Analyse

« Merkozy » s'est suicidé(e)

Romaric Godin | 16/04/2012, 17:17 - 978 mots

En touchant à la BCE, Nicolas Sarkozy a définitivement rompu son alliance avec Angela Merkel. Une rupture qui fait, en fait, les affaires de la chancelière.

"Merkozy" s'est suicidé(e) ce dimanche, place de la Concorde. On le (la  ?) savait du reste en mauvaise santé depuis plusieurs semaines. Qu'il est loin le temps où la "fusion" indivisible des deux chefs de l'exécutif français et allemand ouvrait la voie à la nouvelle Europe des règles d'or et des sanctions budgétaires renforcées et où l'on attendait Angela dans les meetings pour soutenir son "cher Nicolas" ! Mais cette fois, son sort semble réglé. Ses propres contradictions l'auront achevé(e).

Sens de l'histoire

Plus question de cela. Nicolas Sarkozy a bien eu raison de rappeler 1792 et Valmy dans son discours. En réclamant la révision du statut de la BCE au nom de la lutte contre la déflation, il a un peu, comme les Girondins alors, déclaré la guerre à l'Allemagne pour des raisons de politique intérieure. Il aurait pu aussi vêtir les oripeaux, moins glorieux il est vrai d'Emile Ollivier, le président du conseil de juillet 1870. Car l'indépendance de la BCE, c'est la condition sine qua non de la présence de la première économie d'Europe dans la zone euro. Il n'y a là aucun compromis possible et en évoquant ce sujet, il a tiré la balle qui a achevé "Merkozy".

Le président français le sait bien. Il avait déjà, à l'automne, tenté d'évoquer la question d'un statut de "prêteur en dernier ressort" de la BCE et avait été sèchement éconduit par le gouvernement allemand. Il était rapidement rentré dans le rang et s'était aligné sur les positions de Berlin. Pour l'Allemagne, le sens de l'histoire est bien différent de celui que prétend faire désormais emprunter à l'Europe le candidat Sarkozy. Dans son esprit, si la zone euro veut être viable, elle doit adopter les principes de l'ordolibéralisme qui ont fait le succès de la RFA des années 1950 et 1960 : un Etat discret, une politique salariale mesurée, une politique budgétaire stricte et une banque centrale strictement indépendante et focalisée sur la seule politique monétaire et la lutte contre l'inflation.

Remise en cause du nouveau traité ?

Nicolas Sarkozy avait adopté cette Weltanschauung  (cette "vision du monde") lorsqu'il avait accepté le traité budgétaire proposé par Berlin. Ce traité est la deuxième tentative de Berlin pour faire de l'Union économique et monétaire une zone de compétitivité à l'allemande où certains pays cessent d'appuyer leur croissance sur la demande intérieure subventionnée par l'Etat. En renforçant les règles budgétaires grâce à ce nouveau traité, on imposera une baisse des dépenses ou une hausse des taxes sur la consommation dans les pays les moins compétitifs, dont la France. La logique de ce traité est donc incompatible avec une BCE "soutenant la croissance". Car si la BCE soutient la croissance par la planche à billets ou le rachat massif de titres d'Etat, alors les efforts de consolidation budgétaires deviendront inutiles. On favorisera les déficits budgétaires au lieu de les combattre et l'on créera une dangereuse spirale inflationniste. Le 9 décembre dernier, cela allait de soi pour "Merkozy".

Prix de l'euro

C'était du reste le prix à payer pour sauver l'euro. Il est impossible aujourd'hui de prétendre vouloir conserver la monnaie unique et de modifier le rôle de la BCE. Jamais, en effet, l'Allemagne ne tolérera de revenir sur l'indépendance stricte de cette institution qui était une condition non discutable lors de la création de la monnaie unique. Elle préférera alors sortir de la monnaie unique. Pour deux raisons : le traumatisme de la grande inflation, évidemment, qui est toujours plus fort outre-Rhin que celui de la politique déflationniste des années 1930, mais aussi la volonté de ne pas devenir la "vache à lait" à l'infini des pays les moins compétitifs. Angela Merkel a fait beaucoup de concessions au cours de cette crise, mais elle ne pourra jamais aller jusqu'à la révision du statut de la BCE.

