Loi Travail : Manuel Valls face au syndrome du CPE

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(Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Editorial. Dix ans après la révolte (de gauche) contre le projet de la droite du contrat première embauche (CPE), la réforme du code du travail voulue par le gouvernement socialiste, sans doute le texte le plus important du quinquennat, soulève une bronca à gauche à nouveau. Pour le Premier ministre, c'est aussi le symbole de la clarification idéologique à un an de la présidentielle, entre la "vieille gauche, celle du 19e siècle et "ceux qui sont au 21e siècle... Et l'occasion de tenter de trianguler à la fois Macron, Hollande et la droite.

« Il y en a qui sont encore au XIXe siècle, nous, nous sommes résolument au XXIe siècle »... En déplacement à Strasbourg avec les ministres du Travail et de l'Économie, lundi 22 février, Manuel Valls avait anticipé sur la tribune au vitriol publié ce mercredi dans Le Monde pour dénoncer la réforme du marché du travail.

« Non, le CDI n'est pas remis en cause... Non, la durée légale du travail n'est pas modifiée... » : le chef du gouvernement a fermement défendu le projet de loi présenté par Myriam El Khomri, qui soulève une bronca à gauche et parmi les syndicats. Même le d'ordinaire modéré Laurent Berger, patron de la CFDT, a jugé le texte « très déséquilibré » entre la flexibilité et la sécurité. Parmi les points de désaccord, la possibilité de moduler le temps de travail au-delà d'un an et surtout le « permis de licencier » accordé aux entreprises à travers une « clarification » des motivations d'un licenciement économique, censé encadrer le pouvoir d'appréciation du juge. "Pas ça, pas nous, pas la gauche", a crié Martine Aubry dans sa tribune co-signée avec Daniel Cohn-Bendit et ses soutiens lors de la primaire socialiste de 2011. Dans un texte d'une rare violence où presque rien de ce qu'a fait François Hollande depuis l'arrivée de Manuel Valls à Matignon ne trouve grâce à ses yeux, la maire de Lille tape dur, mais pourtant, ne propose pas d'alternative à part de ne rien toucher au code du travail.

Reste que le timing et la méthode du gouvernement pose question. Pourquoi si tard dans le quinquennat, s'attaquer aux totems et tabous de la gauche ? Manuel Valls a donné jeudi une partie de la réponse : selon le chef du gouvernement, « Cette tribune a un avantage : cela oblige tout le monde à clarifier et à assumer. Il faut que tout le monde assume ». Pour autant, Myriam El Khomri tente une conciliation avec les syndicats pour trouver un compromis sur son texte, que beaucoup appellent déjà la loi "El Macron" tant elle reprend les thèses du ministre de l'économie. Le Premier ministre, après n'avoir pas exclu de passer en force en utilisant l'article 49-3, se dit déterminé à aller « jusqu'au bout », quitte à trouver une majorité au Parlement avec le centre et la droite pour achever la recomposition politique qu'il semble désormais assumer. NKM, Juppé le soutiennent, à condition qu'il "ne soit pas dénaturé".

Alors que la CGT parle de « Vigipirate social renforcé », une intersyndicale CGT, CFDT, FO, Unsa, CFE-CGC, FSU, Solidaires et UNL (lycéens) prépare la riposte. Pour la première fois, un front syndical uni (hormis la CFTC) manifestera-t-il contre François Hollande ? Pour l'instant, les syndicats n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur une action unitaire, dans l'attente d'en savoir plus sur le projet de loi, qui devrait être présenté au conseil des ministres du 9 mars.Tous les ingrédients de la première poudrière sociale du quinquennat sont cependant réunis, et ce n'est pas le moindre des paradoxes que de voir le gouvernement engager ce bras de fer à un an de la prochaine élection présidentielle, comme s'il jouait son avenir sur ce dernier coup.

Présenté comme une réponse au chômage de masse (preuve qu'on n'a pas « tout essayé »), le texte veut lever les freins à l'embauche, partant de l'hypothèse que les entreprises, notamment les PME, ont peur d'embaucher parce que le licenciement est trop coûteux et trop aléatoire. Le texte reprend la plupart des propositions du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, qui voulait les intégrer au départ dans sa loi sur les Nouvelles opportunités économiques (#Noé) : plafonnement des indemnités prud'homales, rééquilibrage entre les droits réels et les droits formels des travailleurs...

Emmanuel Macron en est convaincu, la « vraie » gauche doit se concentrer sur les droits réels et donc s'intéresser en priorité à ceux qui sont en dehors du système. Or, indéniablement le projet de loi El Khomri changerait de façon assez conséquente les curseurs du marché du travail en France. Pour reprendre le jargon des économistes, après des décennies pendant lesquelles la loi a donné la priorité aux « insiders », les salariés en CDI, sur les « outsiders », les précaires et les chômeurs, c'est la première fois que le balancier repart à ce point en direction de la flexibilité. Avec l'espoir donc de changer la donne pour les « exclus », quitte à précariser les « inclus ».

