Rapport sur "l'avenir de l'industrie française"

La France a-t-elle encore un avenir industriel ?

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Sébastien Laye pour Génération Expat | 11/10/2012, 17:49 - 1777 mots

Et si on écoutait un peu plus les expatriés. Sébastien Laye, entrepreneur et conseil de nombreux industriels, co-fondateur du think tank des Français de l'Etranger (Génération Expat), vient de coordonner avec les contributions d'autres membres de l'organisation, un rapport sur l'avenir de l'industrie, qui a été remis à Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, à trois semaines de la présentation du rapport Gallois sur la compétitivité. Génération Expat y développe une trentaine de propositions concrètes pour restaurer le blason industriel français. Ce rapport propose une vision industrielle fortement influencée par les réussites étrangères et le regard différent des Français vivant en dehors de l'Hexagone.

"Quand on ne sait pas où on va, tous les chemins mènent nulle part", disait déjà Henry Kissinger. Il fut un temps où la France avait une haute idée de son destin, une époque où nos dirigeants, faisant fi des clivages idéologiques de la guerre froide, avaient une conception exigeante du futur de leur nation. La politique industrielle s'inscrivait pleinement dans cette ambition.

Il y eut une politique industrielle pompidolienne avec un second Président de la République fin connaisseur de Sénèque: "Il n'y a pas de vents favorables pour celui qui ne sait pas où il va " nous enseigne le philosophe. Cette ambition a été passée par pertes et profits deux décennies plus tard au seul motif que les marchés devaient décider de l'allocation optimale des ressources, et à la suite de certains échecs de la planification à la française (informatique notamment).

Si c'est en effet notre conviction que seuls les entrepreneurs, les industriels et innovateurs peuvent créer de la richesse et de la valeur ajoutée, et si la détention directe de parts dans des entreprises industrielles par l'Etat est une voie sans avenir, nous voulons insister sur la nécessaire revalorisation du rôle d'un Etat stratège en matière industrielle. L'Etat a un rôle à jouer pour assigner le cap général en vertu de ses objectifs sociétaux et économiques.

Nous plaidons dans notre futur rapport pour un Etat réactif en matière de prospective, à l'aune de nos expériencesà l'étranger, et du succès en la matière de certains pays comme l'Australie et plus récemment les Etats Unis. La France déplore son déclassement industriel, attesté par la perte de 800 000 emplois industriels en dix ans (10% des effectifs), un secteur industriel ne représentant plus que 16% de la valeur ajoutée (alors que la moyenne européenne se situe à 22.4%, évidence qu'il n'y a pas que l'Allemagne qui ait maintenu son statut industriel parmi nos voisins) et un déficit commercial de l'ordre de 70 milliards d'euros en 2011.

Nous, Français de l'étranger, savons que l'histoire des nations n'est pas linéaire, que leurs destins économiques ne sont pas gravés dans le marbre. Nous, vivant en Australie, avons vu très tôt le pari du gouvernement sur une symbiose avec la Chine. Nous, vivant aux Etats Unis, avons connu une forme de renouveau industriel américain fondé sur des partenariats avec l'Etat et une énergie locale peu chère. Nous, vivant en Allemagne, bénéficions du soutien sans faille du gouvernement au Mittelstand et aux myriades de PME à l'export.

La France doit reprendre le contrôle de son destin industriel et sa dérive face à nos concurrents n'est pas une fatalité inéluctable. Avant même de remettre à plat le modèle français, nous pouvons enrayer cette désindustrialisation en traitant immédiatement deux problèmes: le manque de financement et l'absence de travail de prospective, notamment sur les secteurs de spécialisation. Notre rapport est jalonné de mesures concrètes sur ces deux domaines qui ne demandent qu'une impulsion du politique et une collaboration privé (entrepreneurs)/ public.

Terminons ces propos liminaires par une dernière citation : "il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l'avenir". François Mitterrand. Quoi de plus actuel.
 

>> Rapport : « L'Avenir de l'Industrie Française » / Etude n°1 - Octobre 2012 / PDF

Sous la direction de Sébastien Laye. Secrétaire général, co-fondateur de Génération Expat. Directeur du pôle "Economie & Industrie", New York. Avec la participation de: Mikå Mered, Columbia University, New York ; Nicolas Panis, Polytechnique/Princeton, Londres ; Aurélia le Tareau, Consultante en Stratégie, Montréal.

_________

>> Pour en savoir plus : les 33 propositions

Proposition 1 : Créer un nouveau statut de l'actionnaire de long terme, accessible pour tout investisseur individuel ou institutionnel, pouvant justifier de deux années continues de détention de 1% au minimum du capital d'une société. Ce statut sera accessible par constitution d'une demande auprès de l'Autorité des Marchés Financiers.

Proposition 2 : Etablir une fiscalité sur les gains en capital spécifique à ces investisseurs, fixée à 30% (maximum tout prélèvement libératoire, social et autres inclus) la troisième année, puis de manière dégressive avec le passage des années, 25%, 20% et 15% afin de favoriser des blocs détenus au moins cinq années durant.

