La Tribune

La crise ? 99 % de psychologie !

Philippe Mabille
Philippe Mabille (Crédits : A.Caen)
Philippe Mabille  |   -  767  mots
Tout le paradoxe de la période que nous vivons, c'est que la crise est sans doute finie... mais que nous ne le savons pas encore !

Aux États-Unis, malgré l'immense « falaise » de la dette, la reprise est au coin de la rue. Un indice que l'oncle Sam en a sous le pied ? Les seules ventes de l'iPhone 5 pourraient doper de 0,3 à 0,5 point la croissance (annualisée) du troisième trimestre, selon une étude de la banque JPMorgan...

En Europe, l'action conjuguée d'Angela Merkel et de Mario Draghi a changé le climat de la rentrée en portant un coup d'arrêt à la spéculation. Certes fragile, cette stabilisation ouvre la voie à une reprise, soutenue par des taux d'intérêt historiquement très bas. C'est le bon moment pour investir avant le retour de l'inflation ! Autre signe favorable, partout, en Grèce, en Irlande, en Italie, en Espagne ou au Portugal, les déséquilibres à l'origine de la crise sont en passe d'être résorbés : la bulle immobilière espagnole est presque corrigée ; et la balance des paiements des pays du sud de l'Europe est revenue à des niveaux raisonnables. En clair, l'ajustement économique, terriblement brutal, que l'Europe vient de traverser a eu lieu. Les peuples n'ont pas souffert pour rien !
Bien sûr, le cynisme de cette approche peut choquer. La crise a laissé des scarifications profondes, sociales et politiques. Elle lègue des montagnes de dettes à financer, des millions de chômeurs à reclasser et des inégalités à corriger. Il faudra une bonne décennie avant d'espérer retrouver non pas la situation d'avant 2008, mais une croissance plus saine, reposant moins sur l'endettement sans limites.

En réduisant à marche forcée les déficits, les gouvernements prennent cependant un risque important, celui de faire replonger l'économie dans la récession. Il faudra, sans doute, adapter le rythme à la conjoncture. Mais la nécessité de reprendre le contrôle de la dette ne fait pas débat. Les États disposent là d'un levier de relance considérable en libérant le stock énorme d'épargne de précaution accumulé par les ménages. C'est le pari fait en France par François Hollande, qui assume crânement le virage de la rigueur contre l'avis de son aile gauche et de la plupart des économistes. En maintenant l'objectif d'un déficit de 3 % du PIB en 2013 au prix d'un effort sans précédent de 30 milliards d'euros, Hollande fait du Ricardo là où on attendait Keynes ! En donnant un calendrier de deux ans pour le redressement, le président de la République a dit au pays ce qu'il avait besoin d'entendre et ce simple fait peut être paradoxalement libérateur. Avec son Agenda 2014, directement inspiré de l'expérience Schroeder en Allemagne, il espère déclencher un effet de catharsis sur le sentiment d'impuissance qui s'est installé dans l'inconscient collectif. Reconnaissons-lui une certaine habileté. Sa tâche est difficile. Il lui revient de convertir la gauche française à la social-démocratie et de lui faire accepter des réformes qu'en d'autres temps on eût qualifiées de libérales. Entendre les mots « souplesse » du marché du travail, certes dans un « accord équilibré » avec la nécessaire protection des salariés menacés par les restructurations, « compétitivité » et « coût du travail », parmi les priorités de l'heure, n'était pas si évident dans la bouche d'un socialiste classique.

