Ce n'est pas un hasard si en 2016 la #COP22 se tiendra à Marrakech…

Par Abderrafia ZOUITEN et Philippe COSTE  |   |  687  mots
Abderrafia ZOUITEN, directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) (Crédits : DR)
Le Maroc, qui accueillera la #COP22 en décembre 2016, peut déjà se prévaloir de réalisations exemplaires en matière d'écologie : plus grand parc éolien d'Afrique inauguré l'année dernière à Tarfaya ; à Ouarzazate, mise en service prochaine de la plus grande ferme solaire au monde ; plus d'1 million de personnes bientôt logées dans des cités vertes… les exemples abondent ! Par Abderrafia ZOUITEN, directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) et Philippe COSTE, ancien ambassadeur, consultant au cabinet de conseil Carbonium, spécialisé dans les négociations sur le climat.

Chaque jour, les 100 000 m3 d'eaux usées de la ville de Marrakech font l'objet d'un traitement qui met en œuvre l'une des technologies les plus sophistiquées du monde. La compagnie des eaux de Marrakech (RADEEMA) récupère le méthane qui se dégage des eaux usées, et le transforme pour booster l'alimentation en électricité de l'agglomération. Elle évite ainsi de rejeter dans l'atmosphère l'équivalent d'au moins 60 000 tonnes de carbone par an. Par ailleurs, les eaux ainsi nettoyées servent à arroser les parterres et terrains de golf qui font la réputation de Marrakech. Cette performance, reconnue officiellement par les Nations Unies, illustre de manière éclatante le rôle pionnier que joue désormais le Maroc dans la lutte contre le changement climatique.

Car l'innovation déployée par la RADEEMA n'est pas la seule solution en matière de préservation de l'environnement adoptée par le Royaume chérifien. Il dispose du plus grand parc éolien d'Afrique inauguré l'année dernière à Tarfaya, dans le sud du pays. Le parc de Tarfaya est capable d'approvisionner 1 million et demi de consommateurs en électricité sans émission de carbone.

À Ouarzazate, le plus grand projet de ferme solaire au monde, NOOR 1, en chantier depuis le début de cette année, devrait entrer dans une première phase de production au premier trimestre 2016. Ce complexe, doté de trois centrales thermo-solaires à concentration, est la première étape d'un vaste programme visant à produire sur cinq sites 2 000MW d'électricité propre par an.

Du côté des transports, les préoccupations environnementales se concrétisent. Les lignes de tramways qui se multiplient : deux entre Rabat et Salé, une à Casablanca et trois en projet à Marrakech, Tanger et Fès. Et le programme de TGV qui verra l'entrée en service de la première ligne, entre Tanger et Casablanca dès 2017.

En matière d'urbanisme, les villes nouvelles de Tamansourt et Tamesna, ainsi que les chantiers de Sahel-Lakhiayta et de Chrafat, programme de cités vertes, offrent d'ores et déjà, ou vont offrir, avant 2020, des logements écologiques pour près d'1 200 000 habitants.

Le Maroc défend également un tourisme durable, respectueux de l'environnement et des valeurs du développement durable, à travers des engagements forts. Ainsi, aucun golf ne peut être construit sans unité de recyclage des eaux usées ; 23 plages sont déjà labellisées « Pavillon Bleu » ; la médina de Fès bénéficie d'un ambitieux programme de restauration des monuments historiques ; l'Écolodge Atlas Kasbah d'Agadir vient d'être couronné meilleur hôtel du monde pour la valorisation locale.

Ces exemples sont parmi les multiples réalisations fortes qui positionnent le Maroc à la pointe du Continent africain - et peut être même de la planète - en matière de technologies vertes. Toutes ces innovations « bas carbone » relèvent d'une stratégie volontaire de développement durable à laquelle participent tous les secteurs de l'économie du pays, notamment l'agriculture, le bâtiment, les transports, l'aménagement du territoire, et bien sûr le tourisme. L'objectif est d'assurer l'essor économique grâce à une croissance équilibrée qui évite autant que possible l'exode rural et les maux qui l'accompagnent : la généralisation de bidonvilles encombrés de populations déracinées, foyers de pollutions en tous genres.

Après la COP 21 de Paris, la COP 22 se réunira à Marrakech en décembre 2016. En choisissant d'organiser ses retrouvailles annuelles au cœur du Royaume chérifien, la communauté internationale a voulu aussi mettre à l'honneur un pays écologiquement exemplaire, c'est-à-dire un modèle qu'il faut suivre impérativement si l'on veut assurer une croissance durable pour les prochaines décennies.

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L'Office National Marocain du Tourisme participe à l'exposition Solutions COP 21 au Grand Palais, du 4 au 10 décembre, avec un « Pavillon du Royaume du Maroc », qui révélera des réponses marocaines aux enjeux du climat et du développement durable. Par sa présence à Solutions COP21, l'Office du Tourisme du Maroc veut démontrer que le tourisme peut être une solution au changement climatique, et non la cause.

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