La Tribune

"Il faut un Grenelle de la fiscalité au lendemain de l'élection présidentielle"

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Propos recueillis par Clarisse Jay  |   -  692  mots
Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, livre son analyse sur le plan de rigueur en cours de discussion au parlement.

Comment analysez-vous le plan anti-déficit du gouvernement ?

Je suis stupéfait de voir que face à de tels enjeux, la seule chose que le gouvernement propose aux Français, c'est un saupoudrage de mesures sans la moindre cohérence. Depuis maintenant 3 ans, nous, centristes, demandions un rabotage général des niches fiscales et sociales de 10 milliards par an sur trois ans. Cela aurait notamment permis d'éviter les corporatismes, comme on a pu le voir avec le dérisoire débat sur les parcs à thèmes. Charles de Courson et Philippe Vigier ont toujours dénoncé la fiction d'une relance keynesienne. Il est dommage qu'il ait fallu attendre l'alerte de 2011 et la pression des créanciers pour que s'impose la nécessité de réduire les déficits. Mais je crois que maintenant, face à la gravité de la situation, il faut aller bien plus loin en remettant totalement à plat notre fiscalité.

En plein débat parlementaire, êtes-vous d'accord avec les mesures du collectif budgétaire, critiquées pour leur manque d'envergure ?

D'accord avec quoi ? Un gouvernement qui choisit par exemple de taxer les plus-values immobilières, et donc de frapper les Français qui épargnent pour les années à venir ? Si ces mesures sont adoptées, un ménage « moyen supérieur » sera plus mis à contribution qu'un ménage ayant de très hauts revenus, c'est impensable. Ainsi un ménage qui revendra après 10 ans une résidence secondaire en réalisant 150.000 euros de plus-values devra s'acquitter de 45.000 euros d'impôts, alors qu'un couple qui gagne 1,2 millions d'euros n'en paiera que 36.000 avec la taxe exceptionnelle de 3 % sur la partie des revenus dépassant les 500.000 euros annuel par part. vous trouvez cela juste ?

Que préconisez-vous ?

La réduction du déficit passe par trois volets. Premièrement une baisse des dépenses publiques, pour laquelle je soutiens l'action du gouvernement. Mais il faut qu'une partie de cet effort soit supporté par les collectivités locales, où 2 milliards d'euros supplémentaires pourraient être dégagés. Ensuite, il faut poursuivre la politique du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite exception faite de l'éducation pour laquelle s'impose au préalable une réforme systémique avec un moratoire sur les suppressions de postes. Enfin, il faut trouver de nouvelles recettes et, de ce point de vue, nous n'échapperons pas à une hausse des impôts. Celle-ci devra intervenir dans le cadre d'un Grenelle de la fiscalité qui devra avoir lieu au lendemain de la présidentielle. Il faut fixer une stratégie avec deux principes simples : tout concentrer sur les PME pour permettre à la France de redevenir un pays d'entreprises ; assurer la stabilité fiscale afin d'en finir avec les incessantes transformations des dispositifs. On pourrait imaginer le basculement d'une partie des prélèvements sociaux sur la TVA, couplé à une taxe carbone par exemple. Nous aurions pu dès cette année passer la TVA de 19,6 % à 20 %. L'exemple de l'Allemagne a montré que cela n'engendre pas d'inflation en période de croissance molle. Il faudrait aussi supprimer les exonérations de cotisations sociales pour les grands groupes qui ne délocalisent pas. Concernant les hauts revenus, la mise en place d'une tranche marginale à 45 % au-dessus de 200.000 euros de revenus serait juste.

Et sur le volet Grèce ?

Sur le fonds, la question qui se pose est celle de la gouvernance de la zone euro et de l'harmonisation fiscale. Les centristes le demandent depuis 10 ans. A cet égard, je continue de m'interroger sur la position du gouvernement quant au financement du secteur bancaire de la dette grecque. Est-ce au contribuable d'y contribuer ? Il faut aussi un budget européen significatif pour compenser les écarts de compétitivité.

Sur le plan politique, comment vous positionnez par rapport au Parti radical de Jean-Louis Borloo, depuis la création de l'Alliance républicaine, écologiste et sociale (Ares) ?

J'ai souhaité cette alliance et je suis le premier partisan de l'union. Parallèlement, dans la perspective de l'élection présidentielle, je continue, dans le cadre d'une démarche personnelle, à porter nos propositions. Il nous appartiendra à Jean-Louis Borloo et à moi-même de nous déterminer à l'automne.

