La Tribune

"L'Europe est en crise parce qu'elle consomme mais ne fabrique plus"

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Propos recueillis par Mathilde Farine du quotidien le Temps  |   -  1359  mots
L'analyse de la crise de la dette en Europe ne peut être faite sans prendre en compte la confrontation des Etats-nations la formant, estime Max Gallo. Une interview par notre partenaire suisse Le Temps de ce "souverainiste" sur les maux frappant actuellement la zone euro.

Le Temps : comment avez-vous analysé le résultat du sommet européen des 8 et 9 décembre ?

Max Gallo : il reflète une prise en compte partielle, mais effective de la réalité. Le Traité de Maastricht a notamment été complété en réglant, d'une manière dont on peut discuter, la question de la Grande-Bretagne, qui était à la fois présente et absente. Autre avancée, la question de la gouvernance économique avec l'inclusion de sanctions quasi automatiques. Surtout, on laisse jouer à la BCE un rôle discret mais réel en accordant des prêts de 36 mois aux banques à un taux d'intérêt de 1%. Ce dernier point est à peu près le seul positif, car on peut penser que ce jeu de la BCE permettra des rachats de dette souveraine. Par ce biais, on pourra se fixer sur la croissance et pas seulement - c'est le principal reproche à cet accord - sur la rigueur budgétaire. Mais tout cela est mobile, complexe, ambigu et imparfait et ne résout pas la question de l'origine de la crise.

- Où voyez-vous l'origine de la crise ?

- Je suis très sensible à l'argumentation de Martin Wolf (chroniqueur au Financial Times, ndlr) qui met l'accent sur les déséquilibres des balances commerciales. Les pays qui souffrent le plus de la crise ne sont pas ceux qui ont les déficits budgétaires les plus marqués, mais ceux dont la balance commerciale est la plus déficitaire. C'est là que se situe l'origine de la crise: l'Europe est consommatrice en dernier ressort et ne fabrique plus. Les zones productrices se sont déplacées vers l'Asie. On ne sortira de la crise que si l'on recommence à produire mais avec une productivité accrue, ce qui suppose du temps et de grands bouleversements économiques dans les pays de l'Union européenne. Il ne faut pas non plus négliger dans cette analyse des causes de la crise la guerre des monnaies. C'est une réalité entre d'une part le dollar qu'on peut imprimer à satiété grâce à la Fed, la livre sterling qui bénéficie de la politique de rachat de dettes de la Banque d'Angleterre et l'euro d'autre part. Cette guerre, consciente ou pas, reflète la volonté de faire exploser l'euro de la part des Anglo-Saxons.

- Qu'en est-il des divergences entre les Européens ?

- Il faut aussi prendre en compte la question de la position de l'Allemagne qui met l'accent sur le rôle très important des histoires culturelles dans la crise. Il existe une culture des pays méditerranéens, de la France et de l'Allemagne, qui peut-être s'enracine dans le protestantisme. Rappelez-vous Luther: il protestait contre les indulgences, l'inflation des indulgences et de la permissivité. J'ai été frappé par une phrase du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, déclarant qu'il faut que les pays occidentaux apprennent à envisager une limitation de la croissance. Cela ajoute à la complexité du problème. Au final, le sommet n'est ni la victoire de l'Allemagne sur la France, ni l'inverse. Les deux ont réellement fait des pas dans la direction l'un de l'autre. Ils sont embarqués dans le même bateau.

- Le retrait de la Grande-Bretagne constitue-t-il un drame ?

- Il ne faut pas oublier que c'est une île et que, de ce fait, elle s'est toujours tenue à l'écart du continent. Elle ne s'est impliquée que contrainte. Elle va pouvoir continuer à participer aux réunions et soumettre des propositions. Je ne doute pas qu'elle conduise, comme l'ont dit certains observateurs, à une véritable guérilla juridique à l'intérieur des institutions européennes. En même temps, que l'on soit souverainiste ou non, il faut être pour la construction d'une Europe puisqu'il y a une civilisation commune, des intérêts communs et un marché énorme. Nous sommes une zone riche: ne pas être capables de nous mettre d'accord est un scandale historique. Mais je n'oublie pas ma vocation souverainiste: on ne peut pas faire comme si les nations n'existent pas. Il faut à la fois les faire converger, tout en se rappelant qu'on ne peut pas faire fi dans la construction européenne du rôle des nations, des élus de ces peuples et donc des gouvernements. D'où l'importance de l'intergouvernementalisme.

- L'Europe doit faire face à une autre menace: la montée en puissance des grands pays émergents...

- On revient à la question du déficit de la balance commerciale. Le monde bascule vers ces pays émergents. L'Europe a intérêt à trouver une solution, mais la menace n'est pas celle qu'on craignait de la part des Soviétiques: une menace militaire, d'occupation, de changement de régime. La Chine, l'Inde ou le Brésil veulent que l'on achète leurs produits, mais pas installer leur drapeau place de la Concorde.

- La menace économique n'est donc pas si importante ?

- Elle est extrêmement importante. Si nous voulons rester une zone démocratique de niveau de vie élevé, elle exige que l'on résolve les crises. Mais aussi que l'on pense à la croissance et que l'on accentue la convergence. Il faut aussi que l'on prenne des décisions à la majorité qualifiée, plutôt qu'à l'unanimité. Car, n'oublions pas un élément essentiel des motifs de la crise: on ne peut pas prendre des décisions à 27. On voit immédiatement resurgir les intérêts nationaux. Le terme peut paraître extrême mais il faut un putsch franco-allemand dans lequel on ose dire: oui, nous sommes les deux grandes puissances de cette région, nous discutons, nous arrivons à un compromis, nous l'imposons aux autres et, s'ils ne sont pas d'accord, ils partent. Or, c'est ce qui est arrivé et c'est le seul moyen d'avancer. Ce n'est pas possible si l'on considère que, formellement, Malte ou la partie grecque de Chypre ont autant de poids dans un vote qu'une autre puissance.