"Une histoire belge"

L'affaire de la demande de double nationalité de Bernard Arnault, le patron de LVMH, divise un pays toujours aussi mal à l'aise avec la richesse. Beaucoup a été dit, le meilleur comme le pire, sur cette histoire belge. Faisons donc un pas de côté en constatant, avec l'Insee, que depuis 2009 le modèle français est en panne. Il fabrique plus de pauvres (440 000 en 2010) qu'il ne crée de richesses. Le fait que l'écart de revenus entre les plus riches et les plus modestes se creuse en France est un signal d'alarme qui place à son juste niveau le débat sur la taxe à 75 %. Les choses sont désormais claires. Au-delà d'un million d'euros de revenus d'activité, elle s'appliquera à tous sans exception. Mais en précisant que cette taxe « exceptionnelle » disparaîtra dans deux ans, François Hollande reconnaît implicitement que son idée, avant tout un symbole, est porteuse de risque pour l'économie. Tout simplement parce même si aujourd'hui moins de 3 000 personnes sont concernées (hors exilés fiscaux), fixer ainsi un plafond à l'envie de création de richesse est contradictoire avec le désir de croissance. Le fait que les revenus du capital en soient exemptés et qu'aucun autre pays dans le monde ne suive cet exemple suffit pour s'en convaincre...

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Commentaires

graine pour pigeon  a écrit le 08/10/2012 à 21:14 :

en voila un( mr Mabille) qui n'a pas peur de dire des contres vérité et qui affiche fermement le discourt des gouvernants (en place ou passé) les us on sorti la planche a billet pour acheter de l'or (1300 tonnes acheté...aux suisses) la gréce s'enfonce dans le marasme économique et financier (fonctionnaire plus payé, remboursement
sécu social a l'arrêt ,corruption des politiques (pléonasme?) ) sans compter les manifestations en gréce espagne italie portugal dont certaine réprimée avec forte violence par le pouvoir. chomage qui n'a jamais été aussi haut en zone euro et la monnaie euro fascillante tout comme les banques et les assurances européenne . Si reprise il y a c'est bien des cours de l'or (+de 100% de hausse en 3 ans ainsi que des volumes de transaction)jp morgan est obliger de maintenir les cours de l'or et de l'argent pour faire croire a un climat de confiance aux populations captive a l'ordre mondial en place.quand a Bernard Arnault je suis sur qu'il est parti en belgique avec plusieurs centaines ou millier de kilo d'or (déjà placé depuis longtemps a l'abris hors de france)

Un ancien abonné  a écrit le 01/10/2012 à 20:56 :

La tribune ne mérite plus d'être achetée ni lue avec de tels articles.

Tikehau  a écrit le 01/10/2012 à 15:30 :

Incroyable mais ce monsieur Mabille à en effet raison ! il ne s'agit pas d'une crise... car une crise c'est comme un rhume, ça passe en trois jours. Parler et penser crise est manifestement une erreur. Mais c'est le seul semblant de vérité que je retrouve dans son article.

Il s'agit en effet de tout autre chose : nous sommes au bout du bout d'un système mortifère et il est grand temps, avant implosion, de faire le bilan.

Les ressources énergétiques bon marché s'épuisent dans la dégradation générale de l'écologie de la planète qui nous héberge. La logique implacable du producteur au moindre prix a été poussée au paroxysme par une quasi mise en esclavage des "petites mains" qui ?uvrent à la satisfaction de nos besoins en produisant sous d'autres latitudes.

"Les seules ventes de l'iPhone 5 pourraient doper de 0,3 à 0,5 point la croissance" : en effet des "étudiants" chinois participent au conditionnent et à l'expédition de cette "merveille de technologie" pour satisfaire notre boulimie consumériste.

Et les emplois générés par cette croissance vous les voyez où ?

Nous faire croire qu'avec l'austérité qui nous sera imposée demain nous aurons une croissance plus saine, c'est nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

"les déséquilibres à l'origine de la crise sont en passe d'être résorbés" : avant ou après une nouvelle décote sur les dettes souveraines rachetés par la BCE sur le dos des contribuables européens ?
Au prix de combien de millions de chômeurs supplémentaires allons nous rembourser, y compris en monnaie sonnante et trébuchante via nos impots, les pertes frauduleuses des banques de 2008 ?