Poids de la Buba

Du coup, le fossé entre les deux anciens promeneurs de Deauville ne cesse de se creuser. Angela Merkel a ce lundi désavoué ouvertement son ancien "cher Nicolas". Et assez sèchement. "La position de l'Allemagne sur la BCE et sur son rôle indépendant est connue. Elle est également connue à Paris et elle est inchangée depuis longtemps", a rappelé le porte-parole du gouvernement. Autrement dit : nous, nous ne changeons pas et nous sommes cohérents. Comment pouvait-elle faire autrement ? Chaque semaine, la Bundesbank, dont le prestige outre-Rhin est difficilement imaginable pour un Français, critique sa politique budgétaire et européenne. Cette Buba qui, justement, fait actuellement pression avec ses alliés néerlandais, autrichiens et luxembourgeois sur la BCE pour qu'elle renonce à ses rachats d'obligations et à ses généreuses dotations aux banques. Ne pas désavouer Nicolas Sarkozy aurait signifié désavouer ces efforts. En termes de politique intérieure, c'eût été fort dangereux car, au sein même de son parti, on est très sensible aux critiques de la Buba. Et l'on n'acceptera pas de toucher à l'indépendance de la politique monétaire.

Cuisine politique allemande

Or, et c'est la clé de ce suicide de « Merkozy », comme son ancien ami, Angela Merkel veut conserver sa place après les élections de septembre 2013. Sa seule chance de demeurer chancelière repose actuellement sur deux piliers elle doit ne pas être contester dans son camp et, compte tenu de la nouvelle géographie politique allemande et de la montée des « pirates », elle doit ne pas heurter les Sociaux-démocrates afin de reconstituer une "grande coalition" dont elle prendrait la tête. On comprend que, désormais, la victoire de Nicolas Sarkozy n'est plus aussi impérative pour elle que voici deux mois. Au contraire, en désavouant les rodomontades du candidat UMP, elle montre de la bonne volonté du côté du SPD et affiche sa fermeté ordolibérale vis-à-vis de son propre camp. L'hôte de l'Elysée n'est décidément plus un atout pour la locataire de la chancellerie. Et "Merkozy" appartient désormais à l'histoire. Sauf, évidemment, en cas de réélection de Nicolas Sarkozy. Les deux mois de campagne et leurs promesses pourraient être vite oubliés....

 

Commentaires

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AAA a écrit le 22/04/2012 à 14:11 :

C'est quoi cette photo ?

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ber075 a écrit le 22/04/2012 à 09:30 :

"On favorisera les déficits budgétaires au lieu de les combattre et l'on créera une dangereuse spirale inflationniste". Cliché aussi faux qu'il est rapporté partout. Il suffit de voir le taux d'inflation US et le quantitative easing. L'inflation US, inférieure à 2% http://www.indexmundi.com/g/g.aspx?c=us&v=71&l=fr. Et malgré cela la BCE a un bilan double de la Fed (LTRO..).

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MIMOSA a écrit le 19/04/2012 à 13:48 :

Encore une déclaration choc pour tenter de capter un certain électorat !( on est en campagne, méfiance) jusqu'ici sarko a laissé la chancelière diriger l'économie - notons que nos intérêts sont aussi différents de ceux de l'allemagne ; l'euro trop élevé sert notre voisin et nous nuit...

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jys a écrit le 18/04/2012 à 08:59 :

l'orthographe ! (elle doit ne pas être contester ...) il faut être à l'aise sur les choses simples, avant d'écrire de la pseudo-politico-analyse bas de gamme.

Pascal C a répondu le 18/04/2012 à 09:47:

Il ne faut pas oublier majuscules et ponctuation pour critiquer l'orthographe des autres !

bergerotdu33@hotmail.fr a répondu le 19/04/2012 à 09:54:

Elle ne doit pas etre contestée ( est, je pense la meilleure orthographe) .................

