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Alain Bretto et Christian Durand | 13/08/2012, 15:19 - 913 mots
En quatre ans, le paysage universitaire a été profondément modifié. Au 1er janvier 2012, l'ensemble des universités françaises sont devenues autonomes sous l'impulsion de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Cette réforme, appliquée depuis août 2007, dont les objectifs affichés sont l'amélioration de la compétitivité internationale des établissements et le renforcement de leur attractivité, était nécessaire, mais est-elle suffisante ? Cet aggiornamento motivé notamment par les mauvais résultats du système français dans les classements internationaux est-il efficace ?
Certes, des progrès significatifs sont à mettre au compte de la LRU, notamment : une gestion plus souple, la création de fondations et une évaluation de l'enseignement plus approfondie. Cette nouvelle loi présente des avancées intéressantes, néanmoins, elle ne règle pas certains problèmes importants. Elle ne supprime pas, à moyen terme, le dualisme typiquement français universités-grandes écoles. Malgré les moyens financiers octroyés aux universités, elle ne règle pas leur sous-financement chronique. Elle ne permet pas la sélection des étudiants. Elle n'a guère modifié les résultats de l'enseignement supérieur français dans les classements internationaux. Et surtout elle ne donne pas les moyens aux universités de se développer rapidement. Quels sont donc les conditions de réussite et les enjeux d'un système d'enseignement supérieur dans un pays tel que la France ?
Des établissements privés sous contrat
Tout d'abord, un système universitaire efficace a besoin de beaucoup d'argent. Or l'État ne peut pas tout. Une démocratie avancée doit veiller au bon déroulement de l'éducation de sa population afin d'éviter certaines dérives. Aux États-Unis, Milton Friedman, conscient de ces problèmes, a fait des propositions concrètes* mais qui pourraient soulever de fortes oppositions en France. Quelles solutions adaptées à la culture française pourraient dès lors être envisagées ? Quels sont les métiers de l'université ? L'enseignement, la recherche et toutes activités connexes à ceux-ci. Quelles sont les missions de l'alma mater française ? La création de connaissance et son partage avec le plus grand nombre (idéal républicain) ; des enseignements de grande qualité, fonctions fondamentales dans l'économie de notre pays, permettant de réduire le chômage et d'améliorer la compétitivité de nos entreprises. Ces deux pôles d'activité sont intimement liés : pas de formations performantes au plan social et économique sans une recherche de haut niveau. Comment faire face à ces enjeux ?
Le développement d'universités privées sous contrat permettrait de répondre de manière efficace aux carences de la LRU. La matière grise est fournie par l'État, le reste est à la charge de partenaires privés. Ainsi, les salaires des enseignants-chercheurs seraient à la charge de la collectivité, le reste étant du ressort du privé. Cela souscrit au besoin indispensable d'investissements de fonds provenant du monde économique. Ce type d'établissement aurait pour avantage de garantir l'indispensable liberté des enseignants-chercheurs, grâce au statut de fonctionnaire ou par un statut similaire. Il permettrait à la France d'imposer une qualité scientifique et pédagogique ainsi que des normes sociétales garantes d'un bon équilibre démocratique. Une union plus étroite des systèmes de recherche et du secteur économique est souhaitable sous deux conditions.
Faire participer l'industrie
Il est indispensable que l'industrie contribue à la recherche au travers des plans d'investissement et des laboratoires communs. La création d'équipes de recherche mixtes (public-privé) répondant aux besoins de l'économie française, notamment des PMI-PME, qui ont souvent des difficultés à créer leurs départements recherche-développement, devrait être favorisée et plus largement développée dans ces nouveaux établissements d'enseignement supérieur. Il est également important que le privé finance la recherche purement fondamentale, sans laquelle il n'y aurait pas d'avancées technologiques significatives possibles.
