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Philippe Mabille | 05/10/2012, 06:56 - 543 mots
Un choc économique, avec le sentiment d'une panne complète de croissance, qui risque de tourner à la récession en raison de l'austérité budgétaire. Un choc fiscal, enfin, avec une loi de Finances qui va prélever 20 milliards d'euros de recettes nouvelles sur les ménages et les entreprises en 2013. Du jamais vu !
Ces trois chocs ont pour point commun de fabriquer du découragement. Découragement des ouvriers, qui voient se fermer les usines les unes après les autres et manifestent leur désillusion devant l'impuissance politique. Découragement aussi des entrepreneurs, qui estiment que la France prend avec la hausse continuelle des impôts un chemin létal pour la croissance. La révolte fiscale des « Pigeons » est le symptôme d'un phénomène d'overdose que l'on ne peut ignorer. Mené au départ par des entrepreneurs du Net inquiets à la perspective de payer plus de 60% d'impôt sur leurs plus-values, ce mouvement est en train de muter pour fédérer de façon spontanée le malaise de tous les petits chefs d'entreprise, auto-entre-preneurs ou professions libérales, qui ont l'impression d'être la vache à lait de l'État. De là à imaginer la naissance d'un Tea Party à la française...François Hollande paye cash le prix politique de ce triple choc par une chute de sa popularité, la plus rapide jamais connue par un président nouvellement élu. Cinq mois après avoir porté avec espoir un président socialiste au pouvoir, la gauche se divise déjà et manifeste contre l'austérité et le traité budgétaire européen. Contrairement à ce que disent ses détracteurs, ce texte, certes signé par Nicolas Sarkozy, apporte pourtant plus de souplesse que le traité de Maastricht : avec la notion de déficit structurel, il permet de tenir compte des aléas de la conjoncture. En résumé, le « non » au traité ne change rien et aggrave même le problème en nuisant à la crédibilité de la signature de la France sur les marchés. Le « oui » permet d'espérer qu'au printemps 2013, la commission de Bruxelles ajuste le calendrier de la baisse du déficit public si la situation économique ne s'arrange pas. Pascal disait que croire en Dieu est un pari moins risqué que d'être athée. Avec le traité budgétaire européen, le choix qui nous est proposé est finalement assez semblable.
Pour couper court au découragement des Français, François Hollande va devoir répondre par un contre-choc de grande ampleur. C'est tout l'enjeu des nouvelles réformes en cours, qu'il s'agisse du rapport sur la compétitivité que remettra Louis Gallois d'ici à la mi-octobre ou de la négociation sociale sur la flexisécurité de l'emploi. L'ancien président d'EADS va proposer une véritable révolution fiscale : transférer massivement les charges patronales sur la fiscalité. La piste de la TVA étant écartée, il ne reste plus que la CSG et la fiscalité écologique. Toute la difficulté pour le gouvernement sera de doser cette réforme : 30, 40 ou 50 milliards d'euros ? En une seule fois ou bien en l'étalant sur cinq ans ? Vu l'ampleur du choc fiscal du budget, la sagesse devrait conduire à privilégier un transfert progressif. La baisse du coût du travail n'est de toute façon qu'une petite partie du problème de la compétitivité : la recherche-développement, la réforme du marché de l'emploi et celle de la formation professionnelle sont au moins aussi importantes.