Pour parler de psychologie il faudrait être psychologue. Je doute que vous soyez un professionnel de la santé. Dans mon cas, je ne me prononcerai pas sur vos qualités de journaliste n'étant pas journaliste.

Un Connu  a écrit le 01/10/2012 à 11:25 :

Permettez moi de vous dire M. Mabille, que votre article est propre au monde de Pollux et ses amis. Que voulez vous nous faire croire et comprendre ?
M. Mabille, sortez de cette spirale oligarchique. Ceux qui vous donnent l'aumône de votre analyse, ne font de vous que la marionnette de leur propos.
Ouvrez les yeux et cessez de mentir.

psychologie du chomage  a écrit le 01/10/2012 à 9:47 :

Et les pertes réelles d'emploi relèvent de la psychologie??

KCM67  a écrit le 26/09/2012 à 11:07 :

Je prends le pari que ce journaliste a un tout petit peu d'avance pour le pic de la crise. Et pour la résorbtion de cette dernière, il évoque quelques pistes de sortie; mais nous allons en baver pendant quelques années avant de voir le bout du tunnel.

Alzeubig  a écrit le 18/09/2012 à 22:57 :

Moi je crois qu'on se dirige tout simplement vers une 3ème guerre mondiale qui en décimant une grande partie de la population mondiale et en rasant tout ce qui existe sur terre, permettra à l'économie de repartir de plus belle vers encore 50 glorieuses. Hélas

miroboland  a répondu le 19/09/2012 à 11:20:

je pense malheureusement que vous n'êtes pas loin de la réalité...le problème étant que l'on ignore sur qui cela tombera...

Xavier  a écrit le 18/09/2012 à 15:00 :

Et bien, beaucoup de commentaires railleurs !
Depuis que je suis né, je lis des articles qui me parlent de crise et mon père, une génération plus tôt me disait la même chose. Et pourtant quand on regarde en arrière depuis la guerre, il y a eu des hauts et des bas des bonnes périodes et des mauvaises périodes (des crises). Il y a donc eu des périodes d'entrée en crise et des périodes de sortie de crises.
Les historiens ne nous disent pas que le monde est en crise depuis 60 ans ou alors il faut se mettre d'accord sur la définition du mot crise. Si la crise est l'état normal de gestion d'un pays et en particulier de la France, avec des "Mme Parisot" qui soufflent en permanence sur les braises alors nous sommes toujours en crise et Messieurs, Mesdames qui commentez cet article, vous avez raison !
Mais si le mot crises signifie une période vraiment difficile comme nous en avons eu dans l'histoire et comme certain pays de notre planète en vivent en ce moment alors il me semble qu'il ne faut pas appliquer gratuitement ce mot à la France.
En France nous avons à disposition des tonnes de services : les écoles , les hôpitaux , la culture , les trains ..... C'est certain tout cela peux être mieux organisé, nous en faisons tous le constat tous les jours. Une bonne gestion des effectifs (avec de vrais départements de gestion des ressources humaines) , est nécessaire. Économiser sur les 500 mrds de coût de notre administration, c'est certain c'est faisable. Pourtant , les retraités n?ont jamais été aussi fortunés, le CAC 40 a encore distribué plus de dividendes ? Tout ne va pas si mal. Il y a beaucoup de gens sur cette planète qui se contenteraient du régime français , même avec sa dette !
Si on ne veut pas être caricatural et continuer de se la jouer en disant que tout va mal, et que tout va aller de pire en pire , que le président est un "Flambi", que eux ils ferraient beaucoup mieux (je demande à les voir à l??uvre) !!! , on peut se dire que si notre vieille Europe a du mal à se construire politiquement elle réussit à se construire autour d'une monnaie unique petit à petit . Cela prend du temps c'est certain mais l'histoire des peuples a toujours montré que ce qui se construisait trop brutalement créait des tensions et des guerres.

