Une autre histoire du chômage sous Hollande

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L'emploi salarié total avait ainsi augmenté de 69 000 entre fin 2012 et fin 2014 (contre un recul de 87 000 pour le seul secteur marchand) et l'emploi non salarié de 143 000 sur la même période.
L'emploi salarié total avait ainsi augmenté de 69 000 entre fin 2012 et fin 2014 (contre un recul de 87 000 pour le seul secteur marchand) et l'emploi non salarié de 143 000 sur la même période. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
La présidence de François Hollande restera marquée au fer rouge par la question du chômage. Or, malgré une croissance poussive, l'emploi est bien reparti en France, et même assez vigoureusement au cours des derniers trimestres.

Sans préjuger du déroulé des derniers mois du quinquennat, la présidence de François Hollande restera marquée au fer rouge par la question du chômage. Parce que celui-ci est évidemment au sommet des priorités des Français, et que le pays n'a toujours pas trouvé la solution face au chômage massif qui, modulo des variations conjoncturelles, le mine depuis les années 1980. Mais aussi parce que François Hollande aura fait de ce thème l'enjeu le plus mesurable de son mandat. Au point d'avoir imprudemment conditionné sa candidature à une réélection à la fameuse « inversion » de la courbe du chômage en France.

Comme il l'a dit sur l'évolution de l'économie, en étant raillé pour cette marque apparente d'impuissance et une certaine désinvolture, le chef de l'Etat n'a en effet « pas de bol » en matière de chômage. Davantage que la mise en œuvre de ses propres politiques, une conjonction d'éléments exogènes aura pesé sur l'évolution des chiffres du chômage en France, et surtout des plus commentés.

Parce que la conjoncture européenne a été plus violemment secouée qu'attendu au début de son mandat, et que la reprise molle prévaut depuis un peu partout sur le continent. Le scénario de la reprise vigoureuse espérée à la suite de la crise de 2008-2009 a vite buté sur les faiblesses intrinsèques à la zone euro, et en particulier le violent décrochage de pays méditerranéens. Difficile, au vu de l'évolution sur la période dans l'ensemble de la région, d'accabler spécifiquement la politique économique de cet exécutif.

Mais aussi parce que la France a la mauvaise manie de se focaliser sur les chiffres les moins pertinents et les plus parasités du chômage, ceux des inscrits à Pôle emploi. Là où ailleurs les deux statistiques majeures sont en général le taux de chômage et les créations nettes d'emplois, la France tend à les reléguer au second rang, voire à les ignorer. Peut-être parce qu'elles sont chez nous trimestrielles et non mensuelles, contrairement à ce qui prévaut dans d'autres pays et pour les chiffres de Pôle emploi. Sûrement car peu de voix se sont élevées dans le passé pour corriger ce biais du débat public français, surtout qu'il pouvait être bien commode pour l'exécutif de s'appuyer sur des statistiques en apparence plus pilotables que les deux autres citées.

Or, malgré une croissance poussive, l'emploi est bien reparti en France, et même assez vigoureusement au cours des derniers trimestres. Au point que la dernière publication pour le troisième trimestre 2016 permet de voir l'emploi salarié marchand repasser au-dessus de son niveau du printemps 2012, à l'arrivée de Hollande, et donc d'effacer sa nette dégradation lors de la première partie du quinquennat.

Et l'emploi salarié marchand, donnée de référence à raison, n'est pas la plus favorable. En effet, les autres composantes de l'emploi, le salarié non-marchand (donc l'emploi public et associatif) et le non-salarié sont plus dynamiques ces derniers temps. Le premier grâce à des créations de poste dans la fonction publique et à des emplois aidés, le second car le statut d'indépendant est choisi par beaucoup de ceux qui ont du mal à trouver un poste en entreprise, notamment depuis la mise en place du statut très souple de l'autoentrepreneur. Si les statistiques sur ces deux périmètres sont hélas moins récentes que pour l'emploi salarié marchand, il n'en demeure pas moins que les dernières données disponibles montrent leur forte progression : l'emploi salarié total avait ainsi augmenté de 69 000 entre fin 2012 et fin 2014 (contre un recul de 87 000 pour le seul secteur marchand) et l'emploi non salarié de 143 000 sur la même période. Des tendances qui ont dû se poursuivre depuis (l'emploi salarié non-marchand non public, pour lesquelles les statistiques récentes sont disponibles, a augmenté de 79 000 entre le deuxième trimestre 2012 et le deuxième trimestre 2016). L'emploi aura donc bel et bien nettement augmenté sous Hollande.