- Dans les autres exemples de crises européennes, est-ce qu'il y a des éléments qui donnent un espoir de déblocage ?

- Oui. Malgré le regain du discours national, l'espoir de déblocage réside dans le fait que tout au fond, les citoyens de l'Europe savent bien que leur intérêt est quand même de rester unis. C'est vrai dans tous les pays. Il y a un désir d'Europe, même s'il ne peut exister qu'à la condition que les spécificités nationales soient préservées. C'est là toute la difficulté. On a entendu pendant des décennies le discours assurant que les nations sont obsolètes et qu'il faut construire les Etats-Unis d'Europe. Puis Jacques Delors a parlé de la fédération d'Etats-nations et, aujourd'hui, on parle de l'intergouvernemental, ce qui montre que l'on a pris conscience de l'importance de ce fait national. Il faut combiner le sentiment naturel d'un mélange pour les nouvelles générations et le respect d'une histoire et de l'existence d'un sentiment national fort.

- Un économiste disait récemment: il ne faut pas oublier le rôle de vigie qu'ont joué les marchés car finalement ce sont eux qui ont poussé les politiques à trouver des solutions à la crise. Partagez-vous ce point de vue ?

- Non, parce que cela signifierait que les marchés ne sont que des observateurs objectifs ou des vigies dans un phare, observant les marrées. Ils constituent au contraire des acteurs majeurs de la situation économique et financière. Ils cherchent des bénéfices. Ils sont très heureux de voir que la BCE va prêter de manière illimitée aux banques à une durée de 36 mois, ce qui leur permettra de prêter ensuite aux Etats en réalisant un gain. Les marchés, les banques, sont partie prenante du jeu financier. Il ne faut pas laisser détruire le système bancaire et le renflouer si nécessaire. Mais la régulation, le rôle des Etats, puisque les institutions européennes n'y parviennent pas, est capitale.

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Commentaires

andre-cossart  a écrit le 17/02/2012 à 8:20 :

ARRAS- 62 le 17.Février.2012

Bonjour
Tout a fait d'accord avec Monsieur Max GALLO ,en effet l'Europe est en crise parceu'elle consomme,mais ne fabrique plus

On a beau se marteler le cerveau la réalité on ne peut pas la changer si on ne fait rien et là attention danger.  a écrit le 18/01/2012 à 12:26 :

L'euro est mort vive le nouvel euro...dans 20 ans L'euro ne peut pas être la monnaie commune quotidienne et unique de pays qui sont aussi divergents sur le plan économique et si différemment efficaces ou puissants. Moralité quand la bulle immobilière explose et que le crédit se fait rare, que reste t il? Pas grand chose dans une bonne parie des pays du Sud (du fait de la destruction de leur appareil productif) ainsi que l'Irlande qui ne tient que grâce à son dumping fiscal et social. Penser que les allemands vont investir en Grèce, Italie ou en Espagne et au Portugal au plan industriel est un leurre, ils préfèrentla Slovaquie, la république Tchèque ou la Pologne, où l'impôt et les charges sociales sont nettement moins élevées. Donc quoi? Primo, il faut revenir à une monnaie nationale, deuxièmement il fait réinstaller des frontières nationales et taxer comme bon nous semble les produits entrants, ça parait régressif ça ne l'est pas. Il faut enfin redéfinir toutes les conventions fiscales pour les pays concernés, et se montrer impitoyable face à la fraude fiscale et aux paradis fiscaux. A défaut on peut être à peu près certain que ce sera la guerre, d'abord civile - qui peut accepter longtemps des baisse de pouvoir d'achat et des taux de chômage élevés? puis entre états. Et là pour le coup, ce sera un retour de 70 ans en arrière. Messieurs Dames les technocrates, Messieurs Dames les économistes, et Messieurs Dames les décideurs politiques vont avez failli, et vos fautes vont avoir des conséquences dramatiques si on ne corrige pas rapidement la situation.

Ludo  a écrit le 18/01/2012 à 9:02 :

Il me semble que ce qui penalise bcp l'Europe et penalisera a terme meme la Chine est l'absence de resources naturelles. Celles-ci deviendront necessairement plus cheres car plus rares et prendront une part de plus en plus importante ds la valeur d'un bien. Le petrole y est pr bcp ds le creusement du deficit francais.

@Ludo  a répondu le 19/01/2012 à 10:31:

Oui et non, oui si on continue a privillegier la rente de situation de EDF; Total et consort.... Non si on prend enfin la mesure qu il faut se lancer dans la Hight tech et les Clean tech. Pznneau photovolatique individuels, recuperations des eaux de pluis et du reseau domestique et les re-utilise (apres filtrage et nettoyage bien sur), puits canadien pour reguler les temperatures...... Dans les logements collectif adopter le meme systeme en allant plus loin avec comme en suisse des laveries dans chaque immeuble.... Donc faire du vert, du re-utilisable de l economique....ou alors on continuea engraisser toujours les meme

@Ludo  a répondu le 19/01/2012 à 10:39:

Dans le même ordre d'idée nous rappeler qu nous avons parmis les plus grand reseaux fluviaux et feroviere d europe... qu attend t on pour en faire une force???
Si ces Mrs de la SNCF ne se mettent pas perpetuellement en greve pour le rail on peut y developper massivement le fret....
Pour le reseau fluvial le remettre en "etat de fonctionnement" cela reduira d autant la facture petrole et carbone.....Car certe une peniche consomme du fioul, mais combien de semi de 33T met on dans une peniche????