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gignboss a écrit le 17/04/2012 à 19:20 :

Vous savez pertinemment qu'il ne faut pas prendre aux pieds de la lettre les propos d'un homme politique. Il y a ce qu'ils disent et ce qu'ils font. Mme Merkel n'est pas une femme stupide, elle sais très bien que le Nicolas Sarkozy des meetings électorales n'est pas à confondre avec le Sarkozy des sommets internationaux et européens. Et je n'écris pas cela contre Sarkozy. Car c'est valable pour l'ensemble de la classe politique. Et c'est sans doute normal. On ne fait pas de politiques sans un peu de démagogie, mensonges et hypocrisie. La vérité est que Nicolas Sarkozy court après les voix de Marine Lepen, la nationaliste et la souverainiste. Depuis l'affaire Merah, il ne peut plus tenir de discours islamophobe, comme il le faisait avant, afin de piquer les voix de Marine Lepen. On l'accuserai d'instrumentaliser le drame de Toulouse. Alors, il se rabat sur le discours souverainiste de la patronne du Front national. Dans l'espoir de lui prendre des électeurs dés le premier tour. Et d'obtenir les autres au second tour. Ce qui est très intelligent : car en adoptant un discours teinté de frontisme avant même le premier tour, lui permet de ne pas changé de faire évoluer brutalement son discours après le 1er tour. De plus, ceux qui voteront front national au 1er tour sont ainsi déjà préparés psychologiquement à voter Sarkozy pour le 2ème tour. Et c'est évident que tous son discours actuel sur sortir de l'espace Schengen, la BCE, etc... n'est pas un discours de conviction mais électoraliste : vu les difficultés de Sarkozy à se faire réélire, il ne peut pas y arriver dans les 16 % de Lepen et les 10% de Bayrou. Car ajouter à ses 30% du premier tour, il obtiendrait 56%. Au contraire, l'Union Européenne devrait être renforcé d'une réélection de Sarkozy, puisque le premier-ministre serait alors François Bayrou, l'européiste qui rêve d'une Europe fédérale. Avec tout çà, Merkel serait peut-être pincé par certains propos de Sarkozy, mais elle surmontera tout çà, faisant pincé son intérêts et celui de l'Europe avant. La Merkozy roucoulera de nouveau. Car si c'est vrai que Merkel à plus d'ascendance que Sarkozy. Celui s'étant laisser dominer par elle. Il n'empêche que toute seule, elle ne vaut pas non plus grand chose. Et vers qui se tournera-t-elle, si elle s'éloigne de la France ? Le Royaume-Uni de Cameron est très peu favorable aux transferts de souveraineté vers Bruxelles. Or c'est le seul pays qui a un poids similaire à l'Allemagne et la France en Europe. Les autres pays sont beaucoup moins puissants. Ils ne pourrait contraindre la France et l'Angleterre à suivre la construction européenne qu'ils souhaiteraient imposer. La construction européenne marche parce que deux des plus grandes puissances d'Europe (la France et l'Allemagne) l'impose, et que les autres plus petits suivent, bien souvent contraints mais forcés. Seul l'Angleterre fait de la résistance solide. Ce qui fait aujourd'hui de ce pays le talon d'Achille de l'Europe. Et ce n'est pas une critique que je fais à nos amis anglais : je suis moi-même souverainiste.

Oscar a répondu le 17/04/2012 à 21:25:

Analyse très pertinente cher gignboss !

Pascal C a répondu le 18/04/2012 à 09:49:

On peut considérer NS comme bientôt "disparu" de la scène de la zone euro. FH, quant à lui, semble déterminé à ne pas vouloir céder au diktat allemand. En conséquence, nous nous préparons un beau petit éclatement de cette zone euro... Belle panade en perspective !

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andr0mede a écrit le 17/04/2012 à 18:43 :

Le problème actuel n'est pas l'indépendance de la BCE qui doit en effet rester totale. Par contre il faut modifier les objectifs de la BCE: aujourd'hui le seul objectif est la stabilité des prix. Il faut changer cela et ajouter la croissance, de manière à laisser les banquiers centraux ajuster leur politique pour répondre à ces 2 objectifs, à eux de privilégier l'un où l'autre en fonction de la situation (actuellement ce serait plutot la croissance et donc mettre à 0 les taux, voire faire marcher un peu la planche à billet...)

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derdom a écrit le 17/04/2012 à 17:21 :

