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Qui doit gouverner, dans une période de crise comme celle que nous vivons aujourd'hui ?
Une formule, inspirée par Raymond Aron, pourrait résumer notre désarroi face à l'action politique : gouvernement impossible, gouvernance improbable. Si le gouvernement est impossible, c'est parce que les États-nations démocratiques semblent devenus impuissants face aux contraintes tant intérieures qu'extérieures. À l'intérieur, la multiplication des contre-pouvoirs, l'idéologie spontanée de la critique, le réflexe de l'indignation contribuent à bloquer l'exercice de toute espèce de pouvoir. À l'extérieur, ce sont les leviers de l'action qui échappent aux gouvernants : que faire face à des défis économiques, financiers, environnementaux dont le cadre dépasse de beaucoup la dimension des États ? Devant cette impasse, l'idée de gouvernance paraît bien séduisante. Elle désigne un pouvoir qui serait plus horizontal que vertical, mettant en jeu des pôles de décision de poids équivalent qui choisissent d'agir par concertation et par négociation. Mais la gestation de ce pouvoir - si tant est qu'il soit un idéal - patine. Le G20 reste très informel et, au niveau européen, la gouvernance montre clairement ses limites dès que le gros temps s'annonce. Dans la tempête, le gouvernail et le pilote redeviennent indispensables ! C'est la principale faiblesse de l'Union européenne que d'avoir cru pouvoir se construire sans politique, voire contre la politique, par le seul jeu du « doux commerce ». Ce déficit politique a été diagnostiqué depuis plus de vingt ans tant par ses adversaires que par ses partisans. La crise actuelle offre une occasion unique de reprendre la main, mais dans des conditions de risque colossal et dans une situation de bricolage permanent. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, dans un tel contexte, la question des personnalités politiques (Merkel, Sarkozy...) reprend le pas sur celle des procédures institutionnelles.
Et le peuple dans tout ça ?
C'est la grande énigme de la démocratie. Elle est, selon la définition rituelle, « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Le seul problème, c'est qu'on ne sait guère qui est le peuple. Est-ce la rue ? L'opinion publique ? Les médias ? Les représentants du Parlement ou les hommes politiques ? L'intérêt général ou la somme des intérêts particuliers ? La loi, le droit, les juges... ? La liste est longue, et aucune de ces réponses n'est, dans l'absolu, ni vraie ni fausse. En fait, l'âge adulte d'une démocratie arrive lorsqu'un peuple a renoncé à vouloir s'incarner dans une figure déterminée, quand il a fait le deuil du « Peuple mystique ». Car le peuple, c'est un peu tout cela mêlé. Ou, pour le dire autrement et de manière plus précise, le peuple est moins une figure du pouvoir qu'une méthode pour l'exercer. Cette méthode est simple à énoncer, mais difficile à réaliser. Elle fonctionne en quatre temps : 1. Élections ; 2. Délibérations ; 3. Décisions ; 4. Et, de nouveau, élections... La conquête des deux premiers moments a été longue et glorieuse ; elle s'est faite contre l'absolutisme de la décision arbitraire. Mais, aujourd'hui, les démocraties, pour devenir adultes, doivent aussi se réconcilier avec le pouvoir de décision qu'elles n'ont eu de cesse d'affaiblir. C'est le futur défi de nos régimes.
Et ce, d'autant que le temps des démocraties est beaucoup trop lent, face au temps, immédiat, des marchés ?