Oui mais  a écrit le 17/01/2012 à 14:43 :

Le parcours atypique de Max Gallo dans le contexte technocratique et de nomenklatura française impose un respect certain, cet homme a un parcours exceptionnel et donc son avis, son analyse doivent naturellement être prisse en compte avec beaucoup d'attention. Mais j'aimerais dire à Max Gallo qu'il oublie de porter son observation et sa réflexion sur trois choses : 1. Le délabrement de l'Etat de droit du fait de gouvernements démagogues, irresponsables et technocratiques, 2. la fraude fiscale et l'économie souterraine qui faussent totalement le jeu collectif à l'intérieur de l'Europe, 3.des différences de compétitivité entre pays qui tiennent aussi bien au coût du travail (finalement il apparait que les différences sont plus importantes entre l'Europe et les pays émergents qu'entre pays européens), qu'au capital technique et financier accumulé par le tissu économique et industriel. Cela veut dire que l'euro tel qu'il est conçu ne peut fonctionner et que les tours de magie pour contourner les règles de fonctionnement de la BCE (on prête aux banques à moyen terme pour qu'elles achètent de la dette souveraine), ne fonctionneront pas longtemps, et quand cela cessera de fonctionner si le démantèlement et la sortie des pays du Sud notamment de l'euro n'est pas planifiée et mise en ?uvre, ce sera l'explosion et là on ne pourra pas dire que c'est la faute des marchés, mais une nouvelle fois la faute aux décideurs politiques et aux technocrates qui auront montrer jusqu?où la bêtise peut mener mais on se demande s?il n?y a pas autre chose derrière tout ça?.Max Gallo parle des pays anglo saxons qui voudraient dynamiter l'euro, je crois que ce n'est pas que l'euro.

Victime de l'ursaff  a écrit le 16/01/2012 à 22:21 :

On croit rêver. Comment peut-on encore "produire" en France en 2012 ? Certes nos monarques produisent, voire commettent, chaque jour de nouvelles taxes. Leur imagination en la matière n'a d'ailleurs pas de limites. Tout comme leur enrichissement personnel. Les français crèvent, ils s'en foutent, il sont bien gavés.

seconde classe  a écrit le 15/01/2012 à 21:56 :

Je reviens sur la fuite industrielle et notre savoir faire en matière de haute technologie :
Un exemple qui illustre bien l'incompétence de notre classe politique quand elle aurait des leviers à sa disposition pour éviter le pire ( nonobstant Jospin) :
- Gemplus : racheté par Texas Pacific elle-même dans le giron de Halliburton ( cf Bush Cheney et activités défense des USA). Activité hautement stratégique, société rachetée uniquement pour ses brevets et coquille vidée revendue depuis par morceaux. Qu'ont fait nos politiques : un embargo ? une protection des brevets ? Qu'auraient faits les américains ? Ils auraient empêché une telle fuite. En l'espèce, ils l'ont facilité pour leur propre compte.
Merci qui ?

arkooo  a écrit le 15/01/2012 à 18:54 :

L'Europe ne fabrique plus ? alors la Grande Bretagne non plus , les USA non plus . C'est pas nouveau . L'Europe reste encore aujourd hui la premiere economie du monde avec 17 000 milliard de PIB , contre 13 pour les US . Arretons le catastrophisme , oui il y a un probleme , oui la mondialisation deregulée est nefaste , oui la politique monetaire de la Chine et des USA nous plombe , mais oui , notre probleme numero est bien l independance de la BCE ainsi qu un manque d unité et de protectionnisme Europeen . En dehors de ça , l UE va tres bien et meme mieux que d autres .

Yih  a répondu le 17/01/2012 à 18:50:

Qui peut croire à cela ...

Tonio Delavega  a répondu le 18/01/2012 à 22:10:

Moi !!! arkooo a tout a fait raison , donc un peu moins de politique libérale nounouille (politique de l'Euro fort ET politique d'ouverture des frontières a tous vents) et un peu plus de pragmatisme économique. Pour la France un peu plus de compétitivité et une valorisation de l'innovation au lieu des vieilles luttes stériles patronat/syndicat. Un peu d'anticipation politique et économique pour contrer la crise systémique/écologique sous-jacente ... et on ira mieux.

Citoyen Lambda  a écrit le 15/01/2012 à 17:57 :

On apprend à tous les étudiants qu'une entreprise qui ne crée pas de valeur ajoutée est condamnée à mourir car on ne prête pas à une entreprise uniquement pour financer ses frais de fonctionnement. Les pays européens sont dans la même situation : les entreprises ont délocalisé leurs productions, on a cru à tort que les activités de services remplaceraient l'activité industrielle, tel n'a pas été le cas, puisque les entreprise ont aussi délocalisé leurs services (informatique et recherche). Aujourd'hui des entreprises françaises tirent encore des revenus importants de leurs activités délocalisées, elles n'ont pas encore compris que demain, peut être dans un avenir très proche, un ou deux ans, les européens n'auront plus les moyens de se payer des produits importés fabriqués à très bas prix, sans oublier à terme le renchérissement du coût des transports (sous pavillons de complaisance, les armateurs et les affrêteurs ont liquidé la flotte marchande française) et l'augmentation des coûts de production en asie. Mais les entreprises asiatiques n'auront aucun scrupule à délocaliser en afrique. Les sud américains commencent à comprendre cela et mettent en place des barrières douanières. Aujourd'hui la France emprunte pour pouvoir payer ses fonctionnaires et entretenir ce qui reste du patrimoine national générateur de profit (la privatisation des activités les plus rentables ne génére aucun profit pour la collectivité), la France n'emprunte plus pour se développer. Tous les gouvernements de droite comme de gauche depuis 30 ans ont suivi la même politique. Le pire est peut être à venir.