Proposition 3 : Ouvrir la possibilité, à ceux des actionnaires enregistrés comme actionnaires de long terme auprès de l'AMF (cf. proposition1) et qui disposent de capitaux permanents (ce qui exclut des gérants d'actifs de tiers), de posséder jusqu'à 50% du capital d'une société en Bourse sans avoir à déclencher une Offre Publique d'Achat (OPA).

Proposition 4 : Créer une commission d'étude du trading de haute fréquence avec des praticiens sur Paris, Londres et New York pour envisager des mesures concrètes pour stabiliser l'actionnariat industriel sur le court terme.

Proposition 5 : Tout financement accordé par la BPI en fonds propres devrait être accompagné d'un investissement par un acteur non public, afin d'optimiser la sélection des dossiers.

Proposition 6 : Favoriser la création par des entrepreneurs/institutionnels, de plateformes de marchés privés, antichambres à la Bourse, permettant aux grosses PME, sociétés innovantes et ETI, de lever des fonds ou d'offrir de la liquidité aux fondateurs, par transactions privées et standardisées avec des investisseurs accrédités.

Proposition 7 : Créer un nouveau statut pour les fonds mezzanines opérant à 80% de leur activité en France au minimum et installés sur le territoire français, en défiscalisant un quart de la prime de performance (carry) touchée par les gérants, et en créant des partenariats BPI/ Fonds Mezzanine.

Proposition 8 : Créer une nouvelle catégorie de société de crédit industriel, les BDC (Business Development Corporation) à la française, par partenariat avec les pouvoirs publics. Les BDC, créées et gérées par des entrepreneurs financiers privés, lèveront des fonds propres en Bourse par appel à une épargne publique attirée par un haut rendement du dividende, et de la dette auprès de la BPI, les institutions bancaires et internationales (fonds souverains). Elles octroieront des prêts aux projets les plus risqués des grosses PME et ETI françaises seulement, contre un coupon de l'ordre de 7%, et les accompagneront sur 8-10 ans. Des secteurs à fort effet multiplicateur en termes d'emplois et de valeur ajoutée seront ciblés dans la législation sur les BDC: aéronautique, automobile, défense, fret maritime, transports, énergie et service associés, mines, matériaux, machines-outils.

Proposition 9 : Reprendre le programme de désengagement des participations minoritaires de l'Etat dans des entreprises industrielles et permettre à des entrepreneurs français de redresser et développer en France et à l'international ces entreprises. Programme pluriannuel (4 ans) de désengagement par le FSI et l'Agence des Participations de l'Etat à hauteur de respectivement 3.5 et 6.5 milliards d'euros: intérêts dans Vallourec, CGG Veritas, Eramet, Areva Mining Uranium, Renault,... et reconfiguration de ces entreprises avec des industriels ou institutionnels français.

Proposition 10 : Réorienter le FSI vers deux missions: le financement de l'innovation technologique (capital-risque de sociétés matures en partenariat avec les fonds classiques) et la restructuration des compagnies industrielles en difficulté.

Proposition 11 : Créer un Conseil de la Recherche et de la Prospective, rattaché à la Présidence de la République, aux fins (1) d'intégrer les grandes lignes de la recherche fondamentale française et les objectifs du politique ; et (2) de définir de manière rationnelle les spécialisations industrielles et les modalités de partenariats public/privé pour développer ces secteurs.

Proposition 12 : Rétablir l'ANVAR (Agence nationale de valorisation de la recherche) et la placer sous l'égide du nouveau Conseil de la Recherche et de la Prospective. Accueillir des industriels et des chercheurs du privé au sein de ces deux organismes.

Proposition 13 : Piloter un effort national en mathématiques fondamentales, en renforçant son enseignement et ses centres de recherche, en favorisant l'émergence d'un nouveau statut de Fondation Mathématique pour encourager les donations privées, et en travaillant en partenariat avec les industriels des secteurs aéronautiques, militaires, et mécaniques.

Proposition 14 : Immédiatement lancer 10 projets industriels appliqués d'envergure par appel au privé/concours, avec prix à destination des entrepreneurs (E1mln) et financements.

Proposition 15 : Encourager les fondations de droit privé à la prise en charge de la scolarité de jeunes scientifiques via l'octroi de bourses spécifiques uniquement sur mérite.

Proposition 16 : Introduire dans le calcul des bourses universitaires, un coefficient augmentateur pour les étudiants avec un solide projet entrepreneurial, et pour les étudiants dans le domaine scientifique.

Proposition 17 : Rendre gratuite la scolarité en doctorat scientifique.

Proposition 18 : Réfléchir, dans le cadre du futur fonds Qatari pour les banlieues, à des aides spécifiques pour encourager les vocations scientifiques dans ces milieux.

Proposition 19 : Créer de véritables Universités d'Excellence généralistes, par regroupement de grandes écoles et universités, au-delà des simples pôles actuels et collaborations ponctuelles.

Proposition 20 : Créer des programmes de type HEC Entrepreneurs dans chaque formation scientifique, y compris parmi les doctorats.

Proposition 21 : Réfléchir à une séparation du financement de la partie dépendance de la protection sociale vs la partie assurance.

Proposition 22 : Créer un Bureau des Droits des PME, et associer cet organe consultatif au travail règlementaire et parlementaire afin d'identifier ex ante les mesures dans les textes généraux qui pourraient créer des problèmes d'application pour les PME.

