Quand la BD et le rap viennent au secours du libéralisme

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Copyright Danile Tourre
Copyright Danile Tourre
Longtemps cantonnées aux seules sphères politique, économique et financière, les idées libérales n'hésitent plus à investir désormais la culture populaire.

Dans son acception la plus large, et la plus simpliste, le libéralisme repose sur une conception du monde qui met la liberté de l'individu au dessus de tout et prône « le moins d'Etat possible » ou encore sur une philosophie très « real politik » qui justifie la cupidité et le cynisme dans la course à l'enrichissement personnel. Ainsi, le 11 juillet, dans son discours à la conférence nationale de l'industrie, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dénonçait : «  Le libéralisme, ce n'est pas plus de liberté contrairement aux apparences. C'est le laissez faire érigé en règle qui a vu 900 de nos usines fermer en dix ans (...) » ajoutant, en se réclamant de Colbert, « ma politique, c'est le colbertisme participatif où chacun a une responsabilité : l'Etat, le banquier, le travailleur, le chef d'entreprise, le retraité, l'étudiant. »

Pourquoi un tel préjugé qui n'épargne ni le plus haut niveau de l'Etat, ni même la droite - le président Nicolas Sarkozy avait aussi critiqué le « laissez-faire » - est-il aussi répandu en France ? « Il y a plusieurs hypothèses. D'abord, à la fin de la Seconde guerre mondiale, l'alliance entre le gaullisme et les communistes a abouti à installer dans le pays l'idée du rôle positif joué par l'Etat dans tous les domaines, en particulier dans l'éducation nationale. Il y a ensuite l'absence de véritable alliance sur le plan politique des conservateurs et des libéraux, contrairement à ce qui se fait dans nombres d'autres pays. Enfin, les libéraux ont mal défendu leurs idées, ou du moins elles ont été diffusées de façon élitiste parmi les cadres supérieurs et les technocrates, et uniquement dans une perspective économique. C'était une erreur, le libéralisme s'adresse à tout le monde, de l'ouvrier à l'artiste en passant par le professeur, c'est ce que je veux montrer avec mon livre. », explique à La Tribune Daniel Tourre, un jeune entrepreneur, auteur de « Pulp libéralisme, la tradition libérale pour les débutants » (éditions Tulys).*

Un bon vieux clivage gauche-droite

En attendant de voir l'efficace des nouveaux habits du colbertisme, cette version française du mercantilisme, tentons d'identifier ce « monstrueux » processus qui détruit nos usines... Daniel Tourre a choisi la BD et l'humour pour exposer par le menu les idées libérales. La couverture résume bien le cliché repris par Arnaud Montebourg : « un monstre venu d'ailleurs (méchant libéralisme égoïste) s'attaquant à une créature de rêve (douce France généreuse), défendue par un héros idéal (gentille et compétente classe politique française) ». En effet, l'un des préjugés les plus tenaces dans l'Hexagone concerne le désir de liberté lui-même, qui, loin d'être la chose la mieux partagée en France, se divise traditionnellement entre ceux qui sont libéraux en matière de moeurs et non en économie, la gauche, et ceux qui le sont en matière économique mais pas sur les questions relatives aux moeurs, la droite...

Un patient travail de démystification

Fruit d'une dizaine d'années de lectures d'ouvrages et de réflexions sur le sujet, le livre est une brillante synthèse des idées libérales. Rédigé durant huit mois à temps plein, son originalité, outre son propos à la fois pédagogique et ludique, réside surtout dans sa forme : un grand format, et surtout le recours aux illustrations des pulps américains des années 1950, dont l'auteur est un  « aficionado ». Ainsi, chaque double page obéit à une scénographie simple et efficace : en encadré, une citation extraite d'un classique de la pensée libérale - l'occasion de rappeler que le libéralisme a derrière lui une histoire vieille d'au moins quatre siècles, élaborée et alimentée par la réflexion de nombreux auteurs, notamment français, Tocqueville, Turgot, Bastiat, Molinari..., une BD dont les textes des bulles ont été modifiés pour venir étayer le propos avec humour et, au centre, l'argumentaire de l'auteur, qui, cliché par cliché (36 au total) entreprend son patient travail de démystification, en quelque 240 pages.

