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Paiement mobile : pourquoi la France est en retard... sur le Kenya

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Marie Guillemot, associée, responsable du secteur technologie, média, télécommunications de KPMG en France  |   -  751  mots
Le paiement via téléphone mobile se développe très rapidement dans certains pays en développement, à l'exemple du Kenya. En France, des freins existent. Ils peuvent être levés à condition que des partenariats se mettent en place entre opérateurs de télécommunications, banques et grande distribution.

Quatre ans, c'est le temps estimé pour que le paiement mobile s'impose massivement à l'échelle mondiale auprès du grand public. Depuis ces derniers mois, les solutions technologiques tout comme les initiatives se multiplient en France pour développer des systèmes de paiement alternatifs via le mobile, dans un contexte de défiance des consommateurs qui, au-delà de la crainte d'une fraude sur les données personnelles, s'interrogent encore sur la praticité de ce service et sa valeur ajoutée réelle. Les nouvelles alliances qui s'annoncent devraient ouvrir la voie et accélérer le développement de cette pratique jusqu'à présent embryonnaire, dans des délais plus réduits qu'attendu.

Faible bancarisation, forte pénétration du téléphone mobile considéré comme un moyen de communication incontournable... Il est clair aujourd'hui que ces deux facteurs ont permis de généraliser l'usage du paiement mobile dans des pays comme le Kenya, où les infrastructures de télécommunications sont peu développées, ou comme en Inde également, où le paiement mobile représente un véritable potentiel de développement pour ce pays qui compte trois fois plus de mobiles que de comptes bancaires. En France, les consommateurs ont des exigences particulièrement fortes en termes de sécurité, tant pour la fiabilité des paiements effectués que pour la protection des données personnelles. Les freins sont encore nombreux et leurs usages conditionnés par une mise en confiance importante. C'est précisément à ce niveau que doivent intervenir les acteurs de la finance, des télécommunications et des technologies, appelés à bien conjuguer leurs objectifs respectifs pour pouvoir proposer à leurs clients une solution de paiement sécurisée clés en main, facile d'utilisation et d'accès. Rappelons qu'entre la banque et l'utilisateur on trouve potentiellement différents maillons de la chaîne de paiement avec leurs contraintes spécifiques : les développeurs de solutions technologiques, les opérateurs de télécommunications et les distributeurs.

 

Les banques et groupements de cartes bancaires doivent reconsidérer leur « business model », et dans le contexte économique actuel, alléger leurs coûts de traitement ; les sociétés technologiques voudraient tirer profit de leurs innovations et de leur R&D ; les opérateurs, face à la croissance exponentielle des flux de « data » recherchent des relais de croissance leur permettant d'absorber des investissements de réseau considérables ; les distributeurs quant à eux visent une meilleure qualité de services et un passage en caisse facilité, moins coûteux. Le paiement mobile représente pour chacun un levier de croissance et de conquête des plus jeunes consommateurs, issu d'une génération numérique, connectée, mobile qui, déjà, achète et paie en ligne.

Selon les pays, la maturité des marchés et des infrastructures de paiement, le paiement mobile conduit chaque partie prenante à revoir son modèle économique : un écosystème riche et complexe est en train de se construire dans ces nouvelles solutions mobiles. Les banques, pour 82 % des personnes interrogées dans le cadre de notre dernière étude internationale, et les réseaux de cartes bancaires, pour 77 %, joueront un rôle primordial dans le développement du marché mondial du paiement mobile. En revanche, les sociétés high-tech et les distributeurs devraient exercer une influence moindre, même si, pour ces derniers, le paiement mobile constitue un enjeu de différenciation auprès de leur clientèle.

