La Tribune

François Ecalle : la France n'est pas un pays inégalitaire !

François Ecalle a enseigné l'économie et la gestion publique dans plusieurs grandes écoles et il est actuellement chargé d'un cours de politique économique à l'université Paris I. Photo : DR
François Ecalle a enseigné l'économie et la gestion publique dans plusieurs grandes écoles et il est actuellement chargé d'un cours de politique économique à l'université Paris I. Photo : DR
François Ecalle  |   -  705  mots
OPINION. Les inégalités de revenus en France, après impôts et transferts sociaux, sont inférieures à la moyenne des pays comparables et ont beaucoup moins augmenté au cours des vingt dernières années. L'ampleur de la redistribution y est plus importante, explique l'économiste François Ecalle (*).

Il existe de multiples manières de mesurer les inégalités de revenus. En particulier, on peut classer les ménages par quartiles, déciles, centiles... et comparer les revenus, moyens ou médians, des quantiles extrêmes au revenu, moyen ou médian, de l'ensemble de la population ou comparer les revenus des quantiles extrêmes eux-mêmes (le premier et le dixième décile par exemple). Selon l'indicateur retenu, les conclusions peuvent être totalement différentes.

Il existe un indicateur synthétique de mesure de ces inégalités, le plus fréquemment utilisé dans les comparaisons internationales : le coefficient de Gini. Celui-ci est construit en partant d'un graphique représentant la distribution des revenus dit « courbe de Lorenz » et en mesurant la distance qui sépare la courbe de Lorenz du pays considéré de celle qui correspond à une distribution parfaitement égalitaire (tous les ménages ont le même revenu). Le coefficient de Gini va de 0 (distribution égalitaire) à 1 (inégalité totale : un seul ménage accapare le revenu total).

Les coefficients de Gini relatifs aux revenus de l'ensemble des ménages, corrigés pour tenir compte de leur taille, sont calculés par l'OCDE, avant et après impôts et transferts sociaux. L'OCDE vient d'ailleurs de publier une intéressante étude sur les inégalités.

Coefficients de Gini après impôts et transferts sociaux
  France OCDE Zone euro Allemagne Royaume-Uni ItalieItalie Suède Espagne
1990 0,29 ND ND 0,26 0,35 0,30 0,21 0,34
2010 0,29 0,31 0,30 0,29 0,34 0,34 0,25 0,32

La France est moins inégalitaire que, en moyenne, les pays de la zone euro et de l'OCDE. Elle a un coefficient de Gini identique à celui de l'Allemagne, supérieur à ceux de l'Europe du nord et inférieur à ceux de l'Europe du sud, du Royaume-Uni et des pays non européens du G7.

Les inégalités n'ont pas augmenté en France au cours des vingt dernières années, contrairement à la plupart des autres grands pays de l'OCDE, notamment l'Allemagne et la Suède. Elles se sont réduites dans seulement un petit nombre de pays (comme le Royaume-Uni, très légèrement, et l'Espagne), qui étaient souvent très inégalitaires en 1990 et qui sont restés plus inégalitaires que la moyenne.

L'ampleur de la redistribution opérée dans chaque pays par l'Etat et les régimes de sécurité sociale peut être mesurée en comparant les coefficients de Gini avant et après impôts et transferts sociaux.

L'ampleur de la redistribution en 2010 (mesurée par l'écart entre les coefficients de Gini avant et après impôts et transferts sociaux)
France OCDE Allemagne Royaume-Uni Italie Suède Espagne
19 14 21 11 20 16 14

La France figure, avec l'Allemagne et l'Italie, parmi les pays où la redistribution est la plus importante. Elle est généralement plus limitée dans les autres pays européens, y compris en Suède mais le coefficient de Gini avant redistribution y est très faible. La redistribution est encore plus faible dans les pays non européens de l'OCDE, d'où un grand écart entre la France et la moyenne de l'OCDE.

Le coefficient de Gini a l'avantage d'être synthétique, mais il en a aussi l'inconvénient. Un pays peut avoir un coefficient de Gini faible tout en ayant un fort taux de pauvreté et une petite minorité très riche. Il doit donc être complété par d'autres indicateurs, notamment ceux qui décrivent les extrêmes de la distribution des revenus (taux de pauvreté, concentration des revenus sur le dernier centile...). Mais, comme les débats actuels portent beaucoup plus souvent sur ces indicateurs partiels, il faut de temps en temps mettre en avant des résultats plus généraux.