Il est donc tout à fait normal et en rien artificiel que le taux de chômage ait récemment reculé en parallèle de l'amélioration de l'emploi. La courbe du taux de chômage apparaît d'ailleurs comme un miroir de celle de l'évolution de l'emploi salarié marchand : « l'inversion de la courbe » a bien eu lieu à partir de la mi-2015, malgré la légère remontée inattendue au troisième trimestre 2016 (l'Insee anticipe un taux de chômage réduit à 9,8% au dernier trimestre de l'année).

Comment, dès lors, expliquer la flambée des inscrits à Pôle emploi, dont les chiffres mensuels auront semblé n'être qu'une source récurrente de désillusion pour l'exécutif ? Plusieurs évolutions majeures du marché du travail en France fournissent des explications.

La première est totalement exogène à la situation fondamentale de l'emploi, et remonte au quinquennat Sarkozy. Elle a pour origine la recherche d'équilibre financier des régimes de retraite, via un allongement de la durée d'activité. La réforme votée en 2010 a ainsi décidé de relever de 60 à 62 ans l'âge de liquidation des droits à la retraite dans le régime général. Avec un échelonnement de la mesure de la mi-2011 à 2017. Mais aussi un report de 65 à 67 ans de l'âge de liquidation à taux plein, et le relèvement progressif de la durée de cotisation pour un taux plein avant cet âge. Or, dans une situation économique tout juste convalescente, il en a résulté automatiquement un basculement de la retraite vers l'assurance chômage de ceux qui étaient déjà sans emploi arrivés à l'âge de 60 ans.

Comme on le voit ci-dessous, alors que l'inscription au chômage à compter de cet âge était quasiment inexistante lorsqu'il était possible de liquider ses droits à la retraite (une situation généralement plus intéressante que celle de demandeur d'emploi, surtout en fin de droits), cette catégorie de chômeurs a explosé depuis. La réforme de 2010 a ainsi créé un stock de demandeurs d'emploi d'au moins 60 ans qui s'accroît au fur et à mesure du relèvement de l'âge de liquidation.

Ce n'est pas tout. La majorité précédente a également mis fin à un dispositif bien connu, la dispense de recherche d'emploi (DRE), par paliers progressifs à partir de 2010. La DRE, qui permettait de ne plus effectuer de recherche active d'emploi tout en étant indemnisé par l'assurance chômage, était en effet critiquée pour ses effets d'incitation à une cessation anticipée d'activité. Or, contrairement à un dispositif comme les préretraites, la DRE ne présentait pas une incitation significative susceptible d'entraîner massivement des sorties d'activité à l'approche de la retraite. En revanche, sa suppression progressive a conduit à gonfler les rangs de la catégorie A de Pôle emploi, sans que cette hausse traduise une quelconque détérioration de la situation de l'emploi des personnes concernées. Et les effectifs qui étaient concernés par la DRE étaient massifs avant sa suppression.

Il n'est pas évident de distinguer la part du surcroît de chômeurs âgés de 57 à 59 ans liée à la fin de la DRE et celle due à la dégradation plus globale de l'emploi sur la période. Mais on peut estimer que la hausse de 170 % dans cette tranche d'âge depuis janvier 2010, en comparaison de 11,7% pour les moins de 57 ans, laisse entrevoir un impact de l'ordre d'environ 100 000 inscrits supplémentaires liés à la fin de la DRE sur cette seule tranche des 57-59 ans.

Au total, la réforme des retraites de 2010 et la fin de la DRE auront donc eu un effet direct massif sur le chômage des seniors, avec près de 300 000 inscrits supplémentaires en catégorie A qui n'y figureraient pas sans ces deux réformes.

Et ce n'est pas fini ! Car ces deux mesures auront aussi conduit de très nombreux seniors à prolonger leur activité plus qu'ils ne l'auraient fait sans cela. Ceux qui étaient en emploi ont naturellement eu tendance à prolonger celui-ci jusqu'à pouvoir liquider leurs droits à la retraite, et même davantage s'ils pouvaient améliorer leur taux de remplacement en continuant à valider des trimestres d'activité. De même, ceux qui ont pu être privés d'emploi à l'approche de la retraite en ont cherché et pour certains trouvé, là où ils auraient certainement renoncé dans le cadre légal préalable. Le taux d'emploi des plus de 55 ans a ainsi augmenté de manière spectaculaire au cours des dernières années : +11 points depuis début 2010 !