Merci à "p'tit prof" qui me semble bien connaître notre voisin et sa double morale. Pour rappel une interview il y a quelques mois du patron de l'industrie allemande rapidement résumée " l'Europe c'était hier, NOS marchés sont de l'autre côté du monde ...., quant à l'Euro etc... on s'en f.....". Les belles voitures fabriquées en Hongrie (Audi TT) en Roumanie (Porsche Cayenne, VW Touareg et autres Q....) ces belles voitures estampillées Made in Germany bien que l'on n'y monte que les roues.... voilà la réalité des choses. LÈurope souhaite que la France embauche des Roumains, Hongrois, etc.payés au SMIG ? ... l'Allemagne le fait mais sans salaire minimum 3,50 ou 5,00 Euro de l'heure. Oui, il est grand temps d'ouvrir les yeux et d'avoir un comportement consomateur responsable. Où sont-elles toutes nos plumes économiques et politiques qui ne veulent pas expliquer le fond des choses aux Francais et aux autres nations de l'Europe et qui roulent en.....? Il est grand temps de revoir les traités européens car je crois que beuacoup ont compris. PS: pour vivre en Allemagne depuis plus de 30 ans je peux vous assurer voir arriver aujourd'hui des jeunes d'Espagne d'Italie, du Portugal pays qui ont payés les formations et voient partir leurs jeunes ingénieurs payés ici comme du second choix.

p'tit prof a derdom a répondu le 19/04/2012 à 14:52:

Merci en retour à vous. Je ne connais que fort peu l'Allemagne, mais je connais assez bien la théorie économique pour l'avoir enseigné pendant des années. On n'a pas compris en France que le D-M était fort pour être sous évalué (ss-évaluation révélée par la hausse constante sur le marché des changes et par les excédents de balance commerciale) et le franc fort pour être sur-évalué pour les raisons opposées. D'où une ambiguïté trompeuse. Et c'est avec ça qu'on a fait l'euro et le marché unique! La situation actuelle était prévisible et prévue par les opposants à Maastricht.

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Vincent a écrit le 17/04/2012 à 15:19 :

> Ne pas désavouer Nicolas Sarkozy aurait signifié désavouer ces efforts. En termes de politique intérieure, c'eût été fort dangereux car, au sein même de son parti, on est très sensible aux critiques de la Buba. Et l'on n'acceptera pas de toucher à l'indépendance de la politique monétaire. On aimerait savoir comment l'Allemagne propose d'éviter la faillite du système bancaire qui s'annonce (et pas que des banques grecques), vu la quantité occupée par les dettes souveraines dans les bilans...

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jmadison a écrit le 17/04/2012 à 14:24 :

L'indépendance statutaire de la BCE n'est effectivement pas négociable. Par contre, la définition de ses missions telle que fixées à Maastricht il y a 20 ans (et inchangées depuis) gagnerait à être revue de façon pragmatique et non pas idéologique. Cette révision nécessitera une modification du Traité de Lisbonne à l'occasion de laquelle d'autres règles relatives à la politique économique et monétaire européenne pourraient être revues et adaptées au nouveau contexte européen et international - notamment pour renforcer la gouvernance économique de l'UE, ses moyens budgétaires et financiers et sa représentation internationale. Il conviendrait parallèlement de conforter l'irrévocable vocation de TOUS les États membres de l'UE d'adhérer à l'Eurozone en fixant une date-objectif qui pourrait être 2020. Jean-Guy GIRAUD

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Maitre Capello a écrit le 17/04/2012 à 14:04 :

"Oripeaux"

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Vivement le 7 mai au matin quand je me lèverai ce n'étaiyt qu'un mauvais rêve a écrit le 17/04/2012 à 13:23 :

Sarkozy a vanté en août 2005, les mérites extraordinaires de la politique de la Fed menée par un certain Greenspan, qu'il a qualifié de génie, excusez du peu, alors que ce type là est à l'origine des bulles financières et de la crise financière gigantesque de 2007-2009 dont les conséquences économiques et sociales sont loin d'être endiguées aujourd'hui. En fait M. Sarkozy, du fait de son manque de mesure et de vision, mais aussi de sa conduite des affaires de la France extrêmement heurtée et son style très autocratique, n'est pas compétent contrairement à ce qu'il ressort encore dans l'opiniondes français.Sarko c'est celui qui bouge tout le temps dans tous les sens, sans constance, ni consistance, ni union des français, ni union des européens, rien du tout.

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vernolit28 a écrit le 17/04/2012 à 12:26 :

Il ne peut pas faire plus court, ce petit journaleux ?

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Tintin a écrit le 17/04/2012 à 12:14 :

Serait une erreur de ma part mais la grande Allemagne as-telle payé en son temps les dommages de guerre qu'elle occasionné ? Peut elle se montrer généreuse envers ceux qu'elle a opprimé ? et aider l'Europe a s'unifier ........

