La Tribune

Une semi-faillite bien encadrée, planche de salut du destin grec ?

Copyright Reuters
Copyright Reuters
Par Fabrice Cousté, DG de CMC Markets France  |   -  518  mots
Plus de peur que de mal pour les banques. Les pertes sur l'opération d'échange de la dette grecque seront atténuées par l'abaissement du coût de portage des obligations souveraines permis par les injections massives de liquidités à 1% accordées à deux reprises par la BCE.

La zone euro était confrontée à une nouvelle échéance de taille, celle de la restructuration « de la dernière chance » de la dette grecque. Après l'accord de principe des dirigeants politiques sur le second plan d'aide à la Grèce (130 milliards d'euros apportés par les institutions publiques) et deux opérations salutaires de LTRO engagées par la BCE au cours des trois derniers mois, c'était au tour des acteurs du secteur privé, les établissements bancaires, d'apporter leur écot à la normalisation de l'environnement économique de la zone euro. Avec succès ! Les banques ont répondu positivement aux attentes placées en elles.

Plus de peur que de mal pour les banques

L'opération d'échange des titres obligataires grecs, qui s'achevait hier soir, nécessitait une participation massive du secteur privé pour épargner la Grèce d'un défaut total, autrement dit d'une cessation de paiement pure et simple. Le taux de participation final s'est élevé à 83.5 %, permettant « d'effacer » 107 milliards d'euros de dette hellène par le jeu subtil d'une décote substantielle, proche de 75 %.
En résumé, un défaut partiel bel et bien contrôlé, mais à l'impact considérable en termes de pertes pour les banques ? Pas tant que ça en réalité, à y regarder de plus près. Les conditions de la restructuration, acceptées en février dernier par les fonds d'investissement et les banques, consistent en un remplacement des obligations détenues jusqu'alors, par de nouveaux emprunts d'état grecs, à hauteur de 31.5% de la valeur des titres initiaux. Les nouveaux titres sont de maturité plus longue (de 11 à 30 ans) et procurent un rendement plus faible, avec une rémunération annuelle de 2% les trois premières années, puis de 3% les cinq suivantes, enfin de 4.3% jusqu'à l'échéance du coupon. Mais concrètement, la BCE, via ses deux opérations de financement à taux avantageux (prêts à 1%, à trois ans) accordées en amont aux banques européennes, a judicieusement permis à ces dernières d'amortir par anticipation le choc d'une décote : les banques ont pu réinvestir une partie des liquidités octroyées par la BCE sur des emprunts d'état espagnols et italiens, regagnant partiellement en portage ce qu'elles perdent sur la Grèce. Qui plus est, l'opération de « roll-over » des titres grecs inclut également l'acquisition de titres à court terme, émis par le Fonds Européen de Stabilité (FESF), un gage de garantie non négligeable.

Vers une détente des taux obligataires européens

La réussite de l'opération va permettre à la Grèce d'honorer le remboursement de 14.5 milliards d'euros arrivant à échéance le 20 mars. A plus long terme, elle permet à la Grèce de croire un peu plus en ses objectifs, à savoir abaisser son endettement à hauteur de 120% d'ici 2020. N'en déplaise aux préceptes d'orthodoxie monétaire défendus par le gouvernement allemand, la restructuration de la dette grecque vient compléter avec succès l'équation assumée par la BCE, depuis l'arrivée de Mario Draghi : initier un « Quantitative Easing » implicite, contribuant à détendre les taux des marchés obligataires souverains européens.

 

Réagir

Commentaires

LOL  a écrit le 26/04/2012 à 10:09 :

c est quoi cette "analyse" piteuse !!...????

ben  a écrit le 20/03/2012 à 17:38 :

La Tribune doit interroger des gens pertinents et inpetinents pas des nuls, ces analyses d'amateurs ne servent à rien, d'ailleurs, peut on parler d'analyse???

samarinda  a écrit le 10/03/2012 à 7:23 :

Voilà un commentaire de "pro" qui n' pas plus vu venir la dette grèque que les subprimes. Le monde est bourré de spécialiste qui ne voient que l'après mais jamais l'avenir et si par hasard ils se hasardent sue ce sujet nous avons le plus exemple du "JE ME TROMPE CHQUE FOIS QUE JE "PREDIS" L'AVENIR LA FAMEUSE MINISTRE DE L'ECONOMIE QUI N'A JAMAIS DIT UN MOT EN CORRELATION AVEC L'AVENIR;
pour revenir à cet encore Monsieur soleil l'article montre bien que la BCE avec ses prêts à 1 point, garantis, le comble par les banques sur les prêts aux pays comme l'Italie l'Espagne L'Irlande et la France pour les plus risqués montrent que ce cinéma ne tient pas la route mais on fait comme SI.
Autre sujet intéressant nos politqiuers grands discoureurs mais peu compétents n' ont pas demandé à des pays comme la Suisse de reverser à la banque grèque les transferts qui ont été effectués depuis 2 ans par les magouilleurs grecs.
On dira la Suisse est indépendante sauf si l'union bloque toute relation avec la Suisse qui est pas dans cette union que pour les avanatges commerciaux, idem pour le Luxembourg et la pire le donneur de leçon M. Juncker.Autre point mettre en place en Grèce mais également au niveau de l'Union une commission d'enqu^te sur les magouilles des dirigeants grecs depuis les jeux olympiques et sanctionner toutes les magouilles m^mes si celles-ci éclaboussent des entreprises européennes. Je veux bien payer indirectement mais pas pour cette politique TRES MEDIOCRE DES POLITICIENS EN PREMIER LIEU Mme Merkel,M.Sarkozy GRANDS DONNEURS DE LECONS MAIS EGALEMENT GRANDS PROTECTEURS DE CEUX QUI ONT MIS LA GRECE ET L'UNION DANS CRISE.

La Tribune doit interroger des gens pertinents et inpetinents pas des nuls  a écrit le 09/03/2012 à 10:02 :

Cet article et commentaire n'apporte rien, cet expert n'en est pas un, un de plus qui prétend quelque chose et qui n'y connait rien mais rien et ça se voit gros comme le nez au milieu de la figure.