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Commentaires

phidias  a écrit le 07/03/2012 à 14:59 :

Et si, plus simplement, sans se raccrocher à des mots fétiches comme "Grenelle" qui sont à la symbolique du débat ce que le cinéma muet est à la 3D, on utilisait la richesse de la langue française, les propositions de nos politiques et autre partenaires sociaux perdraient ce côté Jurassik Park qui caractérise leur discours, gagnant ainsi en précision et en intelligibilité. Gageons que de surcroit ils y gagneraient aussi en efficacité ce qui ne serait pas un luxe.

Gépé001  a écrit le 09/09/2011 à 6:21 :

On taxe le travail et on ne taxe pas l'énergie;l'énergie permet de remplacer le travail,alors taxons le travail ET l'énergie;il faut une taxe sur l'énergie(la taxe carbone)pour financer les retraites.

Taxo  a écrit le 08/09/2011 à 20:59 :

Un grand ménage fiscal s'impose depuis longtemps. Il faut mettre fin aux impôts non rentables. Il faut taxer la consommation. On peut choisir entre un taux unique de 20% sans déduction, ou un impôt réellement progressif assorti de déductions judicieuses. Il est normal de payer beaucoup quand on gagne beaucoup. Mais, il est incohérent de payer pour capital improductif simplement parce que l'on est attaché à un vieux bien de famille.

réformes urgentes !  a écrit le 08/09/2011 à 18:14 :

1) Supprimer toutes les niches fiscales au moins le temps de la crise rapporteraient 145 Milliards d'euros à l'état comme le suggérent bon nombre d'économistes aujourd'hui.

2)Remettre à plat une fiscalité progressive pour tous les français (particuliers, PME et multi-nationnales) : les classes moyennes ne supportent plus d'être "les vaches à lait de la France" et l'inéquité fiscale française.

Eleonore  a écrit le 08/09/2011 à 16:50 :

Il faut un grenelle du courage, et une réforme profonde de la fiscalité, il ne faut pas raboter les niches mais les supprimer, y compris celles qui exonèrent les plus values des ventes immobilières. Le manque à gagner représente 145 milliards d'euros, c'est à dire l'équivalent de la dette. La France est la championne de la fraude fiscale légale, et par ricochet de l'économie parallèle, une plaie qui nous coute 40 milliards, c'est presque l'équivalent des intérêts de la dette. alors la parlotte et les jérémiades de certains parlementaires pour défendre les lobbys sont déplacées en cette période de crise.

lucifer  a écrit le 08/09/2011 à 16:49 :

Il n'y a pas de solution, il n'y a que des problèmes, étant entendu que les solutions proposées par M.Morin engendreront des problèmes. Il faudra bien un jour que tout un chacun cesse de se regarder le nombril. Nous avons des textes : essayons de faire avec.

matheo  a écrit le 08/09/2011 à 14:14 :

pendant trois ans mr morin etait de ceux qui ont augmenté le déficit de la france avec de nouvelles niches alors qu'il garde ses salades pour lui.il se dit social mais il va voter l'augmentation des taxes sur les complémentaires de3,5% alors qu'il aura voté un petit 2% à l'hotellerie de luxe qui fait également restaurant et à donc bénéficié de la baisse de 19à5%

Laurent  a écrit le 08/09/2011 à 14:12 :

Du bon sens.
On n?échappera pas à de vraies réformes structurelles en 2012 et à une TVA sociale qui est le seul moyen de s'adapter à la mondialisation et de sauver notre système social. Il faut une justice fiscale, il n'est pas normale que la classe moyenne paie souvent plus que les plus riches (le prélèvement libératoire par exemple est une aberration) ou que les TPE paient plus que les grandes entreprises.

Kendal  a écrit le 08/09/2011 à 10:54 :

Oui a une réforme de fond de la fiscalité illisible, avec les lignes directrices suivantes:
1- Taxer toutes les sources de revenu à la même hauteur,quelle que soit leur origine.
2- Impôt réellement progressif avec la remise en place de tranches disparues.
3- Élimination des réductions fiscales et des exceptions qui ne sont pas utiles à la collectivité (au plus grand nombre).
4- ... et réduction/optimisation des dépenses

Les promesses.......  a écrit le 08/09/2011 à 10:34 :