En cela, Daniel Tourre renoue, même s'il indique ne pas avoir connu le  phénomène, avec la tradition du « détournement » de comics américains, largement utilisée par l'Internationale situationniste de Guy Debord, qui faisait ainsi tenir des propos philosophico-politiques aussi hilarants que subversifs aux supers héros de la BD... américaine.

Ce choix pourrait lui permettre de surfer sur le succès de deux vidéos clips rythmés par du rap qui montrent le « débat du siècle » entre les économistes Nobel Friedrich Hayek et John Maynard Keynes. Mis en scène par l'économiste américain Russ Roberts et le producteur et vidéaste John Papola, ils ont été téléchargés plusieurs millions de fois et sous-titrés en plusieurs langues. Les deux géants s'entretiennent sur la pire crise financière depuis celle de 1929 et débâtent des réponses à y apporter.


 

 


Le fait que les idées libérales soient médiatisées et relayées par des modes d'expression généralement issus de la culture populaire est le signe que les jeunes, premières victimes de la montée du chômage dans les sociétés occidentales, se sensibilisent de plus en plus à ces idées et aux questions relatives à l'économie pure en général.  « En France, la perte d'un emploi est vécue comme une véritable tragédie sociale. On peut le voir avec ce qui se passe avec la fermeture du site PSA d'Aulnay. Il est indéniable que ses salariés souffrent, et il faut écouter leur parole. Mais c'est aussi lié à l'organisation de l'économie.  Dans une économie ouverte, moins encadrée, la perte d'un emploi serait en soi moins grave car il serait possible de retrouver facilement du travail », assure Daniel Tourre.

Autre signe des temps, et tout aussi parlant, la confection originale et inédite de « Pulp Libéralisme » a obligé l'auteur à créer sa propre maison d'édition. « Certains éditeurs étaient prêts à publier mon texte mais sans les images, ce qui pour moi était inadmissible. J'ai donc dû créer ma propre maison d'édition pour pouvoir faire ce livre comme je l'entendais », explique-t-il.

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Commentaires
a écrit le 04/08/2012 à 12:51 :
Hayek pour nous sauver d'une crise en laquelle ce type et sa pensée n'a certainement rien à voir... La blague. Et pourquoi pas Friedman pendant qu'on y'est ? Oh punaise, les libéraux sont désespérants de fausse naïveté et de vrai cynisme, au mieux une bande de geeks pour les plus sympas, de vrais dangereux pour la plupart.
a écrit le 04/08/2012 à 12:44 :
John Galt "qui empèche les gens de crever de faim en France ? l'état ? et non, un organisme privé, qui s'appelle les restos du coeur ... " euh pardon mais là c'est un peu court . Oui l'état empêche de crever de faim en France : RMi disparu, maintenant RSA. Si vous trouvez que la charité est une meilleure réponse c'est donc que vous êtes un vrai libéral. Bravo. En temps de crise les fameux resto ont moins à donner puisqu'ils fonctionnent aux dons. Faible marge de manoeuvre (elle est faible pour l'état aussi mais s'il est plus fort, elle devient plus large). Par ailleurs le clichés des assistés et des profiteurs de la "solidarité inefficace" excusez moi mais c'est n'importe quoi. Regardez le cout de la fraude fiscale comparé à celui de la solidarité et des quelques fraudes dont elle est victime. Le libéralisme c'est pour beaucoup la liberté de payer le moins possible à la communauté. Ou alors en réel philantrope charitable (bon pour l'image et la conscience, mais ça reste de la charité) . Enfin bon, chacun est libre de ses opinions
a écrit le 04/08/2012 à 12:26 :
Rick Ross "C'est pour ça qu'il faut un renouveau concret du libéralisme, porté par des intellectuels mais aussi par des artisans ... ou des rappeurs, qui sont à la base plus mûs par la haine de l'Etat que par la défense de la liberté individuelle." La vache, vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère vous ! Un "renouveau concret" porté par des "artisans (...) mûs par la haine de l'état". Moi qui prône un renouveau du communisme par des partisans radicaux mûs par la haine du spéculateur.. Quelque part vous lire libère ma pensée et ma parole hahaha
a écrit le 04/08/2012 à 11:24 :
speculer sur les denrees alimentaires de base, creer et entretenir des dangereux epouvantails tres tres mechants pour vendre des armes, garder ce qui a de bon dans le syteme stalinocommuniste; le control des masses et la delation.Recuperer les marches juteux des services publics et laiser les restes a l'etat...la corruption comme regle....chers amis du liberalisme...le reve devient realite grace a vous ...les larmes (pas les armes sic) me montent aux yeux.....signe .BURNS (Nuke Production)
a écrit le 02/08/2012 à 14:47 :
Colbert, la couleuvre à l'échine souple (son emblème que l'on retrouve à Bercy) , le serviteur es puissants...Le précurseur du crony-capitalism?
a écrit le 02/08/2012 à 13:03 :
La plupart des rappeurs tiennent un discours libéral, jusqu'à notre Booba national même.
Les idées libérales se développeront plus avec de grands titres de rap populaires qui contiennent des phrases au 12e degré mais faciles à retenir type "Au pays de l'argent facile combien sont morts en chemin ? Fuck les APL, les transports au commun" qu'avec un rap éducatif, qui malgré toutes ses qualités, ne dépassera jamais son statut de "rap éducatif" et siègera aux côtés des innombrables clips de rap "conscient" sponsorisés par Jack Lang.