Proposition 23 : Créer une Agence du Financement Industriel des PME, rattachée à la BPI et structure de tête d'OSEO (partie publique des fonds), afin de rationaliser le processus décisionnaire public/privé d'aides aux PME.

Proposition 24 : Repenser les dispositifs ISF/TEPA et Madelin en fusionnant les deux systèmes d'incitation fiscale en un dispositif unique, engendrant déductibilité sur tous les impôts et toute la base imposable, pas uniquement l'ISF.

Proposition 25 : Etablir une distinction fiscale entre les business-angels en phase d'amorçage et les business-angels en phase de revenus, sur le modèle du Royaume Uni.

Proposition 26 : Etablir une distinction fiscale entre l'investissement direct dans une entreprise et l'investissement dans un fonds d'amorçage FCPI.

Proposition 27 : Créer un Guichet Unique en ligne pour la création d'entreprises, sur le modèle du Companies House britannique.

Proposition 28 : Lancer un effort massif de numérisation de l'administration française pour rationaliser les près de 700 sites en gouv.fr. Unifier leurs chartes graphiques, éviter les redondances de contenus et les informations peu adaptées. Ouvrir des systèmes de messagerie instantanée privée sur ces sites accessibles aux individus âgés, handicapés, ou vivant trop loin des administrations physiques.

Proposition 29 : Permettre l'essor de l'exploitation pétrolière offshore en Guyane.

Proposition 30 : Créer un sous-véhicule au FSI pour financer de nouvelles entreprises d'exploitation pétrolière ou minière cruciales pour les intérêts français (du fait de leur géographie ou de la nature de la ressource).

Proposition 31 : Envisager l'adossement d'Areva Mining et d'Eramet à de nouvelles structures entrepreneuriales (sortie de l'Etat) à un horizon de trois ans.

Proposition 32 : Réorienter les vieilles industries textiles au-delà du pur débouché vestimentaire, vers les applications professionnelles et innovantes.

Proposition 33 : Création d'un label AOP (Appellation d'Origine Protégée) pour les marques artisanales françaises de qualité avec un savoir-faire dans la fabrication.

Commentaires

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julesverne a écrit le 14/10/2012 à 22:56 :

Si certaines propositions peuvent retenir l'attention, leur philosophie générale valorise à outrance les placements financiers à court terme, visant à maximiser le rendement au moyen d'avantages fiscaux et à minimiser le risque ... en s'adossant à la BPI. Cela fait penser à tous nos artistes autoproclamés, qui méprisent les fonctionnaires mais vivent de subventions publiques. Il est aisé de prétendre que toute innovation est susceptible de créer de la valeur et des emplois. La démonstration n'est pas faite, dès lors qu'on ne raisonne pas en création d'emplois nets pour la collectivité. En quoi le transfert d'une partie du commerce sur internet augmente-t-il le volume global d'emplois du secteur ? Si la France a (ou avait?) le génie des mathématiques, encore faudrait-il que ces brillants cerveaux soient contraints d'investir, pendant au moins dix ans, leurs talents dans l'industrie de leur pays , afin que ce dernier bénéficie du retour sur investissement pour les prestigieuses écoles de la République qu'il a financées. Cela évitera que ces citoyens s'expatrient trop vite et se dispersent dans le conseil et la finance "à haute fréquence". Par ailleurs, si l'Etat n'a pas vocation à être ordinairement industriel, il doit être actionnaire dans les domaines stratégiques, et il doit même défendre les intérêts patrimoniaux du contribuable, comme il devrait le faire pour les autoroutes par exemple. Enfin, que vient faire la privatisation d'une partie de la sécurité sociale dans le dossier ?

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Caroline a écrit le 14/10/2012 à 11:23 :

Si La France copie l'Allemagne en matière de gestion industrielle et fiscale ,oui elle a encore un avenir industriel sinon c'est la fin. Exemple: une entreprise métallurgique américaine a fermé ses usines de fabrication en Italie et en France et les a délocalisées il y a 2 ans en Allemagne car cela lui coûtait 2 fois moins cher!.La France et l'Italie détiennent un record en terme de chômage dans le secteur industriel mais pas l'Allemagne qui au contraire embauche .

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Sylvain a écrit le 13/10/2012 à 19:34 :

J'ai oublié de dire que j'ai aussi été expatrié en Australie et au etats unis.

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takacoser a écrit le 13/10/2012 à 18:16 :

Je salue cette initiative, Il y a longtemps que la planification à long terme a disparu des missions des gouvernements, une tache confiée à des comités de réflexion, à des commissions, qui font des rapports jamais suivis de discussion, d'arbitrage, d'un début de réalisation. Pourquoi ? parce que nos élus limitent l'horizon de la France à 5 ans, le temps de leur mandature, qu'un consensus ne peut jamais se faire entre une majorité et son opposition, avec comme base l'avenir du pays ou alors exceptionnellement, sous la pression extérieure comme c'est le cas pour le traité budgétaire européen. La France n'avance plus, un pas à gauche un pas à droite, elle danse le madison, elle fait du sur place, et recule par rapport aux autres nations. Les grands projet industriels l'aéronautique, l'atome... datent de... De Gaulle : la honte.