Oui, Monsieur Morin, quelques bonnes idées....C'est dommage que vous attendiez d'être sorti du gouvernement pour les émettre...Moi, j'en ai d'autres...
Les promesses n'engagent que ceux ou celles qui les écoutent a écrit le 06/09/2011 à 14:08 : Quel est le dilemme aujourd'hui? Réduire à tout prix le déficit public en choississant entre plusieurs solutions présentant certes, chacune, des inconvénients. La note AAA de la France est en jeu. Il faut réduire le déficit sans casser la croissance si modeste soit-elle. Les solutions, c'est agir sur les dépenses ou les recettes, ou les deux. Le gouvernement cherche à agir uniquement sur les recettes en imposant les épargnants et en imposant de façon très symbolique les "très riches". Il veut ainsi préserver sa base électorale tout en espérant que les français consomment davantage qu'ils n'épargnent, vu le taux d'épargne élevé des français(une chance pour la France). C'est une erreur, car le français qui épargne, épargne pour sa retraite, les études de ses enfants, par peur de l'avenir. Il ne consommera pas plus si on touche à son épargne, au contraire, vu le contexte actuel, il épargnera encore plus. La consommation risque de chuter encore plus pénalisant la croissance. Ce qu'il faut, c'est un langage clair, une politique fiscale pérenne(de toute façon, si l'Euro n'éclate pas, pour le sauver, il faudra une harmonisation des politiques économiques et fiscales européennes), et une politique de réduction intelligente des dépenses publiques. Côté recettes, il ne faut pas augmenter les impôts mais faire payer ceux qui devraient ou auraient dû en payer depuis des lustres. La nuance est là, en supprimant les niches fiscales improductives(actuellement, il y a pas mal de littérature là-dessus...), on fait rentrer l'impôt de ceux qui auraient dû en payer. En taxant au même taux au barème progressif, les revenus du capital et du travail, on fait rentrer de l'impôt tout en préservant la justice fiscale. On peut même se payer le luxe de conserver quelques abattements pour les petits épargnants(dividendes pour favoriser le marché actions par ex) et de supprimer l'isf afin de pas imposer le capital trois ou quatre fois (impôts sur le revenu, droits de succession, isf , taxes foncières.....) Côté dépenses, il faudra bien se résoudre à des coupes sévères: moins d'élus, moins de dépenses militaires même s'il faut penser à notre industrie de défense, moins de fonctionnaires à condition de bien cibler les fonctionnaires en trop.. Enfin, n'oublions pas un des grands pbs posés par la Grèce, sachons lutter contre la fraude fiscale pour faire rentrer l'impôt de ceux qui auraient dû en payer et c'est quelques dizaines de Mds d'euros en plus ds les caisses de l'Etat. Pour cela il faut une politique courageuse quitte à perdre les élections, une vision de long terme de notre fiscalité... Le gouvernement tergiverse, il a tort, dans peu de temps, il faudra en passer par là!

Fremen  a répondu le 08/09/2011 à 16:26:

De bonnes idées. Toutefois une observations sur les taxations capital et travail. Les revenus du travail sont à consommation immédiate et pour partie en écanomies. Les revenus du capital sont faits pour le long terme. Il est donc injuste de les taxer sans tenir compte de l'inflation, sinon il y a taxation d'un revenu fictif. Après cette prise en compte, d'accord pour une taxation comme les revenus du travail.

Kendal  a répondu le 08/09/2011 à 17:51:

@ Fremen

Je suis d'accord sur le fait que taxer les revenus (PV mobilières et immobilières) sans tenir compte de l'inflation d'une part, mais aussi des investissements apportés ultérieurement à l'achat initial (rénovation, amélioration des biens immobiliers) n'est pas très équitable, mais ceci mis à part, la taxation au même niveau que les revenus du travail me semble indispensable.

Les promesses...  a répondu le 08/09/2011 à 22:16:

Les revenus du Kal, ce sont les plus-values immobilières, mobilières,dividendes,intérêts divers des livrets d'épargne,comptes bancaires.. Le problème est de réintégrer ces revenus dans le barème progressif de l'IRPP sans possibilité de PFL, ainsi les revenus les plus importants seront taxés danss la dernière tranche à 41% qu'il serait souhaitable par exemple de faire passer à 45 pour les très hauts revenus. On se passerait ainsi de cette nouvelle taxe sur les "très riches", miroir aux alouettes pour amuser la galerie, qui rapportera presque rien. Le patrimoine étant constitué au fil des ans grâce à la fraction des revenus non consommée, cela éviterait d'avoir un impôt sur le stock(l'isf) puisque tous les revenus auront été taxés dès le départ au même taux. On éviterait ainsi une triple voir quadruple imposition du kal comme en France.Tout ceci ne remet pas en cause le principe de l'abattement pour certaines plus-values ou revenus, comme les divers abattements prévus pour les dividendes, à l'heure actuelle, destinés à favoriser les petits épargnants en bourse. Pour les plus-values immobilières, il est évident aussi de défalquer le montant des travaux de rénovation de la plus-value réalisée. J'ajoute que ds mon esprit, il est également impensable de toucher au livret A. Le vrai pb est donc bien de réintégrer tous les revenus, kal et travail, dans le barème progressif, sans possibilité de PFL. Pas besoin pour l'instant de fusionner la CSG et l'IR comme le propose Martine Aubry. L'outil existe, il suffit de s'en servir, c'est le barème progressif, sans PFL, et en supprimant les niches fiscales improductives.

bancopasillico  a répondu le 09/09/2011 à 7:40:

rien d'autre à dire. il nous faudrait un élu qui pense comme vous.. Le hic, y'en a pas un seul à l'horizon qui soit aussi sain d'esprit..

Liberator  a écrit le 08/09/2011 à 10:06 :

Morin timoré, et à coté de la plaque ça n?étonnera personne.
Quelques idées quand même à retenir, mais à améliorer:
1. mettre à contribution les collectivités locales (2 milliards). Il y a moyen de faire nettement mieux : chaque année l?état verse des dotations de 75 milliards aux collectivités locales. Ces dotations représentent entre 10 et 20% de leurs ressources. Baisse de 20%, économie de 15 milliards : ça va couiner fort, mais 10 à 20% de 20%, ça ne représente que 2 à 4% des recettes : ça doit être possible quand on voit toutes les dépenses inutiles faites par les régions, département, intercommunalités et communes. Evidemment, corollaire il faut empêcher les collectivités locales de reporter leur « manque » sur l?impôt local : suppression de l?autonomie fiscale des collectivités et donc fin du privilège exorbitant accordé à tous les potentats locaux de fixer l?impôt local. Figer le niveau des impôts locaux et versement d?une dotation fixe à chaque collectivité (c?est le système allemand). A terme harmoniser le niveau des impôts locaux pour tout le monde.
2. Accompagner ceci de certaines mesures mises en ?uvre en Italie : suppression des départements (la réforme territoriale en France a été faite à moitié). Obligation à toutes les communes de moins de 1000 habitants de fusionner.
3. Fusion de toutes les régions ayant une taille insuffisante (par exemple pas de région de moins de 6 ou 7 millions d?habitants).

Avec ça, on devrait y voir plus clair dans l?organisation administrative, et ça devrait surtout coûter nettement moins cher.

Aussi le couplet démago sur les plus-values et la comparaison inepte entre impôt payé sur la plus-value et la taxe de 3% sur les revenus élevés.
Les revenus élevés ont déjà payé la CSG à 11% et les impôts en marginal à 40%, la plus-value immobilière est de 30%. Après tout, que les plus-values « tombées du ciel » soient taxées, sur le principe quel est le problème ? Que le taux de taxation soit discuté, pourquoi pas ?

Petit refrain également sur la réduction du nombre de fonctionnaires : Morin est d?accord mais pas pour ceux qui se plaignent le plus, preuve de son grand courage. Désolé l?éducation nationale doit participer comme les autres : en 10 ans il y a 500 000 élèves de moins et le taux d?encadrement est supérieur avec des résultats inférieurs : c?est donc bien la preuve que ce n?est pas le nombre qui fait la qualité. Et puis, 30 000 postes de fonctionnaires supprimés par an, alors que nous en avons 1 500 000 de plus que l?Allemagne, il va falloir 50 ans pour y arriver : et encore à condition que les collectivités territoriales n?embauchent pas à tour de bras : preuve supplémentaire de la nécessité de supprimer l?autonomie fiscale et financière de celles-ci. Mesure supplémentaire à mettre en ?uvre : abrogation du statut des fonctionnaires sauf ceux relevant du domaine régalien de l?état : ça permettra de procéder beaucoup plus rapidement aux ajustements d?effectifs qui sont plus que nécessaires.

Et ensuite Morin nous parle de la TVA : passer de 19.6 à 20% ; certes ça fera un chiffre rond. Mais bizarrement, il ne nous parle pas du taux réduit : on pourrait passer de 5.5 à 8%, comme dans beaucoup de pays européens, ça rapporterait certainement plus, et ça n?aurait pas d?impact sur les prix, c?est Morin qui le dit.