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Psykocrate a écrit le 08/10/2012 à 12:15 :
Que vous ayez vu ces trois, est tout à votre honneur...pourtant. La France, ne subit pas simplement trois chocs. La France est simplement en liquidation totale. La somme de tout les services du pays cesse en simultanés. Les parents, sont désorientés par la somme des injustices. Tous ont fait leur besoins sur nos valeurs. Les valeurs donnent un sens...aux choses. Ouvrez une prison dans un quartier chic, et vous verrez le prix de l'immobilier s'effondrer. Mettez à côté du mariage classique qui à perdu beaucoup de plumes, un nouveau type de mariages basé sur des relations sexuelles que la nature n'a pas prévu. Derrière l'anus, il n'y a pas d'utérus ; pas de matos pour fabriquer un enfant. Pour la prison, c'est un plus d'habiter le quartier chic...pour le quartier c'est une perte de valeur d'avoir sous sa fenêtre, la créme de tout ceux qui n'ont plus de valeurs! La perte des valeurs, dissoud l'éducation. Le travail de transmission de valeur incombant aux parents est lamentable. Les parents, sont aux abois. Ils gissent dans un cerceuil de facture exponentielle. Ils attendent l'ultime estocade du conseiller bancaire les poussant dans l'autocuiseur du fichage bancaire. Le jeune est un petit adulte d'1,80 mètre, agé de 15 ans qui fait ces besoins sur notre tentative de réanimer ce qui reste de bon sens. La perte de l'éducation, désoriente les jeunes...qui essaient toute les directions. D'un côté, beaucoup de jeunes partent dans la délinquance, une autre s'accroche par un acte de survie en terrain hostile (la société)...dans les religions. La perte d'éducation parentale dissoud l'envie d'études. Une partie des cerveaux n'enjambe pas le bac. L'autre est torpillé en plein vol (chômage). Reste, les enfants de privilégiès, sécurisés dans un parcour de copinage, qui font les grandes écoles...pour avoir deux types de comportement, : le parachute doré, augmenté les impôts....ou les deux. Le nombre de qualifiés diminue. Mieux le bac, ne suffit pas à être intelligent. Les entreprises, sélectionnant les candidats comme des insectes demande de haut diplôme pour favoriser le fils d'une connaissance. Les entreprises, sont dirigés par des enfants gâtés pourris, qui n'ont jamais prit le métro. Ils vendent la France, pour un carambar. Un jour la France, appartiendra dans les faits, à une entité étrangère. Cette état de fait, lance une telle panique ;que la peur généralisée ne laisse plus le temps de la réflexion. Les prédateurs de la France, sont là...ils attendent que l'animal soit vraiment affaibli. Quel patrimoine de la France, n'a pas encore trouvé acquéreur à l'étranger? Vendez, Vendez, car demain nous mourront! Pourtant...c'est parce que précisémment on vend tout....que cela précipite notre perte. On s'autotermine, sous l'étendard de la mondialisation à sens unique. Enfin, le logiciel de ce bordel vient de la sommes de tout nos supers méga diplômés. En fait se sont tous des crétins (voir pire). Puisque le résultat est là, sans fard, sans macaquerie, sans dialectique, sans jeu de mot...et autre astuces hypocrites : la croissance n'est pas. Nous sommes perdus au beau millieu du néant chaotique, sans boussole, sans vision, sans idées, sans envie, ...se cachant avec léthargie derrière des réponses, tardives, obsolètes, inadéquate, et donnant naissance à de nouveaux problèmes! Nous ne prenons pas la mesure systémique de notre état, car les plus intelligents ne voient rien...d'ailleurs c'est grâce à eux que nous sommes là. Nous faisant la rencontre, avec quelques choses d'inédits un délabrement total, comme après une guerre....mais sans un seul coup de fusil....une quenelle en douceur. Tout raisonnement démarrant en deça de ce constat, est destiné aux petits enfants.
Jonas Fangio a répondu le 09/10/2012 à 14:30:
Commentaire intelligent, réaliste, plein de bon sens mais d'une contradiction affligeante. Ce que vous condamnez, notamment le suicide de la Nation, vous l'encouragez en tenant de tels propos et vous vous joignez, peut-être même sans le savoir, aux multiples discours décadents ( et récurrents ) de ceux qui jurent sur notre mort cérébrale. Entendons-nous bien, je ne juge pas la forme négative de votre intervention mais son virage à sens unique. L'histoire nous a prouvé à de multiples reprises que rien n'est jamais écrit d'avance et que l'avenir peut prendre plusieurs directions car justement, tout va s'écrouler. Irrémédiablement. Vous n'entendez pas" gronder" le peuple, vous entendez pleurnicher celles et ceux qui s'imaginent parler en son nom : n''écoutez les meurtriers de la Nation. Notre peuple endormi se réveillera comme un ours affamé et en colère sortant de sa longue léthargie. Les Français sont ce qu'ils sont : parfois beaufs, parfois révolutionnaires, simplement français et tellement imprévisibles.