Germain  a écrit le 15/01/2012 à 13:04 :

Simple paradoxe ,pour l'avoir vécu ; savez vous quelle est la différence entre le patronat français et le patronat allemand ?
D'abord le patronat allemand ,celui crée son industrie et sa rentabilisation a long terme ,il fait rentrer les bénéfices dans le temps , ce qui permet cela c'est sa doctrine simple , à l'International on ne se mêle jamais de politique agressive et l'on est respectueux des règles du commerce autant qu'on le peut.
Pour la France ,il en ait autrement ,le patronat en général est goulu ,goinfre d'argent ,a les doigts longs ,il faut le fric tout de suite quitte a magouiller les marchés et par dessus cela ,on se mêle toujours politiquement de ce qui ne nous regarde pas ,nous avons des dirigeants politiques a l?Élisée qui s'en vont agresser des pays ou on n'a rien a faire ,les échanges ou contrats éventuels en pâtissent .Qui veut faire confiance a la France qui trahis constamment ses anciens clients ????
A titre d'exemple nous possédons en France ,et là je sais de quoi je parle ,nous avons le meilleur avion de combat multi-roles au monde le RAFALE ,n'en deplaisezz au raleurs de tous poils ,comment voulez vous , dans ce domaine très structuré ,qu'un client éventuel fasse confiance a un pays qui risque de le trahir comme nous l'avons vu avec Kadhafi à qui la France avait vendu à l'époque 150 mirages F1 et du matériel d'entretien en quantité industrielle soit des milliards de Francs .Kadhafi avait raison de se méfier ,pour preuve ......Il vaut mieux se taire a ce sujet .Regardez ce qu'a fait la France ....donc en contre partie nous payons le résultat de notre politique extérieure puisque même les ennemies de Kadhafi vont maintenant se méfier de nous .Âpres cela il ne restera plus qu'aux futurs dirigeants Français a prendre exemple sur le comportement Allemand .Seul gage de réparer en partie le mal fait .....

pathinder  a écrit le 15/01/2012 à 12:40 :

Comment voulez-vous avoir une croissançe qui monte sans que les industries reviennent en FRANCE, le pouvoir d'achat pour un ouvrier est défiçitaire, peu à peu la FRANCE va faire partie des pays dit pauvre.

Salamandre  a écrit le 15/01/2012 à 12:18 :

Le problème de notre civilisation française et européenne réside dans le dénigrement du monde des ouvriers et employés, depuis la fin des années cinquante tous les fils et filles de bonne famille petit commerçant, ou agriculteurs aisés s'échinent par des études supérieures réussies à déccrocher " des places à situation", le fait révélateur plus personne depuis le milieu des années 1970 ne désire passer un CAP ou un BEP professionnel, la raison, le dénigrement des professions manuelles jugées non valorisantes, dès cet époque aller "draguer" une fille et dites lui , je suis "ouvrier" dans le bâtiment, ou d'usine ou agriculteur.
A notre époque depuis le début des années 1990, mieux vaut être un trafiquant de cocaine , de banlieue, porter des bijoux et vêtements de marque, posséder une belle voiture de luxe ; les jolies filles de banlieue d'ailleurs pas seulement courent toutes après celà, elles adorent les voyous virils ; même maltraitées elles les respectent , les perdants et les loseurs les fils de la classe moyenne ou employés, sans casier judiciaire exerçant des emplois à 1400 euros ou un peu plus ; elles se foutent complétement d'eux et les méprisent ; d'aillleurs souvent il s'agit de leurs propres frêres, ou cousins notre civilisation sent la mort ; la cervelle des gens est pourrie plus rien à faire, consommer les biens comme les gens, puis les jeter par la suite. ( tant sur le plan économique que affectif)

Le mieux qui pourrait arriver à la planète , comme à l'humanité, ce serait qu'un gros rocher pesant le poids du mont Everest s'abime au milieu de l'océan atlantique ou pacifique le 21 décembre 2012 à midi pour détruire ce monde corrompu et permettre dans 100 000 ans à un autre de se mettre en place.

Alan John  a écrit le 15/01/2012 à 12:02 :

Et aussi parce que des politiciens de droite et de gauche incapables nous ont mene au bord du precipice dont un certain Max Gallo qui a ete communiste, socialiste, fondateur d'un parti et qui se reclame du Gaullisme mais qui n'a jamais tire dans aucun de ses engagements la sonette d'alarme. Peut-etre, pourrait-il avoir la decence de se taire ?