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Lefrançois a écrit le 13/10/2012 à 13:53 :

Mort de rire sur les réactions, certains découvrent que c'est l'initiative privée qui crée la richesse et s'en offusque, qu'il est cohérent alors de favoriser, y compris fiscalement, l'investissement, la recherche et les études appliquées, de plaider pour un désengagement de l'Etat hors de son périmètre, tout en développant un soutien sous forme de prêts (donc avec intérêts) en appui de celles-ci. L'Etat n'a pas vocation à être actionnaire même sur des secteurs stratégiques, un représentant au conseil d'administration suffit bien. L'innovation de ce propos consiste à dire en pleine crise, ne venez pas à notre secours, mais aidez nous à nous développer plus par une structuration de l'action publique que par de l'argent.

Privé a répondu le 13/10/2012 à 15:00:

Ce que exprimez l'article sur la Proposition 10 parle bien de l'argent du contribuable. Sans argent du contribuable ce plan ne marche pas il me semble. Structuration public veut dire encore plus de fonctionnaires, ce ne sont pas crédible ces plans pour relancer l?initiative privé. En plus beaucoup de ces propositions sont des vielles propositions déjà morte comme la n. 32

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@John a écrit le 13/10/2012 à 12:33 :

Ce que je retient c'est "Reprendre le programme de désengagement des participations minoritaires de l'Etat dans des entreprises industrielles " c'est tous expliquer pour qui vous travailler.

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Alex du 45 a écrit le 12/10/2012 à 22:29 :

Pas un mot sur les 35 h ni le niveau des charges sociales ! Incroyables ! Pas une réflexion sur le poids de l'état qui siphonne le secteur privé, c'est à dire qu'il tue la poule aux oeufs d'or... Ces gens doivent vouloir des postes de conseillers financés par l'état... Il n'y a plus que la com et le fric qui comptent... Français, il va falloir vous réveiller, le cauchemar à commencé...

@Alex a répondu le 12/10/2012 à 23:48:

Tout à fait d'accord. Cette liste s'inscrit à un tel point dans la ligne du politiquement et de l'économiquement correct actuel qu'elle en devient risible. Persister dans les erreurs du passé à l'origine de la crise industrielle française ne pourra que l'aggraver.

Génération Expat a répondu le 13/10/2012 à 04:40:

Ce rapport est une première étude réalisée précisément sur le roulement du capital et sa réorientation vers l'investissement innovant ou générateur de haute valeur ajoutée. Les autres aspects que vous mentionnez feront l'objet de deux nouveaux rapports complémentaires à paraître au printemps et à l'automne 2013. Merci, L'équipe de Génération Expat

l'illuminé a répondu le 13/10/2012 à 15:14:

je vous remercie de votre merci. Je vais vous raconter deux anecdotes: il y a plus d'une vingtaine d'années, une personne a inventée un système de fenêtre révolutionnaire. Il s'en est ouvert et une commission s'est réunie. Commission qui a décidé que cette invention n'avait aucun avenir ( Article paru dans le progrès la tribune dans les années 80. Que croyez vous qu'il en fût. Nos "sages" ont décidés qui il n'avait aucun avenir. Les gens des USA ont recruté cette personne. Il vaut mieux acheter des produits aux "States" que de les produire chez nous. Deuxième anecdote, au cours de mon travail, petit flic que j'étais, nous sommes passés dans une zone indus- trielle dont une fenêtre était ouverte. Nous sommes allés voir et sommes tombés sur le patron. Celui-ci était un autodictate. Et voilà ce qu'il nous a raconté: J'avais un ami qui a fait l'ENA, ce dernier a voulu se mettre à son compte. Il m'a demandé des conseils. Je lui ai dit qu'il allait se casser la g...... . Il m'a répondu qu'il avait fait l'ENA et qu'il était plus intelligent. Résultat, il a monté son entreprise et s'est cassé la g; Maintenant, vu ces deux anecdotes (véritables) comment voulez vous que notre pays s'en sorte;

bonsens a répondu le 14/10/2012 à 05:06:

Effectivement les Énarques ne sont pas des créateurs, mais des comptables. Et ce rapport a une odeur d'énarque !

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nol 09 a écrit le 12/10/2012 à 21:25 :

je ne suis pas impressionné par ces 33 propositions assez peu coherentes entre elles.Ca montre bien ou en est rendu la france et ceux qui se positionnent comme etant l'elite de ce qui reste de ce pays

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Didier a écrit le 12/10/2012 à 16:50 :

Scandaleux d'encourager le Qatar de s'ingérer aussi grossièrement dans nos affaires ! Pour une aumône, nous augmentons des risques d'émeutes et de guerre civile.

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baboul55 a écrit le 12/10/2012 à 13:41 :

avenir industriel ?? je pense qu'on parle plutôt d'avenir tout court si rien n'est fait ... les défaillances d'entreprises explosent, il est temps de tout changer, pour de bon, des vraies réformes, tout le monde pareil sans niches, exceptions, subventions ...