Alors peut être que l'Europe se construit à la bonne vitesse (celle qui permet aux peuples d'accepter des abandons de souveraineté sans se taper dessus !), peut être que d'une période un peu tendue, nous nous dirigeons vers une période avec un peu d?inflation, peut être qu'il est temps d'investir, peut être que nous avons une fenêtre de tir et que l?on n?ouvre pas ses yeux pour regarder ?

Peut être que FH n'est pas aussi Flambi que ça, la France n'est pas facile à gérer, il n'y a qu'a demander à Juppé ce qu'il en pense ! . IL n'y a qu'un homme de gauche pour faire des réformes qui ne soulèvent pas de révolution en France ! Alors à défaut d'applaudir soyons cynique et attendons de voir à quoi il parvient!

Peut être que Philippe Mabille utilise le mot crise dans son vrai sens, peut être qu'il mesure bien les opportunités du moment, peut être qu'il a raison et que l'on va vers un retournement pas si mauvais que ça de la conjoncture. Peut être qu'au lieu de grogner on devrait réfléchir à cette fenêtre d'opportunité et investir au lieu de remplir son compte épargne ... peut être même que cela aiderait l'économie à aller mieux !

cyniqueBoy  a répondu le 03/10/2012 à 8:40:

Mais bien sur "Positive Attitude"!!!
Spéculons encore un peu plus, pas la peine de remplir son compte épargne.
Moi je lorgne sur les terrains d'un agriculteur en presque faillite, et j'attends aussi que le CAC40 se casse la gueule (et les emplois qui vont avec) pour racheter des actions françaises pas cher.
C'est vrai que depuis que VGE nous a retiré le droit de gérer notre monnaie pour que l'on ne s'endette pas auprès de notre Banque centrale, le pays se porte beaucoup mieux.
Les 68ards ont eu ce qu'ils voulaient, une belle vie à crédit, belles maisons qui sont revendues avec forte plus value par les enfants, pendant qu'ils vont crever dans des maisons de retraités.
Et la dette extérieure de la France ce porte bien aussi, les banksters nous demandent ....non non....exigent que notre budget soi équilibré alors que c'est grâce à notre déficit chronique qu'elles gagnent de l'argent.

Le fonds réservé de 10 milliards? dévolu au retraite, à été englouti par cette dette... surpris? il ne faut pas c'est le sommet de l'iceberg.
Aujourd'hui on doit emprunter pour payer nos retraites, et le gouvernement nous rembourse ces 10milliards à raison de 1,7 milliard par an jusqu'en .... va savoir.
La dette engloutie la richesse du pays, les économistes en carton peuvent dire " La dette par tête française n'est pas si énorme que ça et puis on a du foncier, sans parler de la valeur intrinsèque de la france".

Oui ok chaque naissance diminue le poids de la dette française blablablablabla.
Mais bande de nazes, nous ne sommes pas des têtes de bétails, nous refuserons de payer, je refuse de payer, on devrait tous refuser de payer.
Dois je parler de celle que nous sommes entrain de contracter via la BCE avec le FESF et le MES?
2000 milliards d'euros sont nécessaires au pays en difficultés pour tenir quoi? le budget de 2013? tu parles !!!

Personne ne veut leur prêter parce que on sait qu'ils vont couler, alors mieux vaut les endetté un max avec des actifs pourris issue des banques tant qu'à faire.
C'est gagnant du coté politique on fait pression avec les "aides-dettes" pour mieux les fédéraliser et coté banksters on prends les économies du quidam et on lui refile de la fausse monnaie bien fraîche de chez Draghi.

La dette c'est l?asservissement des peuples, les banksters sont à l??uvre depuis longtemps et sont bien plus cyniques que vous.
La fenêtre de tir c'est le dernier "ratiboisement" des richesses qui restent, ils n'attendent que ça de "relancer l'économie", eux font des faux billets qu'ils échangent contre du vrai argent qui lui à vraiment travailler et vaut quelque chose.
Mais allez-y donc investissez gaiement!!