Ce « big bang » social est la dernière cartouche à la disposition de François Hollande pour tenter de dégeler l'emploi et remporter enfin son pari d'inverser la courbe du chômage, condition pour qu'il puisse briguer un second mandat en 2017. Mais d'autres nourrissent des arrière-pensées, à travers la bataille politique et sociale qui s'annonce.

Manuel Valls, qui se place délibérément en première ligne, tente ainsi une triangulation pour à la fois se débarrasser de la vieille gauche, celle du XIXe siècle donc, et incarner le camp du pragmatisme et de la modernité. L'objectif est triple : écarter un rival dangereux, en l'espèce Emmanuel Macron, mis de côté pour le marginaliser sur ce qui aurait dû être sa réforme ; isoler dans le même temps François Hollande, en rétrécissant son spectre politique (malgré l'entrée des trois Verts au gouvernement, contre l'avis de Valls) voire en faisant éclater la gauche ; et forcer une recomposition politique en France, du centre gauche au centre droit.

Ce coup politique ressemble à cet égard à la tentative de Dominique de Villepin de prendre le dessus en 2005 sur Nicolas Sarkozy avec le CPE (contrat première embauche). Stratégie audacieuse mise en échec par la révolte des lycéens et des étudiants, et sur laquelle se fracassèrent ses ambitions présidentielles.Le succès de la pétition en ligne (600.000 signatures, version de gauche radicale de la mobilisation des "Pigeons" et du hastag #Onvautmieuxqueça) montre que la bataille de communication n'est pas gagnée pour le gouvernement, qui va devoir mieux expliquer la cohérence de son projet pour l'emploi dans une économie en pleine transition numérique. Si Manuel Valls, la réussit, il aura pris un coup d'avance pour être le recours si François Hollande devait être empêché de se représenter en 2017, c'est-à-dire s'il se confirme qu'il n'a aucune chance de se qualifier pour le second tour. Mais si Valls échoue, si la rue vient  contrecarrer ses plans, il risque aussi de brûler sur ce "coup" tous ses vaisseaux...

Il reste enfin à espérer que cette nouvelle réforme du marché du travail, si elle va au bout de son parcours parlementaire, soit efficace pour relancer l'emploi. Cette plus grande flexibilité est peut-être une condition nécessaire, mais comme l'a dit Louis Gallois, auteur du rapport qui a donné naissance au CICE, c'est quand même d'abord le carnet de commandes qui déclenche l'embauche...

Une chose est sûre, le patronat pourra difficilement avoir à la fois des conditions de licenciements plus aisées et une réforme ambitieuse de l'assurance chômage, dont la convention est à nouveau en chantier. Introduire de la dégressivité sur l'indemnisation du chômage tout en flexibilisant l'emploi ne sera pas aisé à défendre tant que le nombre des chômeurs n'aura pas significativement baissé. Le statu quo sur l'Unedic sera peut-être le prix à payer pour la loi Valls-El Macron...

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Commentaires
a écrit le 27/02/2016 à 11:01 :
Ceux qui n'ont jamais été au chômage ne peuvent pas comprendre que cette loi peut tout changer en bien.
Et ceux qui ont connu le chômage doivent être prêts à se battre pour qu'elle passe.
Y compris et surtout les chômeurs, qui n'ont qu'un seul droit : se taire.
Contre tous les nantis du travail, et Dieu sait qu'il y en a en France, qui ne pensent qu'à défendre leurs privilèges.
Réponse de le 28/02/2016 à 9:58 :
Je ne comprend pas, tout va bien en France, pourquoi donc cette nouvelle loi?
Ca fait peur aux chômeurs cet aménagement des licenciements.

Les licenciements, ils ont déjà été réalisés, avec les ajustements et restructurations qui s'imposaient pour amortir cette crise et résister à la concurrence européenne et mondiale sont en cours.

Il ne manque plus qu’un peu de souplesse et de confiance dans une Europe morose pour que les embauches repartent, sans quoi les entreprises usent et abusent de l’intérim.
La France est championne de l’intérim, cela convient-il aux syndicats et aux bobogauchos?

