Contenu :
| Top articles : |
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/loisirs/week-end-voyages/20091030trib000437584/essai-auto-citroen-c5-tourer-une-francaise-de-plus-en-plus-allemande.html
Citroën a voulu clairement s'inspirer des voitures allemandes. Du coup, la berline C5 II ressemble fort à une Audi, avec des lignes très travaillées et agressives. Cette inspiration germanique est encore plus flagrante sur le break Tourer, décalqué d'une A4 Avant. Certains, dont nous sommes, lui reprocheront une ligne un peu moins pure et équilibrée que celle de la belle d'Ingolstadt. Mais, assurément, le résultat est flatteur et les bonnes ventes montrent que les clients s'y retrouvent.
L'inspiration germanique se retrouve à l'intérieur, avec une planche de bord soignée. Plastiques et assemblages sont valorisants. Le cuir des sièges clair (sur notre version d'essai) présente bien. C'est plutôt chic et cossu. Dommage que la forêt de boutons et commandes, pas toujours très ergonomique, fasse un peu gadget. Par ailleurs, malgré les énormes progrès, quelques grincements et crissements de mobilier intérieur ou bruits de suspension sur mauvaises routes sont encore à déplorer. La qualité réelle de construction n'atteint donc pas celle des spécialistes de haut de gamme. Mais elle est meilleure que celle d'une Ford, Opel, Renault, Peugeot, de même catégorie. Comment la C5 II vieillira-t-elle ? Il est encore trop tôt pour le deviner. Mais, a priori, la voiture semble bien née, selon les premières enquêtes.
Nous avons été séduits par quelques détails bien agréables comme le siège qui s'avance et recule tout seul quand on arrête ou remet en marche le moteur, pour dégager de la place afin de sortir ou s'installer sans se cogner. En revanche, les multiples réglages sur les sièges ne fournissent pas forcément une position idéale. Le mieux est ici l'ennemi du bien. Mais le résultat reste tout de même très positif. A l'arrière, la banquette basse ne conviendra pas, en revanche, aux petits gabarits. Au rayon des bonnes idées, nous avons apprécié la vitesse, qui s'affiche en grand sur le compteur, juste en face des yeux. Utile pour les radars.
Le coffre de ce break a perdu une partie de son volume par rapport à l'ancienne C5. Dommage. Et l'habitabilité n'est plus extraordinaire, comme par le passé. Mais, heureusement, le break C5 II Tourer demeure plus grand et pratique que la plupart des concurrentes directes, notamment françaises.
Avec ce nouveau V6 diesel de 3 litres de cylindrée et 240 chevaux - en lieu et place du 2,7 litres de 208 chevaux utilisé jusqu'ici -, le bond en agrément est flagrant. Quel plaisir d'utiliser une telle mécanique, onctueuse, souple et puissante à la fois, qui émet en plus une envoûtante sonorité ! Citroën ne fait que reprendre un moteur inauguré récemment par... Jaguar, ex-marque du groupe Ford avec qui Citroën (groupe PSA) collabore dans les diesels. En matière de plaisir, rien ne remplace un gros moteur ! Les "petits" diesel de faible cylindrée, même survitaminés, paraissent des moteurs de machine à laver à côté. Ce superbe V6 est en outre couplé à une transmission automatique tout aussi sympathique. En position S, la boîte rétrograde d'elle-même au moment approprié. Sur route, c'est un vrai régal. En ville, la transmission apparaît néanmoins un peu moins pertinente, procurant parfois de légers à-coups en position S et se montrant un peu molle en position normale D.
Le confort de ce véhicule est proprement bluffant, surtout à partir de 40-50 kilomètres à l'heure. Le bitume s'efface miraculeusement sous les roues. Un vrai tapis roulant. Avec sa suspension hydropneumatique, la C5 refait la route, comme le proclamait il y a près de trente ans une publicité pour la Citroën GSA. Mais, à petite vitesse, les inégalités de la chaussée sont un peu fermement ressenties. A cause, notamment, de ces grandes roues de 18 pouces avec pneus taille basse, peut-être belles mais qui dégradent le confort et coûtent fort cher à remplacer. Voilà bien l'une des modes les plus stupides de ces dernières années !
La tenue de route se révèle merveilleusement sûre. Mais pataude, car la C5 est lourde et cela se ressent au volant. D'autant que la direction, assez collante, a tendance à accentuer les virages, faute de rappel suffisant au point milieu. Il ne s'agit nullement d'une sportive. Cette grande routière tous temps démontre quand même une fois de plus le savoir-faire du groupe PSA en matière de trains roulants.
Malheureusement, tout se paye. Et la C5 Tourer V6 HDi Exclusive d'essai est chère dans l'absolu, soit 41.450 euros, plus 750 de malus. Celui-ci diminue heureusement de moitié grâce aux gains en consommation par rapport à l'ancienne version de 208 chevaux. Nous avons consommé 10,5 litres aux cent en moyenne sur notre essai. Rien de scandaleux, vu la puissance. Le prix élevé s'explique aussi par le fait qu'une seule version est disponible avec ce moteur, bourrée d'équipements dont on n'a pas toujours besoin, comme un coffre à fermeture électrique. Il est même impossible de le fermer manuellement, car le système n'aime pas cela. Agaçant et ridicule.