Or, dans une période économique difficile, et même si l'emploi ne doit évidemment pas être vu comme un stock fixe à partager, ce maintien accru dans l'emploi des plus de 55 ans a pesé sur l'emploi des plus jeunes. Il est difficile de quantifier cet impact sur le chômage des moins de 55 ans, et il serait simpliste de considérer qu'un poste « libéré » par un senior aurait forcément profité à un plus jeune (l'entreprise n'aurait peut-être pas remplacé le départ, ou pas trouvé un candidat satisfaisant plus jeune, ou supprimé un autre emploi en gardant celui-ci...). Néanmoins, aux quelque 300 000 chômeurs supplémentaires dans les chiffres de Pôle emploi déjà évoqués du fait de la fin de la DRE et du report de l'âge légal de départ à la retraite, il faudrait ajouter également l'impact de ce boom du taux d'emploi des plus de 55 ans sur les opportunités d'embauches des moins de 55 ans au cours de la période récente. Depuis 2010, la population active des 50-64 ans a ainsi augmenté d'un million...

On le voit, une très large part de la hausse des inscrits en catégorie A sur le quinquennat (+ 568 000 à fin septembre 2016) est expliquée par ces mesures. Ce qui rapproche donc beaucoup cette évolution et celle du taux de chômage en apparence beaucoup plus favorable : outre que le taux de chômage tient aussi compte de la hausse de la population active (d'où son intérêt pour des comparaisons dans le temps et entre pays), sa mesure selon la définition du BIT conduit à ne pas prendre en compte des personnes qui peuvent être inscrites de fait à Pôle emploi (notamment pour maintenir leur couverture de sécurité sociale) mais qui par exemple ne sont qu'en attente d'une prochaine liquidation de leurs droits à retraite, sans être en recherche effective d'emploi.

La seconde évolution majeure à évoquer est plus structurelle, caractérisant une évolution de fond du marché de l'emploi en France. Et elle pèse lourdement sur les statistiques de Pôle emploi. Le taux d'embauche en CDD a ainsi atteint des records en France, tandis qu'une bonne partie du rebond récent de l'emploi correspond aussi à de l'intérim. Il semble que de plus en plus d'entreprises se détournent, pour une partie de leur main d'œuvre, d'un CDI qui constitue pour autant toujours la part écrasante du stock d'emplois. Ainsi, une partie de la population semble plus qu'avant enchaîner les contrats très courts (ou les missions d'intérim).

Pour cette population notamment, il est probable qu'il y ait eu une forte hausse des inscriptions à Pôle emploi, dans les catégories B et C (activité partielle de moins ou plus de 78 heures par mois). Bien qu'étant en emploi, et pour une partie croissante d'entre eux à temps plein ou quasiment (voir graphique ci-dessous), ils sont insatisfaits de cette situation instable et continuent à rechercher en parallèle une autre situation. Or, il est probable qu'en l'absence d'une réforme profonde du CDI, beaucoup d'entreprises persistent à recourir à ces emplois à échéance très courte, par crainte de manquer de visibilité sur l'économie.

Cette évolution des comportements, du côté des employeurs pour le recrutement et de celui des salariés pour l'inscription à Pôle emploi, aurait ainsi donné lieu à une hausse importante mais a priori transitoire des chiffres d'inscrits dans les catégories concernées. Ces données refléteraient ainsi une plus grande précarisation du marché du travail, au moins pour une partie de la population, et non une réelle hausse du chômage et du sous-emploi.

Ajoutons que le dispositif de « droits rechargeables » à l'assurance chômage, instauré en 2014, a également pu contribuer à favoriser ces comportements de maintien sur les listes de Pôle emploi malgré un travail à temps plein ou partiel. En effet, toutes les périodes travaillées peuvent désormais entraîner un droit à indemnisation.