Pour que le paiement mobile prenne véritablement son essor et se développe massivement en France, il est plus que jamais impératif de consolider les standards technologiques et de mettre en place des partenariats commerciaux entre opérateurs télécoms, réseaux bancaires ou de distribution, adossés à des solutions sécurisées. Ce sont des partenariats majeurs qui ont permis à ce nouveau mode de paiement de conquérir les marchés de la zone Asie-Pacifique, Japon, Corée, Chine... et trouver un modèle économique au point de convergence des objectifs des acteurs. En parallèle des applications de paiement mobile, qui prolongent en mobilité les usages de paiement en ligne sur les sites marchands, les solutions de paiement sans contact NFC devraient également être prometteuses comme en témoignent les alliances qui ont récemment vu le jour. Sans plus attendre, banques, télécoms et distributeurs doivent concilier leurs enjeux et déployer une stratégie de paiement mobile conquérante sur le marché français !

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Commentaires

willy  a écrit le 29/12/2011 à 13:11 :

Comment des personnes peuvent dire qu'une cb est moins sécurisé que se système? Certes certains distributeur de billets sont modifier pour récupérer mes informations bancaires mais ma cb dans ma poche n'émet aucune onde que certaines sont susceptibles d'utiliser pour avoir accès à mon téléphone, donc y rajouter mes informations bancaires non merci.

Et pour qu'elles avantages? Gain de temps? Non il faudra toujours lancer une application ou faire un code pour valider le paiement soit pas beaucoup moins de temps que de sortir mon argent ou ma cb.

Adrien  a répondu le 29/12/2011 à 14:01:

Merci, vous m'avez devancé

Abu  a répondu le 30/12/2011 à 6:31:

*"sont modifiés".
Sachez que la distance nécessaire à l'utilisation de cette technologie n'est que de quelques petits centimètres (comme les cartes de transport RATP par exemple). Si une personne se frotte à vous en étant affublée d'un appareil bizarre et d'un ordinateur portable je pense que vous la remarquerez.. Quant à l'intérêt il n'est pas nécessairement dans le gain de temps pour le paiement. Il sera par exemple possible de disposer de ses diverses cartes de fidélité, bons de réduction etc.

anonyme@hh.fr  a répondu le 15/04/2012 à 4:06:

1. toujours aucnu interet (à part ceux qui vendent l'infra et le reste)
2. avec un amplificateur et une antenne (dans un sac à dos), on peut multiplier cette distance
3. les échanges sans contact ne sont ni chiffrés ni authentifiés
4. possibilité de transformer son smartphone Android en lecteur de cartes Visa sans contact (pas besoin d'un énorme pc)

laure  a écrit le 29/12/2011 à 11:52 :

en retard sur le Kenya !!! Ah oui "s'ils l'ont fait pourquoi pas nous", bravo pour ce florilège de préjugés qui ne semble effrayer personne jusqu'à maintenant !!! Ben oui ces indiens et ces kenyans "ne savent ni lire ni écrire " FAUX !!!! 63% de la population indienne est alphabétisée et 85% de la population kenyanne. Certes un taux de bancarisation de 15 % pour le Kenya et de 45 % en Inde rend le paiement par téléphone particulièrement attrayant. Il serait intéressant que KPMG donne l'ensemble des chiffres afin d'éviter tout amalgame et confusions des genres.

anonyme  a répondu le 30/12/2011 à 1:15:

Ok, mon commentaire était trop "provoquant".
Je voulais juste dire sur le "ni lire et écrire", qu'il est démontré que le téléphone (comme moyen de téléphoner ou de payer) peut être utilisé par tout le monde.
Je suis tout a fait d'accord sur le fait que les peuples indiens et kenyans sont instruits, civilisés (plus que nous d'ailleurs mais je ne veux pas lencer une autre polémique ;) )
Sinon le principal interêt pour cette techno est le fait de pouvoir donner un moyen de paiement à tou-te-s.
Il est logique que ça fonctionne dans des pays où il n'est pas obligatoire d'avoir un compte en banque.

orsi  a écrit le 29/12/2011 à 11:41 :

Les consomateurs et les commerçants ont surtout peur de payer ou de faire arnaquer, comme ça a été la cas avec Moneo. La monnaie pièces et billets paraissent gratuits, pourquoi aller payer pour des paiments sans contacts ? Si l'utilisation de ces mouens de peiments étaient réellement gratuits pour tous, ils se seraient démocratisés. C'est pas la peine, de venir ensuite nous convaincre avec des discours hors de ce point capital

anonyme  a répondu le 30/12/2011 à 21:53:

Je ne connais pas l'histoire de monéo (pas envie de la lire pour le moment), mais son échec est peut-être dû au fait qu'elle n'était pas couplée avec le bee-bop ;)
Blague à part, on pourrait imaginer un grand acteur de la publicité en ligne (Google) se rallier à une ou plusieurs banques. Ce publicitaire offrirait sa techno et mettrait même de l'argent sur la table gratuitement contre un meilleur profilage ! L'utilisateur ne paierait rien. Il aura "seulement" quelques données sur ses habitudes de consommations qui seront récupérées, analysées et vendues. En échange il recevra quelques notifications agréables lui disant qu'il a droit à des réductions par-ci par-là.
Espérons que l'utilisateur d'une telle techno aura le droit de pouvoir vérifier quelles sont les données qui sont récupérées lors de cette utilisation (localisation ? prix ? produit ? heure ? autre ?)

Octoprint  a écrit le 29/12/2011 à 11:21 :

En même temps, ce n'est pas faute d'avoir créé des alliances comme Buyster : http://goo.gl/WXyMK je pense que les services sont en places, manque des campagnes de communication et des relais efficaces dans les lieux de ventes physiques des boutiques des opérateurs...

anne aunime  a écrit le 29/12/2011 à 7:16 :

si même le Kenya l'a fait, pourquoi ne le fait-on pas ? quelques idées à la volée : 1. le fait qu'en France (contrairement au Kenya) nous sommes quasiment tous bancarisés, donc nous n'avons pas besoin de cette techno. 2. Cette techno présente peu d'avantages pour les utilisateurs (payer à la boulangerie ?passage au péages ? parkings ? amende ? c'est pas vraiment une révolution numérique) 3. le problème de la sensibilité des données existe. La carte SIM contient à la fois le profil opérateur, celui de l'abonné et d'autres applications comme le NFC (paiement sans contact). Sachant que la carte SIM sera prochainement soudée au terminal, on peut se poser des questions sur la sauvegarde de nos données personnelles. Seront-elles toutes détenues par mon fabricant de téléphone ? 4. Aujourd'hui un abonnement mobile avec internet coûte au moins 40euros/mois (sans parler du téléphone et en imaginant l'option paiement gratuite) alors qu'une CB coûte 0euro dans plusieurs banques. Le chèque est gratuit et n'est pas encore interdit, idem pour la monnaie ! Le choix est vite fait ... en période de crise. 5. De nombreux français abandonnent leur abonnement mobile faute de moyens financiers. 5. Les français semblent plus attentifs à leurs données personnelles que certains pays. 6. Contrairement au Kenya, à l'Inde et à pleins d'autres pays, nous avons déjà sucombé à la surconsommation de masse. Nous ne sommes pas des nouveaux clients. Finalement quel est donc l'avantage du mobile pour un banquier. Ne serait-ce pas le fait qu'une personne analphabète sache s'en servir ? Du coup, c'est le moyen idoine pour faire consommer des personnes qui ne sont pas bancarisées et/ou qui ne savent ni lire, ni écrire. Elles ne le sauront toujours pas avec toutes ces technos et ces investissements, mais au moins elles pourront consommer. Le m-paiement sera utilisée par peu de personnes en France je pense. Nous passerons directement, de force, au paiement via notre nouveau passeport biométrique (une puce y est prévue à cet effet). Et très prochainement nous pourrons aussi payer via notre puce RFID que nous aurons dans notre peau comme aux USA (tous les américains ont l'obligation de se faire pucer à partir de 2013) et c'est génial (cf publicité vidéo d'IBM). Les distributeurs auront ainsi "une meilleure qualité de services et un passage en caisse facilité, moins coûteux", cela "représentera un levier de croissance et de conquête des plus jeunes consommateurs, issu d'une génération numérique, connectée, mobile". Bref, seule solution pour éviter un tel monde de #@^%ù&, un réveil citoyen s'impose.