Ce partenariat doit donner la possibilité aux enseignants-chercheurs d'élaborer des programmes de recherche dont la performance se joue au niveau de petites équipes dynamiques et flexibles, travaillant sur projet. Pour avoir une visibilité internationale, il est inutile d'avoir pléthore de personnel, le MIT en est un exemple. Les moyens alloués à ces équipes doivent être corrélés aux résultats (nombre de publications dans des revues de niveau international et nombre de brevets...) et à l'excellence de leur mode de gouvernance car l'idéologie du résultat est en elle-même porteuse de faiblesses pratiques. Cela implique une évaluation continuelle et rigoureuse mais limitée, intelligente et indépendante des objectifs atteints.
La compétition internationale pousse les pays à investir massivement dans le couple université-recherche. L'Irlande et l'Inde en sont deux exemples patents. La France, grâce à son génie propre, a les atouts pour s'élever à la toute première place. Il faut qu'elle s'en donne les moyens. Cela passe par la réunion des très grandes compétences de nos enseignants-chercheurs et par l'immense savoir-faire de nos industriels. Si ces deux mondes ont la volonté de s'unir et de collaborer en dehors des vieux clivages idéologiques, alors la France devrait retrouver la compétitivité qui lui fait défaut depuis des années.
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* Milton Friedman (1912-2006) défend l'idée d'un chèque d'éducation que les étudiants peuvent utiliser pour financer leurs études dans l'établissement de leur choix. Par ce système, les tarifs des écoles privées ou publiques sont libres, mais la scolarité est subventionnée. Ses propositions ont été expérimentées aux États-Unis. Milwaukee est depuis 1990 une ville pionnière en la matière. Le programme mis en place permet aux étudiants de recevoir des aides du fonds public pour étudier dans des écoles privées sans avoir à débourser d'argent eux-mêmes. L'année scolaire 2006-2007 a dépassé les 100 millions de dollars payés en chèque, puisque 26 % des étudiants de Milwaukee ont reçu ces fonds.
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Alain Bretto est professeur des universités, département informatique, université de Caen. Christian Durand est consultant en ressources humaines, chargé de cours en Management, docteur en Sciences du langage.
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trape a écrit le 15/08/2012 à 10:46 :
L'objectif de "L'école de la République" était de "sortir une élite" pour servir la République, et non pas de faire croire que tout individu a les capacités d'appartenir à cette élite, démagogie de gauche racoleuse qui a imprégné l'enseignement et la société. La première étape a été de "donner le bac" à tout le monde, sans sélection, en tirant vers le bas, de sorte que les universités se sont chargées de gens qui n'avaient pas les compétences pour faire des études supérieures. Les universités avaient choisi d'être dans un "marché de masse" dont on sait qu'il est incompatible avec la qualité. Résultat : manque de moyen à tous les étages, beaucoup de déchets, de défections, sans parler de la vision, volontairement fausse, des DRH face aux doctorants, qui ajoutait au dénigrement. Il est vrai qu'il est plus facile de manipuler un bac+2 qu'un bac+8 et que les exigences seront différentes, à terme. L'université doit retrouver son élitisme originel, fondé sur la compétence de l'individu; ce qui n'est point incompatible avec des droits d'inscriptions plus élevés, tamponné par un système des bourses sélectif pour les meilleurs sans moyens, et qui permet de prendre en compte la ressource publique limitée.Qu'en parallèle, se développent des universités privées, autonomes financièrement mais avec un cahier de charges, a l'avantage de produire des ressources qui ne coutent rien à la collectivité. Inutile de rappeler le déficit chronique de nos sociétés et le concept de ressource, de déficit n'est ni de droite ni de gauche...
Spoutnik a répondu le 15/08/2012 à 15:29:
Comment les"meilleurs sans moyens" y arrivent dans votre système "élitiste"?
chercheur a répondu le 16/08/2012 à 09:41:
Les universités privées coûtent à la collectivité, puisqu'elles coûtent aux gens qui utilisent leur services. Simplement, ce flux financier ne passe pas par l'intermédiaire de la caisse commune. Avec votre proposition, les riches seront bien servis, voilà en résumé. Vous proposez donc un monde où 25% des gens auront un diplôme du supérieur, et pour les autres on revalorisera les emplois manuels, selon la légende bien connue. Il manque à peu près 3 millions de plombiers en France, c'est connu. Si un plombier gagne bien, c'est parce que le métier est en légère tension : augmentez de 25% le nombre de plombier et vous verrez leurs revenus chuter, c'est ce qui s'est passé en GB quand les polonais s'y sont installé.