Maillon faible a écrit le 06/10/2012 à 11:52 :
Le véritable choc arrivera avec le double constat, d'abord de la récession en 2013 ou en 2014, lorsque ces mesures fiscales produiront la totalité de leurs effets destructeurs, ensuite de la situation de l'Etat français sur le marché de la dette souveraine, alors que ce dernier sera devenu le premier débiteur européen. Il ne faut pas oublier en effet que le choc fiscal d'aujourd'hui, malgré ses conséquences dramatiques, ne règle en rien la question du déficit structurel de l'Etat, encore moins la question du rollover sur la dette passée qui rend le pays extrêmement fragile vis-à-vis de marchés de plus en plus inquiets. Parce qu'elle se refuse à réduire significativement le périmètre de son Etat providence, la France est désormais le maillon faible de la zone euro.
LEMANS a écrit le 05/10/2012 à 14:06 :
NOUS DEVONS TOUT CELA A NOTRE GRAND HOLLANDE.
icietla a répondu le 05/10/2012 à 15:10:
nous devons tout cela a une situation de dette sur dette depuis 30ans. Au debut c'est mitterand qui a vraiment commencer a faire la dette, car pendant la crise des années 80 le peuple n'a pas voulut baisser son train de vie. depuis c'est l'escalade: années 90, debut 2000 puis la crise de 2008, au bout d'un moment ça pose probleme!
john galt a écrit le 05/10/2012 à 09:57 :
L'auteur souligne parfaitement que baisser le cout du travail sans jouer sur les autres paramètres ne servira pas à grand chose, malgré l'énormité des sommes en jeu. En effet, ce gain sur 4 ans de 40 milliards est en fait peu de chose par rapport aux gains de productivité au niveau du pays chaque année. Et si ce transfert se fait sur la CSG, on va pénaliser encore plus l'épargne, cad l'investissement, cad les gains en productivité qui nous sont absolument nécessaires !! La vrai solution c'est la baisse des dépenses de l'état, la transférer sur la TVA ou la CSG ne fait que déplacer le problème, voire l'aggraver immédiatement (TVA : dégradation du pouvoir d'achat des gens) ou à moyen terme (CSG : dégradation de l'investissement)
sabordage a répondu le 05/10/2012 à 10:58:
Vous rêvez ! Vous avez déjà vu un gouvernant baisser les dépenses publiques ? Ils ne sont pas suicidaires : tant de beaux fromages, de beaux locaux, de belles voitures etc. auxquels il faudrait renoncer ? Tant de "clients" déçus de ne plus être embauchés au service de propagande, pardon de communication ou à la médiathèque du coin ultra moderne et ultra vide ?
Maine a écrit le 05/10/2012 à 09:13 :
S'il n'aime ps les riches, il va devoir expliquer aux chromeurs qu'il les aime, quand il aura fait disparaitre du pays les investisseurs et les créateurs.
icietla a écrit le 05/10/2012 à 09:06 :
C'est marrant mais on parle jamais que des employés du secondaire (une fois de plus) et on oublie tjs le tertiaire pourtant bien plus nombreux. bref pour revenir au sujet, il est necessaire de recuperer des recettes, 20mdrs c'est n'est pas tant que cela vu la situation, apres attention de ne pas faire n'importe quoi! en tout cas il n'y a tjs personne qui ce pose la question de diminuer les depenses sociales? ça ne fait plaisir a personne (moi le 1er) mais peut etre qu'il le faudrait quand même.