Rackham57  a écrit le 15/01/2012 à 10:58 :

éh oui , pas difficile à comprendre : c'est comme Un Particulier qui dépense plus qu'il ne gagne et qui s' endette en empruntant pour financer ses dépenses !
Et pourtant , il y a encore beaucoup de français qui croient que cela peut continuer ...
Leur seule excuse : ils font confiance à la gauche !

bancopasillico  a répondu le 17/01/2012 à 12:48:

ou font confiance à la droite qui mène exactement la meme politique de non reduction du train de vie de l'etat.

jiel 78  a écrit le 15/01/2012 à 9:50 :

L'Europe se désindustrialise: certes, mais en France, ce phénomène est particulièrement flagrant. L'organisation gouvernementale en est politiquement le reflet, quand on peut observer que l'industrie, autrefois ministère à part entière, n'est plus aujourd'hui qu'une pendeloque accrochée à Bercy, et que le commerce extérieur de nos produits industriels se dégrade d'année en année.

chris  a écrit le 15/01/2012 à 9:42 :

Une niaiserie de plus.Regardons les choses telles qu'elles le sont.Ce n'est pas
en élevant un cochon dans une écurie que l'on fait un cheval de course.On ne fait
pas courir un âne à Longchamp!

Les Français sont des veaux bons pour l'abattoir disait De Gaulle!

jp  a écrit le 15/01/2012 à 9:08 :

Max Gallo sait très bien caresser la fibre souverainiste, mais il oublie ses engagements d'Européen; à choisir je plonge dans l'Europe sans pour autant oublier les racines. Il faut une autre avancée de la politique commune, même avec un effectif de pays moins nombreux.Les remontées des nationalismes du passé sont la 1ère menace!

Germain  a écrit le 15/01/2012 à 8:32 :

Pour certains ,inutile que le sieur Gallo vienne nous faire son blabla ,cela devient une habitude a droite comme a gauche ,ils ont du prendre des cours de langue perroquette ,la seule et unique ,qui dénonce le probléme depuis 2 a 3 ans est bien Marine Le Pen ,et je ne vais pas culpabiliser en disant cela . Elle avait prevu la perte du triple A ,Elle avit annoncé la faillite de la Grece et de l'Italie qui va se produire aussi ,il ne manque plus que l'euro en carafe .

seconde classe  a écrit le 14/01/2012 à 19:16 :

Cela fait à peine quelques mois que les politiques semblent découvrir avec effroi que la France se désindustrialise... Il est encore proche le temps où ces imbéciles ( et je pèse mes mots) nous expliquaient doctement que la force des pays occidentaux étaient liée à la recherche, à l'avance technologique et que les asiatiques, hors Japon, auraient toujours un train de retard. Je ne sais pas pourquoi mais je me souviens de Raffarin à l'époque 1er ministre et depuis Président d'une association France Chine qui dans une interview disait exactement cela.
Mon métier m'amène à travailler avec des industriels à l'exportation. Et cela fait plus de 10 ans que je vois les difficultés de plus en plus insurmontables à placer des machines ou des produits hors d'Europe, voire de France. Le positionnement français qui consiste à faire du moyen de gamme additionné à un euro bien trop fort depuis le début devait amener inéluctablement vers cette dégringolade. Pas besoin d'être Prix Nobel d'Economie pour le savoir et ce depuis l'arrivée de l'euro. Même les allemands seront très vite rattrapés ( espionnage industriel + augmentation de la main d'oeuvre qualifiée dans les pays plus si émergents que ça).
La roue tourne depuis longtemps dans le mauvais sens pour la France. La crise de la dette ne fait qu'exposer ces problèmes au grand public ( j'y inclus ces incapables de politiques qui ne consultent que des grands patrons issus des mêmes rangs qu'eux ).
Pour avoir prédit il y a donc 10 ans ce qui se passe et c'était tout sauf une réflexion s'appuyant sur des études prospectives complexes, juste du terrain et un peu de bon sens, je peux vous assurer que nous n'avons encore rien vu. Encore 10 ans et la France sera un pays d'émigration tels que l'étaient le Portugal ou l'Espagne ( cela est déjà le cas pour les diplômés du supérieur). Notre système de protection sociale va exploser, je ne parle pas des retraites ni des salaires...Les banques seront rachetées ou nationalisées,quand elles n'auront pas disparu.
Merci qui ?

PASGLOP  a écrit le 14/01/2012 à 18:41 :

Vous écrivez : "L'Europe est en crise parce qu'elle consomme mais ne fabrique plus"
Ceci est partiellement erroné car elle fabrique en masse des chômeurs, et il est même possible qu'elle batte prochainement des records mondiaux... En second lieu, suivant votre raisonnement, il suffirait somme toute qu'elle ne consomme pas plus qu'elle ne produit pour ne plus être en crise. Autrement dit, cessons de consommer et tout ira bien. Rassurez-vous, nous sommes sur le bon chemin !

0fred  a écrit le 14/01/2012 à 17:12 :


y'a pas un petit problème quand même !!! ou on se moque de nous !!! ceux qui on planté le système vont encore s'en tirer avec l'aide des politiques !!!
"la BCE va prêter de manière illimitée aux banques à une durée de 36 mois, ce qui leur permettra de prêter ensuite aux Etats en réalisant un gain..."

kzd  a écrit le 14/01/2012 à 17:09 :

"la BCE va prêter de manière illimitée aux banques à une durée de 36 mois, ce qui leur permettra de prêter ensuite aux Etats en réalisant un gain..."

La on se fait mettre profond ...et les politiques ne disent toujours rien !!! scandaleux.

coco  a écrit le 14/01/2012 à 13:41 :

alors max,pas un petit mot sur l'affairisme et la corruption en france?