Enfin, dans la catégorie E de Pôle emploi, il faut noter que l'on retrouve tous les créateurs d'entreprise. Or, là aussi, deux dispositifs récents ont pu jouer un rôle pour faire grossir cette catégorie (+91% d'inscrits depuis janvier 2009, contre +53% en catégorie A) sans pour autant traduire une détérioration effective de l'emploi. D'une part, la rupture conventionnelle, mise en place à partir de 2008, a de fait créé un nouveau public d'inscrits à l'assurance chômage (et généralement de bénéficiaires). Là où certains ne pouvaient difficilement envisager qu'une démission lorsqu'ils voulaient se consacrer à un projet entrepreneurial, il est aujourd'hui fréquent qu'ils soient éligibles à un statut de chômeur indemnisé suite à une rupture conventionnelle. Et s'ils sont créateurs d'entreprise, ils peuvent ne plus avoir à effectuer d'actes de recherche d'emploi tout en étant indemnisé.

Une évolution confortée par une autre, la création du statut d'autoentrepreneur début 2009, rebaptisé micro-entrepreneur depuis. En allégeant considérablement les contraintes liées à la création d'une entreprise et aux débuts d'une activité grâce à ce statut, les vannes ont été grandes ouvertes pour ceux qui souhaitaient s'engager sans trop de lourdeurs et de risques dans la création de leur entreprise après une rupture conventionnelle. Mais aussi pour ceux qui, à défaut de trouver un emploi salarié, essaient ainsi de générer un revenu d'une activité exercée comme indépendant.

Comme pour la population croissante de précaires ou ceux qui attendent leur départ en retraite sans être prêts à reprendre un emploi, ces personnes ne sont pas au chômage au sens du BIT, et donc pas dans le taux de chômage. Ce qui paraît assez logique, car elles travaillent effectivement et/ou ont cessé de chercher un travail. Mais elles concourent pour autant aux agrégats les plus larges des inscrits à Pôle emploi, donnant le sentiment d'une dégradation permanente sur le front du chômage, alors qu'il s'agit d'évolutions comportementales ou réglementaires.

En revanche, les accusations récurrentes de maquillage des chiffres de l'assurance chômage semblent peu étayées. Comme souvent, les opposants à un gouvernement ont pu mettre en avant les variations du niveau des radiations des listes de chômeurs, ou encore les initiatives de basculement d'une catégorie à l'autre des inscrits à Pôle emploi. C'est particulièrement le cas cette année avec l'annonce d'un plan de 500 000 formations de demandeurs d'emploi. Or, si ce plan est effectivement mis en œuvre, son impact sur les statistiques de Pôle emploi est bien plus modeste que ne le supposent ceux qui voient dans cette opération une vaste manipulation. Tout d'abord, il y a toujours une partie des demandeurs d'emploi en formation : le plan « 500 000 » conduit à former des chômeurs qui l'auraient été de toute façon. Par ailleurs, les formations sont souvent courtes, et il n'y a pas 500 000 chômeurs formés simultanément sur longue période. Au contraire, certains n'auront en fait jamais basculé dans la catégorie D de Pôle emploi (qui regroupe notamment les chômeurs en formation), car les données de l'organisme sont établies en fin de mois et que le demandeur d'emploi aura ainsi pu sortir puis revenir dans sa catégorie d'origine entre deux actualisations mensuelles. Et ces formations sont étalées tout au long de l'année. L'évolution des inscrits en catégorie D se limite ainsi à une poussée d'environ 50 000 inscrits par rapport à son niveau d'avant mars 2016, et qui semble s'être stabilisée à ce niveau.

Au final, il n'est certes pas question de tresser des louanges au bilan de ce quinquennat en matière d'emploi. Très peu aura été fait, et la France reste mal placée en Europe et au sein des pays les plus avancés en matière de chômage. Même si la « loi travail » est jugée par certains comme susceptible d'apporter de vraies souplesses au niveau de l'entreprise, elle n'est pas encore rentrée dans les faits et il ne s'agit au mieux que d'une capacité de déroger à un cadre conventionnel dans certains domaines comme le temps de travail, tout cela à législation-cadre inchangée. Mais de fait, la polarisation sur les chiffres de Pôle emploi aura fait pour beaucoup de la période récente une bérézina là où il n'y a finalement que la poursuite hélas relativement ordinaire d'un mal français. Pour preuve que le bilan n'est pas si accablant, le taux d'activité des 15-64 ans est au plus haut en France, à 71,7% au troisième trimestre 2016.