Retrouvez cet article et les opinion du site Débat&co.fr

(*) François Ecalle, économiste, a une longue expérience de l'élaboration et de l'évaluation des politiques économiques au sein de l'administration. Il a enseigné l'économie et la gestion publique dans plusieurs grandes écoles et il est actuellement chargé d'un cours de politique économique à l'université Paris I. Il a écrit plusieurs ouvrages, notamment Maîtriser les finances publiques ! Pourquoi, comment ?, Economica, 2005 (Grand Prix de l'Académie des sciences morales et politiques).

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Commentaires

Ah ah ah  a écrit le 12/02/2012 à 13:34 :

Venant e la part d'un type qui s'affiche dans un costume impeccable, cela fait bien rire.

Bof  a écrit le 12/02/2012 à 7:47 :

On fait dire ce qu'on veut aux chiffres. Il faut tout comparer pour que cela soit pertinent.

Nostradamus  a écrit le 11/02/2012 à 16:30 :

Enquêtes après enquêtes, statistiques après statistiques, on démontre que la France est un pays très égalitaire, mais une certaine presse et les politiciens populistes manipulent l'opinion en faisant croire que les inégalités ont "explosées". Ils ont réussit leur coup, la plupart des français, qui sont peu cultivés économiquement, ont gobé cette imposture. Ce n'est pas anodin, car c'est un facteur d'appauvrissement généralisé.
Ils font croire que la somme des richesses à distribuer est fixe, et qu'une partie de la population s'en accapare injustement une partie . Alors que la richesse se crée, que la croissance est indispensable pour créer des emplois, et que c'est bien les créateurs d'entreprise qui sont à l'origine des revenus des français, et des impôts qui servent à payer les fonctionnaires et les prestations sociales.
De même c'est le travail qui crée la richesse qui permet de créer des emplois. Le total des emplois n'est pas fixe, plus il y a de travailleurs, plus il y a d'emploi. Les 35h et la retraite à 60 ans sont une des causes majeur de la stagnation économique de la France et du chômage.
La diminution des inégalité de revenus est souhaitable et nécessaire, mais on oublie que pour faire du "social" il faut de l'argent, il faut que quelqu'un paie des impôts, hors ce quelqu'un c'est celui qui par son travail, sa créativité, sa persévérance, a créé de la richesse (80š% des impôts sont payés par 20% de la population).
L?égalitarisme de gauche procède de la jalousie: puisque je n'ai pas le courage de travailler pour m'élever, privons des fruits de leur travail ceux qui ont réussi, tous le monde doit être pauvre, plus de jaloux.
L?égalitarisme libérale c'est de permettre à tous ceux qui ont l'envie de réussir de le faire, sans traîner un boulet aux pieds. La réussite des uns pourra entraîner la réussite des autres.

ET L'héritage ????  a répondu le 12/02/2012 à 8:35:

Mais nostradamus, que fais-tu de l'héritage dans ta théorie ?????? de l'héritage patrimonial, avant tout , mais aussi de l'héritage culturel ? L'égalitarisme libéral serait un merveilleux principe transcendant , si l'héritage n'existait pas , mais les libéraux sont des accrocs de l'héritage . Tous les libéraux ne sont pas Bill Gates.

pollux  a écrit le 11/02/2012 à 14:04 :

Il faudrait payer les ouvriers 10000 euros par mois et les ingénieurs 1000 euros par mois comme ça la France va rattrapper son retard sur les autres.... Très bonne idée !

CHALLENGE  a répondu le 12/02/2012 à 8:31:

le but à atteindre et le plus beau des challenge ,c'est que tous les gens vivent mieux, quels que soient leurs niveaux de diplômes, je ne vois pas pourquoi on continuerait à exploiter la force de travail des "sans diplômes" et pourquoi on paierait grassement les gens qui ont eu la chance de faire des supers études.
Tous sont utiles à la société.