Ensuite on pourrait peut-être s?attaquer à une réforme fiscale d?ampleur : et pourquoi pas s?occuper de la plus grande niche qui existe et dont surtout personne ne parle : celle qui fait que 50% des foyers ne paient pas d?impôt et que sur les 50% restant, 40 ne paient pas grand?chose. (90% de l?impôt est payé par 10% des foyers). Harmonisation fiscale : pour tout le monde : flat tax, taux aux environs de 15% pour tout le monde.

Libre  a répondu le 08/09/2011 à 10:37:

Lu et approuvé !! en somme une vraie politique libérale et humaniste dont la France n'a jamais la chance de bénéficier jusqu'à maintenant.

toto  a répondu le 08/09/2011 à 11:44:

Que du bons sens,la vérité est parfois dure à dire et surtout à comprendre.

carpatrick  a répondu le 08/09/2011 à 15:56:

Bien d'accord! Il est extrêmement dommegeable que depuis près de 30 ans nos pilitiques ne fassent pas preuve du plus élémentaire bons sens! La fiscalité actuelle est d'une injustice flagrante. Tous les français doivent participer à l'effort national, quels que soient leur revenus. Y compris les plus petits revenus, même à un niveau symbolique. Sinon, certains finissent par croire que tout leur est dû, sans aucun effort à fournir. Souhaitons que ce débat sur la fiscalité ait lieu, qu'il soir enfin empreint de pragmatisme, et non plus d'affairisme comme actuellement. Sinon, cela finira (encore!) par une révolution!

Démosthène  a répondu le 08/09/2011 à 16:22:

Exellente analyse

Idée ?  a écrit le 08/09/2011 à 10:01 :

Et si on dévaluait l'Euro ?(1,20 EUR/1 $) Ainsi on achèterait plus cher les produits étrangers (pétrole, on irait moins se faire bronzer en République Dominicaine pour 8 jours (c'est pas écolo les avions) et favoriserait nos entreprises... en relocalisant ce qui est possible !

Libre  a écrit le 08/09/2011 à 9:40 :

Tout ce bla bla ne sert à rien car meme Morin n'ambitionne que des mesurettes. La seule solution ? Sortir du collectivisme (la gauche) et du conservatisme (la droite) pour enfin mettre en place des politiques Libéraux jamais essayer en France, alors que tout le monde les critiquent suite aux propagandes des gens en place et de leurs copains les médias. Bref il faut virer 2 a 3 millions de fonctionnaires en trop, casser tous les monopoles, empêcher les interventions de l'état dans l'économie, supprimer les aides a des centaines de milliers d'assister, libéraliser l'assurance santé, casser les syndicats des dockers, des services dit "publiques" , empêcher les cumuls des mandats, réduire les ministères par deux imposer la cantine à ses fonctionnaires et ministres, et réduire l'état aux seules fonctions régaliennes. Sans cela vous continuerez de faire bla bla pour rien et dans 10 ans vous serez encore entrain de vous demander pourquoi la France continue couler. Alors courage et arrétez de vous faire intoxiquer par les gens qui ont interet que cela ne change pas et découvvrez le libéralisme humaniste de Bastiat, grand penseur francais du 19 eme.

rb  a répondu le 08/09/2011 à 10:30:

Le liberalisme humaniste....Ce que vous decrivez ressemble aux usa et la situation est non seulement economiquement catastrophique mais en plus on sait qu'au niveau social c'est egalement la catastrophe. Et avoir des retraites,des allocs etc etc n'est pas quelque chose de mal,c'est un progres.

bancopasillico  a écrit le 08/09/2011 à 9:36 :

mais oui il faut un grenelle!! un sur l'environnement, ah, merde, déjà fait et ça n'a rien donné.. Fiscal alors, nul doute qu'il en resultera des pises de décisons.. pour plus tard!! demain, moi aussi, je fais régime et j'arrete de fumer. c'est beau les beaux discours!!

moutarde  a écrit le 08/09/2011 à 9:26 :

Tout devait etre fait au début du mandat puisque c'était la rupture je crois !Alors , maintenant avec les élections ,plus rien ne bougera .La France ,le peuple devrait imposer un seul renouvellement possible en tant que député ,suppression du sénat ,des cumuls (justes pour les indemnités mais pas pour le job )et là , nous aurions peut etre une France équilibrée .