Abu  a répondu le 29/12/2011 à 17:52:

Je voulais répondre point à point mais en arrivant au point 6 (les cinq premiers + cinq bis ne sont par fameux non plus) j'ai compris que vous n'aviez rien d'autre à faire que critiquer pour le plaisir. Société de consommation, banquiers (la partie sur les analphabètes est à hurler de rire), puces RFID...je suis étonné de ne pas trouver mention du FBI ou de 1984.
La technologie ne vous plait pas, ne la prenez pas. Si vous souhaitez rallier plus de monde à votre opinion, utilisez donc de vrais arguments. Lisez, renseignez-vous au lieu d'essayer de tromper le monde avec des arguments alarmistes dignes de TF1 et autres émissions anxiogènes de M6...

anonyme  a répondu le 29/12/2011 à 20:05:

effectivement, les usages de certaines technologies ne me plaisent pas. Je pense en écrivant cela à la technologie du DPI par exemple (utilisée pour surveiller et mettre sous écoute un pays entier). Je n'ai pas trouvé d'infos sur tf1 et M6 sur ces usages. Pourtant on parle de technos françaises.
En fait ce qui m'embête, c'est une perte de liberté. Si j'ai encore le choix de ne pas utiliser cette techno, tant mieux. Malheureusement j'ai du mal à y croire.

Abu  a répondu le 30/12/2011 à 6:37:

La carte de paiement n'a toujours pas supplanté le liquide ou le chèque, vous avez donc toujours le choix. Pourquoi serait-ce différent avec cette technologie ? Il s'agit d'un moyen de paiement complémentaire, l'offre actuelle permet par exemple des paiements sur des plafonds relativement limités par rapport à ceux d'une carte classique.

anonyme  a répondu le 30/12/2011 à 19:43:

On pourrait interdire un moyen de paiement indirectement. Par exemple, imaginons un jour que des commerçants refusent les chèques et donc obligent le client a utiliser un autre moyen de paiement.
On pourrait imaginer qu'en payant uniquement avec son mobile on puisse recevoir des réductions sur nos achats et des notifications sur des promos des magasins alentours.
Je ne pense effectivement pas que le paiement par mobile sera obligatoire car il est complexe d'imposer à tout le monde d'avoir un smartphone. Par contre il existera effectivement un business de marketing social localisé. Et c'est ce qui rendra l'usage de cette techno fun et "utile" (un peu de promos fait toujours du bien).

Abu  a répondu le 31/12/2011 à 9:15:

Bien sur, rien n?empêche un commerçant de proposer des promotions via un canal. Cela existe déjà avec les cartes Galeries Lafayette par exemple (carte de fidélité assortie d'une facilité de paiement). Les réductions (hors soldes) ont en générale une contrepartie. Quant au commerçant qui n'accepte qu'une partie des moyens de paiement cela existe. Certains refusent déjà les chèques à cause des fraudes, d'autres la CB à cause du coût etc. Il n'empêche qu'ils se privent d'une partie de la clientèle, c'est un choix mais cela reste assez limité.

anonyme  a répondu le 02/01/2012 à 22:38:

Mouais, peut-être nous restera-t-il d'autres moyens de paiements que le nfc et le rfid, peut-être pas.
On peut nous forcer (ou inciter fortement) à utiliser un moyen de paiement (commerçant pour des soucis de fraudes et d'assurances) ou utiliser un outil qui nous trace (pass navigo vs carte orange).
Il est désormais suspect de payer en espèces http://rt.com/news/terrorism-credit-cards-government-613

anonyme  a écrit le 29/12/2011 à 4:26 :

c'est vrai qu'on dirait un encart publicitaire pour le m-paiment :)
d'ailleurs si même le Kenya l'a fait, pourquoi ne le fait-on pas ? quelques idées à la volée :