L'avenir du libéralisme, vivant et attrayant, est aujourd'hui dans la bouche des rappeurs et pas dans celles des thuriféraires de Bastiat ou Hayek qui ne convaincront que les étudiants un peu freaks ... Pour se débarrasser de l'étatisme il faudra à un moment donné vendre le libéralisme autrement qu'en citant les vieilles gloires du libéralisme, qui, malgré toute l'admiration que je porte pour certaines d'entre elles, commencent un peu à sentir le renfermé et entretiennent l'idée que le libéralisme n'est qu'une idéologie naïve de plus, au côté du communisme.
Réponse de le 02/08/2012 à 14:05 :
les vielles gloires du libéralisme entretiennent l'idée que c'est une idéologie naïve de plus ????

Avant d'avoir de l'admiration pour elles, si vous commenciez par les lire ? (Bastiat, Locke, Hayek, Friedman, Von mises, Rand, Nozick, Rothbard, etc etc ...)

Vosu découvririez que leur propos n'ont pas vieilli d'un poil, contrairement aus stupidités marxistes qui dès la fin du 19 ème siècle, étaient déjà mises en pièces et démontrés absurdes (cf Guyot : sophismes socialistes et faits économiques en 1908).

Tant que l'on y est, le christianisme (le vrai, pas le catholique) c'est naif et cela a vieilli ???
Réponse de le 02/08/2012 à 17:01 :
J'ai pas dit que je trouvais que c'était naïf (je pense même tout le contraire, je suis libéral, et même ultra-libéral pour 99% des gens), j'ai dit qu'on pouvait facilement faire passer le libéralisme pour une idéologie naïve. On critique ceux qui se basent encore sur les écrits de Marx pour formuler des projets de société en 2012, alors pourquoi ne pas critiquer les campagnes qui ramènent Bastiat au premier plan ... Je suis raccord avec les thèses de Bastiat, mais avouons qu'il est difficile de convaincre quelqu'un là-dessus (c'est beaucoup trop "simple", "évident", ça fait peur), ou même tout simplement de capter l'attention. A mon avis c'est même quelque chose d'inquiétant pour le profane.
Votre comparaison avec le christianisme est finalement assez symptômatique : beaucoup de libéraux, notamment français, considèrent les premiers écrits libéraux comme parole d'évangile.
Les libertariens américains me semblent beaucoup plus convaincants que les libéraux français, du fait que le libéralisme est souvent pour eux quelque chose de viscéral, quelque chose d'instinctif, alors que chez la plupart des libéraux français, ce sont des idées développées en lisant des livres. Et j'en fais partie.
C'est pour ça qu'il faut un renouveau concret du libéralisme, porté par des intellectuels mais aussi par des artisans ... ou des rappeurs, qui sont à la base plus mûs par la haine de l'Etat que par la défense de la liberté individuelle.
Réponse de le 02/08/2012 à 17:35 :
@ rick Ross : parceque les écrits de Bastiat ont vieilli peut-être ? que ce soit sur le fond ou la forme, sur les sujets abordés, ils sont brulant d'actualité et avec des raisonnements d'une rigueur intellectuelle toute actuelle.
Bastiat, comme Friedman, a le génie de rendre les choses économiques accesible au plus grand nombre, où est la naiveté ?
Ben voyons, aux USA, on est libertarien sans lire un seul livre ? Un renouveau concret du libéralisme ??? en quoi la Liberté doit être renouvelée ???
En quoi les écrits de Rand ou Rotbhard ou Nozick sont à renouveler ?
J'ai du mal à croire que les rappeurs défendraient mieux avec leurs mots le principe de la Liberté que ces grands penseurs, dont la pensée est remarquablement mise en valeur par le libre de Daniel Tourre qui montrent, contrairement à vos affirmations, qu'ils sont tjrs très modernes et actuels....
a écrit le 02/08/2012 à 12:20 :
l'étatisme le cauchemar de la France au lieu de tuer la bete,on le nourrit!
la création d'entreprise est au plus bas en France
manque d'initiative individuelle
la France a manqué le virage de la nouvelle économie numérique
manque d'initiative individuelle
la France s'emmerde culturellement
manque d'initiative individuelle
...
croyez moi nous sommes des ovnis dans ce monde ,la France se démarque par son activisme étatique
a écrit le 02/08/2012 à 10:05 :
Le libéralisme... ou la liberté du renard dans le poulailler. Si ça marchait, on n'en serait pas là aujourd'hui. A lire pour ceux qui ont un peu d'esprit critique : "la stratégie du choc" de Naomi Klein. Le libéralisme économique a été testé en "live" au Chili de Pinochet. Comme ça ne marchait pas, ils disaient toujours "il y a trop d'Etat"... des escrocs dogmatiques qui en réalité servaient des intérêts impérialistes (US).