Ofred Kahn a écrit le 14/08/2012 à 22:44 :
Les universités ont plusieurs problèmes mais pas nécessairement celui de l'argent et d'un fonctionnement à l'anglo-saxonne. La volonté d'élitisme dont nous savons quelle conforte les classes sociales privilégiées en premier avec la caution morale des systèmes de bourses pour les étudiants pauvres qui doivent passer par l'angoisse des concours pour les obtenir. Une formation d'un doctorant ou d'un simple médecin généraliste coute 500 000$ US aux États Unis et les compétences ne sont pas supérieures à la France ! Donc ramener tous les problèmes uniquement à des problèmes de moyens financiers est absurde. Les chercheurs en France ont des statuts qu'ils faut revoir car il se produit alors un immobilisme forcené lorsqu'on installe au pouvoir des mandarins indéboulonnables est une grave erreur...ils doivent rendre des compte régulièrement et prouver l?efficience de leur recherches, de la direction et de la progression des travaux. plutôt que la situation confortable qui pousse aujourd?hui à une sclérose des publications car aucune exigence n'est demandée...au USA votre département ferme si vous ne pouvez pas prouver des avancées significative dans vos travaux, ici rien aucune contraintes ??? Donc finissons en avec le mandarinat stérile. Nos industriels comme nos banquiers comme un grande partie des dirigeants de ce pays n'ont que des idées pseudos-conservatrices et ne savent prôner qu'un système ultra- libéral Anglo-Saxons pour soit disant adapter nos systèmes. Le manque d'imagination qui les caractérisent et leurs soumissions aux lobbies de la finance mondiale ne sont que les parties émergentes d'un obscurantisme nouveau. Les acteurs privés n'auront que des vues de résultats à court terme incompatibles avec le fonctionnement de la recherche fondamentale...Alors les recherches couteuses seront pour l?État et les rentables avec les royalties des brevets pour le privé qui engraissera les fonds spéculatifs avec les bénéfices...Le citoyens seront les dindons de cette farce injuste.
milton friedman a écrit le 14/08/2012 à 21:55 :
taper la stratégie du choc dans you tube et vous en saurez plus sur cet altruiste o_0
milton friedman a écrit le 14/08/2012 à 21:55 :
taper la stratégie du choc dans you tube et vous en saurez plus sur cet altruiste o_0
h1473 a écrit le 14/08/2012 à 14:51 :
Bonjour, Intéressant de lire le baratin d'un fonctionnaire d'une université de seconde zone dont certains agents au rang de Professeur des Universités classe exceptionnelle ne doivent leur fulgurante carrière qu'à l'appui local des syndicats. En ce qui concerne les états de service de M. Bretto, difficile de juger au niveau de la recherche: ni son cv, ni ses publications ne sont disponibles sur son site. L'exemple du MIT est absolument à côté de la plaque: une structure telle que le MIT n'aurait aucune chance de survie en France, pays où le doctorat n'est pas reconnu dans les conventions collectives, pays où les DRH farcis de dogmes d'un autre âge durant leur formation dans les écoles de commerce ou de gestion perçoivent les docteurs d'université comme des étudiants attardés en rupture avec la réalité, pays où les banques sont tellement frileuses qu'elles n'osent investir suffisament dans les jeunes entreprises, etc... @chercheur en informatique: je suis d'accord avec vous sur le fond, mais il est effectivement possible de publier des articles scientifiques quand on collabore avec des industriels; il s'agit de négocier la chose avant la signature du consortium. Cordialement, H.
chercheur en informatique a répondu le 14/08/2012 à 23:12:
H : oui, on peut, mais les faits (tas de projets ANR) suggèrent que souvent (1) on ne divugue pas grand chose ou (2) ce sont des resultats propres du labo d'un projet + ou - collaboratif (effet d'aubaine de la subvention à la collaboration).
