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L'édito de la tribune Opinions
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Source : La Tribune.fr - 04/02/2010 | 08:42 - 277 mots  | 

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La fonction publique se réveille

Par Philippe Mabille, éditorialiste à La Tribune.

Philippe Mabille, éditoraliste de La Tribune

Y a-t-il vraiment, comme le dénonce François Chérèque, le leader de la CFDT, une part de "provocation" dans l'accumulation actuelle des mesures gouvernementales visant la fonction publique ? Réforme des retraites, qui concernera "le privé et le public" ; poursuite du non-remplacement d'un départ de fonctionnaire sur deux ; décret sur la mobilité qui va permettre de "licencier" des agents qui refuseraient trois propositions de poste : ce tir groupé n'a pas manqué de réveiller les syndicats, d'autant plus prompts à se refaire une santé sur ce terrain propice qu'ils ne parviennent plus à mobiliser dans le privé.

François Fillon a eu beau tenter de calmer le jeu, un bras de fer du gouvernement avec les fonctionnaires semble inévitable cette année : déstabilisés par la revue générale des politiques publiques, qui engendre une pression énorme à la productivité, ils sont la cible désignée des "efforts considérables" que laisse présager le plan de réduction des déficits transmis hier à Bruxelles.

Pour les ramener en trois ans de 8% à 3%, la croissance ne suffira pas. Une période de glaciation budgétaire s'annonce. Mais le véritable rendez-vous avec la fonction publique se produira autour de la réforme des retraites. Avec un passif social estimé à 1.150 milliards d'euros, l'Etat a accumulé une dette considérable à l'égard de ses fonctionnaires et ne peut qu'être tenté d'alléger ce fardeau. L'hypothèse d'une révision du mode de calcul des pensions, actuellement fondé sur les six derniers mois de traitement, est sur la table.

Un véritable casus belli pour les syndicats, qui se souviennent que, en 1993, Edouard Balladur avait fait baisser les retraites du privé en fixant aux vingt-cinq meilleures années la nouvelle base de calcul des retraites.

pmabille@latribune.fr

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  • Fremen a écrit le 06/02/2010 à 11:21 :

    • Que mérite-t-on vraiment ? Voilà une bonne question. Pour l'instant la comparaison n'est pas en faveur du privé. Rémunération, sécurité de l'emploi, en moyenne les fonctionnaires semblent plutot favorisés. De plus ils peuvent faire la grève, et ils ne s'en privent pas, sans mettre leur entreprise en péril. Au plus ils gènent ceux qui les paient et qui n'en peuvent mais. Au fait, pourquoi ne cotisent-ils pas à l'assurance chomage ? ce serait déjà un premier pas vers l'équité. Et qu'on ne m'objecte pas qu'ils n'ont pas le risque de devenir chômeurs. Dans le privé tout le monde paie pour des risques très variables.

  • cara a écrit le 05/02/2010 à 19:09 :

    • Contribuables payez nous ce que nous méritons, paiement des heures de nuit et des jours fériés au prix du privé, intégration des primes (Réévaluées depuis leur jour de création) pour le calcul des retraites, pas d'impôt de solidarité (puisque le privé ne semble pas solidaire), 35 heures effectives et non 45 + les heures supplémentaires non payées) , alors 25 ans OK, on peut discuter ......dans vingt cinq ans.

  • Fremen a écrit le 05/02/2010 à 18:31 :

    • La fonction publique est au service du public. Sa rémunération vient directement du contribuable. Il faut une compatibilité des coûts et des moyens. L'idée que les fonctionnaires profitent d'avantages considérables par rapport au privé (retraite notamment) n'est plus de mise. L'égalité se situe aussi à ce niveau. Nous sommes en période de vaches maigres, en partie à cause de la situation actuelle de crise, en partie par suite de surembauches de fonctionnaires des vingt ou trente dernières années, en partie par des avantages inconsidérés accordés par rapport au privé. Quand une entreprise fait ce type d'erreur elle est vite conduite au dépôt de bilan. Quand c'est l'Etat ou une collectivité, on pioche dans la poche du contribuable. Aux fonctionnaires qui défilent pour défendre des acquis ou de nousveau avantages je demande d'avoir l'honnêteté de défiler avec des pancartes indiquant "contribuables payez nous ce que nous demandons"

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