Gilles  a écrit le 14/01/2012 à 12:28 :

Quelle découverte ! Ancien ministre de Tonton qui a fait fuir avec ses acolytes des milliers d'entreprises, il lui aura fallu plus de 20 ans pour parvenir à cette découverte. Flamby qui se présente comme le successeur de Tonton ne va sans doute pas s'arrêter en si bon chemin. Gallo oublie que la RFA produit encore beaucoup et même l'Italie. En France il ne reste malheureusement plus grand chose avec quelques objets de luxe et une partie des Airbus. Combien de temps encore ?

chris  a répondu le 14/01/2012 à 15:42:

C'est malheureusement avec des commentaires de ce type que l'on comprend les montée extremistes. Il faut quand meme rapeller que plus de 120000 emplois industriels ont été detruits ces 5 derniere années, sachant que l'industrie en avait créé 55000 dans les années 90. Ces chiffres confirmeraient ils donc que c'est la gauche qui a detruit l'industrie ? J'en doute !!!!

vitriol  a écrit le 14/01/2012 à 8:54 :

c'est bizarre que Max Gallo n'ai rien compris à la crise
on pensait qu'il avait un peu de jugeote et de bon sens

hades  a répondu le 14/01/2012 à 14:22:

il est "chéper" comme on dit chez moi !

JCM132  a écrit le 13/01/2012 à 23:25 :

C'est déprimant de lire cet article et les commentaires idiots qui suivent.
Quand allez-vous comprendre qu'il faut d'abord savoir à qui profite l'exploitation des pays émergents. les mêmes financiers, les mêmes patrons qui ont exploité les européens et les américains (les peuples) veulent en faire autant avec les chinois, les indiens, les brésiliens et les autres. Voyez combien Peugeot, Renault, Airbus et tant d'autres qui ont délocalisé et transféré nos technologies paient à la France pour tout ce qu'ils fabriquent à l'étranger. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que bientôt ils vont se faire virer de tous ces pays et nous, pauvres cons de français "fauchés" nous serons obligés d'acheter des produits financièrement accessibles chinois ou indiens. Cette pandémie a commencé en 1972 (je me tue à vous l'expliquer).
Une seule nation a compris ce qui se passait; elle a opté pour la qualité fabriquée chez elle puis exportée. Cette nation n'a pas non plus sa "grande gueule" ouverte partout. Exemple: Quand je vais en Russie; tout ce qui se vend pour la qualité est allemand et tout ce qui se vend pour la quantité est chinois. Les français n'ont que la frime à vendre. Nos industriels y investissent beaucoup; mais je crains qu'après toute la russophobie ou plutôt poutinphobie de nos minables médias et politiciens, ils se fassent tous virer ou alors, ça coûtera très cher. Nos experts n'ont toujours pas compris que Moscou n'est pas plus la Russie que Paris est la France.
Sans tricher Vladimir Poutine sera élu facilement au premier tour. Par contre en France avec Sarkozy et Guéant (au commandes au ministre de l'Intérieur) je suggère aux inspecteurs de l'OSCE de venir inspecter; aux cas ou les résultats seraient serrés...
Jean-Claude Meslin indigné et écoeuré depuis 30 ans par la médiocrité ambiante

Ben  a écrit le 13/01/2012 à 21:26 :

D'abord l'europe n'est pas en crise , mais cetains pays européen le sont comme La France, ensuite on n'a pas besoin de ce Max Gallo pour le comprendre. Même les paysants le savent : made in France c'est fini

Chris  a répondu le 14/01/2012 à 9:47:

Lol les paysans; plutot agriculteurs feraient bien mieux de se taire: Vous parlez d'assistanat tous, le premier poste du budget europeen c est la PAC et les subventions agricoles, et ne me parlez pas de soutien à l economie et la production locale, bande d hypocrite je vis dans le coeur cerealier francais, ca roule en 4*4 Mercedes ou Mitsu... achete sur le compte de la societe, ca ne respecte absolument pas les normes en matiere d epandage d engrais et pesticides; encore moins pour leur stockage, ca sait deja combien ca va toucher de subventions avant meme d avoir semer.... Et comme c est copaain avec le Seigneur local (Maire ou conseiller regionale.....) ca dort sur un tas d'or, a la premiere occasion ca transforme en terrain constructible une terre agricole......bien souvent ca se marie entre eux pour preserver les terres..... Alors y en a marre suppression de la pac.... vivement que Danone et Nestle rachetent toutes ces terres et "rationnalisent la production"...
On parle de meme des milliard depensé pour faire des cadeaux fiscaux aux entreprises qui viennent s installer sur le sol Francais, reste 2/3/4 ans le temps que l aide est la et ensuite vont voir ailleurs......
On parle de toutes ces p de niches qui ne favorisent plus que la K et la rente au detriment du travail.......

phidias  a écrit le 13/01/2012 à 20:12 :

C'est parfaitement exact. Grâce au socialisme rampant en Europe et particulièrement en France, l'assistanat généralisé a fait que la première activité de nombreuses villes est la Caisse de sécurité sociale. Si les Français savaient ce qu'on pense d'eux à l'étranger, il seraient effrayés et auraient honte d'eux mêmes.

perlinpinpin  a répondu le 13/01/2012 à 23:11:

Qu'est ce qu'il ne faut pas lire comme connerie !

Déjà trop taxés  a écrit le 13/01/2012 à 17:52 :

Le rôle de régulation de l'Etat est capital sous réserve que l'Etat ne soit pas lui-même l'acteur principal du jeu économique. Rien ne sera possible tant que nous aurons une dette publique insoutenable, une fonction publique inefficace et gloutonne, une réglementation paralysante, des succursales étatiques industrielles et sociales obèses et un régime de taxation dévastateur. A cause de l'Etat-providence, la croissance restera anémique et le chômage de masse touchera de plus en plus de personnes. Nous sommes déjà trop taxés.

dédé  a répondu le 14/01/2012 à 13:38:

"Le rôle de régulation de l'Etat est capital" ah!un peu de progrès dans tes théories il me semble!