Gilles  a écrit le 08/09/2011 à 9:13 :

Avec les résultats de la grand messe environnementale sans doute ?

churchill  a écrit le 08/09/2011 à 8:59 :

ts les economistes, qque soit leur couleur ( attali, minck, etc..) savent qu'il ft augmenter la TVA assez violemment; tous les politiques savent que s'ils font ca ils ne sont pas reelus; en attendant on rabotte, quand on aura atteint l'os, faudra bien affronter les realites...

gerardc27  a écrit le 08/09/2011 à 8:52 :

Le pied de nez de l'histoire, c'est que les Allemands de devraient nous prendre carrément en main, rien de moins. Ils nous montreraient le chemin à suivre pour croitre avec dynamisme,solidarité, entraide, équité,rigueur,justice et sans le clientélisme propre à notre beau pays.

cendu  a écrit le 08/09/2011 à 8:44 :

"Grenelle" : Encore un mot magique utilisé à toute les sauces alors que les accords de Grenelle (fin mai 1968 et jamais signés) on abouti à un fiasco (super inflation et donc baisse du pouvoir d'achat), on se demande bien pourquoi.
Mais les gens on la mémoire courte (voire, ne connaissent pas l'Histoire ou sont systématiquement désinformés)

aufait  a écrit le 08/09/2011 à 8:23 :

Les raisonnements de Monsieur Morin sont captieux, il donne l'exemple d'une nouvelle taxation supplémentaire de 3 % sur les revenus (qui sont déjà imposés) avec une imposition des plus values qui existait déjà et dont le périmètre a seulement changé. De sophismes en contre vérité nous n'irons pas bien loin.

manex  a écrit le 08/09/2011 à 8:16 :

je viens au secours de Mr Morin qui est attaqué en des termes parfois peu élégants. Nous sommes ici pour échanger nos idées sans attaques personnelles. Une remise à plat de la fiscalité me semble nécessaireJe pense que la nouvelle fiscalité immobilière aura des conséquences négatives . Exemple, les terrains à batir qui seront taxés d'un seul coup de 33 % en plus il faut ajouter la redevance communale qui est de 7 à 10 %. Or, aujourdhui, les terrains à batir à cause des PLU sont rares et chers. Cette flambée fiscale va raréfier l'offre de terrains dont le prix risque de monter en flèche alors qu'ils sont déjà chers. Je pense que ce type de mesures fiscales n'aura pas le rendement escompté en termes de recettes (moins de ventes) et ne dégonflera pas la bulle immobilière à cause de la rareté des biens offerts à la vente. Pour dégonfler la bulle, il faudrait un programme ambitieux de créations de logements bon marché en particulier pour les jeunes.

Fremen  a écrit le 08/09/2011 à 8:07 :

Je discutais un jour avec un dirigeant socialiste local. Une personne qui a quelques connaissances économiques. Sur des questions posant problèmes je lui disais qu'il fallait une vision à long terme, szinon à moyen terme. 20 ans plus tard sa réponse (très honnête) raisonne encore à mes oreilles "M. M... les élections sont dans 2 ans " Tout était dit.

Démosthène  a écrit le 08/09/2011 à 8:03 :

Une réforme fiscale est indispensable dans notre pays. La fiscalité est bien trop complexe. Elle est devenue injuste et confiscatoire. Depuis 50 ans tous les gouvernements ont reculés face à cette nécessité. Pour bien réussir cette réforme il faut deux conditions indispensables : ne pas être en période préélectorale et ne pas être en situation de crise économique. Ces conditions ne sont pas remplies aujourd'hui. Le gouvernement qui ne saisira pas l'occasion quand elle se présentera sera gravement coupable devant les générations futures.

pivoine  a écrit le 08/09/2011 à 7:52 :

bien vu nero 51

PIVOINE  a écrit le 08/09/2011 à 7:40 :

Morin a parfaitement raison . demandez donc aux 9 millions de propriétaires de résidences secondaires ce qu'ils en pensent au lieu de critiquer le bonhomme.

rb  a répondu le 08/09/2011 à 8:29:

Si on reflechit comme vous,on ne s'en sort pas.On peut dire aussi pensez aux personnes qui ont un pel,pensez a untel etc etc. Mes parents ont une residence secondaire et ca ne les choque pas,du moment que l'effort soit partage par toute la population dans un principe d'equitee et c'est normal,sans que les mesures soient excessive, de taxer plus ceux qui ont plus. Visiblement votre logique c'est de ne pas toucher a ce que vous avez car vu votre comment vous devez probablement avoir une residence secondaire

