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http://www.latribune.fr/loisirs/week-end-voyages/20091125trib000447115/essai-auto-opel-astra-une-compacte-serieuse-qui-ne-rigole-pas.html

Les lignes extérieures sont plutôt agréables, dans un style assez agressif à la mode actuellement. Avec une ceinture de caisse haute, une troisième petite vitre latérale qui remonte vers le hayon - signe de dynamisme selon les designers et spécialistes du marketing actuels -, une lunette arrière débordant sur les flancs, l'Opel Astra ne dépare nullement face à ses rivales Mazda 3, Kia Cee'd ou Renault Mégane, avec lesquelles elle a paradoxalement un... air de famille.
C'est cela les modes ! L'intérieur se veut tout aussi contemporain, avec une console centrale très chargée en boutons de toute sortes - il faut s'y habituer - et des placages en faux aluminium ou faux carbone selon les versions. Certains y trouveront une modernité "high tech" de bon aloi, d'autres un côté un peu prétentieux, voire m'as-tu-vu.
Nous avons été, en tous cas, agréablement surpris par une qualité de fabrication très germanique, c'est-à-dire rigoureuse comme l'attestait la quasi-absence de bruits parasites sur notre modèle d'essai. Le tout fait solide et rassurant. Nous avons été déçus en revanche par l'ambiance uniformément noire à l'intérieur. Pas moyen d'y échapper, quelle que soit la version. Dommage. Seule la finition Enjoy permet d'opter pour un mélange de noir et de rouge sang, du coup trop tape à l'œil à notre goût.
La position de conduite est bonne, mais les sièges sport qui équipaient "notre" Astra, très enveloppants et maintenant fort correctement le corps, rendaient l'accessibilité à bord un peu difficile. L'habitabilité est globalement satisfaisante à l'avant, mais plus mesurée à l'arrière, auquel les échancrures prononcées des portières ne facilitent pas l'accès non plus. Le coffre se révèle pour sa part plutôt vaste, supérieur à la concurrence. Sa longueur de 4, 42 mètres fait de l'Opel l'une des plus longues parmi les berlines compactes.
Notre modèle était équipé d'un puissant diesel de 160 chevaux, vigoureux mais bruyant en accélération. Pas de problème pour doubler. Notre véhicule se voyait doté d'une boîte automatique au fonctionnement plaisant, mais manquant d'une position "S" permettant des rétrogradages plus incisifs. L'ensemble est assez sobre. Les qualités routières sont compétitives par rapport à la concurrence, même si on ne retrouve pas la redoutable précision d'une Peugeot 308. Très stable en ligne droite, la voiture passe facilement d'un virage à l'autre, mais la direction peu communicative donne une impression de flottement sur itinéraire sinueux.
Le confort a progressé par rapport à l'ancienne version. Mais les sièges très fermes se conjuguent avec des suspensions également dures. Il est vrai que la version mise à disposition pour nos essais était équipée de grandes roues optionnelles de 18 pouces combinées à des pneus 235 45 R 18, redoutables pour le dos sur les inégalités de revêtement. Mieux vaut se contenter de la monte pneumatique de série.
Les prix restent serrés pour un équipement assez complet, selon la bonne vieille habitude de la firme. Disponible à partir de 16.700 euros en version à essence 1,4 de 100 chevaux, l'Astra diesel 2,0 CDTI de 160 chevaux et boîte automatique de notre essai coûte 25.100 euros en finition haute Cosmo. Les premières livraisons surviendront en décembre. La même avec boîte manuelle permet d'économiser 1.000 euros et arrivera quelques semaines plus tard.
L'Opel Astra débarque à point nommé pour une firme plutôt chahutée ces derniers mois - après bien des péripéties, Opel doit finalement rester dans le giron de l'américain GM. Il s'agit d'une brave voiture par rapport à la concurrence. Mais, à notre avis, la nouvelle Astra ne se démarque pas suffisamment de ses rivales et devrait soigner un peu plus son confort, tout en se montrant plus chaleureuse dans sa présentation. Mais ceci reste subjectif.
Modèle d'essai : Opel Astra 2,0 CDTI Auto Cosmo: 25.100 euros
Puissance du moteur : 160 chevaux (diesel)
Dimensions : 4,42 mètres (long) x 1,81 (large) x 1,51 (haut)
Qualités : finition satisfaisante, coffre plutôt vaste, moteur vigoureux, prix compétitif
Défauts : sièges et suspensions fermes, intérieur uniformément noir, direction peu communicative
Concurrentes : Peugeot 308 2,0 HDi 136 Féline B.A. : 29.350 euros ; Volkswagen Golf 2,0 TDI 170 GTD DSG : 30.700 euros
Note : 12,5 sur 20
Alain-Gabriel Verdevoye
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