Déjà trop taxés  a répondu le 15/01/2012 à 9:41:

Vous devez être affecté d'une quelconque déficience car rien n'a changé. Instaurons l'Etat régalien minimal, garantissant la liberté, donc le progrès, en lieu et place de l'Etat-providence obèse et de ses succursales communistes égalitaristes. Instaurons l'Etat régalien qui sert plutôt que l'Etat-subprime endetté qui se sert. Nous sommes déjà trop taxés.

Ahbon  a répondu le 21/01/2012 à 12:24:

l'état régalien minimal garanti juste aux riches de ne pas se faire dépouiller par des plus forts qu'eux .... en fait c'est une anarchie économique qui permet aux plus riches de pouvoir exploiter sans contraintes les hommes et les ressources naturelles !!

utopiste  a écrit le 13/01/2012 à 17:19 :

L'europe merde car les dirigeants des nations qui la composent ne songent qu'à
reproduire à plus grande échelle le shema qui préservera les privilèges des nantis.
exigeons de nos politiques qu'ils défendent les interets du peuple,quitte à restaurer
du dirigisme dans certaines entreprises.Interdisons ces hauts salaires(injustifiés si ce n'est en monarchie) pour réorienter cet argent vers l'emploi et la recherche;Nous pourrions retrouver une forte consommation interieure et une compétitivité basée non sur la productivité(production=sous merde) mais sur la qualité et la haute technicité,gage de la perennité de nos entreprises et de notre societé.cela s'appliquant d'abord à chaque nation,puis à une europe féderée,une petite pointe de protectionnisme à l'égard des autres puissances economiques les inciteraient à nous respecter davantage...
L'europe ne pourra exister qu'au travers d'un interet commun aux peuples qui la compose.

jenace  a écrit le 13/01/2012 à 15:29 :

voyons les choses autrement;
: les ouvriers Chinois travaille pour une poignée de riz sans protection sociale et ceci a permis aux plus démunis de l'occident de consommer , il ont du fait ruiné nos usines, seulement voila maintenant ils vont continuer a travailler avec le même salaire qu'auparavant mais cette fois pour payer notre dette, les dirigeant chinois ne peuvent se permettre de perdre leur clients occidentaux en faillite! d?où ma question les travailleurs Chinois esclaves modernes de nos société?

lucio  a écrit le 13/01/2012 à 11:13 :

Bonne analyse mais qui évite les sujets tabou UMPS. La désindustrialisation est accélérée depuis 10 ans par un Euro tiré par la puissante économie allemande et surévalué pour la France. Politiciens et technocrates surpayés et impuissants de leur (pas la notre depuis 2005) « pseudo Europe à 27 » aggravent tout. Quitter ce merdier avant son implosion est la moins mauvaise solution. La dette en euros sera convertie à 1?=1F le jour de la sortie. Si le Franc se dévalue ensuite ce sera tout bénéfice : chute brutale de la consommation de produits importés et ré industrialisation.

Désabusé  a répondu le 13/01/2012 à 13:19:

commentaire inepte, l euro comme toute monnaie est un outil.....
Politique industrielle allemande= refromes avant la crise, preferant un industrie à forte valeur ajoute: berline de luxe, industrie de pointe, industrie verte...
Politique de la France: soutien a des industrie d arriere garde moribonde: immobilier d avant guerre, automobile de masse, nucleaire, soutien au lobby des monopole ancien....
Resultat l allemagne avance, la france recule....
A force de subventionner des secteur mort, y a pas d autre mort, c est des secteurs morts..... au detriment des industrie donc des emploies de demain bah on voit le resultat....
Et la dessus y a pas que les politique qui sont responsable, les syndicats, les patron, les papy boomer.... tous portent le poid de cette responsabilité.
Et vos imprecations en sens contraire n y changeront rien, les faits sont la pour demontrer vos erreur a tous!
Vous avez bradé l avenir de vos enfants et petits enfants et a fortiori celui de la france.... Et en continuant a bloquer toute reforme pour preserver vos "precieux acquis sociaux" vous ne faites qu aggraver la situation!

Pseudo  a écrit le 13/01/2012 à 10:29 :

"Chaque Francilien envoie en moyenne mille cinq cent euros au reste de la France par an. Un ménage avec deux enfants, cela fait six mille euros. C?est un ordre de grandeur, cela varie en fonction des riches et des pauvres. Et les pauvres produisent proportionnellement plus que les riches. Et les banlieues manquent de tout.
Une question intéressante est de savoir comment on a pu persuader, depuis un demi-siècle, soixante-cinq millions d?habitants que la province paye pour Paris. Il y a là quelque chose de fascinant."

www.revuedeslivres.fr/la-haine-des-villes/

launad26  a écrit le 13/01/2012 à 10:19 :

bravo! pertinent mais trop tard! aucune industrie qui a fait le chemin dans un sens ne le refera dans l'autre : ce n'est pas un problème de cout du travail mais essentiellement une charge oppressante de lois, obligations, législation qui font qu'on est plus tranquille partout ailleurs en Europe: la France est la seule à appliquer à la lettre et voire un plus plus bon nombre d'obligations et de lois environnementales qui génèrent des couts très importants et des tracas aux entreprises.

de toute façon, cette crise est aujourd'hui démographique : trop de monde qui ne peut pas consommer et ne le pourra plus compte tenu de l'inéquation entre postes de travail et population.

legal  a répondu le 13/01/2012 à 10:50:

En effet, trop tard et législation trop contraignante.

pemmore  a écrit le 13/01/2012 à 9:50 :

80% du déficit sont détenus par l'île de France et les bouches du rhône alors que les salaires sont 25% plus élevés ,certaines régions ,bretagne ,pays de la loire , aquitaine; Alsace sont en positif. Chacun doit balayer devant sa porte ,c'est trop facile quand on habite Neuilly de fustiger ceux qui font leur boulot.Alignez vos salaires,le chômage et l'immigration comme les notres et faites ce que nous faisons chaque jour que dieu fait.

bancopasillico  a écrit le 13/01/2012 à 9:34 :

si ce mr était aussi intelligent qu'il le pense, il proposerait des solution au lieu de faire se simples constats que nous autres simples vaches à lait, constatons tous les jours!