Ceux qui prônent encore le libéralisme économique aujourd'hui sont des imbéciles dangereux : alors que conformément aux dogmes libéraux la finance a été déréglementée, que les impôts ont été baissés pour les plus riches, la "théorie du ruissellement" n'a pas marché et les entreprises ferment les unes après les autres "pour sauvegarder la rentabilité" soi-disant. Qui va gérer le champ de ruines ? L'Etat aux ailes brisées ? Ou les citoyens laissés à leur sort ? Dans certains quartiers le système D est devenu LE modèle alternatif dominant, et le marché de la drogue est le plus libéral qui soit : ni Etat ni impôts. C'est ça que vous voulez ?

Allez, un clip de rap Grolandais "je vote Giscard" bonne écoute et bonne rigolade à tous !
http://www.dailymotion.com/video/xexswj_groland-je-vote-giscard_fun
Réponse de le 02/08/2012 à 13:26 :
Tout cela est profond et très bien mais je ne parviens pas très bien à me faire une idée claire du mix politico économique qui, in fine, profite le plus au peuple (que nous sommes). Restons caricaturaux et utilisons comme référence les épouvantails de chaque "camp". Qui peut me dire ce qu'était le revenu médian par habitrant au Chili et aux USA en 1950 et 2010 -pour les épouvantails libéraux- ainsi que pour l'URSS/Russie et la Corée du Nord (ou l'Albanie ou la Chine) -pour les épouvantails communistes. Idem pour la France. Je ne sais pas où trouver ces chiffres. On discute de nouveau après les résultats ?
a écrit le 01/08/2012 à 15:08 :
Excellent article de la tribune, qui mériterait de nombreux développement sur la situation politico-économique de la France à l'origine de sa crise. Mais les sujets ne sont qu'effleurés. A poursuivre sans relâche !
a écrit le 01/08/2012 à 13:34 :
je conseille ce livre à tout le monde, il est non seulement hilarant dans ses vignettes, mais en plus il est parfaitement valable du point de vue intellectuel et économique. Il y a juste un petit oubli de l'auteur : Mlton Friedman.
sinon, tous les dieux intellectuels du 20 ème siècle y sont référencés, que des personnes inconnues en France, cad : Ayn Rand, Nozick, Rothbard, Von Mises, Hayek, Bastiat (19ème),etc etc ...
a écrit le 01/08/2012 à 12:39 :
Pourfendeur avéré du communisme, je reste quand même lucide quand à ce fameux libéralisme. Je vois toujours des dizaines de messages postés sur ce site ralants contre les camarades cocos du gouvernement actuel (où comment décrédibiliser son com) et qui font l'apologie du libéralisme, des libertés individuelles et de l'abscence d'Etat. Déjà ces gens confondent libéralisme et anarchie. L'idée même de libéralisme ne peut être mise en place que dans le cadre d'une vie en communauté avec comme objectif implicite le bien être maximum pour cette communauté. Le problème est que c'est l'objectif explicite que se contente de rechercher les gens. Cet objectif n'est autre que la recherche du bonheur individuelle. Personne ne me contredira si je dis qu'un bonheur individuel maximal (je schématise) ne peut se faire qu'au détriment d'autrui. Nous voilà au coeur du problème. Tout le monde est resté sur une théorie obsolète qui voudrait que de la recherche du bonheur individuel découle le bonheur collectif. Voilà on cherche pas plus loin, on ne remet pas ça en cause, et des milliers de gens peu cultivés vivent avec ce genre d'idée en tête. Il faut bien comprendre que cette théorie est fausse et que depuis 3 siècles qu'elle existe, elle n'a jamais été mise en pratique, où alors si aux USA par exemple. Et on voit bien où ca mène : quelques dizaines de personnes possèdent les 3/4 des richesses tandis que plus de 10% de la population est au chômage et le double vit dans une situation précaire. Où comment quelques élites issues de grandes familles (excepté quelques entrepreneurs) ont trouvés le bonheur (sous formes de millions de dollars) au détriment de millions de personnes qui vivent au jour le jour avec comme seul objectif, pouvoir manger ce soir.