1. le fait qu'en France nous sommes bancarisés, donc nous n'avons pas besoin de nous presser à utiliser cette techno qui ne présente du coup que peu d'avantages (passage au péages ? parkings ? bof)
2. le problème des données existe. La carte SIM contient à la fois le profil opérateur, celui de l'abonné et d'autres applications comme le NFC (paiement sans contact). Sachant que la carte SIM sera prochainement soudée au terminal, on peut se poser des questions sur nos données personnelles. Seront-elles toutes détenues par mon fabricant de téléphone ?
3. Aujourd'hui un abonnement mobile avec internet coûte au moins 40?/mois (sans parler du téléphone et en imaginant l'option paiement gratuite hein) alors qu'une CB coûte 0? dans plusieurs banques. Le chèque est gratuit et n'est pas encore interdit, ni la monnaie ! Le choix est vite fait ... en période de crise.
4. De nombreux français abandonnent leur abonnement mobile.
5. Les français semblent plus attentifs à leurs données personnelles.
6. Contrairement au Kenya, à l'Inde et à pleins d'autres pays, nous avons déjà sucombé à la surconsommation de masse.

Finalement quel est donc l'avantage du mobile ? Même une personne analphabète peut s'en servir. Du coup, c'est le moyen idoine pour faire consommer des personnes qui ne sont ni bancarisées et qui ne savent ni lire, ni écrire. Elles ne le seront toujours pas avec toutes ces technos et ces investissements, mais au moins elles pourront consommer.

C'est la principale utilité que je vois à cette techno. Elle sera utilisée par peu de personnes en France. Nous passerons directement, de force, au paiement obligatoire via notre nouveau passeport biométrique (une puce est prévue à cet effet).
Et très prochainement nous pourrons aussi payer via notre puce RFID que nous aurons dans notre peau comme aux USA (tous les américains ont l'obligation de se faire pucer) et c'est génial (cf publicité vidéo d'IBM). Les distributeurs auront ainsi "une meilleure qualité de services et un passage en caisse facilité, moins coûteux", cela "représentera un levier de croissance et de conquête des plus jeunes consommateurs, issu d'une génération numérique, connectée, mobile". Un outil fun pour le bien de tous.

Bref, seule solution pour éviter un tel monde, un réveil citoyen.

muscadet  a écrit le 28/12/2011 à 11:09 :

On comprend très bien qu'il peut y avoir un intérêt pour les entreprises, mais pour le consommateur, il faudrait qu'on nous explique ?
Si c'est juste pour ne plus avoir à sortir ma CB de mon portefeuille, la valeur ajoutée est proche de 0.

Laurent  a répondu le 28/12/2011 à 11:43:

L'intérêt ? Ne pas avoir à avoir de la monnaie dans sa poche, de retirer l'argent au distributeur etc. Mais aussi de mieux gérer son budget (avec l'informatisation, on peut facilement faire son budget, connaître ses dépenses, même avoir une alerte pour nous dire que l'on dépasse).
La CB n'est pas prise pour les petits achats et elle coûte cher aussi, tout le monde n'en a pas une.

Laurent  a répondu le 28/12/2011 à 11:44:

On pourra aussi utiliser le mobile NFC pour les transports, les parkings, le péage etc. Les usages seront importants.

moutarde  a répondu le 28/12/2011 à 12:32:

Laurent :tres bien et le surendettement dans tout cela !Quand on sait que sans calculette beaucoup ne peuvent faire une simple regle de trois !Vous savez ;calculer à combien va revenir l'article acheté ....

bancopasillico  a répondu le 28/12/2011 à 12:56:

une CB coute en moyenne 40 e à l'année.. Même pas un mois de forfait mobile il me semble. y'a même des cartes des distributeur à 10e.. et pour les petits montants, notre système moneo inclu dans la cb a fait un grand flop.. le tel mobile qui a une duréee de vie de 2 ans.. non échangeable, non remboursable contrairement à une CB defectueuse qui ne tient pas ses trois ans de vie.. J"attends de voir mais sur le principe, je vois pas beaucoup d'avantage mais plutôt j'imagine pleins d'inconvénient en cas de bug informatique sur les reseaux telecoms, perte ou vol du tel..

Laurent  a répondu le 28/12/2011 à 13:55:

Monéo inclus dans la CB c'était payant !!! Non seulement le client payait mais en plus la comm' du côté commerçant était monstrueuse ! Le bide était assuré !

