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L'édito de La Tribune Opinions
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Source : La Tribune.fr - 21/01/2010 | 10:19 - 325 mots  | 

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EDF ou l'Areva "bashing"

Par Pierre-Angel Gay, directeur adjoint de la rédaction de La Tribune.

Pierre-Angel Gay, directeur adjoint de la rédaction de La Tribune

Encore une exception française ! Que le Premier ministre ait été contraint, mercredi, de rappeler publiquement à EDF et Areva qu'ils doivent travailler en partenaires, et non en concurrents, a quelque chose de sidérant. Cela donne la mesure du conflit, persistant et profond, opposant les deux champions publics français du nucléaire. Un conflit qui tourne au pugilat depuis leur échec conjoint à Abu Dhabi, et dont on fait généralement porter le poids sur Areva.

Pourtant, au vu des démêlés récents, on peut se demander si le problème du nucléaire français ne s'appelle pas... EDF? L'échec du consortium dans l'émirat? Il tient bien sûr à l'EPR, ce réacteur de troisième génération construit par Areva, trop complexe et trop coûteux pour un petit État, même riche, n'ayant aucun antécédent dans le nucléaire. Mais l'engagement tardif, et à contrecoeur, d'EDF aux côtés des autres membres du consortium n'est pas pour rien dans le fiasco des sables.

L'électricien public avait d'autres priorités, Grande-Bretagne et États-Unis, et n'avait pas les ressources en hommes pour mener un chantier supplémentaire, ce que personne ne songe à lui reprocher. Mais cela équilibre les responsabilités. Les conflits commerciaux opposant les deux entreprises? C'est EDF, semble-t-il, qui a remis en cause l'arbitrage rendu l'an dernier sous l'autorité de Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo et fixant jusqu'en... 2040 les conditions financières du retraitement par Areva des déchets nucléaires d'EDF.

Quant à la production d'uranium enrichi par l'usine Eurodif d'Areva, c'est l'électricien encore qui avait décidé de se tourner vers des fournisseurs étrangers, russes notamment. Pour se justifier, EDF explique mezza vocce qu'il n'est pas là pour "financer les déficits" d'Areva. Sans doute, mais difficile ensuite de s'autoproclamer chef de file de la filière nucléaire nationale, comme l'a fait le nouveau patron d'EDF, Henri Proglio, avant même sa nomination. Pour ne rien dire, enfin, du pataquès né de sa double casquette — EDF et Veolia — et de sa double rémunération. Il y a de quoi déclencher des courts-circuits.

pagay@latribune.fr

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  • kirk a écrit le 29/01/2010 à 03:54 :

    • EDF n'a jamais été chaud pour faire du nucléaire à l'étranger, même en 1975-1995 car en effet travailler en France est bien plus confortable à tous points de vue : la France payera toujours les débordements d'EDF en matière de régimes spéciaux de retraites et de comité d'entreprise. L'"insigne impudence" de Monsieur Poglio semble être une découverte.

  • ingé du nucleaire français a écrit le 23/01/2010 à 14:27 :

    • Chaque jour depuis des années SIEMENS qui n'a pas commandé une seule cuve à AREVA pour l' Allemagne (arrêt du nucléaire dans ce pays) prend du know-how de l'expérience française pour...ROSENERGOATOM, son nouvel allié Russe déclaré publiquement!! Normal? le patrimoine technique d'EDF a été payé par les français grâce au plan Messmer et au travail de tous les Ingés français (EDF, ALSTOM, SCHNEIDER,SEMA/ATOS,...) AREVA a la fibre nationale "réversible"!!!

  • bretontetu a écrit le 23/01/2010 à 11:16 :

    • Vous oubliez "joyeusement" que Mitterrand et Lauvergeon ont imposé à EDF l'alliance stupide avec SIEMENS pour l'EPR!!! Ceci va couter des milliards d'Euros aux contribuables français (pénalités, retard de production,..)pour "sauver" AREVA! Pourquoi l'EPR en Finlande n'arrive pas à démarrer? EDF a toujours démarré ses centrales à KOEBERG ou en CHINE.

  • michel a écrit le 21/01/2010 à 13:01 :

    • Tous le faits cités dans ce pauvre éditorial sont vrais mais mal agencés. Il en résulte une opinion imprécise et supercifielle.

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