Le libéralisme tel que proné par certains économistes modernes et par une grande partie des grands économistes que sont les lecteurs de la Tribune n'est autre que la loi du plus fort. Dans un monde moderne et civilisé cela n'a plus lieu d'être.
Réponse de le 01/08/2012 à 13:07 :
@Chich: vous devriez revoir le site web. Les US ne sont pas cites comme un pays liberal mais un pays capitaliste ("sauvages") : juste un point, le premier detenteur de T-Bonds est la Federal Reserve.
Réponse de le 01/08/2012 à 13:32 :
@ Chich : ce n'est pas du libéralisme dont vous parlez, mais d'un mix d'utilitarisme et de socialisme quand vous évoquez l'objectif de maximiser le bien être de la communauté.
Relisez Locke, fondateur (quoique) du libéralisme : l'état est là pour renforcer et consacrer la liberté et les droits des gens (c'est réaffirmé dans les art 1 et 2 de la déclaration des droits de l'homme).
Vous confondez le bonheur indivudel maximal au détriment d'autrui avec la liberté sans la responsabilité, vous sous entenez que l'homme est un loup pour l'homme, or c'est faux. Tout le monde doti maximiser son bonheur dans le respect des droits des autres, donc sans nuire à autrui.
Votre vision des USA est parfaitement caricaturale et déborde de cliché : regardez les chiffres de l'OCDE : la richesse est mieux réparti aux USA qu'en europe !!!
Consultez le site forbes : sur les 400 plus riches en 81, 21 % étaient des héritiers, ils sont 2 % en 2010. Sur les millionnaires américains, la dernière étude statistique de 2001 montrait que seuls 8 % ont hérité de plus de la moitié de leur patrimoine.
Bref, vous empliez les perles et les clichés sans vous donner la peine de réfléchir et vérifier. Savez vous ce que symbolise l'expression : SAPERE AUDE ?
Réponse de le 01/08/2012 à 14:10 :
@john galt : je ne prétend pas tous savoir mais je confirme la pluspart de mes propos (je vous fais plaisir je prend en considération les chiffres de Forbes). Je ne sais pas où vous vous situez par rapport au libéralisme, mais ce que j'essayais de montrer c'est que nombreux sont ceux qui pronnent le libéralisme en prenant la définition première du terme, en la mixant à leur sauce et qui nous disent : "laissez moi libre de mes actes, laissez moi rechercher mon propre bonheur, vous verrez je tirerez la société vers le haut". Le souci est que ces gens veulent comme liberté de pouvoir payer une misère leurs employés, de pouvoir fumer au bar, de pouvoir profiter à 100% de leur argent gagner,... et tous ça sans se soucier de la santé du voisin, de l'employé ou de la situation économique de leur pays. Le libéralisme n'est qu'une théorie impossible à mettre en pratique car, et là vous vous trompez (malheureusement) en grandeur, l'Homme est bien un loup pour l'Homme. Comment justifez vous le nombre de dictatures ou de régimes totalitaires aussi élévé dans le monde, comment justifiez vous l'exploitation de milliers de travailleurs qui nous habillent nous occidentaux, comment justifier la présence même de la religion dans notre société ? Car l'Homme recherche instinctivement à être différent, meilleur, plus fort que son voisin.
Il s'agit bien entendu de mes propres idées, je ne cite personne car je préfère avoir ma propre vision des choses (que j'acquiere en analysant et en lisant entre les lignes des journaux, économistes, polémiqueurs,...) plutôt que de réciter, tel un robot, les idées des autres. De plus, vous serez je pense d'accord avec moi qu'on ne peut pas vraiment daté la naissance du libéralisme, lui même ayant plusieurs courant qui se croient et se décroisent au fil de l'Histoire.
Pour conclure sur un ton humoristique (quoique) : vivement le 21/12/2012 et la fin du monde que l'on puisse rendre à la Terre toute sa virginité.
Réponse de le 01/08/2012 à 14:26 :
Chich, on sent votre envie de comprendre et de savoir, c'est fort intéressant. Mais comme dit au dessus, vous cumulez les clichés dénoncés par l'article.