chercheur en informatique a répondu le 14/08/2012 à 23:15:
Il y a de très bonnes choses à univ caen (je n'y travaille pas), et des trucs nuls à l'UPMC, à Paul Sabatier ou à Strasbourg... le "fonctionnaire d'une université de seconde zone" n'est pas un argument très solide
h1473 a répondu le 15/08/2012 à 12:59:
Bonjour, L'université de Caen n'est pas ou plus une université de premier plan. Il y a eu des domaines dans lesquelles elle semblait exceller: droit, histoire, physique, etc... il y a vingt ans. Comme l'un des auteurs du papier est professeur dans cet établissement, j'ai pris le temps de regarder les rapports de l'aeres et de regarder aussi les états de service de ses "meilleurs" agents, i.e. les professeurs classe exceptionnelle - parce que quand on relève de l'exception dans une bonne université, on doit être vraiment très bon. J'ai été très surpris. Cela prend du temps de chercher qui sont les rangs A dans quelques labos et à quel grade ils sont, mais pour certains, on ne peut pas dire qu'ils aient, en principe, un dossier scientifique en rapport avec le grade auquel ils ont été promus. On pourra toujours me dire que ces agents ont localement fait du bon travail d'enseignement et d'administration, OK, mais il y a un grade pour cela: MCF hors classe. Les professeurs des universités doivent être des scientifiques de premier plan.
Thésard Informatique a répondu le 15/08/2012 à 13:08:
On lit bien là le commentaire irrespectueux de ceux qui ne savent pas chercher leurs informations, ou ne font tout simplement pas partie du monde de la recherche. Allez, je vous aide... Monsieur Bretto, 44 publications, une centaine de citations. Nul besoin de se justifier auprès d'une personne aussi insultante !
h1473 a répondu le 16/08/2012 à 12:11:
Bonjour, Où est l'irrespect dans mes propos? Il y a des faits objectifs et des standards. Si la comparaison de ces faits aux standards internationaux ne vous plaît pas, je n'y peux rien et ce n'est pas de l'irrespect. Maintenant, en ce qui concerne M. Bretto, j'ai dit que je n'ai pas trouvé d'informations sur son site internet. Je n'ai rien contre lui, et il ne fait pas partie des professeurs au rang de classe exceptionnelle que j'évoquais. Je viens de faire un saut sur Web of Knowledge pour faire des comptes d'apothicaire: en sollicitant toutes les bases de données recensées par Web of Science, je vois 29 publications dont 15 actes de congrès entre 1997 et 2012; la somme des citations s'élève à 71 et son incide h vaut 5. Je n'émets pas de jugement de valeur car les standards en informatique sont différents de ceux de ma discipline, mais quand on invoque un système de recherche étranger et que l'on cite le MIT et son excellence, on s'aligne d'abord sur les standards du système que l'on veut promouvoir. Si vous savez chercher mieux que moi, faites un saut sur le site du département d'informatique (computing science) du MIT, et regardez leurs standards. Maintenant je n'émets pas de jugement de valeur sur M. Bretto et ses recherches. En ce qui concerne l'irrespect, vous apprendrez, probablement à vos dépens, ce que l'irrespect signifie dans le milieu académique français, une fois que les choses sérieuses commenceront après votre thèse quand vous chercherez du boulot.