Les millions de chômeurs s'en foutent des conditions de licenciements, ils ne sont pas concernés, ce qui les intéressent c'est une embauche.
Il faudrait que nos syndicats debiles arrêtent leurs postures et commencent à bosser sérieusement avec le patronat au niveau national, ce qu'ils arrivent quelquefois à faire au niveau de l'entreprise.
rd
a écrit le 26/02/2016 à 21:38 :
C est lamentable user du 49 3 pour passer des lois comme ca il n ya plus de gouvernement et autre il faut se taire rien dire attention ! 49.3 cest la honte pour vous les droits de l hommes vous avez oublies pensees aux anciens qui se sont battus pour vos droits aux morts aux guerres la ditacture est revenue appel a la greve nationale pour cette idiotie merci.
a écrit le 26/02/2016 à 21:11 :
Il est dans la nature de la droite de s'attaquer au droit du travail et aux avantages acquis des salariés et des petites gens.
Personne n'a donc vraiment été étonné, après le massacre des retraites, de voir le gouvernement de Villepin vouloir enfermer les nouveaux embauchés dans des contrats précaires avec des périodes d'essai de deux ans. Le CNE, grand frère du CPE mort né, a fini par mourir de sa belle mort, tellement les patrons qui les ont mis en œuvre se sont retrouvés massacrés par les prudhommes à force d'abus de toutes sortes.

En l’occurrence, Mr Valls est supposé être sous la tutelle d'un parlement de gauche... lui même élu par des électeurs de gauche. Donc ça fait tâche. Je rappelle que Mr Valls n'avait fait que 5% à la primaire socialiste tellement son programme avait été jugé plus à droite qu'adroit.