Certes, mais il faut là aussi nuancer. On entend beaucoup l'idée d'une opposition entre le (bon) peuple et les (méchants) marchés. Or, sauf à sombrer dans une vision paranoïaque et "conspirationniste", pas plus que les Peuples, les marchés ne sont des figures identifiables. Le marché est lui aussi un processus, qui a d'immenses vertus de création de richesse et de valeur, mais qui, à l'état sauvage, provoque de graves dommages. Nous y sommes. Veillons toutefois à éviter les discours simplistes qui voient dans les marchés une nouvelle logique du coup d'État permanent ou de diktat imposé aux démocraties. Quand l'ancien Premier ministre grec Georges Papandréou renonce à consulter son peuple par référendum sur le plan d'aide européen, ce ne sont pas les marchés qui l'imposent, mais d'autres chefs de gouvernements démocratiques qui renvoient la Grèce à ses responsabilités : rester ou pas dans l'euro. De même, l'Italien Berlusconi n'était pas, que je sache, un dangereux gauchiste dont les "marchés" auraient eu la peau ! Quant aux agences de notation, qui sont devenues la nouvelle figure du diable, il faut rappeler qu'elles ont été intronisées par les États eux-mêmes et qu'elles se bornent aujourd'hui à dire que l'état des finances publiques des Etats européens n'est pas très folichon... Où est le déni de démocratie ? Je ne le vois guère. Mais que la démocratie doive s'approfondir pour domestiquer un processus financier devenu sauvage, voilà ce que personne, je crois, ne songera à contester. La crise actuelle n'est pas un défaut de la démocratie, mais un défi à la démocratie.
Il n'empêche que la thèse d'un gouvernement des marchés a la vie dure. On parle même de Government Sachs...
Il ne faut pas négliger ce qu'a de séduisant la théorie d'un complot des marchés. Elle permet de donner un sens simple et clair à une réalité complexe et confuse ; elle offre également des solutions lumineuses quand toutes les issues semblent bouchées ; elle permet enfin de faire front commun là où l'égoïsme est de mise. Bref, la peur du complot des marchés, si je puis dire, rassure, conforte et mobilise. Ce sur quoi, d'ailleurs, les populistes de tous bords ne manquent pas de surfer. Au demeurant, en suggérant qu'il y aurait, tapis dans l'ombre des hauts buildings vitrés, quelques individus qui, à l'instar des 200 familles de la France des années 30, dirigeraient le monde à leur profit, l'idéologie conspirationniste maintient l'idée qu'une maîtrise du cours du monde est possible. Alors que le vrai problème est sans doute que plus personne ne maîtrise plus rien. C'est cette idée qui est la plus vertigineuse et, peut-être, la plus dangereuse pour la démocratie comme pour l'idéal de volontarisme qu'elle porte en elle.
Qui doit gouverner en France, en 2012, année d'élection présidentielle ?
Nous allons avoir une campagne très particulière dans laquelle le poids du réel va peser comme jamais. Il n'y aura pas de rêve, pas de "changer la société", ni même de "rupture". Les candidats feront de la surenchère dans la protection des Français ; ils devront être convaincants dans leur capacité de gestion de crise ; mais il leur faudra aussi être audible dans la clarté de l'horizon proposé, car une posture simplement défensive ou réactive ne suffira pas. Dans cette configuration, la marge de manœuvre des candidats est étroite ; et tout va se jouer sur les petites différences, avec, en arrière fond, toujours présent et possible, le danger du rejet radical. Ce ne sera donc pas une campagne désenchantée, car l'appétit de politique est énorme, mais exigeante. Bref, le futur président sera à la fois ordinaire (pour être à l'écoute) et extraordinaire (pour tenir la barre) : c'est d'ailleurs le grand dilemme du prince de l'âge démocratique quise doit de ressembler à tout le monde ... et ce n'est pas donné à tout le monde.
Comment expliquez-vous que le mouvement des Indignés ne prenne pas en France, patrie de Stéphane Hessel ?
Ce mouvement peut être regardé sous ses deux faces : d'un côté, il témoigne d'une certaine vitalité de l'espace public et du maintien sympathique de l'idéal d'engagement. D'un autre côté, il reste terriblement adolescent. En se référant à l'esprit de résistance, il en appelle à une vision manichéenne des choses, propre aux temps de guerre : d'un côté les gentils ; de l'autre les salauds à abattre. Cette nostalgie de la simplicité guerrière constitue à mes yeux une grave trahison des clercs, dont la tâche — faut-il le rappeler — consiste non à simplifier mais à clarifier la complexité. L'indignation, comme telle, est stérile et tend à presque devenir une idéologie, au sens le plus négatif du terme ; c'est-à-dire un discours qui explique tout, qui promet tout et qui se suffit à lui-même. De ce point de vue, je trouve intéressant que l'affaire prenne si peu en France, et j'y vois un signe plutôt encourageant quant à la maturité de notre espace public.