GABUZO  a écrit le 18/09/2012 à 12:57 :

Il est indéniable que la crise a un aspect psychologique. beaucoup de français pourraient consommer mais il y a un attentisme lié à la peur du lendemain. en ne donnant pas de direction claire FH entretient cet attentisme. Toutefois c'est faire peu de cas de la finance qui n'est toujours pas régulée et qui au contraire relève la tête. la preuve: les laudateurs de Steeve Jobs ont pris le pouvoir et font croire que l'I phone 5 va sauver l'économie mondiale et les bobos branchés accourent comme les mouches attirées par la lumière. Ca c'est plus inquiétant car cela montre que l'artificiel mène toujours le monde économique et que le problème de fonds n'est pas traité. Mais bravo pour l'article qui vu les polémiques qu'il provoque vise juste.

élu ps  a écrit le 18/09/2012 à 12:54 :

eh oui!la crise est finie!les français sont des raleurs,déconnectés des réalités du monde,mais le plus dur est derrière nous.la hausse du chomage ralentit et la france est dans le peloton de tete des pays d'europe pour la croissance.tout cela en ayant conservé un génereux système de protection sociale.certes des industries ferment mais le boom des services compense largement.reste le problème de la dette:il faut convaincre les français d'une participation a l'effort.quelques taxes indolores et quelques impotsbien ciblés suffiront.ce que n'a jamais été capable de faire nicolas sarkozy

françois h  a répondu le 18/09/2012 à 13:57:

C'est certain: pour les taxes et les impots, c'est bien parti!

miroboland  a répondu le 19/09/2012 à 11:24:

mais vous êtes plutôt à côté de vous pompes élu ps !!!
mr ayrault commence déjà à préparer le bon peuple en disant que finalement la décroissance du chômage serait moindre qu'escompté en 2013...quand aux taxes indolores...personnellement je les sens car mon pouvoir d'achat baisse comme pour beaucoup de français...je pense que vous ne vivez pas dans le même monde que le notre....

faux élu PS  a répondu le 20/09/2012 à 15:50:

Pour ceux qui n'ont pas compris, ceci est un pastiche

Pat34  a écrit le 18/09/2012 à 12:51 :

En France, ce ne sera pas 99% de psychologie mais 99% d'impôts... On ne redresse pas u pays en appauvrissant les riches. Appauvrir les riches n'a jamais enrichit les pauvres. Tout ce qu'à fait Flamby, c'est décourager l'élan des entrepreneurs, les seuls capables de créer des emplois stables.

bartg  a écrit le 18/09/2012 à 12:44 :

Le cannabis fait des ravages....le systeme financier s ecroulent a cause du casse du siecle des financiers aides par les politiques ne sachant parler que de croissance de consommation...et tout va bien....Vous avez dit Titanic, Costa comcordia, Empire Romain rechauffement climatique surpopulation...je continue...etc etc...

P@n@sonic  a écrit le 18/09/2012 à 12:38 :

"Il fabrique plus de pauvres (440 000 en 2010) qu'il ne crée de richesses." En même temps être pauvre est plutôt bien vu et dans l'air du temps dans ce pays alors qu'être riche ou chercher à le devenir est régulièrement brocardé par nos dirigeants et sujet à la vindicte populaire. Quoi d'étonnant à ce que cela sucite des vocations?

Dites donc vous  a écrit le 18/09/2012 à 12:26 :

Quel était le taux marginal d'imposition aux USA pendant les trente glorieuses ?
Quels risques faisait-il courir à l'économie US et sa croissance ?
Les américains vivent-ils mieux depuis que celui-ci à été raboté par les Nixon, Reagan et compagnie ?