Pour le mobile, peu importe si le mobile a une durée de 2 ans, votre compte est géré comme votre compte CB, vous pouvez changer de mobile sans problème. Un peu à l'image de PayPal.

C'est le même réseau ou compte que votre CB, donc il n'y a pas plus de problèmes, vous aurez aussi plus de facilité à suivre vos dépenses, ce sera moins obscure que les relevés CB et plus sécurisé qu'une CB. Il y a aussi plus de possibilités comme recevoir la facture automatiquement sur le mobile après l'achat etc.
Une CB encore beaucoup de Français n'en ont pas alors qu'ils ont un mobile.

anonyme  a répondu le 29/12/2011 à 7:18:

transports, les parkings, le péage mouais, ça fait un peu cher l'investissement pour de si petits résultats non ?

anonyme  a répondu le 29/12/2011 à 7:22:

@muscadet : c'est pour ton bien on te dit. Rappelle toi les fois où tu perdais ta CB. Tu devais faire opposition, refaire une autre carte, etc ... Maintenant, juste un petit email à ton fabricant de téléphone. Ce dernier active à distance la fonction géolocalisation de ton mobile (tu lui auras auparavant autoriser cela, tu n'es pas à ça prêt il a déjà toutes tes coordonnées familiales, persos, bancaires, contacts, etc) et hop il te répond rapidement que tu as juste oublié ton téléphone dans la boite à gant de ta voiture garée en bas de chez toi.

Abu  a répondu le 30/12/2011 à 6:17:

D'où sortez vous ces idées ? J'aimerai bien connaitre vos sources...si elles existent...

anonyme  a répondu le 30/12/2011 à 20:02:

Je trollais. Cette histoire n'existe pas ..... encore, vu que nous n'utilisons pas cette techno. Pourtant rien d'extraordinaire. Qui a la possibilité d'envoyer un message/notification au possesseur du mobile ? Celui qui possède les données du mobile.
Effectivement mon histoire n'existe pas, mais ça me fait penser à une historie de viande avariée qui a été vendue en grande surface et seuls les clients ayant une carte de fidèlité ont pu être informés car ce sont les seuls clients dont le commerçants connaissaient les identités et les coordonnées.
Ensuite avec un mobile connecté on peut faire plus de choses.
Apple récupèrait bien des données à l'insu des utilisateurs d'iPhone et certains constructeurs de mobile installent un logiciel espion nommé Carrier IQ.
Envoyer un message et activer une fonction du téléphone n'est pas quelque chose d'extraodinaire.

frelin  a écrit le 28/12/2011 à 10:45 :

Il faudrait réfléchir à l'échec total de Monéo, initialement prévu pour être largement utilisé dans le petit commerce, 'pour acheter sa baguette de pain' et qui n'a jamais pu démarrer en raison de l'avidité des banques qui ont demandé trop de contributions financières aux commerçants et les a complètement dissuadés de jouer le jeu. Résultat ! seuls quelque grandes chaînes ou services publics ont tenté le coup, pas assez pour aboutir à une masse critique.

Journal independent  a écrit le 28/12/2011 à 10:37 :

Et le piratage des donnees informatiques ca vous dit quelque chose ? C'est marrant ce lobby du paiement par mobile, qui s'installe dans les medias et qu ine parle que des effets "positifs" ...

Laurent  a répondu le 28/12/2011 à 11:00:

Il n'y aura pas plus de piratage des données qu'avec la CB. Ce sera même plus sécurisé en réalité.
Pour le reste, l'essor arrivera quand Apple l'adoptera sur l'iPhone et si et seulement si les banques ne sont pas trop gourmandes.
Si elles font comme avec le Monéo à prendre autant de commission aux commerçants et de frais au client, ça ne décollera pas.

inconnu  a répondu le 29/12/2011 à 4:33:


ça existe déjà avec la pub gaga des nudistes.

Abu  a répondu le 30/12/2011 à 6:20:

L'offre existe déjà en effet. Pas de système à la Moneo non. Quant à l'iPhone, il a u retard sur la concurrence. Blackberry et autres systèmes sous Android ou Windows Mobile proposent déjà des terminaux équipés du NFC.