Oldtimer  a répondu le 08/09/2011 à 9:23:

Dans une réforme digne de ce nom, il faudrait se poser la question d'où venait l'argent qui avait permis l'achat de la fameuse résidence secondaire. Si c'était d'un revenu, il avait déjà été taxé, d'où finalement une double imposition. Mais c'est pareil pour le revenu du capital...

rb  a écrit le 08/09/2011 à 7:27 :

Il faut surtout que les hommes politique fassent de la politique et non plus cette sorte de real politique. Avoir une vision a court,moyen et long terme. Et s'occuper de la france et de l'europe et non plus de leurs interets financiers a prendre tel poste ou faire du copinage/clientelisme avec tel segment de la population

iCitoyen  a écrit le 08/09/2011 à 7:20 :

Mr Morin a de grandes nouvelles idées: augmenter les impôts!
Nos politiques auraient grand besoin de travailler réellement dans la vie économique réelle pour comprendre les principes de base! Ils pourraient essayer d'vaoir des augmentations chaque fois qu'ils augmentent leur train de vie.
N'oublions pas la technique de cet ancien ministre qui avait posé des pseudo candidat pour bénéfier de l'argent de l'Etat...

pmxr  a écrit le 08/09/2011 à 6:25 :

Grenelle (s) et livres blancs .... il doit y'en avoir plein les placards !!!!

gulliver  a écrit le 08/09/2011 à 6:01 :

M.Morin exprime en termes clairs ce que des millions de français ne cessent de répéter, on ne pouvait pas dire plus vrai. va t-on enfin prendre en compte ces vérités là? c'est du bon sens et ça tient vraiment la route.
la situation est certes difficile pour le gouvernement mais les décisions ne doivent pas s'éterniser. on ne peut continuer à ne pas écouter les différents courants de pensée. Morin Bayrou Borloo ne disent pas n'importe quoi. la pensée est solide et structurée, à l'écoute et en phase avec le vécu des français, forte, cohérente et lisible.ils doivent être entendus. Barouin Pecresse ont vraiment de très grosses qualités mais ne doivent pas penser seuls ,décider seuls, s'enfermer dans des certitudes qui leur ont été soufflées par l'administration . une écoute des autres courants de pensée et du pragmatisme sont indispensables. la période est trop difficile pour ne pas se serrer les coudes. pas facile tout ça mais certainement pas impossible.
une tva à 20% au lieu de 19,6 est une évidence et ne tue en rien la croissance.
celui qui perçoit un haut salaire sera moins imposé que celui qui aura vendu sa maison secondaire gagnée avec des salaires moyens si difficilement pour affronter les années à venir . mais on marche sur la tête. !!!!

Gépé001  a écrit le 08/09/2011 à 5:33 :

Une timide allusion à la taxe carbone;c'est une véritable taxe sur l'énergie allant jusqu'à doubler le prix de l'énergie qu'il faut mettre en place,utilisée pour financer les retraites.C'est maintenant une nécessité économique.

pipolino  a écrit le 08/09/2011 à 5:20 :

A force d'etre au centre de rien pour radoter et raboter ,"on" va l'appeler Handy Varloppe...

nero 51  a écrit le 07/09/2011 à 21:49 :

il est plus que temps d'avoir une reforme juste et cohérente de la fiscalité,car Mr Sarkosy et son gouvernement ont reussit la prouesse d' exonérer d'isf des gens avec un patrimoine d'1,3 millions d'euros avec peut etre de gros revenus et de mettre à contribution des gens avec un patrimoine un peu supérieur avec de petits revenus en supprimant purement et simplement le plafonnement à 85 pour cent des revenus.

phil  a écrit le 07/09/2011 à 21:28 :