On pourrait aussi relever que malgré une crise aigüe en 2008-2009, une conjoncture médiocre depuis, des prélèvements obligatoires toujours très hauts, notamment sur le travail, le taux de chômage n'aura pas battu ses records de 1994 et 1997. Il y a donc matière à espérer qu'une véritable modernisation du marché du travail, comme ont pu l'engager plusieurs de nos voisins, fasse enfin reculer fortement le chômage en France.

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Commentaires
a écrit le 21/11/2016 à 11:52 :
Je ne suis pas de gauche mais force est de constater que sous la houlette de Macron des mesures positives ont été prises et que le couple LeDrian/Cazeneuve a fait le job pour la sécurité
a écrit le 21/11/2016 à 9:54 :
A QUOI BON S EXPRIME A LA TRIBUNE QUAND CERTAINE ANALYSE SONT SENSURE? LA PRESSE REVENDIQUE SOUVENT LA LIBERTE DE SEXPRIME? MAIS QUAND LE PEUPLE S EXPRIME DANS UN AUTRE SENS QUE LA POSITION DU JOURNAL OU DU JOURNALITE I LET SENSURE??? CELA PROUVE ENCORE QUE JOURNALITE ET POUVOIR SONT SOUVENT SUR LES MEMES IDEES POLITIQUES???
a écrit le 21/11/2016 à 8:27 :
On sait maitenant que si Fillon passe , il y en aura 500.000 de plus.
a écrit le 20/11/2016 à 17:22 :
tiens un article des 1% tres satisfait de hollande
a écrit le 20/11/2016 à 13:34 :
On peux essayer de changer la façon de voir les chiffres mais les chiffres sont la !!

Hollande a été faible
Il n a rien réforme et conduit le pays dans la déprime
Les pauvres et les chômeurs sont plus nombreux qu'à son arrive et il ne propose rien que des petits bricolages
À mon avis il ne pourra même pas se présenter tellement les gens en ont marre de sa faiblesse
a écrit le 20/11/2016 à 11:06 :
Le baromètre du chomage n'est pas pertinent, c'est très insuffisant pour mesurer l'état de délitement de la France ;

Le seul indice qui doit être débattu, c'est le baromètre de la pauvreté et de la misère ;

En terme de pauvreté et de misère, avec plus de 9 millions de miséreux, 6 millions de travailleurs pauvres et 3 500 000 chômeurs, la France est devenue la référence du désastre produit par l'europe voulue par les politicards français ces 20 dernières années,

plus de 9 millions de miséreux, la France de Chirac Sarkozy Hollande est au niveau pitoyable des pays suivants :

- Namibie 2 198 406 miséreux (la France 4 fois plus de miséreux et de pauvres !!! )
- Albanie 3 063 320 miséreux (la France 3 fois plus de miséreux et de pauvres !!! )
- Botswana 2 155 784 miséreux (la France 3 fois plus de miséreux et de pauvres !!! )
- Palestine 4 550 368 miséreux esclaves du pays voisin
- Erythrée 6 380 803 miséreux
- Laos 6 803 699 miséreux
- Honduras 8 756 532 miséreux
- Burundi 9 420 000 miséreux

Lorsque nous voyons nos Députés et Sénateurs se gaver sur le dos des pauvres en France, nous sommes bien obligé de constater que leurs comportements sont dans les registres des négriers d'Afrique et d'ailleurs qui exploitent l'esclavage

Comment les Français peuvent ils accepter de voir leurs élus politiques se pavaner sur les plateaux de télévision et dans les voyages à l'étranger pour donner des leçons ?
Réponse de le 20/11/2016 à 11:36 :
Il faut ramener ces chiffres à la taille de la population du pays, sinon ça n'a aucun sens. À ce compte-là, la Chine et l'Inde sont les pires.

Et les statistiques du taux de pauvreté sont généralement fonction du salaire médian de chaque pays. ie : Un miséreux de France serait considéré comme fortuné en Erythrée.
Réponse de le 20/11/2016 à 16:25 :
N'empèche que pour la "France d'en haut", la misère, elle ne sait pas ce dont il s'agit: le prix d'un pain au chocolat: " 0,30€" !

Il y en a même qui ne déclare pas leurs impots ou qui ont des comptes dans des paradis fiscaux, ou encore des parlementaires qui ne déclarent pas leur patrimoine correctement.