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Avoir confiance en l'avenir ? a écrit le 12/10/2012 à 13:24 :

La France un avenir industriel ? Tout cela, c'est un voeu pieux... La vérité, c'est qu'en 2050, la France sera une République islamique. Etant prof, j'observe les réactions de mes élèves : l'esprit critique est en voie de disparition. 8 élèves musulmans sur 10 prennent le Coran pour vérité absolue. On parle d'un sujet ; ils m'affirment une vérité, et quand je leur demande de justifier, ils me disent que "c'est écrit dans le Coran". Comment voulez-vous, dans ces conditions, rivaliser avec l'économie californienne, par exemple (Apple, Google, Facebook...), qui mise essentiellement sur la créativité, l'initiative, l'intelligence ?

ilfarotorre a répondu le 12/10/2012 à 14:37:

voilà une conséquence de notre manque de population quand Debré et De Gaulle ont voulu peupler la France en créant le rapprochement familial unique en Europe. Ceci pour fixer les populations pour nous afire dépasser la barre des 80 hab/km²

Verdomme a répondu le 12/10/2012 à 17:25:

République islamique...je ne suis pas sûr que ces 2 mots soient compatibles.

@Verdomme a répondu le 12/10/2012 à 23:33:

Oui, c'est aussi incompatible que République Socialiste.

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roussy a écrit le 12/10/2012 à 13:06 :

il y,a vingt temps que le dèclin a commence il n,est pas prés de s, invercer

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yokikon a écrit le 12/10/2012 à 12:49 :

C'est délirant pareil touche à tout. Rien qu'au plan financier, il est demandé de faire le métier de base d'un banquier, dévoyé aujourd'hui , entre autres raisons par un monétarisme régissant toute rentabilité , la masse salariale ne suffisant plus à l'ajustement du compte d'exploitation. Pareille logorrhée avec le rôle de l'Etat définie en une impulsion politique pour assigner un cap général en vertu d'objectifs sociétaux et économiques est grotesque de faux angélisme.

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l'illuminé a écrit le 12/10/2012 à 11:40 :

J'ai vu hier que Vallourec avait créé et ouvert une usine aux Etats-Unis. Cette usine fabrique des tubes pour l'extraction du gaz de schiste. D'autre part, aux états unis, en exploitant ce gaz, ils sont persuadés de devenir plus compétitif. Je sais que ce gaz est extrait en Pologne. En France, des gens ont décidé que l'extraction de ce gaz est dangereuse. Ont-ils raison, je ne le sais pas. Mais, si dans quelques années, nous serions obligés d'importer et ce, à quel cout, alors que nous avons ce qu'il nous faut, nous aurions encore laisser passer l'autobus.

roussy a répondu le 12/10/2012 à 13:14:

renseigne toi sur les dègats causè a la vègtation au canada

ilfarotorre a répondu le 12/10/2012 à 14:34:

je pense que les écolos ont raison à savoir ne gaspillons pas le gaz de schiste à faire perdurer des rentes en tout genre. Faisons les réformes et nous serons à même d'exploiter ces réserves à bon escient !

durdur a répondu le 13/10/2012 à 19:44:

Et, dans quelques années quand nous serons l'extraire 'proprement' ils n'en auront que plus de valeur.

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Ilfarotorre a écrit le 12/10/2012 à 11:19 :

comment avoir un avenir industriel sans matières premières ?

Opinion a répondu le 12/10/2012 à 11:45:

??? Comme avant ! C'est clair que si vous pensez au pétrole on a un problème depuis ... toujours ! Airbus ils font comment ?! La raison du déclin relève surtout du tout services ou au chaud devant un ordinateur avec cafet, fonctionnairiat ou assistanat (RSA - APL - RESTAU DU COEUR - CMU vous voilà tranquille). Qui veut boser dans une usine ?! A quel salaire ? et pour fabriquer quoi ? Et de l'autre côté, qui veut MONTER une usine ? Pour gagner quoi ?

ilfarotorre a répondu le 12/10/2012 à 14:32:

avant nous avions charbon + fer donc acier donc voitures. Airbus c'est super par contre nous avons quantité de main d??uvre qui n'aura jamais le niveau pour travailler dans ces niches.

Verdomme a répondu le 12/10/2012 à 17:23:

Des pays comme Taiwan, Singapour ou la Corée du sud, sans parler du Japon, n'ont pas de matières premières mais ont misé sur une population fortement instruites et une forte dose d'innovation. Nous n'avons ni matières premières ni population instruite, ni innovation...

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pNv6wY a écrit le 12/10/2012 à 10:59 :

Actuellement les instances patronales font une fixation sur le montant des salaires et des charges sociales mais je ne suis pas sur que les couts de revient soient uniquement impactés par ce poste de frais généraux .Il existe d'autres moyens de faire baisser les couts comme airbus vient de l'initier avec ses sous traitants en les incitant à se regrouper pour leurs achats de matières premières .L'entreprise peut également s'installer en ZRR ( zone de revitalisation rurale) avec divers exonérations .En fait il existe une palette de solutions qui permettent de réduire les couts bien au dela des seules salaires .