La finalité du libéralisme n'est certainement pas la recherche du bonheur, il n'y a d'ailleurs logiquement pas de finalité dans la mesure ou chacun est maître de ses propres désirs, choix et envie, et cherche sa propre finalité. le libéralisme est la théorie politique qui permet de rechercher cet état des choses ou l'homme est totalement maître de son destin et de son désir, dans le respect d'un droit qui permettrait à tous d'en jouir dans les mêmes proportions.

Le libéralisme n'est pas l'anomie, c'est la recherche du droit juste.

Je vous invite vivement à lire le Livre de monsieur Tourre, qui je suis sur vous apprendra beaucoup et que vous prendrez un grand plaisir à lire.
Vous trouverez aussi "Libre" en librairie à partir de septembre, que je vous invite aussi à lire (seulement 12 euros !) afin d'en finir avec ses clichés qui ont la vie très dur.
Réponse de le 01/08/2012 à 14:36 :
@ chich : je suis libéral, point c'est tout, et vous, vous pensez en socialiste, je démontre :
le libéralisme, c'est la liberté et la responsabilité, dans le respect des droits des autres.
Tout le monde veut payer moins cher ce qu'il achète, un bien ou le travail de quelqu'un (c'est la même chose in fine), tant qu'il n'y a pas usage de la coercition et que l'échange est volontaire, où est le problème ? Vous ressortez le cliché habituel des socialistes : si l'état ne s'occupe pas des faibles, personne ne le fera... mais bien sûr, et qui empèche les gens de crever de faim en France ? l'état ? et non, un organisme privé, qui s'appelle les restos du coeur ... l'homme est un loup pour l'homme ? vous confondez avec l'état, et vous insultez les 12 millions de bénévoles que compte la France (et qui en compte bcp moins qu'ailleurs car la solidarité étatique non efficace les dissuade).
Le libéralisme une doctrine impossible à mettre en pratique ? ben voyons, et pourquoi seuls certains pays se sont développés depuis 200 ans si ce n'est ceux qui ont mis en pratique un peu ou bcp du libéralisme ? Les dictateurs sont une minorité, il y a certains hommes dans le nombre qui sont des loups et qui veulent vivre au dépens des autres, mais donnez la parole aux peuples (la démocratie) et vous voyez de suite qu'ils ne veulent pas la guerre (aucune guerre, jamais, entre 2 pays démocratiques). Donc, si je comprends bien, l'homme cupide, ce n'est pas vous, ce n'est personne que vous connaissez, mais c'est l'homme en général ??? mais nous n'exploitons personne, cela s'appelle la spécialisation du travail, et pour votre gouverne, cela permet à ces pays de se développer !!! Chaque être humain recherche son propre objectif, il y a en autant que d'êtres humains, pourquoi le résumer à vouloir être plus fort ou meilleur que son voisin ? je suis d'ailleurs sûr que vous ne vous mettez pas dans ce cas, pourquoi y mettre les autres ? le libéralisme politique est bien sûr officiellement né avec Locke (même si Jésus et l'école de salamanque peuvent être considérés comme des précurseurs) et le libéralisme économique avec les physiocrates français du 18 ème siècle (avec école de salamanque cf histoire économique de Rothbard) et non Adam Smith comme on croit trop souvent. Votre dernier commentaire fait référence aux souhaits des malthusiens nihilistes qui détestent l'humanité ....
Réponse de le 01/08/2012 à 15:02 :
tous les hommes sont des loups pour les autres, mais bien sûr, sauf vous et vos connaissances ? et bien sûr, dès qu'un homme devient fonctionnaire ou est élu, il change du tout au tout et devient altruiste, bon, généreux et omsnicient peut-être ??? qui se méprend le plus sur la nature humaine ???
Réponse de le 01/08/2012 à 18:09 :
A vous lire, on se demande en quoi vous avez jamais pourfendu le communisme alors que votre propos le justifie. A votre décharge, vous êtes comme de nombreux Français influencés par le lavage de cerveau anti-libéral systématique (médias, EdNat, politiciens) : vous ne vous en rendez même pas compte.
Réponse de le 02/08/2012 à 12:11 :
Tout cela est profond et très bien mais je ne parviens pas très bien à me faire une idée claire du mix politico économique qui, in fine, profite le plus au peuple (que nous sommes).
Restons caricaturaux et utilisons comme référence les épouvantails de chaque "camp".
Qui peut me dire ce qu'était le revenu médian par habitrant au Chili et aux USA en 1950 et 2010 -pour les épouvantails libéraux- ainsi que pour l'URSS/Russie et la Corée du Nord (ou l'Albanie ou la Chine) -pour les épouvantails communistes.
Idem pour la France.