Qui doit gouverner, après les révolutions arabes ?
La démocratie, c'est l'expérience de la brièveté du pouvoir. Que ce soit en fin de mandat ou après un échec électoral, des gestes simples et difficiles doivent être accomplis : faire ses cartons, renoncer à sa ligne téléphonique et à son téléphone portable, à son secrétariat, à son agenda, à ses laissez-passer, à son importance. Je ne sais plus quel ministre avait fait imprimer aussitôt sa nomination annoncée, une série de cartes de visites, qu'il distribuait à ses interlocuteurs : M. X, futur ex-ministre. Voilà l'esprit de la démocratie. C'est donc bien lui qui a soufflé sur les pays arabes en janvier/février 2011 proclamés par des slogans peu élaborés mais ô combien expressifs : "Ben Ali dégage" après 23 années de pouvoir ; "Moubarak dégage" après 30 années de pouvoir ; "Khadafi dégage" après quarante années de pouvoir. N'oublions jamais cet acquis quand nous dénonçons par ailleurs le « court-termisme » de la vie démocratique, car il est sans doute difficile d'avoir le beurre (la limitation temporelle des mandats) et l'argent du beurre (la prise en charge systématique du long terme). On peut évidemment craindre que la contre-révolution islamiste succède aux printemps des peuples. Mais gardons-nous de donner des leçons de démocratie à ceux qui sont en train de l'inventer chez eux. N'oublions pas que notre propre histoire politique, avant une stabilité qui ne date que d'une trentaine d'année, fut loin d'être un long fleuve tranquille. L'islam dispose de ressources puissantes permettant de produire tolérance, respect des libertés, reconnaissance du rôle de la femme et même une forme de laïcité. Les réformes constitutionnelles comme celles du code de famille au Maroc le montrent.
Vous êtes donc plutôt optimiste ?
Pas tellement pour le court terme. Nous avons eu les Trente glorieuses où le problème était de reconstruire la paix après une guerre terrible : la solution fut la croissance. Nous avons eu ensuite les 30 piteuses, où le problème était la crise (déjà) et la solution l'endettement. Nous entrons probablement dans les 30 calamiteuses où la solution sera de limiter l'endettement dans un contexte où d'autres régions du monde aspirent à vivre leurs années glorieuses. C'est un moment difficile. Mais la prospérité s'accompagne de fortes aspirations démocratiques et sociales. Cela me rend optimiste à long terme. Kant disait qu'on ne pouvait attendre l'institution d'une République mondiale, qui serait synonyme de tyrannie globale, mais qu'on pouvait espérer la "républicanisation" d'un maximum d'Etats. Aujourd'hui près de la moitié des humains vivent dans des démocraties. Selon l'humeur, le verre paraîtra à moitié vide ou à moitié plein.
JB38 a écrit le 05/01/2012 à 09:05 :
"Le vrai problème c'est que plus personne ne maîtrise rien"... A force de déréguler pour faire plaisir aux "marchés", ce sont eux qui de fait imposent leurs règles. Il n'y a peut-être pas de complot constitué, mais un complot de circonstance où les intérêt des financiers anglosaxons convergent. Et maintenant qu'ils ont pris le pouvoir, on fait comment pour remplacer un barreur fou, un compas faussé et une barre bloquée à droite?
PASGLOP a écrit le 04/01/2012 à 23:37 :
Vous écrivez : "Dans la tempête, le gouvernail et le pilote redeviennent indispensables !" Il me semble que vous commettez une erreur classique consistant à confondre management (gestion) et leadership (décision). Autrement dit, pour se référer à la grammaire du monde de la navigation que vous empruntez, il ne faut pas confondre le "chef" et la "nef". Notez que dans le "monde de finance" dans lequel nous nous trouvons pour reprendre BOLTANSKI & al., le chef et la nef sont des termes bien connus en monnaie (v. numismatique, cf. Numa, Saint-Matthieu & consorts)
Nicolas S. a écrit le 04/01/2012 à 18:27 :
Article gaché par son titre, gouvernail et pilote sont toujours indispensables, même dans la pétole!!!