La fronde dépasse celle du CPE parce que les électeurs de Hollande s'estiment trahis par un des leurs, ce qui est pire félonie que d'être maltraité par un ennemi.
a écrit le 26/02/2016 à 20:19 :
Notes, je serais socialo plutôt que de gauche, je ferais aussi du "après moi le déluge"...
a écrit le 26/02/2016 à 15:58 :
L'erreur ici est de vouloir flexibiliser le contrat de travail de 19 millions de français notamment sur les conditions de licenciement (alors qu'il suffisait de rendre plus simple encore l'usage de CDD et de laisser se développer la pratique actuelle des ruptures conventionnelles)....comme l'erreur pour le CPE a été d'afficher ouvertement un SMIC au rabais (alors qu'il suffisait de le subventionner comme les contrats d'avenir). Il y a des pas que l'opinion ne franchira pas car elle se sent directement touchée. La fin des 35h par exemple ne fait peur (et à juste titre) qu'aux travailleurs effectuant des travaux pénibles et une majorité de français voudraient travailler plus pour gagner plus donc on aurait pu sans pb supprimer les 35h pour tous les postes non pénibles. Là avec le CDI, le levier qu'il fallait utiliser était le coût : il faut impérativement baisser le coût du CDI faiblement qualifié et surtout ne pas baisser les CDD et les heures sup (mais en étant plus habile que pour le CPE bien sûr : par la TVA sociale, par l'impôt négatif ou le revenu de base, sans cibler spécialement les jeunes).
a écrit le 26/02/2016 à 14:40 :
Je suis assez surpris de voir que personne ne souligne les évidences: cette loi n'apportera rien en termes de remise en cause du droit du travail actuel. L'apparent progrès démocratique par le fait majoritaire se traduira en réalité par un immobilisme total. Voir à ce sujet l'excellent article de Éric Verhaeghe. Rien ou bien peu est dit concernant l'évidente mise à l'écart des TPE qui décidément n'ont pas l'heur de plaire à nos dirigeants. Quant à la mesure la plus lourde en termes de conséquences, à savoir l'innovation de Badinter concernant un nouveau "droit" pour les salariés, on n'en parle simplement pas. Et pourtant c'est fondamental. Voici le contenu: "La liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché".
Etant donnée l'opposition que rencontre cette loi, et ceux qui s'accaparent cette opposition, gageons que si des parties seulement du texte initial survivent, celle-ci sera du lot. En fait, quand on comprend comment ce texte reviendra à un enracinement encore plus grand du pouvoir de nuisance des syndicats, sans améliorer pour autant leur représentativité, et au bétonnage du statu quo, on se demande s'il ne s'agissait pas du seul but de la loi: satisfaire les syndicats, instaurer un communautarisme de fait dans les entreprises et laminer un peu plus celles qui résistent le plus, à savoir les TPE.
a écrit le 26/02/2016 à 14:39 :
"C'est quand même d'abord le carnet de commandes qui déclenche l'embauche..."
En période de basses eaux et de croissance quasi nulle, avantages ou pas, si les entreprises n'ont pas plus, voire moins à faire, elles n'embaucheront pas.
C'est retrouver la France dans quelques mois avec toujours autant de chômeurs et beaucoup plus de précaires. Dans le même temps, par effet d'aubaine, les dirigeants et les actionnaires (je pense surtout aux grandes entreprises) vont se servir copieusement.
a écrit le 26/02/2016 à 14:38 :
Excellente porte de sortie pour Valls. Il pourra démissionner si sa loi n'est pas votée ou abandonnée en cours de route. Il quittera le Titanic socialiste à temps vu que le naufrage est proche.
a écrit le 26/02/2016 à 14:27 :
Quelqu'un peut il m'expliquer comment MV pense pouvoir se qualifier à la Présidentielle pour le 2e tour sans la vieille gauche?
elle représente au pire 1/3 des voix de gauche;
Comment peut on se passer de ces voix?
Avec les voix de droite?
il pense qu'il mobilisera autant à droite?
les électeurs préfèrent souvent l'orignal à la copie.
a écrit le 26/02/2016 à 13:41 :
"syndrome"... Allé, je vais faire un autre "syndrome" : le "syndrome du tous intérims". Car c'est le rêve des patrons, ça. Et le cauchemar de l'exploité : plus d'avenir constructible. Et, globalement, le rêve des politiques qui, vu la crise, dont ils sont aussi responsables pour manque de patriotisme, sont jaloux d'être aussi DEPENDANTS des élections alors qu'il y aurait des personnes surent de leur boulot... Faites-vous royalistes, dans ce cas : c'est à vie...
a écrit le 26/02/2016 à 11:39 :
2ème PRIME à l’EMBAUCHE pour les PME, annoncé le 18, décret le 26/01/16
> PRIME de 4.000 euros pour l'embauche d'un premier salarié (juin 2015) :
> Soit 2.000 euros par an sur 2 ans (500 euros par trimestre).
> Entreprises concernées, celles qui recrutent un salarié en CDI ou en CDD de plus de 6 mois, payé jusqu'à 1,3 fois le Smic (22 877 euros bruts annuels pour 35 heures par semaine).
> Concerne les embauches réalisées par les PME entre le 18 janvier et le 31 décembre 2016.
> Cette prime qui vise au moins 50.000 créations nettes d'emplois d'ici à la fin de l'année.
> Elle complète et élargit l'aide à l'embauche du premier salarié qui ciblait surtout les très petites entreprises
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- Le 26/02/16, près de 28.000 demandes ont été enregistrées depuis la parution du décret.
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1ère PRIME à l’EMBAUCHE, juin 2015
> PRIME de 4.000 euros pour l'embauche d'un premier salarié.
> Soit 2.000 euros par an sur 2 ans (500 euros par trimestre).
> Entreprises concernées : n'ayant jamais eu de salarié ou n'en ayant pas eu depuis au moins 12 mois.
> Embauches en CDI et CDD de plus de 12 mois, entre 09/06/15 et le 08/06/16.
> 2 million de très petites entreprises « sont visées par cette mesure »
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- Succès mitigé. Créée en juin dernier, cette prime à l'embauche du premier salarié n'a jusqu'ici fait l'objet que de 8.000 demandes en 9 mois.
.
AIDE TPE JEUNE APPRENTI :
> Les TPE qui embauchent des mineurs en apprentissage depuis juin 2015 n'ont plus à payer ni charges, ni salaires. La rémunération est prise en charge par l'Etat. L'exonération ne concerne que la première année de contrat. Soit aux environs de 4400 euro. Soit 1100 euros par trimestre.
> Cumulable avec la prime d’apprentissage de 1000 euros minimum.
Réponse de le 26/02/2016 à 11:55 :
""2ème PRIME à l’EMBAUCHE pour les PME, annoncé le 18, décret le 26/01/16
> PRIME de 4.000 euros pour l'embauche d'un premier salarié (juin 2015) :""
je corrige :
C'est la 1ère prime qui date de juin 2015.
Réponse de le 26/02/2016 à 14:05 :
jamais un gouvernement n'a fait autant pour le secteur privé!je dis bravo!les résultats macro -économiques tendent a nous prouver que nous allons dans la bonne direction.mais qu'en penseront les français pour 2017,verront-ils tout le travail accompli par Hollande????
a écrit le 26/02/2016 à 10:44 :
Cette France est ingouvernable ,n 'oublions pas que une révolution se prépare avec des mécontentements sociaux et se finalise avec les étudiants .... Tous les ingrédients sont réunis pour un nouveau Mai 68 .
Réponse de le 26/02/2016 à 11:22 :
Une petite tisane et une petite sieste après tout ira mieux.....
Réponse de le 26/02/2016 à 12:12 :
Quelle surprise.

Un projet de loi aussi violent et régressif, portant en germe la précarisation de tous et la surexploitation du peu qui auront encore un emploi qui ne profitera qu’au seul patronat ne peut que fédérer contre lui une majorité de la population.

Ceux qui en tireront partie sont tellement minoritaires, et déjà tellement privilégiés, que sauf à être dupe, quasiment aucun français ne peut supporter cette loi.

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