Ben voilà  a répondu le 13/01/2012 à 10:34:

Effectivement,une fois que Max Gallot a posé son diagnostic, il convient d'en vérifier la pertinence avec les réalités de notre société, et plus particulièrement si une structure politique aura le courage de proposer un autre modèle de société qui ne soit pas seulement orienté bien-être et loisir, et ... de se faire élire !!!!! contrairement aux promesses des dernières années, le court terme nous promet malheureusement du mal être et moins de loisir... Tant que l'on basera les fux financiers sur la seule consommation, rien n'infléchira la tendance, et il est vrai que remettre un semblant d'industrie en route est une gageure ! Difficile d'etre optimiste...

capcha  a répondu le 13/01/2012 à 12:32:

C'est vrai, mais le problème en France c'est qu'on est très compétent en matière de diagnostic, mais dès que des propositions sont faites, c'est ka cacophonie, c'est vrai pour l'éducation, mais aussi pour l'industrie.

famuck  a écrit le 13/01/2012 à 9:24 :

regardons un peu en arriere;...on a commancé a nous venter les 30 glorieuses... bof, developpement payé par l'inflation, ensuite la france à recommencé a produire en 1946 et cela s'est arrete au premier chocpétrolier qui a mis un sacré coup de freins, donc 26 ans, d'un développement qui a conduit des hommes politiques a nous faire croire avec l'aide des syndicats et des parents d'enfants, que nous étions les plus intelligents, les plus malins, que nous devions nous diriger et diriger nos enfants vers les services, bien sur le P S a aidé avec cette civilisation des loisirs le ministre du temps libre... ensuite si vous calculer le temps consacré au travail rémunéré dans la vie d'un homme vous arrivez à peine a 18 % de sa vie, oui on dort le 1:3 de sa vie, nous avons transféré nos productions les usines a l'étranger, l'industrie sa pue, sa fatigue il faut aller a 7 heures au travail sa pollue, revons que des services a ce jour on developpe l'actiivé de services aux anciens, ce n'est que de la rédistribution sans création de valeur...la banque fait du PIB qui ne produit aucun richesse tangible;.. les collectivités locales emploie du personnel excédentaire (absolument débordé)...on paye sans avoir la production................nous allons comme la Grande bretagne la grece vers la faillite Alfred SAUVY a appellé cela l'euthanasie du rentier, commencé en 1917 .... et ca continue, réindustrialiser est un mythe c'est foutu

capcha  a répondu le 13/01/2012 à 12:36:

Il faut ajouter que la France ne se poser pas le problème des exportations, son empire colonial lui assurait un marché "clés en main"!!!
Je ne sais pas si c'est toujours en vigueur, mais il y a encore quelques années, les marchandises "envoyées de métropole aux Antilles étaient comptabilisées dans le calcul de nos exportations!!!

Loauda  a écrit le 13/01/2012 à 8:46 :

Cela est parfaitement exact,mais la faute a qui ? voir un peu tout ces syndicats obtus pour un et ensuite la hausse des prix de la main d'oeuvre et des taxes , tout se tient.

merlay  a écrit le 13/01/2012 à 8:31 :

Je suis toujours stupéfait par l'immense clairvoyance de ces messieurs de Lapalissade. C'est sur que du fond d'un bureau à Paris, il est difficile de ressentir la situation réelle de l'économie d'un pays et puis l'industrie c'est sale et cela enrichi des oppresseurs.

capcha  a écrit le 13/01/2012 à 8:29 :

Divers sondages ont montré que les français étaient favorables pour acheter ce qui est fabriqué en France.... Encore faudrait-il que pour chaque produit mis en vente une usine installée en France le produise. Ce n'est pas le cas, alors plutôt que de parler de taxes sur les importations ne serait-il pas judicieux, comme certains pays, d'imposer une production en France.
"çà coutera plus cher....." rétorquent certains... Mais alors comment fait Toyota?

roussel  a écrit le 13/01/2012 à 7:54 :

Ce sont nos PME qui produisent et qui n'exportent pas assez. Nos exportations sont réalisées par un groupe restreint de grande entreprise au détriment des PME. En Allemagne ce sont les PME qui exportent le plus. La balance commerciale déficitaire de la France est la conséquence de ce déficit d'exportation des PME.
D'un point de vue fiscal les PME françaises sont plus fortement imposées que les grandes entreprises. Permettre aux PME françaises d'exporter permettrai de rééquilibrer le déficit commercial et stimulerai notre économie à l'image de l'Allemagne.

Ebach  a répondu le 14/01/2012 à 19:45:

Enfin quelqu'un qui sait de quoi il parle car notre vrai problème est le manque de petites et moyennes entreprises qui exportent. Certains bloguistes devraient savoir que pas mal d'entreprises d'outre Rhin, petites et moyennes exporten plus de 60% de leur C.A. et ont plus de 100 ans d'existence. Merci pour votre connaissance de notre réalité.