Contenu :
Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/opinions/20090122trib000334809/le-contre-plan-de-relance-socialiste-un-gout-de-deja-vu.html
La Tribune.fr - 23/01/2009 Ã 09:01 - 894 mots

La France fait partie des pays qui ont le mieux résisté à la crise jusqu'à présent, ce qui témoigne de la solidité de ses fondamentaux économiques. Contrairement à ce que voudrait faire croire le Parti socialiste, l'origine de la crise actuelle est bien évidemment américaine et financière, et non pas structurelle.
D'abord, en 2008, la croissance française sera restée positive (0,7% selon les dernières prévisions de la Commission européenne). Ensuite, le chômage a diminué de façon continue depuis le début de l'année 2006, atteignant 7,2% au deuxième trimestre 2008, soit un plus bas depuis vingt-cinq ans : notre pays est forcément atteint par une crise qui est mondiale, mais il résiste mieux que d'autres parce que la loi Tepa (Travail, emploi et pouvoir d'achat, le "paquet fiscal") avait anticipé ce qui est arrivé en distribuant notamment un surcroît de pouvoir d'achat.
Le maintien du pouvoir d'achat est évidemment une préoccupation majeure du gouvernement. La bonne solution, ce n'est pas d'augmenter le Smic ou de baisser la TVA. En effet, le maintien du pouvoir d'achat passe par le soutien à l'activité économique et à l'emploi. Favoriser l'investissement est le moyen le plus sûr d'atteindre ces objectifs. Car l'investissement, ce sont des travaux, des commandes aux entreprises, c'est donc de l'activité et de l'emploi.
Axer la relance sur l'investissement permet d'améliorer la compétitivité de demain en répondant à l'urgence d'aujourd'hui. Le PS, lui, cède à la tentation du saupoudrage. Les effets d'une relance par la demande sont, hélas, bien connus. Soutenir ainsi la demande interne revient à soutenir nos importations, c'est-à-dire les concurrents de nos PME... Et ce, au moyen de la dette publique. Est-ce là l'effet que nous pouvons souhaiter à notre économie ? Une telle politique a d'ailleurs déjà été mise en œuvre dans le plan de relance de M. Mauroy en 1981. Avec les résultats que l'on connaît. Le chômage a augmenté, le déficit extérieur s'est aggravé, le déficit public a plongé, l'inflation n'a pas diminué et le franc s'est effondré.
Il ne s'agit pas d'être "contre le soutien à la consommation", mais d'être efficace dans ses choix. Or, la relance par la consommation n'est efficace que si les mesures sont ciblées. Avec la prime de solidarité active de 200 euros qui sera versée à environ 3,8 millions de personnes au premier semestre 2009 en anticipation du RSA (Revenu de solidarité active), le doublement du prêt à taux zéro, le financement exceptionnel accordé à 30.000 Pass-Foncier, la prime à la casse, nous répondons à des objectifs précis : soutien aux plus démunis, accession à la propriété, soutien aux secteurs du logement et de l'automobile. A l'inverse, une baisse généralisée de la TVA manque son but puisque cette mesure ne privilégie pas les plus démunis, voire favorise les consommateurs capables de dépenser le plus... Et risque de ne pas totalement profiter aux consommateurs puisque les entreprises peuvent n'en répercuter qu'une partie.
La relance par la consommation peut apparaître séduisante, flatteuse même, mais elle n'est pas efficace. Par exemple, la réduction d'un point de TVA coûte 7 milliards d'euros et génère 0,1 point de PIB. La même somme investie induit 0,3 point de PIB. La même somme affectée à l'investissement a trois fois plus d'effet que si elle était affectée à la consommation. Keynes, si mal compris des socialistes, les désavoue par avance quand il écrit, en 1931, "la seule alternative théorique serait une vaste augmentation de la consommation des ménages aux dépens de leur épargne, extravagance collective qui, au moment où chacun est nerveux et hésitant, a peu de chance de se produire".
Le plan de relance présenté par le président de la république le 4 décembre dernier ne souffre pas d'oublis. C'est au contraire un plan équilibré. Fondé sur l'investissement, il comporte également des mesures directement destinées à favoriser l'emploi : toutes les nouvelles embauches que les entreprises de moins de dix salariés réaliseront en 2009 seront exonérées de l'intégralité des charges patronales au niveau du Smic. Ce sont 3 millions de recrutements qui seront concernés.
D'autre part, nous injectons des moyens financiers dans la trésorerie des entreprises et des collectivités en leur remboursant de façon anticipée la TVA : les créances sur l'État ne sont pas des écritures comptables. Ce sont bien plus de 12 milliards d'euros qui devraient ainsi être injectés dans l'économie.