Cela montre bien qu'elle ne vit pas comme le reste de la population et qu'elle ne peut pas comprendre comment on survit dans la misère.
Réponse de le 20/11/2016 à 16:51 :
@ Tom le 20/11/2016 à 11:36 :

Votre réponse est d'une arrogance insultante affligeante pour les 9 millions de pauvres du Peuple de de France ;

Un miséreux en France c'est un citoyen qui ne peut pas se loger, se nourrir, ni nourrir ses enfants,

sieur TOM, laissez à la collectivité tout ce qui dépasse 400 euro par mois de vos grassouillets revenus, et faites la démonstration de ce que vous serez capable de vivre avec ces 400 euros ...

il serait requit que l'Etat saisisse les biens et la fortune mal acquise de tous les exploiteurs négriers Français, Tom en tête.
Réponse de le 20/11/2016 à 21:27 :
Taux de pauvreté 2015 ( OCDE )
France = 14 %
GB = 17 %
Allemagne = 17 %
Réponse de le 20/11/2016 à 21:28 :
Taux de pauvreté 2015 ( OCDE )
France = 14 %
GB = 17 %
Allemagne = 17 %
Réponse de le 20/11/2016 à 21:31 :
Il est probable que le quinquennat de Hollande sera jugé par l'histoire comme l'un des plus important pour la France mais les médias en ont décidé autrement.
a écrit le 20/11/2016 à 9:42 :
Un petit truc statistique : parler du taux de chômage ou d'activité à partir de... 15 ans. Sachant que la scolarité est obligatoire jusqu'à 16 ans... pourquoi ne pas commencer à 18 ou 20 ans ? Un âge crédible..
a écrit le 20/11/2016 à 8:16 :
Le "chomage" est en fait du temps "libéré". Il doit être réparti équitablement et surtout rémunéré par une contribution de l'énergie. Ou est mon erreur de jugement?
a écrit le 20/11/2016 à 8:16 :
le quinquenat hollande restera a jamais un cas d'ecole
lui qui pres avoir ete elus ignore le peuple resta sourd et aveugle
a ses revendications
pire il a detruit les valeurs morale de la fonction
et apres vous etes etonne que les Français rejette son estime
et maintenant il racole dans la milieu des artistes eux qui sont en majorite tributaire
de ses subventions
non m hollande comme votre predecesseur les Français ne veulent plus
de cette gouvernance de polititien de métiers
et qui ne connaisent rien du travail
et de vos promesses jamais tenu
comme celle a multiple facette du chomage
condition pour se represente baffoue
action pour reduire le chomage un mandat et rien de realise
pire et que par trois fois vous avez modifie le mode de calcul
vour en tirer avantage mais perdu
a écrit le 20/11/2016 à 7:57 :
Mais à quoi correspond le "chomage"? On ne parle pas de démographie, ni d'age de départ à la retraite, ni de gains de productivité et encore moins du role de l'énergie qui en fait permet de remplacer le travail en utilisant l'outillage.
a écrit le 19/11/2016 à 18:34 :
Excellent article qui change des analyses aveugles de pourcentages et courbes présent&s de façon simpliste du type ça monte c'est mal, ça baisse c'est bien.
Elle devrait être complétée par une analyse similaire des rémunérations, des patrimoines, du pouvoir d'achat, du coût du logement et de l'accès aux soins de santé.
On aurait un panorama assez complet de l'évolution de la société.
a écrit le 19/11/2016 à 16:43 :
Il est claire que l'emploi pose un problème dans notre pays, mais il faut remarquer. Que notre pays a toute les peines à gagnier des parts de marcher à l'exportation, que les PME sont totallement exposer de demande incessante dès demandeur d'emploi, que chaque année les emplois diminue et que la main-d'oeuvre est toujours plus nombreuse, natalité française, travailleurs détacher, migrants ( voulus ou non dans notre pays).... Ensuite les prélèvements sont telle sur les salaires qu'il est difficile de vivre correctement de sont travail..... Voila la realite de notre societe...
Réponse de le 19/11/2016 à 19:17 :
"Que notre pays a toute les peines à gagnier des parts de marcher à l'exportation,"
La grosse erreur est de croire qu'il suffirait d'exporter plus pour développer le PIB et résoudre le problème de l'emploi. Nos économistes comme nos technocrates n'ont pas compris qu'il y a un effet de ciseaux énorme entre le fait de vouloir équilibrer nos échanges avec des pays pauvres car nous vendons des produits de luxe ou de haute technologie et nous achetons des produits de base demandant peu de qualification, ce qui déjà en France ou en Europe représente à volume de valeur ajoutée égale beaucoup plus d'emplois dans la chaussure ou l'habillement que dans le luxe ou la production technologique.
Cette différence est encore multipliée si on compare les salaires chez nous et au Bengladesh ou en Chine, pour ne pas parler du Vietnam ou du Cambodge et de l' Inde, en attendant l' Afrique, sans compter les charges sociales et le respect de l'environnement, étant donné l'absence de contrôle dans des pays sous administrés.
Cet effet de ciseaux a échappé aux experts et explique notre dette monumentale. Le mieux serait d'importer moins plutôt qu'à essayer d'exporter plus et surtout cesser d'importer des produits issus de concurrences déloyales.
Une indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée réglerait très bien le problème, avec une déduction limitée à 2 SMIC par emploi. Le Progrès servirait enfin à diminuer les cadences et à réduire la durée du temps de travail.
Remplacer les cotisations par la TVA permettrait de favoriser l'embauche et l'augmentation des salaires plutôt que la baisse des prix, car cela coûterait 2 fois moins cher, à valeur ajoutée égale.
De même numériser et robotiser rapporterait 2 fois moins.
Les banques trouveraient plus d'emprunteurs crédibles car les prix sont du pouvoir d'achat en miettes - profitant aussi aux consommateurs aisés et qui vont spéculer au lieu de consommer - invisible aux yeux des banques, aussi soumises à l'indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée, ce qui les empêcherait de spéculer.
Car le moteur de l' Économie est le crédit, pas le profit, comme disait Chirac !
a écrit le 19/11/2016 à 15:55 :
Le problème avec Hollande c'est qu'il n'est pas "vendeur" et il n'a fait que perpétuer le modèle du siècle dernier. A force de s'entendre dire depuis des décennies qu'il y aura de l'emploi pour tous, beaucoup y ont cru et attendent le miracle. Tout cela avec des contraintes spécifiques de salaires, de charges, d’impôts, de complexités kafkaïennes, etc...
Pour la majorité des emplois ce n'est pas qu'une affaire de croissance, c'est aussi une question de réponse aux besoins.