Je ne sais pas où trouver ces chiffres.
On discute de nouveau après les résultats ?
Réponse de le 02/08/2012 à 12:28 :
@ Candide : il vous suffit de consulter le site de l'OCDE. Néanmoins, les chiffres pour la corée du nord ne sont pas disponibles (surement catastrophiques) etles chiffres pour l'URSS et le bloc de l'est, concernant les revenus, l'espérance de vie, etc etc étaient truqués jusqu'en 1979.
vous pouvez aussi trouver rien que sur wikipedia les évolutions économiques du Chili comparées aux autres, et vosu comprendrez pourquoi le Chili est devenu le "jaguar" de l'amérique du Sud. Aristote disait : la vérité ne contredit pas une définition vraie : communisme, socialisme et social démocratie (France depuis 40 ans) game over ...
Réponse de le 02/08/2012 à 12:30 :
@ Candide : pour la Chine, la période ne sera pas parlante, car elle a introduit un peu de libéralisme avec Deng Xiaoping en 1979 (l"histoire du chat qui attrape les souris). Comment a-t-il fait ? très simple, en renforçant les droits de propriété, symbole d'une économie plus ou moins libre (et plus ou moins développée en conséquence).
Réponse de le 02/08/2012 à 13:25 :
@ anti liberal : tu as les chiffres ?
Réponse de le 02/08/2012 à 14:08 :
@ candide : vous allez sur le site de la tribune et vous n'ouvrez pas wikipedia ?
Réponse de le 02/08/2012 à 15:11 :
Si, justement.
Et j'aimerais bien que les théoriciens de l'anti libéralisme fassent de même.

Désolé d'avoir tenté une approche un didactique ...
Réponse de le 02/08/2012 à 15:35 :
@candide :

mille excuses, je n'avais pas compris la finesse !!!

Bien cordialement,
a écrit le 01/08/2012 à 11:40 :
"Ma politique c'est le colbertisme participatif" A.M. Branletologue
Réponse de le 01/08/2012 à 15:05 :
C'est un aveu : l'Etat français mène depuis toujours une politique de type mercantiliste agrémentée de socialisme maternant et évidemment, échoue lamentablement dans le chômage, la dette, la pauvreté.
Réponse de le 04/08/2012 à 13:33 :
Salut les déclinologues ! Alors ça boum ? La pêche ? Toujours aussi fun ? ahah vous êtes des GENIES !

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