chercheur en informatique a écrit le 14/08/2012 à 11:57 :
Si on travaille avec les industriels, il va falloir un sacré changement culturel pour produire les publications internationales évoquées par les auteurs. Les industriels français n'ont que faire de ces publications. Sans publications, on est exclu de la communauté académique mondiale. Cet article dit qu'il faut pouvoir sélectionner les étudiants, suggère qu'il ne faut pas de moyens de fonctionnements sur fonds publics. Il sous-entend qu'il faut des frais d'inscription élevés, probablement, sans traiter la question. Or, les écoles à frais d'inscription, en France, ont montré leur faible compatibilité avec une recherche soutenue - ne rappelons pas les signatures bidons des personnels d'écoles de commerce avec les universitaires, suivi de partage de la prime afférente. Bref, cet article n'est pas très convaincant, parce qu'il parle de trop de choses, sans expliciter en détail les verrous qui font qu'aujourd'hui, selon les auteurs, ça ne fonctionne pas. En effet, beaucoup de collaborations avec l'industrie consiste en un effet d'aubaine (subvention publique), côté industriel comme côté académique. Les auteurs prennent pour exemple le MIT, mais il serait plus réaliste d'examiner les aventures des centres de recherche privés. En pratique, par exemple en Italie - mais aussi en Irlande, ces centres font systématiquemet la chasse aux projets européens. Ils sont des "industriels du mode projet" plutôt que des chercheurs. Ce qui en sort va très rarement marquer l'avancée scientifique et technologique.... En devant mendier de l'argent aux industriels, ces établissements vont garantir des norme de qualité scientifique et pédagogique, selon les auteurs. La mécanique de cause à effet m'échappe, même après avoir considéré diverses expériences observées et vécues de par le monde. Quant aux fondations vantées par les auteurs, je leur suggère qu'en examiner le bilan - défiscalisation comprise.
la bonne blague a écrit le 14/08/2012 à 10:25 :
comment faire participer l'industrie ? quelle industrie d'ailleurs ? les secteurs de pointe on depuis longtemps quitté ce pays ? pays sclérosé où nos plus grands projets se sont résumés aux : services à la personne, tva allégée sur la restauration et l'extraordinaire scellier et sa profusion de T2 à Montauban...mais ca fait longtemps qu'ils sont partis les vrais entrepreneurs..les vrais créateurs de richesse..les vrais créateurs de valeur ajoutée et d'innovation....ils ont quitté cette France qui préfère sponsoriser la rente et l'immo à coup d'argent public quitte à massacrer fiscalement l'investissement et l entreprise....
pibou a écrit le 14/08/2012 à 10:06 :
Vouloir limiter le rôle de l'université à la seule production de la connaissance _la recherche_ c'est déjà faire le jeu du libéralisme qui n'a aucun intérêt à financer les autres aspects de l'enseignement supérieur et de la recherche (Conserver et Transmettre). Venant de quelqu'un qui travaille dans une UMR, c'est drôle ... ou pathétique
MG a écrit le 14/08/2012 à 09:46 :
Interrogez Google : Alain Bretto - 400 Bad Request https://bretto.users.greyc.fr/ MG Professeur des université en informatique, aussi.
Le modèle privé, c'est catholiques a écrit le 14/08/2012 à 07:11 :
Le modèle privé est largement catholique et à traiter avec un peu plus de scépticisme
Miami Cuban a répondu le 14/08/2012 à 10:29:
En effet il faudrait se demander pour quelle raison ? Ensuite en tant qu'anticlérical mais élitiste, je rêve de retrouver l?École de la République (avec une majuscule) pour qu'on oublie cette sottise qu'est le clivage privé/public (les inconvénients du communisme et ceux de l'ultralibéralisme) et l'hypocrisie qui va avec (alors les honnêtes gens pourquoi on met ses enfants dans le privé ??). Voilà j'ai fini de rêver.
poutine a écrit le 13/08/2012 à 22:36 :
Tout est dit dans cet article:la vision libérale se déversé à plein en prenant comme bel exemple les Etats-Unis plutôt que de chercher le bon modèle pour la France....la bonne question est de savoir si l'on doit continuer dans ce modèle élitiste ? et finalement quel est le but de l'éducation donc des universités ?
Gégé a écrit le 13/08/2012 à 21:36 :
"Excellence", "gouvernance" : toujours le même jargon aseptisé de ce début de 21e siècle ! Le "professeur d'université" sait faire le perroquet, visiblement ! "Consultant" qu'ils disent...
Vous avez dit public/privé a écrit le 13/08/2012 à 20:32 :
ET LES RETRAITES DES POLYPENSIONNES PUBLIC / PRIVE , quelqu'un s'en occupe au gouvernement .???