angle de vue  a écrit le 10/02/2012 à 20:45 :

quand je vois , rien que dans mon entourage ,comment les écarts de revenus ont augmenté entre les salaires de la haute fonction publique et ceux des catégories C , c'est énorme, on achète les hauts cadres, les fils de la classe moyenne supérieure pour qu'ils adhèrent aux réformes . et pourquoi autant de différence entre un ingénieur et un ouvrier ??? Qu'est ce qui justifie ça ? les études , mais les études , c'est une formidable chance pour avoir un job intéressant ! Celui qui bosse dur et qui fait pas un boulot intéressant devrait être bien mieux payer car il est bien plus méritant qu'un cadre sup !!!

hades  a répondu le 11/02/2012 à 9:11:

+1000

Les chiffres et les stats on sait ce que ça vaut c'est comme les ratings des agences de notations sur les produits pourris  a écrit le 10/02/2012 à 13:54 :

D'une façon générale les indicateurs et statistiques que ce soit de l'INSEE, de L'OCDE, d'EUROSTAT, de la BCE sont à prendre avec des pincettes, car elles reposent sur des données mal et partiellement récoltées et bien souvent sur des documents comptables obsolètes ou qui mériteraient d'être financièrement retraités. Mais les machins, études et autres certitudes de l'OCDE, ça c'est le pompon, à prendre avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de précaution, personnellement je ne fais pas confiance à l'OCDE qui est une machine à propagande ultra libérale et conservatrice qui nous a fait croire récemment que grâce à son action les paradis fiscaux étaient devenus fréquentables et que la fraude et l'évasion fiscales avaient disparues ou presque et que les Etats avaient récupérer tellement d'argent auprès de ces paradis fiscaux désormais inoffensifs que la dette de ces Etats n'était plus un problème.

Mickador  a écrit le 10/02/2012 à 12:29 :

Les inégalités n ont pas augmenter...... normal puisque l ensemble des individus plus que riche ne payent plus leurs impots en france, ces ménages ne sont donc pas inclu dans ce très savant calcul... et pour ma part j estime en effet que les inégalités sont relativement maitrisés, en effet, tous, n'avons aucun avenir...

john galt  a écrit le 10/02/2012 à 10:13 :

Nous ne pouvons accepter le coefficient de Gini comme référence dans notre République du contrat social.
En effet, cet indicateur mesure n'ont pas l'égalité, mais l'égalitarisme, ce qui est contraire à notre Philosophie et nous mène droit à la misère.
La seule façon d'être parfaitement égal alros que nos mérites et nos dons diffèrent, c'est par le bas, par la misère ....

c'est vrai!!  a écrit le 10/02/2012 à 9:30 :

comme en URSS, le peuple et les ouvriers n'ont rien et l'élite a tout et vit dans le luxe.

Carlier  a écrit le 10/02/2012 à 8:18 :

Faites suivre l article aux socialistes

pascale  a écrit le 09/02/2012 à 22:20 :

Le PS = égalité personnifiée. Mr Zapatero voulut réenchanter l'espagne, Mr Zapatero n'a fait qu'augmenter la pauvreté. Attention de ne pas céder aux chants des sirènes qui vient nous narguer chaque jour

Nostalgie  a écrit le 09/02/2012 à 20:55 :

Et après on critique URSS. Tout le monde y était égaux. Les salaires variés entre 100 ruble pour smicard et 400 pour un directeur d'hopital ou capitain de police, plus le chômage était égal à 0%! Alors heureux?

Bombardier  a écrit le 09/02/2012 à 19:21 :

La France est en train de devenir un pays égalitaire dans la misère. Déjà plus de 50 % de la population est pauvre et va le devenir encore plus. Tous ensemble, tous ensemble....(air bien connu)

moutarde  a écrit le 09/02/2012 à 19:04 :

pourrions nous avoir un tableau avec seulement l'évolution des indemnités de 10 parlementaires (par groupe) comparés aux salaires de 10 cadres ,10 ouvriers ,10 techniciens ,10 commerciaux etc ...10 médecins généralistes etc...sur 5 ans .Cela serait plus réaliste non .

biba  a écrit le 09/02/2012 à 17:54 :

Mr Hollande et ses sbires devraient regarder d'un peu plus près le rapport fait par cet économiste . On préfére entretenir le flou pour gagner les élections; c'est tellement plus simple de mentir aux français. Beaucoup de médias soutiennenent Mr Hollande et préférent eux aussi le flou à la pédagogie

bili hari  a écrit le 09/02/2012 à 17:19 :