En plus de la concurrence mondiale, l'automatisation détruit massivement des emplois et tant mieux si ce sont des emplois pénibles. Je crois que l'OCDE prévoit presque -10 % à l’échelle mondiale.

A voir les programmes proposés, l'Elu suivant va certainement rencontrer ou générer les mêmes problèmes.
D'autant plus si on retarde encore l'age de départ à la retraite, à activité égale, c'est une mesure quasi suicidaire.

Sinon il reste :
- l'exclusion des chômeurs, qui devrait accélérer l'Uberisation dans le meilleur des cas et provoquer une concurrence féroce, ou pire aggraver le travail au noir.
- le revenu universel (on peut le considérer comme un revenu de survie) : une solution conduisant aussi à un changement de société. Vu le climat actuel, cela risque de ne pas passer.
- la solution du partage, ou de la réduction du temps de travail semble logique. Malgré l'hostilité ambiante (il faut bien justifier les échecs successifs), je suis sur que cela fait partie des solutions d'avenir.
a écrit le 19/11/2016 à 11:58 :
L'on doit bien se poser la vrai question , qu'est-ce qu'un vrai emploi ?

Un vrai emploi c'est un travail qui permet au citoyen de vivre décemment, de loger ses proches, d'élever sa famille en bonne santé physique et mentale, d'économiser pour prévenir les éventuels aléas, de payer des études aux enfants ...

Hors c'est la honte absolue de la classe politique Française, les Parlementaires Députés et Sénateurs qui vivent dans l'opulence insolente, concernés responsables au PREMIER CHEF,

la France compte plus de 9 millions de pauvres, qui ne peuvent pas se soigner, des sans dents ... des sous emplois, un véritable esclavage nouveau

dont plus de 3 500 000 chômeurs et RSA,

par déduction, c'est ENORMISSIME, plus de 6 millions de travailleurs pauvres et de miséreux qui travaillent mais ne peuvent pas se loger et se chauffer l'hiver,

Depuis 15 ans Chirac Sarkozy et Hollande n'ont eu de cesse d'organiser cette misère humaine, de favoriser ce déclassement des citoyens, d'étaler la misère et in finé de générer le déclin de la Nation Française, ... pour plaire aux voyous de la finance terroristes économiques qui agissent en bandes organisées ;

C'est cette misère qui est le terreau du terrorisme fanatique

Puisque nous sommes en guerre, et bien Chirac Sarkozy et Hollande et leurs gouvernements, et tous les Parlementaires de ces 20 dernières années devraient être TOUS poursuivis et jugés par une Coure d'Exception par une Coure Martiale et condamnés à restituer TOUS les biens qu'ils ont mal acquis durant ces 20 dernières années.