Ce qui n'existe plus c'est financer la croissance avec de la dette. Ce qui a été fait depuis les années 70. Dire que tout est fini, que tout va bien, que l'on en sort c'est du pipeau.

ton87a12  a écrit le 18/09/2012 à 12:25 :

La crise est finie!
Qui est cette personne? je ne le connais pas.Cette affirmation me paraît péremptoire à mon avis. Après une affirmation aussi fallacieuse d'une économiste proche du parti socialiste français "la crise est derrière nous,ces informations contribuent à nourrir des illusions chez les peuples ignorants qui sont prêts à voter pour ceux qui leur promettront le paradis sur terre (des rêves). Quant à moi, Avec l'endettement massif des États développés, la crise doit durer un certain temps et si jamais on s'en sortirait, il faut apprendre à vivre avec une croissance faible, nulle voire négative pendant de très très longues années car la période de vivre au-dessus de ses moyen est bien révolue.

Mordrakheen  a écrit le 18/09/2012 à 12:08 :

avec tout le respect que je vous dois M Mabille je penses que votre vision des choses est pour le moins optimiste . Les problémes ne sont pas réglés en profondeur surtout du coté anglo saxon ou leur systéme bancaire est casiment toujours en roue libre sans controle, la presse à billets aux USA et en Angleterre continue plus que jamais de tourner à plein régime La croissance ne redémarre pas , le chômage dans les pays développés reste toujours aussi problématique , sans emploi pas de salaire pas de consommation pas de croissance saine
le probléme de la dette est toujours et plus que jamais d actualité Et sa contagion continue Un bourgeon ne fait pas le printemps

halley  a écrit le 18/09/2012 à 11:07 :

Absolument pas d'accord avec cet article. Hollande fait tout le contraire de la rigueur. La rigueur serait de couper de manière importante dans la dépense publique qui est de puis 40 ans excessive en France et constitue l'une des principales causes du chômage structurel. Au lieu de cela, Hollande augmente la fiscalité affaiblissant encore un peu le secteur privé qui rappelons le est le principal créateur de richesse.

jeff  a répondu le 18/09/2012 à 12:31:

Ok. mais j'imagine que vous serez un des premiers à hurler lorsqu'on fermera l'école de votre enfant ou le commissariat de votre quartier. C'est ça aussi la rigueur, en tout cas celle qui s'applique en Europe du Sud. Il faut tailler dans le vif et ça fait mal.
Les Français veulent toujours des solutions indolores: fermer des services publics qu'ils n'utilisent pas ou augmenter les impôts des autres

Pat34  a répondu le 18/09/2012 à 12:55:

Avant de fermer l'école ou le commissariat, on peut dégraisser les effectifs délirants d?administratifs, supprimer partout les doublons de service, faire travailler les fonctionnaires pour le (petit) nombre d'heures qui est prévu et ne pas les laisser sans contrôle, il est peut être temps d'augmenter le temps d'enseignement des profs de fac (4 heures par semaine, il ne faut pas exagérer), des maitres assistants etc... TOUS les pays civilisés au monde l'ont fait, sauf la France. La France meurt de son administration pléthorique et hors de prix (500 milliards d'Euros par an avec les retraités - retraite à taux délirant, au passage -)

Réaliste  a répondu le 18/09/2012 à 13:35:

Exact. Nous n'avons pas besoin d'austérité, mais bien de rigueur, au sens premier du terme...

@Pat34  a répondu le 18/09/2012 à 16:13:

+1. C'est curieux comme les gens favorables à la fonction publique pléthorique de notre pays nous citent systématiquement les profs, les policiers et les infirmières, comme si c'étaient les seuls fonctionnaires en France. Si tel était le cas, nous n'aurions besoin que de 3 ministres au gouvernement. Or, ils sont plus de 30 ! Ne pourrait-on pas regarder un peu dans tous ces ministères si tous les postes sont vraiment indispensables? Il me semble avoir lu, un jour, qu'il y avait plus de fonctionnaires en charge de la marine marchande que de marins. Si cela est vrai, est-ce vraiment nécessaire?