C'est le syndrome de la vache qui veut brouter le champ voisin derrière le barbelé. Elle ne s'intéresse pas à la qualité de son herbe, ne se pose pas la question de savoir si elle a mérité sa pitance du jour compte tenu de ses efforts, mais veut aller brouter le champ du voisin. C'est la jalousie qui règne en France, et non la satisfaction et le remerciement de recevoir des prestations sociales indues. On devrait revenir à la charité!

pierre 2  a écrit le 09/02/2012 à 17:19 :

Ne serait_il pas plus simple de dire que si l'on élimine de la population les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres ,l'écart en France est de 1 à 4 ?
à titre de comparaison aux USA ,c'est de 1 à 10. Volà c'est dit.

Stone 3  a répondu le 14/02/2012 à 16:30:

Bon ben éliminons alors... On commence par les riches ou par les pauvres ?

Gloria Medef  a écrit le 09/02/2012 à 16:41 :

Grâces aux transferts sociaux, on partage la pauvreté créée pour faire des profits avec les classe moyennes.

Solestella  a écrit le 09/02/2012 à 15:28 :

Quand on regarde bien les chiffres on remarque que nous sommes stationnaires depuis vingt ans et que les autres, nous rattrapent. Cela veut simplement dire que nous étions déjà beaucoup inégalitaires mais que sous la gauche, on ne nous le faisait pas remarquer toutes les cinq minutes. Il serait intéressant d'avoir d'autres chiffres que ceux de nos voisins qui sont censés être convergents, parce que 0,31 pour l'OCDE c'est vague... Avoir les chiffres pour les 10 premières puissances économiques, là c'était un bon comparatif.

Paul62580  a écrit le 09/02/2012 à 15:25 :

Amateur appointé par le gouvernement ? Je ne sais pas d'ou sort cet économiste, mais le coeff de Gini était en moyenne à 0.27 de 2001 à 2007 avec une pointe à 0.266 en 2007. Il est passé à 0.299 en 2010 (soit quasiment 0.30) et cela signifie une forte augmentation des inégalités. De plus la concentration des revenus nationaux sur les 1% les plus riches a aussi explosée. On se fou de nous ... Ce Mr devrait aller chercher les données sur l'INSEE ou Eurostat, plutot que de lire cela dans radio Sarko ou Hollande mon amour ...

coco  a écrit le 09/02/2012 à 15:24 :

le pauvre monsieur ecalle:il confond ce que le gouvernement prélève,et ce qui est effectivement redistribué concrètement.et le taux de redistribution n'est pas très beau.et en plus quand on redistribue a ses copains ce n'est pas de la redistribution sociale meme si ça en porte le nom

OBJECTIF  a écrit le 09/02/2012 à 13:59 :

La France sera plus égalitaire et solidaire quand les revenus individuels seront proportionnés à la richesse crée individuellement.Le chemin à suivre pour débrider la croissance c'est celui là.

hades  a répondu le 09/02/2012 à 14:27:

dans certains metier, la richesse créée ne peut etre constatée..
:-) mais en effet je ne suis pas contre votre raisonnement. !

François Ecalle  a écrit le 09/02/2012 à 13:48 :

La redistribution réalisée par les collectivités locales n'est pas prise en compte parce qu'elle est très mal connue.
Intuitivement, elle doit en effet être importante.

lemans  a écrit le 09/02/2012 à 13:46 :

On en creve de cette obscession avec l'egalite.Se rappeler ce que disait le grand philosophe ARISTOTE " La pire des inegaltes est de vouloir que des choses inegales soient egales "

bancopasillico  a écrit le 09/02/2012 à 13:41 :

bizarre, j'étais persuadée d'avoir lu l'inverse qq semaines auparavant.. un autre economiste avec d'autres chiffres.. comme quoi.. peu importe les inégalités si le plus petit revenu permet de vivre, d'avoir un travail, un logement, se nourrir. pourtant on a plus en plus de pauvres.. et pas dans la même proportion de plus en plus de riches non?? je vois pas comment on peut maintenir un meme taux d'inegalité dans ce cas..

chris  a répondu le 09/02/2012 à 13:56:

Vrai on a de plus en plus de pauvres, mais la classe moyenne aussi bascule en partie vers une relative pauvreté. C'est ça la France: on tire tout le monde vers le bas! Seuls les riches se sont enrichis (mais beaucoup sont en Suisse), mais au final les inégalités ne sont plus si fortes entre les pauvres assistés (travailleurs pauvres) et la classe moyenne dont les salaires n'ont pas augmenté mais qui paient de plus en plus d'impôts mais financer les autres de plus en plus nombreux.

hades  a répondu le 09/02/2012 à 14:29:

tout a fait, entre les plus pauvres qui ne cotisent pas, les plus riches qui defiscalisent et qui fuient la france acause de trop d'impots( je comprends, ils sont pas la non plus pour se faire trop pigeonner) , il ne reste que la classe moyenne , qui comme vous le dites les salaires sont bloqués, et qui pourtant sont de plus en plus taxés

Libre  a répondu le 11/02/2012 à 10:45:

C'est le résultat de 30 ans de collectivisme.

churchill  a écrit le 09/02/2012 à 13:00 :

on parle tjs d'inegalite concernant l'argent, jamais d'inegalite dans les efforts pour creer la richesse nationale

le meilleur moyen pour reduire les inegalites, c'est que ceux qui ont de l'argent en ayant cree une boite la coulent
ils gagneront mecaniquement moins, donc tt le monde sera content

kkouette  a répondu le 10/02/2012 à 0:14:

Vous parlez de la sorte parce que vous devez être petit entrepreneur ou artisant. Ne vous trompez pas de cible. Vous semblez être en colère contre vos frères, vos amis, vos voisins...
Ce qui est remis en question, ce n'est bien évidemment pas le fait qu'une personne récolte les fruits de son travail, mais plutôt que seul les bas salaire (y compris 1500 ? par mois contrairement à ce qu'on peut entendre) et les petits entrepreneurs paient "pour tout le monde".
En effet, on peut se demander comment est ce possible aujourd'hui que des personnes morales ou physiques puissent s'exonérer d'un maximum de charges sociales, proportionnellement aux ressources qu'elle génèrent, dès lors qu'elles dépassent un certain seuil.
Aujourd'hui, des personnes sont payées pour prévoir des opérations défiscalisantes.
A Contrario, il est rare (je ne dis pas jamais) qu'on paye quelqu'un pour réellement prendre à bras le corps le problème de la délocalisation qui elle,(vous ne me ferez pas croire le contraire), diminue nettement la richesse nationale.Tout ça sous le regard de nos dirigeants qui n'ont jamais levé le petit doigt. Avaient-ils des intérêts personnels? Etaient-ils impuissant? N'avaient-ils que peu à en faire?

Ce qui est regrettable, c'est que dans des périodes comme celle ci, il y a une telle monté de l'intolérance (légitime puisque nombreux sont touchés de prêt) qu'on incriminerait volontier nos semblables qui n'ont pas la même chance ou énergie que nous pour s'en sortir aisément.

Je parle de CHANCE parce que l'on nait pas tous égaux, bien sur que non, et même si il est possible de s'en sortir, ce n'est pas donné à tous.

Aujourd'hui on comprend facilement que quelqu'un qui dispose de richesses ne veuillent pas la redistribuer, mais il nous est difficile de comprendre que quelqu'un qui est voué à rester pauvre ne veuillent pas non plus donner plus de son temps et son énergie pour gagner à quelque chose prêt la même somme.

En ce qui concerne les chiffres et les sondages: depuis le temps, on se rend bien compte qu'on leur fait dire ce que l'on veut. Ils sont subjectifs. Je ne dis pas qu'ils sont inutiles, loin de là, mais quels qu'ils soient, la situation n'est pas acceptable, il n'est pas nécessaire d'avoir fait science politique pour s'en rendre compte.

Le citoyen (qui qu'il soit) n'est pas naïf, ou de moins en moins (merci les médias), il n'a juste pas le choix et essaie de composer pour continuer à vivre.

Depuis que l'Homme et l'Homme, certains règnent, d'autres travaillent à leur règne pour nourrir leur famille et d'autres survivent.

Comment peut on se soucier réellement des petits soucis des autres quand on mène la vie de château au quotidien. (il n'y a qu'a voir l'intérieur des locaux du parlement et le salaire de ceux qui y "règnent").
Utopie:Un peu d'humilité, un peu de (réelle) proximité de nos Hommes d'Etat et nous n'aurons plus à chercher les coupables de ces injustices parmis nos proches.