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bg a écrit le 12/10/2012 à 09:52 :

Excellent article .. qui demande des compléments. Cependant certains commentaires de niveau "cour d'école" sont plutot navrants. Ceux qui pronent l'industrie à l' Allemande sont les premiers à fustiger la recherche fondamentale et les mathémathiques. Les Allemands sont un peuple profondément technique, et c'est ce qui fait leur force aujourd'hui. La plupart des sociétés Allemandes même d'importance, sont toujours des sociétés familiales et non minées par la cotation en bourse. En france, depuis des décennies il a fallu proner la finance et le service (souvenez vous d' Alcatel qui voulait produire sans usines) au détriment de la technique, nous en receuillons les fruits depuis. Alors oui, la France à un avenir industriel, les PMI et PME regorgent de diversité et de créativité, et ces proposition vont dans le bon sens , même s'il faut aller encore plus loin. Par exemple l'age moyen de l'outil de production est de 13 années en France, là ou il est à 7 années en Allemagne : la productivité ne passe pas uniquement par des coupes sociales, il faut aussi savoir faire évoluer les moyens et les processus par l'automatisation, la robotique, les logiciels industriels. Ce point ne semble pas être présent dans la liste des 33 propositions. Enfin, et n'en déplaise aux esprits chagrins qui y voient la destruction d'emplois, l'automatisation permettra de garder et de créer des emplois industriels qualifiés en France tout en tirant vers le haut la production, la qualité et les compétences. Les Francais sont travailleurs, mais pas corvéables. Ce sont même de très grandes sources de profits pour peu qu'on leur donne des outils adaptés et un peu de considération

Gad'zart a répondu le 12/10/2012 à 10:13:

"Proposition 13 : Piloter un effort national en mathématiques fondamentales, en renforçant son enseignement et ses centres de recherche, en favorisant l'émergence d'un nouveau statut de Fondation Mathématique pour encourager les donations privées, et en travaillant en partenariat avec les industriels des secteurs aéronautiques, militaires, et mécaniques." C'est pas des matheux (en plus maths fondamentales) qui vont résoudre les problèmes de fissures de l'A380...

jean a répondu le 12/10/2012 à 11:33:

Au contraire, pour corriger des problèmes, encore faut-il les comprendre. Ce que font très bien les scientifiques en général, et les matheux en particulier.

le meme a répondu le 12/10/2012 à 11:36:

Ah bon, vous croyez que les bureaux d'étude d' AIRBUS sont peuplés de forgerons ? Et comment va-t-on développer les technologies de demain? attendre que les autres nous les vendent ou prendre de l'avance ? Pour un gad'zart vous manquez de culture technique !

Gad'zart a répondu le 12/10/2012 à 15:03:

@ le meme: pourriez vous m'expliquer l'apport des mathématiques fondamentales dans le domaine des matériaux (aciers spéciaux, matériaux composites,...) ? Les allemands sont moins "matheux" mais ont une plus grande culture technologique...

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clache a écrit le 12/10/2012 à 09:27 :

Une remarque sur un commentaire qui déclare les français toujours envieux des plus riches? Il y a un stade de richesse ou les gents veulent accéder à ce niveau et sont très motivés par le travail et les moyens de s'élever, puis il y a un stade ou la richesse des uns est si inaccessible aux autres, que ce n'est plus qu'une sorte d'esclavage, remplit de rencune et d'envie de vengeance? Notre sociétè a l'air d'aller vers le stade 2 ?(sans jeu de mot!)

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blabla a écrit le 12/10/2012 à 09:24 :

On aurait pu conseiller, les Egyptiens, les Grecs, les Romains, les Perses ... reste qu'un déclin est en route. La raison est toute simple, c'est le déclin d'une civilisation remplacé par une autre (lentement mais surement). Dans la liste des propositions ont ne parle quasiment que d'argent comme si c'était la seule solution, des aides, financement, déductions ... mais les idées elles sont ou ? l'envie de faire fortune ? le DROIT à la réussite ? Aucun espoir à mes yeux, le France devient vieille et ne parle que de ces galères avec l'immigration. L'avenir c'est apparement le Qatar qui va investir 50 millions dans les banlieues ... Françaises !!!

Génération Expat a répondu le 12/10/2012 à 20:20:

Ce rapport est une première étude réalisée précisément sur l'aspect que vous décrivez: le roulement du capital et sa réorientation vers l'investissement innovant ou générateur de haute valeur ajoutée. Les autres aspects que vous mentionnez feront l'objet de deux nouveaux rapports complémentaires à paraître au printemps et à l'automne 2013. Merci, L'équipe de Génération Expat

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toto14 a écrit le 12/10/2012 à 08:44 :

on peut réfléchir à tout ce qu'on veut mais rien ne pourra enrayer le déclin actuel qui est lié à des phénoménes plus profond d'inconscient collectif. Auncun grand pays ne sera épargné, ni l'Allemagne ni les Etats Unis qui sont également touchés par un recul intellectuel des nouvelles générations et qui ne pourront donc pas maintenir en état le niveau de développement technologique atteint au 20è siècle.

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34 a écrit le 12/10/2012 à 08:37 :

Proposition 34: Arrêter de changer la fiscalité en France tous les 3 mois, d'ajouter des taxes et de créer des aides... destinées à ceux qui sont trop taxés.... En France le Médecin ETAT à 2 rôles: rendre le travail malade et .. le soigner !... (il essaye).