Episodique a répondu le 17/04/2012 à 13:01:

Oui l'Allemagne a payé TOUES ses dettes de guerre et ne doit plus rien à personne. Seuls les russes devraient compenser pour la partie Est de ce pays, mais les russes sont desmenteurs comme votre Sarkeuzi, ne pas compter sur les dictateurs.

Dupond a répondu le 17/04/2012 à 13:13:

Tout à fait d'accord avec vous!!

john galt a répondu le 17/04/2012 à 14:00:

@ Tintin : je ne crois pas me souvenir que l'empire romain ait payé ses dommages de guerre envers la Gaule qu'il a colonisé pendant 400 ans ?? et la France de Napoléon auprès de la Prusse et de la Russie ? Et l'Angleterre à la France pour la guerre de 100 ans ? etc etc etc ... argumentation idiote ...

Ignorant a répondu le 17/04/2012 à 15:00:

@Episodique: l'Allemagne n'a pas payé toutes ses dettes de guerre, en particulier celles de 14-18, suite à) la pression américaine (Plan dulles) C'est dans tous les livres d'histoire!

histoire a répondu le 17/04/2012 à 16:40:

@ignorant /bien répondu, mais hélas qui apprend encore Versailles; les Réparations les plans Dawes etc..?.(signez la pétition APHG contre la suppression de l'histoire en TS!)@John Galt : n'oubliez pas le traité de Paris et les 5 Millions de F aux Alliés Prussiens , Anglais etc... (qu'ils ont reçus). Si nous avons aussi payé 5 milliards à Francfort, c'est connu!

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ludo a écrit le 17/04/2012 à 11:11 :

Mais faire eclater l'euro,n'est ce pas ce que souhaites Sarko,qui ne le dit pas ,mais l'esperes,car il sait tres bien que seule la sortie de l'euro pour la France sera salvatrice,c'est un politicien,plein de promesses et plein de mensonges,et il est suffisamment intelligent pour savoir que MLP a raison

eurofederal a répondu le 17/04/2012 à 13:07:

Une sortie de l'euro salvatrice pour la France? Mon Dieu! l'histoire ne vous a rien appris? revoyez votre histoire contemporaine, cela vous évitera de dire des âneries dans le futur.

Odilon a répondu le 17/04/2012 à 14:24:

Quand la France sortira de l'Euro et donc fera defaut sur sa dette, vous perdrez toutes vos economies car votre banque fera faillite et votre compte avec.

Odilon a répondu le 17/04/2012 à 14:24:

Quand la France sortira de l'Euro et donc fera defaut sur sa dette, vous perdrez toutes vos economies car votre banque fera faillite et votre compte avec.

Pascal C a répondu le 18/04/2012 à 14:00:

@Odilon Comment pouvez-vous encore faire confiance aux banques françaises ou aux assureurs nationaux et leur confier votre argent ? Allez voir plutôt du côté du Luxembourg, ou de la Hollande, ou même de la Belgique, des exemples parmi d'autres, et parmi les plus proches... Vous ne risquerez plus de perdre votre capital.

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prendlepouvoirsurmoi a écrit le 17/04/2012 à 10:27 :

C'est qui ce bogoss sur la photo ? "DR"... Dominique ? Denis ? Damien ? Diego ? Par contre, j'ai pas tout lu c'était trop long... mais très intéressant ! Comme quoi on peut être bogoss et intello.

Pascal C a répondu le 18/04/2012 à 09:56:

@prendlepouvoirsurmoi "DR" est la mention conventionnelle signifiant "Droits réservés", liée à tout cliché publié en presse écrite quand l'auteur de ce cliché est inconnu. Une manière de se prémunir d'une action en justice par l'auteur.

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simon a écrit le 17/04/2012 à 09:48 :

Espérons qu'on vous lira car les gens ne se sont pas aperçus de cela et voient toujours Merkel comme une assurance "bonne conscience" (hé oui, ce n'est pas facile de voter Sarkozy la conscience tranquille...) Quant à flx, on pourrait lui parler de l'emprunt de Sarkozy pour l'Île de la Jatte, Accoyer vient de faire une intervention à ce sujet... :)

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ortho a écrit le 17/04/2012 à 09:37 :

Bon article mais s'il y a un "h" à haillons, il n'y en a pas à oripeaux

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p'tit prof a écrit le 17/04/2012 à 08:53 :

