/10/2009 à 15:41