La France a besoin urgent du plus grand nettoyage politique sinon nous allons connaître une guerre civile.
Réponse de le 19/11/2016 à 14:25 :
Je complète votre commentaire en citant Jean Monnet: "les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité, et ils ne voient la nécessité que dans la crise". A t on atteint un niveau de crise suffisant?
Réponse de le 19/11/2016 à 20:50 :
Il est vrai que l'on peut créer "une crise" de toute pièce pour mater le peuple!
Réponse de le 20/11/2016 à 16:29 :
Venez-voir comment cela se passe dans les centres d'appels et La France d'en haut verra ...et peut être comprendra

La mort au bout du fil
a écrit le 19/11/2016 à 11:56 :
L'on doit bien se poser la vrai question , qu'est-ce qu'un vrai emploi ?

Un vrai emploi c'est un travail qui permet au citoyen de vivre décemment, de loger ses proches, d'élever sa famille en bonne santé physique et mentale, d'économiser pour prévenir les éventuels aléas, de payer des études aux enfants ...

Hors c'est la honte absolue de la classe politique Française, les Parlementaires Députés et Sénateurs qui vivent dans l'opulence insolente, concernés responsables au PREMIER CHEF,

la France compte plus de 9 millions de pauvres, qui ne peuvent pas se soigner, des sans dents ... des sous emplois, un véritable esclavage nouveau

dont plus de 3 500 000 chômeurs et RSA,

par déduction, c'est ENORMISSIME, plus de 6 millions de travailleurs pauvres et de miséreux qui travaillent mais ne peuvent pas se loger et se chauffer l'hiver,

Depuis 15 ans Chirac Sarkozy et Hollande n'ont eu de cesse d'organiser cette misère humaine, de favoriser ce déclassement des citoyens, d'étaler la misère et in finé de générer le déclin de la Nation Française, ... pour plaire aux voyous de la finance terroristes économiques qui agissent en bandes organisées ;

C'est cette misère qui est le terreau du terrorisme fanatique

Puisque nous sommes en guerre, et bien Chirac Sarkozy et Hollande et leurs gouvernements, et tous les Parlementaires de ces 20 dernières années devraient être TOUS poursuivis et jugés par une Coure d'Exception par une Coure Martiale et condamnés à restituer TOUS les biens qu'ils ont mal acquis durant ces 20 dernières années.

La France a besoin urgent du plus grand nettoyage politique sinon nous allons connaître une guerre civile.
a écrit le 19/11/2016 à 11:16 :
Il y a beaucoup d'avantages a la gestion volontaire d'un fort chômage, cela permet de mater un peuple récalcitrant aux réformes que la finance internationale désire! Un désir de mondialisation pour uniformiser la gestion!
a écrit le 19/11/2016 à 11:01 :
C EST VRAIS QUE LE BILAN DE HOLLANDE EST MOINS PIRE QUE CELUI DE SARKO?MAIS IL ONT QUAND MEME VOULUE DETRICOTE LE CODE DU TRAVAIL EST MEME EN FAVORISANT LES PETIT BOULOTS LES PETITS SALAIRES ET LES FORMATIONS BIDONS? LE RECUL DE LA RETRAITE LUI A ETE DEFAVORABLE CE N EST QUE JUSTICE? ET S IL N EST PAS REELUE IL VAS QUAND MEME AVOIR UN CHOMAGE OU UNE RETRAITE DORE? ALORS QU IL A PRECARISE ET RETARDE LA RETRAITE DE BEAUCOUP DE TRAVAILLIEURS C EST DUR DE TRAVAILLIER JUSQUA 65ANS POUR DES GENS QUI TRAVAILLENT MANUELLEMENT? A SA PLACE JE ME REPRESENTERAIS PAS ???

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