En 1 mot comme en 100 a répondu le 12/10/2012 à 10:25:

Il faut arrêter de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui ont envie d'investir

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Bof a écrit le 12/10/2012 à 08:15 :

Proposition un : l'actionnaire. Proposition 2 fiscalité ! ==> que des mesures financières de soutien aux investisseurs alors qu'il y a déjà bien trop de liquidités dans l'économie et un appareil de production sur capacitaire. La concurrence mondiale et la liberté de circulation des capitaux et des hommes conduit à la ruine de la majorité et à l?extrême concentration des richesses pour quelques uns, et à la pollution.

RemiDav a répondu le 12/10/2012 à 23:00:

Bof:"un appareil de production surcapacitaire" Tu les tiens d'où tes statistiques ? Est ce qu'on arrive pas à vendre parce qu'il y a trop de produits sur le marché ou parce qu'on vend, développe et fabrique mal ? Je pencherais plus pour la 2ème solution.

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Génération Expat a écrit le 12/10/2012 à 07:50 :

Bonjour, nous vous informons que l'étude intégrale, la synthèse et le vademecum de nos 33 premières propositions sont disponibles en libre téléchargement et partage sur notre site officiel: www.generationexpat.fr/etudes Vos commentaires sont clés et nous les lisons avec grand intérêt. Si vous souhaitez nous envoyer des commentaires davantages détaillés sans limite de taille, envoyez-les nous à l'adresse suivante: idees@generationexpat.fr Bon lecture et bon débat ! L'équipe de Génération Expat

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retraité a écrit le 12/10/2012 à 07:27 :

les baby boum sont partis,maintenant c'est la generation des vacances,des loisirs,des 35 heures,des mains propres, des iphone,nos industriels fuient notre main d'oeuvre actuellle

baubman a répondu le 12/10/2012 à 07:49:

C'est bien pour ça que Toyota fabrique en France, avec des ouvriers français !

@baubman a répondu le 12/10/2012 à 08:25:

toyota utilise plein de robots!

baubman a répondu le 12/10/2012 à 09:56:

Mais tous les fabricants utilisent plein de robots !

Benoit a répondu le 14/10/2012 à 10:10:

@ retraité : vous avez quel âge? 60 ans ? quand je vois la génération de mes parents (génération baby boom) et que je compare leur retraite par rapport à mon salaire actuel (je suis cadre et bosse 55h minimum alors qu'eux bossaient a peine 40h et étaient technicien) j'aimerais bien leur demander de rebosser aussi... histoire d'avoir un jour la moitié de leur retraite. Puisqu'eux savent bosser, mince, ils savent tellement bien bosser que personne n'en veut... demanderaient-il trop par rapport à leur "savoir-faire" et leur enthousiasme au travail (cf mai 68...) ?

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cifra42 a écrit le 12/10/2012 à 07:00 :

oui,à condition que l'Etat ne met plus son bec dans les affaires des privés.Le patronat allemande nous réproche que l'Etat français met son bec partout et sans résultas.Mr.Beffa ancien patron de Saint Gobain pense la meme chose.Il faut s'émanciper de tous ces médiocres ènarques,avo cats à la Sarko,etc.etc.

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bertrand a écrit le 12/10/2012 à 03:06 :

ces propositions sont ... très drôles !! pourquoi soutenir les scientifiques et pas les autres ?? que peut faire de bon un scientifique ??? cela fait 50 que l'on crève des maths et des sciences : ils sont incapables de vendre ce qu'il croient avoir inventé

tylan a répondu le 12/10/2012 à 09:51:

c'est peu etre un litéraire qui a inventé l'electicité ? Toutes les industries qui ont un scientifique a leur tete (ex Apple à l'epoque de S. Jobs) innovent, les autres ne font que de la spéculation et regressent (HP par ex). Et les exemples sont nombreux !

Bof a répondu le 12/10/2012 à 10:27:

On voit ce que ça donne de former des scientifiques de haut niveau : il n'y a pas de boulot pour eux, donc ils se recyclent dans l'informatique et abandonnent le métier pour lequel ils ont été formés. Je dis ça parce que je le vois tous les jours

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Au-delà a écrit le 12/10/2012 à 00:24 :

Arriver à citer Mitterrand (pourquoi pas Marx tant qu'on y est ?) dans une réflexion sur les entreprises et l'avenir industriel du pays, on touche à l'acmé de la synthèse intellectuelle acrobatique façon IEP. Pas de doute, Ayn Rand doit bien se marrer, là-haut, maintenant qu'elle sait qu'elle se trompait sur ce point (nul n'est parfait).

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Contradiction a écrit le 12/10/2012 à 00:16 :

Il y a au moins une contradiction flagrante dans ces propositions, bien franchouillarde, caricaturale de la pensée moyenne formatée "IEP", lorsque l'auteur de ces propositions préconise une fiscalité différenciée sur le capital selon la durée de détention ou le statut de l'investisseur, tout en prétendant favoriser l'accès des PME à la bourse. Le principe même de la bourse consiste à mettre en concurrence les "opinions long terme" et les "opinions court terme". Si un artifice fiscal crée une distorsion dans cette saine concurrence entre investisseurs, la bourse ne sert à rien. Tous ceux qui font l'effort d'investir dans une entreprise, que ce soit pour 10 ans ou pour une journée, doivent être traités également. On ne peut pas d'un côté encourager la réduction de la liquidité par un artifice fiscal et de l'autre réclamer plus de liquidité. Les entreprises qui ne souhaitent pas entrer dans le jeu de la liquidité boursière disposent déjà d'un outil concurrent, les obligations qui, du point de vue de l'émetteur, sont parfaitement illiquides. Pour être plus clair, Sébastien, si on me taxe plus de 20% de mes plus-values, je ne mettrais pas un kopeck dans ta boite. Et comme je ne te connais pas, il est hors de question que je prenne le risque de bloquer mon investissement plus d'un an chez toi, surtout pour de pauvres raisons fiscales.