STONE1  a écrit le 18/09/2012 à 11:00 :

Et voilà les "négationnistes économistes" qui débarquent avec leurs gros sabots psychologiques pour expliquer la (non)crise!

LMDM  a écrit le 18/09/2012 à 10:01 :

Voilà une magnifique "pantalonnade" ! Alors que les plus grands escrocs de toute l'histoire de l'Humanité gorgent les Peuples de fausse monnaie à gogo, la "Crise serait finie". Où va se nicher l'aveuglement des "Bredins" !? Dingue !

yvan  a écrit le 18/09/2012 à 9:00 :

Et n'oublions pas non plus cette bonne nouvelle qui est que la Grèce ne poursuivra pas ses exilés fiscaux en Suisse... Vivement que nous soyons tous exilés fiscaux, tiens.

Brice  a écrit le 18/09/2012 à 8:57 :

Pour écrire un article pareil Mr Mabille, vous ne devez pas avoir vu les indicateurs aux USA. Quoiqu'ils en disent, ils se dirigent tout droit vers un crash épique.

coco  a écrit le 18/09/2012 à 8:35 :

My name is Mabille, Philippe Mabille. Ma mission, puisque je l'ai acceptée, consiste à vous remonter le moral par tous les moyens, quitte à vous raconter n'importe quoi.

RDV dans un avenir proche pour un prochain épisode de la crise (grèce, espagne ou autre..).On ne pourra pas repousser indéfiniment les problèmes.

Renaud  a écrit le 18/09/2012 à 7:46 :

Waouh les êtats unis en on sous le pied parceque l iphone 5 pourrait "doper" de 0,3 à 0'5 la croissance "annualisée" sur un quart de l'année ?
Et bien moi je suis pas bien éduqué mais intuitivement je préfererais lire que si l'iphone 5 est un flop cela n'a aucune incidence sur la croissance d'un pays de la taille de Us ?

C'est sûr je suis pas près de bosser chez Jp Morgan !

letroll  a répondu le 18/09/2012 à 8:20:

hardware fabriqué en Chine, logiciel développé en Inde .. c'est sur que l'Iphone est la recette miracle pour les USA :-)). Draghi et Merkel en sauveur alors qu'ils sont en train de nous couler en faisant des dettes pour boucher les trous ...
Il faut voir le côté positif des choses, tant que je peux lire ce genre d'âneries c'est que je suis encore en vie.

Greg le Prolétaire  a écrit le 18/09/2012 à 7:37 :

"Les seules ventes de l'iPhone 5 pourraient doper de 0,3 à 0,5 point la croissance (annualisée) du troisième trimestre, selon une étude de la banque JPMorgan..." : normal, les riches bénéficiaires des cadeaux fiscaux qui creusent le déficit ont une occasion d'utiliser leur épargne autrement qu'en la plaçant. Est ce un signe de sortie de crise pour autemps ? Non, contrairement à la croyance habituelle, donner plus aux riches en multipliant les pauvres ne donnera jamais une consommation de masse...

Pat34  a répondu le 18/09/2012 à 13:01:

De retour des états unis, voici une remarque de mon expert comptable local (français exilé depuis 10 ans): ici la plupart des pauvres ne veut pas qu'on taxe + les riches, car chaque pauvre espère un jour devenir riche. C'est pour cela que ce pays s'en est toujours sorti, et s'en sortira toujours (au passage, je rappelle que les pauvres disposent de la Sécurité Sociale gratuite aux Etats Unis -Medicaid-, tout comme les personnes agées (homme 65 ans, femme 60 ans -Medicare-). Par contre ceux ui ne sont ni "vieux" ni pauvres doivent payer leur assurance, comme pour une assurance automobile. Le coût n'est pas proportionnel au salaire comme en France)