Il est facile en économie de mal interpréter les faits et de prendre des effets pour des causes. La RFA "ordolibérale"? L'allemagne depuis cette époque est un pays non pas libéral mais mercantiliste, c'est à dire limitant les salaires et sous-évaluant le change de sa monnaie pour infliger à ses "partenaires des excédents commerciaux qui deviennent à la faveur de l'euro gigantesques, et qui lui permettent de capter sur eux des emplois, des activités, de la croissance, et de leur imposer à la longue la domination polititique dont Merkel ne se cache plus. Dans ces conditions qui est la vache à lait de qui? Est-ce le souvenir de 1923 qui justifie sa phobie de l'inflation, ou sa volonté de conserver l'avantage de change avec lequel elle est entré dans l'euro? Ses exigences de rigueur pour les autres ne sont-ils pas le meilleur moyen de mieux conforter sa situation? Sarko et les autres commenceraient-ils enfin à comprendre le piège dan lequel la France et les autres sont tombés, la naïveté avec laquelle on est entré dans un marché et une monnaie uniques avec un partenaire qui, par son mercantilisme traditionnel, leur impose une véritable guerre économique? Le comble est que les giscard et les autres par leur politique de "franc fort" avec lequel nous sommes entrés dans l'euro ont aidé à cette sous évaluation du D-Mark. Mais pour comprendre ça, encore faudrait-il ne pas confondre libéralisme et mercantilisme, le premier comptant sur le système des prix et du change pour éradiquer les déséquilibres, et le second nourrissant un petit nombre de pays aux dépens des autres. Invoquer la vertu politique, la qualité des produits ou la sagesse des syndicats pour expliquer les succès de l'allemagne revient tout simplement à prendre des effets de cette politique pour des causes. Il serait temps d'ouvrir les yeux.

john galt a répondu le 17/04/2012 à 14:03:

@ p'tit prof : dès lapremière phrase vous interprétez mal vous même la situation : l'Allemagne sous évalue le change de sa monnaie ?? depuis quand ? c'est l'inverse ... Et le Libéralisme, ce n'est pas compter sur le système de prix pour éradiquer les déséquilibres, c'est justement de s'attaquer à ces déséquilibres : la plupart des libéraux prônent le monétarisme.

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john a écrit le 17/04/2012 à 08:43 :

Mais pourquoi prêter à 1% à des banques qui nous prêtent à 3,5%? Le premier poste de dépense est le remboursement de la dette, cette situation n'est évidemment pas tenable et les économies réalisées en passage directement par la banque central permettraient de relancer la croissance à moindre coût. La Grèce et l'Espagnes qui s'enferrent dans cette politique monétaire "à l'allemande" sont l'exemple à ne pas suivre... Rappelons la pensée de Keynes à ce sujet: on dépense en temp de crise pour relancer, et on rembourse une fois l'équilibre rétabli...

@john a répondu le 17/04/2012 à 11:02:

Sauf qu'en France, on ne rembourse jamais même quand ça va mieux !

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sauros a écrit le 17/04/2012 à 08:27 :

depuis 2007 NS tente d'infléchir la position de l'Allemagne sur le rôle de la BCE sans succés ,mais aussi des Pays Bas .La règle était un passage absolu car faire de la dette ,la faire prendre en charge par la BCe ,n'est certainement pas la solution

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piraillon a écrit le 17/04/2012 à 07:59 :

Si l'Allemagne avait prévu de sortir de l'euro (plan B), elle ne va pas laisser passer cette occasion pour le faire, et en rejeter la responsabilité sur Sarko.

Missiles a répondu le 17/04/2012 à 09:02:

CHICHE ! Le premier marche de l'Allemagne s'est l'Europe. Des que l'Allemagne sortirai de l'euro, le nouveau dmark exposerai et l'exportation vers l'Europe s'effondrerait. Mme Merkel est tout sauf bête !

jpol a répondu le 17/04/2012 à 11:55:

Pas faux et en plus l'allemagne emprunte à taux négatif!! Un vrai paradis cette zone euro pour Merkel

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jpd a écrit le 17/04/2012 à 07:56 :

On ne peut éviter de constater l'incohérence du président et l'évidence du vide de sa présence ds le fameux couple: certains anciens doivent se retourner: les pères de l'europe, le général, mitterand. Pour un président qui manipule tellement les personnages historiques, c'est pas mal!