Patrickb a répondu le 12/10/2012 à 00:39:

@contradiction: pour moi la princiaple contradiction, c'est de prôner le libéralisme avec l'argent du contribuable, parce que le "créer ceci et celà", c'est financé par qui ??

R.Rastal a répondu le 12/10/2012 à 03:57:

De plus Monsieur Laye réussit l'exploit dans sa démonstration de ne parler ni des ouvriers ni des salariés (ce mot qui ne veut rien dire) donc les entreprises selon lui n'ont aucun ouvrier ou ils ne servent à rien. Les propositions perdent nécessairement toute leur valeur. Il faut revoir sa copie Monsieur !.

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Albert a écrit le 11/10/2012 à 23:25 :

La hiérarchie des priorités amène à penser que la proposition principale est celle qui vise à sortir de l'Union Européenne qui interdit aux Etats de pratiquer le protectionnisme et le patriotisme économique : vertu principale d'un peuple souverain dans une démocratie digne de ce nom. (confer : article 63 du TFUE qui interdit aux Etats de mettre en place des barrières aux échanges de biens, services et capitaux entre les Etats membres de l'UE et les Etats-tiers à l'U.E)

Patrickb a répondu le 12/10/2012 à 00:25:

@Albert: nous fait pas rire avec ton patriotisme. On nous envoie au front se faire casser la gueule quand cela va mal et nous nous méprise le reste du temps. Alors bats toi pour eux, je viendrai plus tard :-)

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ElNormando a écrit le 11/10/2012 à 22:59 :

Un peu de sérieux : quelles que soient les propositions, l'entrepreneur est et sera toujours le "méchant" en France. On nous a vendu un état protecteur et ceci est aujourd'hui dans nos gênes de Français. Nous sommes devenu un peuple hypocrite où gagner de l'argent n'est pas bien même si nous souhaitons tous gagner plus ! Nous ne sommes plus à une contradiction près ... Que faire ? Moins de démagogie et un discours vrai mais peut-on réellement attendre ceci de la part de fonctionnaires d'état que sont nos énarques et professeurs ministre ???? Sûrement pas et c'est là où nous pouvons être inquiets pour notre avenir et celui de nos enfants car le monde sera sans pitié pour nous.

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ElNormando a écrit le 11/10/2012 à 22:45 :

Proposition n°1 : virer tous ces énarques, tous ces ministres professeurs et tous ces avocats qui s'auto-proclamment du jour au lendemain sauveur de la France et Chef d'entreprise hors pair. Proposition n°2 : voir la proposition n°1 Proposition n°3 : voir la proposition n°2 ...

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yvan a écrit le 11/10/2012 à 22:01 :

C'est vraiment le jour du rire sur La Tribune, aujourd'hui. Regardez bien : c'est le pouvoir aux riches et en plus, ils veulent des cerveaux pour poursuivre leur concentration de richesse : "Rendre gratuite la scolarité en doctorat scientifique." J'invente pas, c'est noté... Mais qu'ils nous font rire, ces Rois Mages qui nous inventent les meilleures blagues.

Cherchez l'erreur a répondu le 12/10/2012 à 10:46:

dommage que certains comme vous ne comprenne pas que 1. Il n'y a pas que des riches qui ont leurs enfants engagés dans des hautes études et que 2. Près de 40% des étudiants à ce niveau diovent travailler pour financer ces études, dont une partie abandonne uniquement pour raisons financières.

Lefrançois a répondu le 13/10/2012 à 13:40:

voilà ce que c'est de n'avoir pas fait d'études poussées, on peut se permettre d'avoir un avis sur tout en ignorant tout du sujet.

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RemiDav a écrit le 11/10/2012 à 21:30 :

Voilà tout un panel de propositions très intéressantes, esperons que le gouvernement y prête une oreille attentive et s'en inspire pour avoir un projet un peu plus basé sur la création de valeur que sur la redistribution...

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legal a écrit le 11/10/2012 à 20:19 :

Sénèque disait aussi que ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. De bien belles formules mais la réalité actuelle est tout autre.

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DRRW a écrit le 11/10/2012 à 19:29 :

Excellent toutes les propo ne se valent pas mais ca reste exclellent

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Excellent a écrit le 11/10/2012 à 19:09 :

très très bon article ! Bravo

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Si certaines propositions peuvent retenir l'attention, leur philosophie générale valorise à outrance les placements financiers à court terme, visant à maximiser le rendement au moyen d'avantages fiscaux et à minimiser le risque ... en...

par julesverne le 14/10/2012 à 22:56

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Sociétés cités :

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RENAULT

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