Le prix doit toutefois être relativisé. Car, à équipement égal, une Audi A4 coûtera bien plus cher, tout en étant plus petite. Les tarifs sont encore plus dissuasifs chez Volvo ou Mercedes. Dans ce contexte, la C5 Tourer V6 HDi est finalement compétitive. Ceci dit, si elle représente un merveilleux porte-drapeau, cette version représentera un très faible pourcentage des ventes totales de C5. Mais ceux qui peuvent se l'offrir voyageront dans des conditions exceptionnelles.
Modèle d'essai : Citroën C5 V6 HDi Tourer Exclusive : 41.450 euros (+ malus de 750 euros)
Puissance du moteur : 240 chevaux
Dimensions : 4,83 mètres (long) x 1,86 (large) x 1,50 (haut)
Qualités : confort globalement exceptionnel, comportement routier efficace par tous les temps, agrément mécanique de très haut niveau, présentation chic.
Défauts : habitabilité en retrait sur la précédente C5, ergonomie parfois déroutante, trop de gadgets, fermeté excessive à basse vitesse, quelques grincement sur mauvaises routes.
Concurrentes : Audi A4 Avant 2,7 TDi Ambition Luxe Multitronic : 47.290 euros, Volvo V70 D5 Summum (bva) : 49.150 euros, Mercedes C 350 CDI Break Elégance Pack Luxe: 50.150 euros
Note : 15 sur 20
Alain-Gabriel Verdevoye
| Sur le même sujet |
| Vos réactions |
> retour haut de page
lylyte a écrit le 02/07/2010 à 01:25 :
après 35 ans de voitures étrangères ,j 'ai une c5 h d gamme depuis un an (26000km ) très satisfait ,excellente auto , très moderne ,très confortable ,un freinage hors du commun , et surtout un fonctionnement très peu couteux ,en entretien , conso, ,ce qui n 'est pas le cas des voitures ALLEMANDE et autre volvo bref pas de regrets d 'avoir acheté FRANÇAIS,
Aldavi a écrit le 13/01/2010 à 09:30 :
C'est marrant on a toujours reproché aux françaises leur finition et dès que les constructeurs l'améliorent, ils copient forcément les allemands, c'est très franco - français cette auto flagellation permanente.
NONOS a écrit le 09/01/2010 à 16:01 :
C'est ça .... Bon vent! Et le bonjour chez vous par la meme occase
carteosdad a écrit le 19/12/2009 à 16:22 :
bon vent à la C5 et ses versions
NONOS a écrit le 07/11/2009 à 12:32 :
quest-ce que ça veut dire TOURER pourquoi pas TOURON! Beurk! Et je vous dis pas ce que ça du couter en remue-méninge de nos chers publicitaires des grandes écoles pour accoucher d'un nom aussi ridicule.
jycamax83 a écrit le 01/11/2009 à 22:20 :
J'aimerais voir l'essai de la très élégante c6 équipée du même moteur. Il paraît qu'un restylage est prévu pour le printemps 2010. En savez vous plus? Si je trouve la C5 très réussie, (je vois beaucoup de gens tourner la tête en la croisant), je trouve la C6 plus élégante et exclusive, malgré un coffre plus petit et un tableau de bord qui date plus. Mais peut-être que le restylage portera justement sur l'intérieur? On dit aussi que le V6 HDI est très fiable, et que les taxis l'adorent sur la C5. des confirmations?
TITUS a écrit le 01/11/2009 à 16:09 :
Je suis d'accord sur le mauvais confort des pneus taille basse; et même très basse pour certains, celà transforme une berline par ailleurs confortable, en charette sur mauvais revêtement.
Tuladis a écrit le 01/11/2009 à 13:35 :
A le vroum-vroum...ca vous démange encore le clavier...1750 kg de carcasse métallique, plastique et chrome pour bouger vos 80 kg de chair (Un peu plus?manque de sport à force de bouger sa chair avec son mastodonte mécanique?). L'extase du 240 ch... a au fait Copenhague, c'est demain, les 1,5 °C de réchauffement promis à Kyoto, c'est raté, nous allons a minima vers 2°C...Mais non, allez, fait encore un tour de manège...tut tut...Il est mignon le gros bébé à sa maman avec son GROS joujou qui pue et pollue... Juste ringard du 21ème siècle...cela porte un nom: DINAUTRUCHE: croisement entre un dinosaure et une autruche
FRANCOIS a écrit le 31/10/2009 à 06:28 :
Essai très bien fait. Bravo ! Quand les constructeurs français seront-ils vraiment capables d'égaler les allemands ? La qualité BMW ou Mercedes serait-elle hors de portée des français ?
2CV a écrit le 30/10/2009 à 22:58 :
De plus en plus allemande ? C'est carrément une copie ! Copie d'un style qui se démode à vitesse grand V. Toutes les marques utilisent les même « trucs » de style pompé chez BMW et Audi. Elle tend donc vers le vulgaire.
> Retour haut de page
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |



Pied de page :