Binitials a écrit le 04/01/2012 à 13:13 :
Bonjour, Je souhaite réagir sur ce sujet car je suis très content de commencer à voir une réflexion naitre sur ces questions qui me semblent premières. «Gouvernement impossible, gouvernance improbable», c?est un constat depuis 20 ans maintenant qui exaspère les français et je pense qu?en période de crise et au sein d?une démocratie il y a dans cet état de fait le germe d?une explosion de toutes les structures partisanes et politiques française. Je pense personnellement que 2012 sera l?année de l?explosion des structures politiques héritées de l?ère Balladur qui a façonné le fonctionnement du modèle politique français de ces 20 dernières années. Je ne partage pas du tout le principe d?impuissance qui est posé par l?Auteur en introduction, même si elle est réelle dans les fait, il faut aller plus loin dans l?analyse de ses causes. Pour ma part elle prend racine dans une organisation politique trop rigide qui a été construite à contre courant de la modernité et qui empêche l?action politique d?exercer une emprise sur un monde qu?ils ne comprennent plus du tout. Depuis les lois Balladur sur le financement des partis politiques l?UMP et le Parti Socialiste concentrent entre leurs mains la quasi intégralité des financements réservés aux partis ainsi que de l?espace médiatique. En parallèle, et alors que l?on aurait pu s?attendre à ce que ces mouvement s?ouvrent à la base et permettent l?émergence de talents et d?idées neuves c?est tout le contraire qu?il s?est passé. En réalité on s?aperçoit assez clairement que le statut des fonctionnaires appliqué aux hommes politiques a fonctionné comme un puissant levier d?immobilisme, garantissant à ceux qui y avaient accès des moyens considérables et extra-légaux de durer et de financer de puissants réseaux personnels. Barrant ainsi la route à ceux qui auraient peut être mieux compris les problématiques modernes et qui auraient été mieux capables d?agir dans le sens d?une performance française dans une version moderne. Tout le système est cher très cher alors qu?il n?y a plus d?argent et il a complètement failli a garantir la juste représentativité des idées et des courants qui marquent la population française. Les médias, contraints par la loi de se positionner sur le plan des idées en phase avec les grands partis ont failli a faire émerger des points de vue nouveaux et modernes malgré des tentatives notables, et en particulier dans ce journal où j?écris. La sanction sur les ventes est spectaculaire et ne peut s?expliquer que par l?existence d?Internet. Depuis 20 ans, les français ont pris conscience du fait que leurs élites ne sont pas celles qui sont capables de diriger la France et ses problèmes et le sentiment est en train de naitre très fortement qu?elles sont aussi responsable de l?effondrement programmé de l?Etat et du surcoût de dettes qu?ils vont devoir payer chèrement. Le droit de vote n?est plus la garantie d?une bonne gouvernance et le sentiment est fort que l?on nous a retiré le choix, qui est le premier des éléments d?une liberté qui était censé être garanti par la constitution. La crise a atteint le coeur des institutions, force est de constater que la 5ième République a failli a garantir le plein exercice de la souveraineté nationale et c?est le président Sarkozy qui a enterré la République en faisant passer le traité de Lisbonne alors que les français s?étaient exprimés très nettement contre le TCE dont le traité de Lisbonne fut l?avatar parlementaire. Pour tout démocrate Français attaché à ce pays le spectacle de la quasi totalité des députés de gauche comme de droite réunis en congrés voter pour le traité de Lisbonne est une insulte à l?histoire de ce pays et de ses institutions. Ce n?est pas parce que ça n?a pas été commenté publiquement que la plaie n?est pas profonde. Personne ne veut le voir car la rigidité de l?organisation finalement conforte l?