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AS a écrit le 17/04/2012 à 07:41 :

c'est bizarre quand Sarko était d'accord avec Merkel tout le monde le critiquait car soit disant la France avait tord de ne pas s'opposer à l'Allemagne, maintenant que c'est l'inverse tout le monde critique.

girouette a répondu le 17/04/2012 à 10:53:

Vous aimez donc les girouettes?

Snatchy a répondu le 17/04/2012 à 12:47:

Quoi qu'il fasse, Sarko se fait critiquer, on appelle ça un fusible, et vous croyez que les choses vont changer après les élections, non non, ils trouverons un autre fusible....

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j'ai entendu a écrit le 16/04/2012 à 22:58 :

la voix d'Outre Rhin qui me chuchotait ( suite à notre rupture !!! toi le fils du charpentier < de marine , pas du pen > fais lui donc un petit escabot afin qu'il descende de son piedestal du mieux qu'il le peut mais comme il nous manque du bois ( une partie a servi pour nous chauffer cet hiver ) tu ne feras qu'une marche sur deux ou une sur trois, ainsi est notre volonté !!!

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disonsle a écrit le 16/04/2012 à 21:30 :

Le problème n'est pas l'indépendance de la BCE. Elle l'est et elle doit le rester. Cela dit, les traités la concernant ne peuvent effectivement pas rester en l'état pour deux raisons: Primo, indépendance ne veut pas dire irresponsabilité. Or la BCE et, indirectement, ses dirigeants ne rendent des comptes devant aucune instance un tant soit peu démocratique; la mieux placé étant le Parlement européen. Secundo, il faut rééquilibrer les missions de la BCE: comme la Réserve fédérale étasunienne, elle devrait, non seulement prévenir ou lutter contre l'inflation, mais, en plus et sans hiérarchie, favoriser l'emploi et le développement économique, voire humain.

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Truk a écrit le 16/04/2012 à 21:07 :

Pousser l'Allemagne vers la sortie de la zone Euro, c'est LA solution idéale. L'Euro se dévaluerait illico : aucun pays de la zone (hors Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Finlande) ne ferait défaut sur sa dette, puisque remboursée en Euros dépréciés, et la croissance pourrait enfin revenir. Quant à l'Allemagne, elle sera illico désendettée, même si sa croissance et ses excédents y seraient sacrifiés.

Mais non a répondu le 16/04/2012 à 23:23 depuis un Iphone :

Ce n'est pas non plus une solution pour l'Allemagne et bonjour pour l'inflation dans les autres pays. En fait il n'y a pas de solution avec les modèles actuels.

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fix a écrit le 16/04/2012 à 19:49 :

Un peu rapide, cher ami, car , F.Hollande n'a pas encore adopté la règle d'or au seul prétexte qu'il aimerait emprunter sans obligation de rembourser (comme le font les USA depuis si longtemps). L'économie rhénane ,dont nous sommes, dit NON !! note : F.Hollande a emprunté ds sa vie au parlement et s'est enrichi d'un belm apprt à chaque législature. Jamis un cadre de l'industrie ne capitalise aussi facilement.

pm a répondu le 17/04/2012 à 00:50:

C'est qui "NOUS sommes" ??? Vous ? parce que (sauf si vous ne connaissez rien au capitalisme rhénan) le "capitalisme français" n'a strictement rien à voir avec icelui ! Quant à votre "règle d'or", merci de vous rappeler que les 3% out été foulés aux pieds par tout le monde sans que cela n'intéresse quiconque ! Dès lors, votre règle d'or...

marie210917 a répondu le 18/04/2012 à 18:26:

Hollande ? mais il fera le dos rond ... Entre ces discours et la réalité il y a une marge et guère petite ! Tous les français ne rêvent pas tout debout je puis vous l'assurer

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Pierre Semoir a écrit le 16/04/2012 à 19:48 :

Auriez-vous l'amabilité de préciser à vos lecteurs, non pas la politique ou le rôle des banques centrales, mais qui détient les capitaux utilisés et quels sont les montants des intérêts retournant vers ces mêmes banques centrales? Par exemple BCE et FED de NY correspondant à la banque centrale des USA? Salutations cordiales

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rémifa a écrit le 16/04/2012 à 19:29 :

les ORIPEAUX svp !! les mots exacts fondent la pensée ... merci de respecter la valeur du langage.

Pop a répondu le 19/04/2012 à 14:34:

Et une majuscule en début de phrase ?

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