Rom a répondu le 05/10/2012 à 12:44 depuis un Iphone :
Non pas de baisse de la dépense sociale j'ai besoin de mon AME avec tous les soins gratuits même si je n'ai jamais cotisé !!
icietla a écrit le 05/10/2012 à 09:06 :
C'est marrant mais on parle jamais que des employés du secondaire (une fois de plus) et on oublie tjs le tertiaire pourtant bien plus nombreux. bref pour revenir au sujet, il est necessaire de recuperer des recettes, 20mdrs c'est n'est pas tant que cela vu la situation, apres attention de ne pas faire n'importe quoi! en tout cas il n'y a tjs personne qui ce pose la question de diminuer les depenses sociales? ça ne fait plaisir a personne (moi le 1er) mais peut etre qu'il le faudrait quand même.
icietla a écrit le 05/10/2012 à 09:06 :
C'est marrant mais on parle jamais que des employés du secondaire (une fois de plus) et on oublie tjs le tertiaire pourtant bien plus nombreux. bref pour revenir au sujet, il est necessaire de recuperer des recettes, 20mdrs c'est n'est pas tant que cela vu la situation, apres attention de ne pas faire n'importe quoi! en tout cas il n'y a tjs personne qui ce pose la question de diminuer les depenses sociales? ça ne fait plaisir a personne (moi le 1er) mais peut etre qu'il le faudrait quand même.
Ronan a écrit le 05/10/2012 à 09:00 :
La France a ete gouvernee par des laches depuis Raymond Barre et Jacques Delors, et vecu au-dessus de ses moyens. Aujourd'hui, les huissiers frappent a nos portes, et bien evidemment, personne ne veut payer, ni investir.
Marcel a écrit le 05/10/2012 à 08:58 :
Ceux qui entreprennent n'en peuvent plus et ils vont voir ailleurs à juste raison. Il risque d'y avoir des millions de gens dans la rue dès l'année prochaine. Pourquoi travailler plus pour payer beaucoup plus ? Je jette l'éponge et d'autres feront la même chose. C'est de la folie de croire à un avenir avec un matraquage pareil. Autant mettre la clés sous le paillasson.
Pek a écrit le 05/10/2012 à 08:16 :
Il y a pas un petit génie pour nous pondre une alternative à l'austérité parce que bon, reprendre les vieilles recettes de grands mère ça n'a pas l'air de fonctionner ? Ils devraient étudier l'histoire des crises nos politiques !
Gépé001 a écrit le 05/10/2012 à 08:02 :
Le chomage augmente quand le cout du travail augmente;le cout du travail augmente quand le chomage augmente;la situation est instable;il faut réduire le cout du travail pour réduire le chomage.Mais comment?En augmentant le prix de l'énergie pour financer les charges sociales!Un impot sur l'énergie.
daniel a répondu le 06/10/2012 à 10:12:
Vous avez raison , mais la grande différence , me semble t il , avec la periode '' avant les années 80 Tathcher :Reagan ) est que d un capitalisme d investissement avec des perpectives de rendement à Plus ou moyen terme ( 3 à 5 ans ) et des réelles priises de risques ( voyons les investissements industriels faits à cette époque ) nous sommes désormais dans une économie de court terme à rentabilité immédiate pour séduire une clientele d ' actionnaires spéculateurs , qui passent de telle à telle activité simplement pour l attrait du % supplémentaire , voilà notre drame , nous ne construisons hélas plus , nous ne souhaitons que profitez (( profit )) à l instant T , je n ai aucune prétention d économiste mais le bon sens '' rural '' nous ramène à la réalité un grain de blé met 1 mois pour germer 4 mois pour atteindre sa maturité ;;;; Et Nous ???
TARTARN a écrit le 05/10/2012 à 07:49 :
Les apprentis sorciers qui nous gouvernent ne sont pas à une bourde près. Et quand ils ne sont plus au gouvernement, ils ne rêvent que d'une chose : y revenir !!! Qui fait les frais de ces errances : le peuple, qui n'est pas plus fûté que ses élus, puisqu'il vote pour eux !!!