Honnêtement,je suis convaincu que la Nature Humaine est faite de la sorte malheureusement. Je serais né fils de..., je n'aurait sans doute pas pensé de cette façon et n'aurait sans doute rien voulu donner.

N'envions pas les riches, ils ont plus a perdre.

Nous avons encore tous bien trop à perdre en France pour réagir. Peut être réaliseront nous un jour au fond du gouffre que certaines formes de pseudo-évolution ne nous ont conduit qu'à la misère, non seulement économique mais sociale.

La richesse de l'Homme ne se situe pas où il veut bien l'entendre, mais dans la qualité des échanges et de la relation qu'il peut avoir avec les autres.

Libre  a répondu le 11/02/2012 à 10:48:

C'est le résultat de 30 ans de collectivisme.

churchill  a répondu le 12/02/2012 à 8:09:

je suis en colere contre personne, ce pays je m'en fout copieux

si vous ne voulez pas voir que ca n'interesse plus personne de creer des boites ou reprendre celles des parents, c'est votre pb

le slogan 'travail egal= salaire egal' s'est mathematiquement retourne : ' salaire egal= travail egal'

ft etre stupide pour creer ou reprendre une boite ( ie bosser comme un dingue et mettre sa maison, vie de famille, loisirs, etc... dans la bbalance) et etre autorise a gagner la meme chose que des gens qui travaillent bcp moins ou pas du tt
( dieu merci, les gens ne sont pas si stupides que ca...)

legal  a écrit le 09/02/2012 à 12:30 :

C'est tellement vrai qu'en corollaire les entrepreneurs sont en voie de disparition.

fibre entrepreneuriale  a répondu le 10/02/2012 à 20:48:

faux car y'a jamais eu autant de création d'entreprise de la part du lumpenprolétariat que pole emploi incite à créer des entreprises.

GABUZO  a écrit le 09/02/2012 à 12:15 :

Analyse intéressante. il serait intéressant de voir l'évolution sur les 5 dernières années mais le fonds est exact. Ce qui influence le ressenti de la population c'est surtout depuis 5 ans la montée du bling bling et du vulgaire. Avant la richesse était moins ostentatoire maintenant pour certain il est de bon ton de s'afficher.

hades  a répondu le 09/02/2012 à 13:47:

surtout depuis 10/15 ans ouai !!!

biba  a répondu le 09/02/2012 à 18:08:

Certes comme vous semblez le penser la richesse a été ostentatoire depuis ces dernières années. Vous préferez peut-être une richesse plus confinée, plus perverse. Sous l'ère Mitterand des riches il y en avait à la pelle mais tout cela était bien orchestré. On ne montrait pas, on ne voyait pas,c'était beaucoup plus insidieux. Vous préférez peut-être Mr Bergé, DSK, le PS ect... qui eux nagent dans l'opulence mais qui ne s'exhibent pas.

EIFFEL  a écrit le 09/02/2012 à 11:56 :

Difficile à croire quand Carlos Ghosn gagne 1 miilion d'euros par mois et le smicard 1000 euros soit 1000 fois moins !

titus  a répondu le 09/02/2012 à 13:23:

oui c'est vrai mais lui il développe les emplois sur toute la planète!

EIFFEL  a répondu le 09/02/2012 à 14:14:

N'importe qui ou presque est capable d'en faire autant. C'est l'emploi accordé qui développe la compétence, mais pas toujours. Pour l'instant, Carlos semble tenir correctement le manche, mais pour combien de temps ? A mon avis, la mégalomanie a déjà fait son oeuvre destructrice avec l'usine de Tanger qui sera, à mon avis, un flop !

Solestella  a répondu le 09/02/2012 à 15:15:

Personne n'est irremplaçable Titus, on a connu des grands noms du monde des Affaires qui se sont fait limoger ou tout simplement sont partis d'eux-mêmes et leur entreprise ont survécu...

angle de vue  a répondu le 10/02/2012 à 20:47:

mais au fait , il faisait quoi comme job son père à carlos ghosn ????

Laurent  a écrit le 09/02/2012 à 11:36 :

Avez vous pris en compte la redistribution au niveau locale dans les transferts sociaux ? Celle ci est gigantesque.