Contenu :
La Tribune.fr - 01/10/2008 à 16:17 - 232 mots
Après des débuts difficiles, le covoiturage prend sa place en entreprise. Si les salariés y voient un moyen de réduire leur facture, ce sont souvent les entreprises qui en ont l'initiative. Avec, comme objectifs, une sinistralité réduite, des collaborateurs plus reposés et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
"La voiture est considérée comme un élément qui permet d'échapper à la promiscuité des transports en commun et de s'adapter aux horaires, analyse Pascale Chastaing-Doblin chez Deloitte. Les automobilistes sont attachés à cette bulle d'individualité et le covoiturage est souvent perçu comme une atteinte à celle-ci». Plusieurs collectivités territoriales ont montré l'exemple, suivies de plus en plus par le privé.
Daniel Pusset, cofondateur de 7e Sens, a bien senti le mouvement. Aussi a-t-il conçu, il y a trois ans, un logiciel dédié au covoiturage pour les entreprises. «Nous gérons le covoiturage à la fois pour les 12.000 salariés franciliens de Natixis, ceux du siège d'Orange ou pour les 22.000 collaborateurs des 190 entreprises de la Cosmetic Valley en Île-de-France». Et les retours sont très positifs puisque près d'un tiers des salariés concernés utilisent le covoiturage.
« La démarche économique n'est pas forcément le levier, mais plutôt l'éthique environnementale et l'écocitoyenneté des salariés », explique Daniel Pusset. Les utilisateurs demandent désormais certaines incitations, comme des couloirs dédiés au covoiturage sur les routes et les autoroutes, à l'instar de ce qui se pratique aux Etats-Unis.
latribune.fr
Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/mondial-de-lautomobile/20081001trib000179005/le-covoiturage-entre-dans-les-entreprises.html
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :
Publicité :
Publicité :