élite politique dans l?idée que ce n?est pas un élément essentiel du débat public. Elle s?effondrera sous le poids de son propre aveuglement, c?est déjà plié ! Tout le monde semble chercher un leader pour cette présidentielle, il n?y en aurait pas, le système a tout simplement failli à produire une personne à la hauteur des enjeux. La question de ce président ne se pose même pas, c?est plutôt celle du gouvernement qu?il faut se poser. Même si nous avons un président, avec quelle majorité gouvernera-t-il si Marine Le Pen raflait ne serait-ce qu?un tiers des sièges à L?Assemblée ? Qu?adviendra-t-il des finances et de l?autorité du PS et de l?UMP si cela se produit ? Je ne suis même pas sûr que le prochain président finira son mandat et je pense que si Hollande tient à la tête des sondages c?est parce qu?il est la personnalité qui semble la plus capable de conduire une politique de cohabitation en temps de crise. Et puis il faut quand même saluer le dernier baroud d?honneur du Président Sarkozy qui en guise de cadeau d?adieu s?apprête à nous offrir une hausse importante de la TVA alors que tout le monde l?attendait sur la réduction des dépenses ! L?avantage de la TVA c?est qu?elle est massive et donc fait rentrer beaucoup plus d?argent, son inconvénient c?est qu?elle est aussi massive et qu?elle rend tout le monde mécontent. S?il voulait aider Le Pen, il ne pouvait pas faire mieux ! La beauté d?un pouvoir autiste c?est qu?on peut toujours compter sur lui pour faire ce qu?il ne faut pas au moment où il le faut ! Soyons sérieux deux minutes : d?une part les entreprises qui tous vivent dans la crainte d?un effondrement de la consommation alors que la récession est là ne le voient pas d?un bon oeil et personne ne croit vraiment à la réduction des charges qui suivront... Et les Français en général vont bien vite comprendre grâce à cette mesure que ça y est on commence à toucher à leur porte monnaie à tous ! Les esprits vont être bien chauffés pour la campagne ! Je ne suis pas Lepeniste, pas du tout même, mais je suis pour la démocratie qui me semble essentielle pour traverser la crise ! Je pense que c?est trop tard pour que la démocratie revienne sur des bases réformées et que l?effondrement de toute la classe politique va être rapide maintenant. J?espère seulement que nous pourrons enfin compter sur les médias pour éclairer rapidement les vrais leaders, ceux sur qui reposera le redressement de la France que j?espère rapide. Pour avoir voyagé je sais que les français sont des bons. Nous sommes un peuple exceptionnel et capable, nous avons résisté jusqu?à présent, il est temps que nous nous libérions et que ce pays commence enfin à fonctionner sur l?extraordinaire talent de ses forces vives ! L?effondrement qui arrive est une très bonne nouvelle !
lavhwahov a répondu le 05/01/2012 à 10:17:
Je partage entièrement cette vision, et je suis ravi de voir qu'elle se propage de plus en plus dans l'opinion... J'espère que cette propagation sera assez rapide pour un 22 avril sans UMP ni PS. Seules les législatives nous diront alors de quoi sera composé le gouvernement, comme dans une vraie république : représentative, non pas majoritaire.
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B. DISRAELI, Premier Ministre britannique de 1874 à 1880, confirma l?assertion ci-dessus relative au contrôle exercé par des sociétés secrètes dans les affaires des hommes. Belle analyse mais incomplète. Comment peut on ignorer la présence de...
par Thierry_R le 05/01/2012 à 18:26
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Thierry_R a écrit le 05/01/2012 à 18:26 :
B. DISRAELI, Premier Ministre britannique de 1874 à 1880, confirma l?assertion ci-dessus relative au contrôle exercé par des sociétés secrètes dans les affaires des hommes. Belle analyse mais incomplète. Comment peut on ignorer la présence de représentant de G.SACHS à la tête de la Grèce, l'Italie(éviction de Berlusconi). Il est vrai qu'énoncer un complot est très difficile à défendre. Pourtant la disparition de de Lehman Brothers. Ce n'est pas Goldman Sachs qui mène le bal, mais in convient de parler des théories économiques de la TRILATÉRALE qui ont vu la naissance de Thatcher, Reagan. Ces théories sont apparus en Europe et il est indéniable de constater l'attaque coordonnées de tous les gouvernements contre les systèmes sociaux et particulièrement des retraites par répartition (traité de Barcelone signé par Jospin) sans voir le complot partout on ne peut ignorer ces faits. Il est indispensable de ne pas confondre l'indignation, celle qui n'accepte pas de voir les Allemands défilés en 1940 sur les C.Élysées, avec l'humanitarisme infantile de nos Khmers roses qui s'émeuvent pour le cas particulier mais sont indifférents aux problèmes réels de nos compatriotes. RISPAL Thierry