C'est incroyable, quelle malhonnêteté intellectuelle de dire de telles choses, mais de la part de quelqu'un qui connait très bien les niches fiscales avec ses chevaux de courses...
Une personne, qui par le miracle de la bulle immobilière (financée en partie par l'état)a gagné sans rien faire 150 000E de plus value avec un locataire qui finançait intégralement l'achat immobilier lorsqu'il a acheté son bien, et l'état ne prend rien sur cette magnifique création de richesse? Et quelqu'un qui arrive à gagner 1,2 million d'euros par le fait de son travail !!,et bien ma foi, je ne sais pas qui en france peut gagner ceci (certes en vendant des chevaux de course..), mais chapeau, car il a du faire de longues études et beaucoup travailler... pour payer sur la tranche marginale, 41 % d'impôts soit 492 000 euros !!!, avant de payer en plus les 36 000 dont il parle. C'est du grand n'importe quoi cette comparaison bidon et malhonnête pour conserver le vote de la génération des "lucky baby boomer" qui ne conçoivent la solidarité intergénérationnelle qu'en fonçant dans le mur depuis 30 ans en faisant payer leur retraite et leur sécu à crédit sur la tête de leur petits enfants, et après eux, le déluge. Arrêtons de taxer les gens qui bossent aujourd'hui pour payer des retraites qu'ils n'auront pas, arrêtons de taxer le travail

dommage  a écrit le 07/09/2011 à 20:40 :

aucun candidat propose de REDUIRE le train vie de l etat

rb  a répondu le 08/09/2011 à 8:05:

Que tout les elus diminuent leurs salaires de 1000e et le cumul des mandats finit,regroupement des regions,instauration d'un service independant visant a regarder les depenses inutiles(comme des ronds points qui ne servent a rien ou avoir la folie des grandeurs pour la construction de la nouvelle mairie), Logement de fonction seulement durant la duree du mandat et plus dans les quartiers chics de la capitale ce qui permettra de mettre en location ces appartements,augmentation de la duree de cotisations des ministres/senateurs/deputes pour la retraite etc etc, mais en meme temps ils vont pas "s'auto sanctionner".... Donc l'argent public continuera a etre dilapide,jcrois que ca doit representer au moins 1/3 de notre probleme de dette

Britannicus  a écrit le 07/09/2011 à 20:21 :

L'exemple est erroné : L'amalgame entre taxation des revenus du travail et taxation des plus-values immobilières trompe le lecteur. Il faut comparer la taxation des revenus de chacun des ménages, puis la taxation des plus-values immobilières pour chacun des ménages à nouveau. Là on pourra faire des comparaisons. Quant à tout le temps parler de "Grenelle" pour ceci, "Grenelle" pour cela, pourquoi pas la "rue des Morillons", la "Bastille" ou "Sainte-Anne" pendant qu'on y est ? Du bla-bla et des dettes encore...

RUDY  a écrit le 07/09/2011 à 20:00 :

Quand il était ministre il était moins critique.
Assez de ces politiciens qui ont des révélations périodiques.

Tellement décevant  a écrit le 07/09/2011 à 19:52 :

Morin a été tellement décevant comme collaborateur d'un Fillon lui meme brouillon, approximatif, désordonné et sans réelle vision ... enfin si ils en avaient une vision pour leur carrière et les niches pour leurs protégés... maintenant c'est la chianlie la plus totale et des discours politocards siniques .

allonzenfants  a écrit le 07/09/2011 à 19:50 :

La lecture de l'entretien avec Mr Morin confirme bien l'impression désagréable de précipitation et d'improvisation totale de ce plan de rigueur : multiplication par 4 de la TVA sur les parcs à themes Passage de 0 à 33 % des taxes sur les plus values des ventes de biens immobiliers, hausse brutale comme disait Mr Carrez malgré des dégrevement homéopathiques par année de détention( 2 % pourquoi pas 0,125 %??). C'est le sauve qui peut généralisé. Politique fiscale totalement improvisé non travaillé.
Le PS c'est encore pire. Ceux ci regrettaient la toute petite reculade de l'UMP sur la taxation des plus-values c'est dire s'ils préparent eux aussi le gros coup de baton fiscal et en pire pour les classes moyennes.A bon entendeur ! Tout le monde comprend la nécessité d'augmenter les impôts mais cette progression doit être suave et équitable pour être efficace.

villeroy  a écrit le 07/09/2011 à 18:29 :

Ce n'est pas un "Grenelle de la fiscalité" mais un candidat à la simplification et à la stabilité fiscale qu'il nous faut. Aucun ne s'annonce.

manex  a écrit le 07/09/2011 à 18:26 :

Je pense que Mr Morin a fait une excellente analyse de la situation fiscale. Félicitations au Nouveau Centre. Il analyse très bien les effets pervers de la nouvelle taxation des plus-values inmobilières qui va décourager les ménages à investir dans le secteur de l'immobilier et celà entrainera automatiquement des dommages collatéraux sur le niveau d'activité de la construction.