Nous n'avons pas perdu de temps. Quand nous sommes déjà dans l'action, le PS en est encore à l'incantation. Certains même, en son sein, qualifient le plan présenté par Mme Aubry de décalé et virtuel. Le nôtre est calé et réel. Dès le 4 décembre 2008, le président de la république a eu le courage d'annoncer un plan massif, rapide et concret. Chargé par le Premier ministre de la mise en œuvre de ce plan, je fais depuis le mois de décembre le recensement de tous les projets d'investissement qui pourront démarrer dès le mois de février 2009. Nous en annoncerons mille à la fin du mois, et ce n'est qu'un début.
Je veux créer de l'emploi là où la crise en détruit et redonner confiance aux acteurs économiques, aux salariés, aux Français. Je suis au parlement pour faire voter les textes du plan de relance. Je suis aussi, et surtout, sur le terrain pour rencontrer les élus, évaluer les projets et donner corps à la relance. Nous nous donnons les vrais moyens de notre action. Le Parti socialiste ne survit que de ses chimères.
Patrick Devedjian, Ministre chargé de la mise en œuvre du Plan de relance.
LES PARLEMENTAIRES DORMENT a écrit le 23/01/2009 à 23:01 :
LES PARLEMENTAIRES DORMENT - laissons les dormir, et même ronronner, se goinfrer, c'est le meilleur moyen de s'en débarasser plus tard.
INCONSEQUENT a écrit le 23/01/2009 à 22:47 :
C'est grace à l'INCONSEQUENCE et meme à l'IGONRANCE que la Gauche va revenir. Continuez Monsieur DEVEGJIAN, Martine vous dit merci.
an.alarch a écrit le 23/01/2009 à 22:43 :
Mr DEVEDJIAN devra surtout être attentif à ce que les lois qu'il veut promouvoir trouvent des décrets d'application. Le rapport du Sénat est édifiant et le gouvernement qui devait être celui de la rupture est en ce domaine celui de l'absolue continuité avec ceux qui l'ont précédé, de gauche ou de droite. Un bon quart des lois votées entre septembre 2007 et septembre 2008 n'avaient pas de décret d'application en décembre 2008. Certaines qui portaient sur des mesures économiques prétendument urgentes pour doper notre économie ont vu leur décret d'application paraître en décembre 2008 alors qu'elles étaient votées en août 2008. Le citoyen ignore malheureusement trop souvent qu'il ne suffit pas de voter la loi et de le clamer à grand renfort de communication, encore faut-il en définir les périmètres et les conditions d'application. la multiplication des lois, dont certaines répondent plus à l'émotion qu'à la raison, tue la loi. Quand à penser que seul le gouvernement et mr DEVEDJIAN se donnent les vrais moyens, il y a pas un pas que je ne franchirai pas : si cela était cela se saurait et serait unanimement salué par nos partenaires économiques dont j'observe que tantôt nous devons tourner nos regards vers eux mais dont on nous explique qu'ils vivent des situations différentes lorsqu'ils opèrent différemment. Ainsi nous a-t-on beaucoup vanté les mérites du Royaume -Uni mais dès que Mr Gordon BROWN limite le versement de dividendes aux actionnaires des banques qu'il soutient et nos ministres et économistes patentés nous expliquent que cela ferait fuir les actionnaires . Diable, les actionnaires britanniques seraient-ils des idiots en restant actionnaires malgré les mesures prises par Mr BROWN ? Mr DEVEDJAIN devrait faire preuve de plus d'humilité , il n'en apparaîtrait que plus crédible !
henry a écrit le 23/01/2009 à 22:42 :
La (mauvaise) habitude, en France est de prétendre faire, en tout, mieux que les autres et de croire que la France est le phare de l'humanité; cela nous a conduit, en deux siècles, à une instabilité politique "bananière" qui est certainement un record mondial. Il en est, sans doute, de même en matière économique: qui en est responsable? Notre enseignement?
ninas a écrit le 23/01/2009 à 22:40 :
ce ministre n'a rien à nous proposer mais par contre comme ils sont tous heureux à croire que la soit disant "crise " eux là haut ils connaissent pas il va nous faire quoi à part auhmenter nos impôts et nos charges c'est ça qui nous attend c'est nous qui allons payer leurs conneries!!!
TRADER a écrit le 23/01/2009 à 09:46 :
Même si les solutions du PS ne sont en effet pas trop adaptées, devedjan et sa bande de guignols feraient quand même mieux de faire profil bas. Quand on a même pas été capable de voir arriver la crise, en la niant par la suite, on s' écrase. Au lieu de parler pour ne rien dire sans cesse, mettez vous enfin au travail.
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :