Huile de palme : pas si mauvaise que ça

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Hiroko Shimuzu et Cécile Philippe. /Copyright DR
Hiroko Shimuzu et Cécile Philippe. /Copyright DR
Hiroko Shimuzu et Cécile Philippe sont respectivement chercheur associé et présidente de l'Institut économique Molinari (www.institutmolinari.org)

L'audition ces jours-ci des producteurs ivoiriens réunis au sein de l'Association Ivoirienne des Producteurs de Palmiers à Huile (AIPP) par le Tribunal de commerce de Paris pourrait peut-être permettre de lancer un débat au sujet d'une huile aujourd'hui accusée de tous les maux.
Ces producteurs se révoltent, en effet, contre une publicité des Magasins U qui nuit à l'image de l'huile végétale et donc à leur emploi. Les principaux producteurs de palmiers à huile se trouvent dans les pays en développement, Afrique mais aussi et surtout en Asie du Sud-est et en Amérique du Sud.

Or, depuis un certain nombre d'années, l'huile de palme subit le dénigrement systématique de divers Organisations non gouvernementales (ONG) comme Greenpeace, Les Amis de la Terre, etc. Certaines de leurs campagnes ont eu un tel retentissement auprès de l'opinion publique qu'elles ont conduit à infléchir la politique d'entreprises comme Nestlé ou de chaînes de distribution comme Carrefour, Casino ou encore les Magasins U.

Ces décisions radicales ont été prises dans le feu de l'action et de l'émotion et en l'absence d'un réel débat en la matière. Car une analyse plus approfondie du cas de l'huile de palme indique qu'elle est loin d'être ce dont on l'accuse.
En effet, sans être la panacée absolue (aucune huile végétale ne l'est), elle présente des avantages qu'il est risqué de négliger si l'objectif est réellement d'obtenir des améliorations aussi bien sur les plans sanitaires, environnementaux ou économiques.

Sur le plan nutritionnel, il faut rappeler que deux types d'acides gras sont sous le feu des projecteurs. Les acides gras saturés et les acides gras trans. Ces derniers sont liés à des maladies cardiaques, à l'augmentation du mauvais cholestérol et la baisse du bon. Or, ce type d'acides gras apparait lors du processus d'hydrogénation partielle qui transforme les huiles liquides en huiles solides. L'huile de palme à cette particularité d'être semi-solide à température ambiante et ne contient donc pas d'acides gras trans.

Elle contient aussi des acides gras saturés qui sont liés à une augmentation du mauvais cholestérol. C'est vrai mais il faut souligner, par ailleurs, que la teneur en acides gras saturés offre une meilleure stabilité à l'oxydation, un plus grand moelleux, une saveur plus agréable, et une meilleure maniabilité.
Elle présente également une teneur élevée en antioxydants, carotènes (vitamine A) et vitamine E. Cela la rend idéale pour frire les aliments, allonger la conservation des aliments et augmenter la valeur nutritionnelle et sanitaire des aliments, en particulier dans les pays en développement.
Ces avantages signifient qu'il faut soupeser les avantages et les inconvénients des diverses huiles et non imposer un décret en la matière.

Ensuite, l'huile de palme n'est pas cet aliment « pollueur » qu'on décrie tant. En effet, si les superficies sur lesquelles le palmier à huile est cultivé ont, en effet, augmenté, il faut néanmoins mettre les choses en perspective.
En Malaisie, par exemple, la surface cultivée a été multipliée par 5 depuis 1975 et atteignait 5 millions d'hectares en 2011. Sur ces nouvelles surfaces, 1,39 million d'hectares résultent de la conversion d'autres productions arboricoles comme le caoutchouc, le cacao ou la noix de coco.

D'autre part, la production sur ces surfaces a, elle, été multipliée par 16. Ceci est entièrement dû à la très forte productivité du palmier qui, selon le rapport Oil world de 2007, produit en moyenne 3,72 tonnes par hectare quand le colza en produit 0,67 et le soja 0,40 tonne. Cette productivité supérieure a ainsi permis d'économiser des terres en Malaisie et dans les autres pays producteurs.

Un analyste s'est d'ailleurs projeté en 2050 et, selon son scénario moyen (une population de 9,2 milliards et une consommation d'huile végétale qui progresse au rythme actuel), il faudrait consacrer pour satisfaire à ce surcroît de demande 12 à 19 millions d'hectares à la production d'huile de palme ou 95 millions d'hectares à la production de soja.
Enfin, le palmier à huile nécessite moins d'engrais, de pesticides ou de carburant par unité produite que le colza ou le soja. Il fournit ainsi trois fois plus d'huile par unité d'intrant.

Par conséquent, l'huile de palme est un moyen efficace de répondre à une demande en hausse. Elle est aussi un moyen économique car comparativement aux autres huiles, elle reste très accessible. Pourquoi ? Parce qu'elle est produite dans des pays où les conditions agricoles sont favorables et les coûts de production faibles. Le prix de l'huile de palme brute est ainsi inférieur de 10 à 30 % à ceux de l'huile de soja et de l'huile de colza.

Pour conclure, il convient donc de réexaminer le cas de l'huile de palme en reconnaissant qu'elle présente des atouts. Plutôt que de mener des campagnes agressives contre elle, il conviendrait sans doute de tenter d'améliorer la gouvernance des pays producteurs et s'assurer qu'elle se fait dans le respect des droits de propriété des natifs et petits agriculteurs.

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a écrit le 24/08/2014 à 6:51 :
Ne vous fatiguez pas à essayer de rétablir la vérité sur l'huile de palme, la grosse machine médiatique a déjà fait son sale de travail, vu les commentaires précédent ils ont tous subi le lavage de cerveau, et malheureusement quoi que vous disiez ne servirait à rien sauf à ceux qui ne croient plus à ces pseudos-medias...
a écrit le 08/11/2012 à 19:22 :
L'huile de palme est nocive et ce n'est pas de l'huile.C'est de la graisse dure.Toutes les graisses dures sont nocives meme si elles sont végétales et une huile ça reste liquide
Réponse de le 22/02/2013 à 3:20 :
L'huile de palme n'est pas dure!!! elle est liquide a temperature ambiante comme toutes les huiles! quel est le probleme? il faut arreter d'induire les gens en erreur!!
Réponse de le 07/03/2013 à 7:29 :
Ah oui ? J'en ai jamais vu en bouteille !
Réponse de le 11/09/2013 à 17:46 :
Ah non, jamais éte en afrique non plus ni dans un magasin africain ??
Et vous ne vous êtes jamais beaucoup rensigné sur l'huile palme non plus !
Il suffit de rechercher "huile de palme" dans les images de google pour en voir plein des bouteilles.
Mais bien sûr il est plus facile de se laisser dicter sa manière que de réfléchier ...
a écrit le 27/09/2012 à 0:25 :
Votre analyse de l'impact environnemental de l'extension fulgurante des plantations de palmiers à huile en Indonésie et en Malaisie est extrêmement simpliste.
Vous raisonnez uniquement sur la surface et le rendement; mais où vous oubliez de signaler que ces plantations s'étendent à grande ampleur au détriment des écosystèmes les plus riches de la planète ou tentent de subsister des espèces animales au bord de l'extinction (orang-outans, tigres, gibbons, éléphants, rhinocéros ...)
A ce titre, cette monoculture est nettement plus dévastatrice que l'exploitation forestière (qui elle, si elle bien gérée, donne au moins une chance de survie à ces écosystèmes uniques).
Il faut également penser aux conditions de vie des populations locales qui se trouvent complètement déboussolées suite à ces changements radicaux d'environnement.
Il faut donc continuer à encourager les initiatives de suppression de cette huile de nos aliments. Nos parents et grands parents vivaient très bien sans elle !!
a écrit le 17/09/2012 à 12:13 :
Il faudrait peut-être juste aussi rappeller que le soja possède sa propre table ronde pour sa production durable : http://www.responsiblesoy.org/index.php?lang=en.
Donc, la culture du soja conventionnel ne serait-elle pas aussi durable que ce l'on en pense ? Et étrangement, de cette problématique, on n'en parle jamais ? Peut-être est-ce que parce que deux grandes puissances économiques, les USA et le Brésil, produisent 60 % de son volume mondial total (http://faostat.fao.org/site/567/default.aspx#ancor). Or, peu de cultivateurs américains ou brésilien adhère à la table ronde sur la durabilité de la production du soja. Alors qu'on arrête de parler d'intérêt économique au niveau du palme car pour le soja c'est peut-être encore pire ! Ce n'est pas le soja ou le palme le problème, c'est surtout le fait que nous vivons dans un monde essentiellement gouverné par une économie capitaliste.
Pour en terminer, au niveau bilan carbone, on ne peut peut-être pas donner la noix du palmier à huile aux bétails mais elle sert de combustible beaucoup plus renouvellable que le pétrole. La durabilité ne se joue pas uniquement dans nos assiettes mais de manière plus globale.
a écrit le 17/09/2012 à 10:02 :
Je parlais de la déforestation au niveau mondial... bien entendu qu'en Malaisie ou en Indonésie, c'est l'huile de palme qui est au centre du débat, est-ce que j'ai écrit le contraire? Ai-je minimisé l'ampleur du problème? Ne met-on pas en place des choses pour améliorer la situation au travers du RSPO? Et au Brésil, c'est quoi la réponse apportée? Il n'y en a pratiquement aucune, surtout au niveau de la culture du soja... on a beau critiquer ce qui se passe en Asie du Sud-Est car le problème existe et est sérieux, au moins, il y a un début de conscientisation, ce qui est loin d'être le cas partout ailleurs. La seule voie raisonnable est de consommer moins de matière grasse de manière générale pour des questions nutritionnelles et dêtre plus dur au niveau des cultivateurs de palmiers à huile pour qu'ils respectent bel et bien des règles durables, le reste, comme "interdire" sa consommation, ce sont des fantasmes d'écolos du dimanche.
Car au lieu d'être grossier et surtout extrêmement réducteur dans des réponses toutes faites, j'attends avec impatience de lire comment itcha va substituer d'un coup de baguette magique 50 millions de tonnes d'huile de palme déjà nécessaires actuellement pour nourrir, entre autres, des pays en voie de développement comme la Chine et l'Inde (2,7 milliards d'habitants rien qu'à eux 2 contre 740 millions pour l'Europe entière, Russie comprise!) qui n'ont qu'une seule envie... manger comme nous, les occidentaux, qui avons eu le bon goût de ravager notre propre écosystème et qui nous permettons de juger et de donner des léçons aux autres sur le sujet par dessus le marché... Pour reprendre une autre expression, c'est "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais" en somme. Grotesque et du même niveau que les réponses d'itcha... D'autant plus grotesque que, comme déjà écrit, cette matière grasse a un rendement très largement supérieur à toutes les autres huiles végétales. Mais ça va aller, comme il a l'air d'aimer le soja qui peut aussi être donné à ses vaches (qui vont consommer +/-7kg de protéines végétales pour générer 1kg de viande et émettre un paquet de gaz à effet de serre au passage pour rappel), on va cultiver du soja dans le jardin d'itcha... et de tous ses voisins pour compenser le manque de rendement... et ça veut donner des leçons d'écologie? A mourir de rire.
Réponse de le 08/11/2012 à 20:06 :
Arretez de dire que c'est de l'huile car cà n'en n'est pas.Servez-vous de cette graisse saturée à 70% pour votre alimentation si vous le désirez,mais nous on n'en veut pas!
a écrit le 16/09/2012 à 19:15 :
A tous,
En tant que producteur d'une denrée alimentaire, notre but est de nourrir la planète; si pour cela des sacrifices doivent être faits, alors faisont le!!
Savez vous pourquoi l'Association Ivoirienne des Producteurs de Palmiers à Huile (AIPP) portent plaintes? parce qu'ils souffrent de voir leur travail ainsi présenté par des entreprises qui ne savent même pas se que Agriculture veut dire
Savez vous pourquoi on maudit le palmier à huile (15 millions Ha ) et pas le Soja (90 millions Ha)? Parce qu'on s'attaquerai au OGM
Savez vous pourquoi notre avenir ne peut se faire sans l'huile de palme? Parce que c'est la plus rentable

Ces questions légitimes que tous consommateurs à le devoir de se poser méritent un débat pas un boycott!!!
Vous jouez avec la vie de famille souvent pauvre qui on battit leur modéles de subsistances sur une cultures viellent de 5000 ans;
Pourquoi on ne boycott pas les poissons pêchés dans la Méditterannée? Alors que la surpêche provoque (et c'est prouvé) l'extinction de certaines espèces; réponse : L'emploi!
Merci d'avoir lu mon comment...
Réponse de le 16/09/2012 à 21:37 :
Parceque le soja est aussi utilisé pour le bétail cher producteur, comparer le soja et l'huile de palme est donc sans aucun sens. Donnez de la noix de palme à une vache, qu'on rigole. 5000 ans ou pas production en Asie est une catastrophe écologique, faudrait voir un peu ailleurs que devant son petit nez.
Quelle est la production d'huile de palme de CI et celle d?Indonésie. Donnez-nous les chiffres que l'on rigole. Quelle quantité est exportée en Europe ? Voila pourquoi l'AIPP se fait une petite pub et se ridiculise au passage.
a écrit le 16/09/2012 à 13:09 :
je pense que cette "étude" est tout simplement une blague. Parler de vitamine A dans l'huile de palme, ok. Mais après raffinage dans nos produits elle n'est plus très riche en carotène ! A ce compte là le beurre es aussi riche en vitamine A. L?argument vitamine est un enfumage.

L'argumentaire soja, repris à tour de bras par la filière de l'huile de palme est aussi un rideau de fumée. Le soja est cultivé pour l?alimentation du bétail, donnez de la noix de palme aux vaches, on rigolera.Quid des 20 % de palmeraies sur d'anciennes forets tourbeuses ? Quid des 27% de déforestation en Indonésie juste pour les plantations de palmiers ? Quid des terres en friches qui ne sont pas utilisées ?
a écrit le 14/09/2012 à 17:11 :
Je suis assez choqué de lire autant de critiques à l'égard de l'huile de palme dans certains commentaires... il semble que cette matière grasse soit responsable de tous les maux de l'univers à lire certains. Concrètement, il faut relativiser. Il est évident que cette huile est riche en acides gras saturés, c'est un fait et c'est même une des caractéristiques principales de cette huile. En effet, c'est parce qu'elle est riche en saturés qu'elle est solide à température ambiante et qu'elle offre donc certaines propriétés qui lui permettent d'être un substitut du beurre. Or voilà tout le problème et la confusion qui existent autour de cette huile végétale : on la compare à des huiles liquides comme l'huile d'olive ou l'huile de tournesol pour ne citer que 2 exemples... mais ces huiles liquides sont justement... liquides! Vous avez déjà essayé de faire un croissant ou une pâte feuilletée avec de l'huile? Et bien bon courage... dans certains cas, il est tout simplement impossible de substituer l'utilisation d'une matière grasse solide quelle qu'elle soit. Revenons-en alors au beurre qui est la principale matière grasse à réellement comparer directement à l'huile de palme. Et bien le beurre présente un taux d'acides gras saturés bien supérieur au palme. En effet, le beurre est au-delà des 60% alors que l'huile de palme tourne autour des 50%. De plus, le beurre contient du cholestérol naturellement alors que ce n'est absolument pas le cas pour les huiles végétales. Ensuite viennent les idées reçues concernant la déforestation liée à la culture des palmiers. Oui, c'est vrai, il y a actuellement un sérieux problème concernant les méthodes employées pour cultiver les palmiers dans les principaux pays producteurs tels que l'Indonésie et la Malaisie. Des feux de forêt, peu de respect de la faune et de la flore... Mais ce problème est connu et des tentatives de solutions sont mises en place. Il existe d'ailleurs maintenant la filière RSPO qui assure que l'huile de palme labélisée RSPO est cultivée selon des principes durables. Ce n'est sans doute pas assez mais c'est un bon début. Surtout quand on sait qu'en réalité, la culture des palmiers n'est responsable "que" de 10,7 millions d'hectares déboisés depuis 1990 alors que la superficie totale déboisée sur la même période est de 290 millions d'hectares... car les ravages causés par le commerce du bois ou du caoutchouc sont bien plus importants encore. De plus, la population mondiale ne cesse de croitre et il faut nourrir toutes ces bouches supplémentaires. Et à nouveau, l'huile de palme se positionne, heureusement ou malheureusement, comme un acteur incontournable car ce qui fait que ce produit est relativement bon marché, ce n'est pas une qualité moindre par rapport aux autres matières grasses, c'est qu'elle est très facile à cultiver et que son rendement est très supérieur à n'importe quelle autre huile végétale ou graisse animale. Concrètement, sur un 1 hectare, on peut actuellement produire entre 3,5 et 4 tonnes. Pour toutes les autres huiles végétales, on se situe sous les 0,5 tonne. Je vous laisse donc imaginer l'ampleur que prendrait le phénomène de déforestation si on devait cesser de consommer du palme et le remplacer par du soja par exemple... on ne ferait que déplacer le problème vers le Brésil et on le multiplierait par 8! Absurde évidemment... Maintenant, il est clair que le problème existe et qu'il faut le résoudre. Par contre, le diaboliser comme le font certains est ridicule. Prenons de nouveau le cas du beurre où les émissions de CO2 liées à sa production et à son transport sont certainement plus faibles si on se place dans la peau d'un européen (est-ce la même chose sous l'oeil d'un chinois?)car les vaches sont presque devenues un animal domestique dans nos régions... mais elles sont aussi les principales sources d'émissions de gaz à effet de serre tel que le méthane à cause de leur système de digestion, pire que les voitures! De plus, pour produire 1kg de protéine animale, la viande de la vache, il faut en moyenne 7kg de protéines végétales, l'herbe qu'elle broute, soit une belle source de déforestation majeure mais totalement oubliée puisque "c'est déjà là". Et puis évidemment, une vache dans un pré, c'est joli... ça fait très nature, très écolo. En résumé de tout ceci, avant de tirer à boulets rouges sur une problématique, il faut en étudier tous les aspects, mesurer les conséquences des solutions "toutes faites" car ce n'est évidemment pas aussi simple que cela. Et plutôt que d'arrêter de consommer un produit parce qu'on a entendu des choses déformées et à moitié comprises à son sujet, il est bien plus sage de modérer sa consommation en matière grasse de manière générale et non en se ciblant sur une huile en particulier, simplement pour des questions d'équilibre alimentaire et de variation nécessaire des apports nutritionnels. Comme le dit très bien l'adage, c'est l'excès qui nuit en tout.
Réponse de le 14/09/2012 à 21:32 :
l'excès nuit en tout, et c'est d'ailleurs pour ça que je commence un peu à limiter l'huile de palme de mon alimentation. C'est assez difficile en fait, il y en a partout!
Réponse de le 16/09/2012 à 12:59 :
Dire que l'huile de palme n'est pas trop responsable de la déforestation est un mensonge, parler de déforestation en prenant en compte les incendies de 1997 est une manipulation éhontée. Parler de RSPO n'est qu'un aveux du problème de l'huile de palme. L'excès de tout, regarde donc la courbe des plantations d'hévéa et de palme en Malaisie au lieu de raconter des idioties. A l'heure actuelle 80% de la déforestation en Malaisie est due à l'huile de palme. Point.
a écrit le 13/09/2012 à 16:49 :
Je suis bien d'accord avec les deux donneuses d'opinion (puisque c'est leur fonction), ca a l'air parfait l'huile de palme, c'est très rentable, pas cher a produire par une main d'oeuvre bon marché et bien docile, bon pour la santé, ça aide au développement économique de pays pauvres, et cerise sur le gâteau la destruction de la forêt primaire permettra la construction de clubs de vacances dans des coins vraiment sympas, alors pourquoi U, Carrefour et Nestlé veulent s'en débarrasser? C'est à n'y rien comprendre !! J'en veux !
De plus je suis en plus sur et certain que Hiroko Shimuzu et Cécile Philippe sont de grandes consommatrices d'acides gras saturés si bons pour la santé et qu'elles en donne des pelletées à leurs enfants.
a écrit le 13/09/2012 à 16:07 :
cet article confirme ce que l'on sait deja: l'huile de palme a des qualités mais est nocives pour nos arteres. Elle peut avoir un interet pour des pays pauvres ou la protection cardio-vasculaire est un probleme secondaire comparé aux risques de la dénutrition
a écrit le 13/09/2012 à 14:42 :
Bref, l'huile de palme enrichit à la fois ses commerçants et nos artères. Pour moi, c'est non, et je suis reconnaissant à SuperU d'avoir alerté les consommateurs sur les dangers sanitaires de cette graisse.
a écrit le 13/09/2012 à 14:20 :
Oui oui, une étude fait par x financé par y dont ils possèdent des intérêts, passionnante étude et c'est pas la première, même derrière les groupes écolo il y a des intérêts politiques et financier qui se battent, la crédibilité des études de nos jours sont de l'ordre de 0,01% et encore je suis optimiste...

Collusion ! quand tu nous tiens.
Réponse de le 13/09/2012 à 15:44 :
La recherche c'est bien encore faudrait il qu'elle soit indépendante. Or vu le coût elle est généralement financée par les industrie directement concernées. La liste est trop longue pour tenir dans un post. Mais ça frise parfois la correctionnelle vu que sa peut mettre la vie de personne en danger.
a écrit le 13/09/2012 à 13:23 :
Inutile de répéter ce qui est largement exposé dans les précédents posts. Cet article est un tissu d'approximations graves pour semer le doute dans l'esprit des consommateurs. De plus il comporte des mensonges outranciers : pour avoir été à Bornéo récemment et avoir fait à cette occasion plusieurs vols locaux à basse altitude au dessus de la partie malaise, je peux vous dire qu'il y a urgence absolue pour la forêt et les animaux qui l'habitent (éléphants de Bornéo, orangs-outangs, etc...). Quand à l'argument des engrais, c'est de la désinformation provocatrice : tous (je dis bien tous) les arbres portent accrochés à la couronne basse de leurs palmes, des poches plastiques remplies d'engrais et autres pesticides qui diffusent leur poison en goutte à goutte au pied des troncs. Inutile d'expliquer que ce mélange chimique se retrouve ipso facto dans les huiles issues de ces plantations.
a écrit le 13/09/2012 à 12:27 :
Article de publicite sous couvert de journalisme vrai tout en etant sciemment faux et le tout financépar une industrie, pour une fois pas labo pharmaco. L adeforestation ....oublié coté cholesterol...pas grave et elles ont oublie de parler du prix...30% á 40% moins cher et du moelleux pour des papilles detruites par la boisson qui va avec le COCA........Ca c' est le principal argument...
En un mot de la desinformation...
a écrit le 13/09/2012 à 12:00 :
Cet article contient des inexactitudes d'un point de vue scientifique, exemples:
"le palmier à huile nécessite moins d'engrais, de pesticides ou de carburant par unité produite que le colza ou le soja"
FAUX, le soja, comme toutes les légumineuses, produit lui-même son engrais azoté;
"Elle présente également une teneur élevée en antioxydants, carotènes (vitamine A) et vitamine E."
FAUX, en Occident, l'huile de palme est toujours utilisée raffinée, ce qui élimine ces composés protecteurs (caroténoïdes, tocophérols, etc.);
"sans être la panacée absolue (aucune huile végétale ne l'est)"
FAUX, l'huile de colza est nutritionnellement parfaite, ratio idéal oméga 3/oméga 6, plus apport en oméga 9 (acide oléique), l'huile de soja est également satisfaisante;
"conversion d'autres productions arboricoles comme le caoutchouc, le cacao ou la noix de coco."
La conversion en palmeraies au détriment des cocoteraies aboutit à un bilan carbone très défavorables car le cocotier fixe davantage de carbone que le palmier. En outre, les acides gras saturés de la noix de coco (coprah), à savoir l'acide laurique et les acides gras "medium chains" sont préférable et de loin à l'acide palmitique, un acide gras pro inflammatoire.
Enfin, une récente étude montre que l'acide palmitique pourrait être toxique pour les cellules nerveuses (neurones):
http://www.clinicalnutritionjournal.com/article/S0261-5614%2812%2900165-3/abstract

Réponse de le 13/09/2012 à 12:13 :
merci pour cet éclairage concis
Réponse de le 14/11/2012 à 18:54 :
Vous avez raison, il paraît qu'il fait même pousser les oreilles et fait les cheveux roses !
a écrit le 13/09/2012 à 11:44 :
Cette "étude" ne dit pas que l'huile de palme c'est bien mais que finalement les autres solutions ont également des inconvénients que l'on a tendance à occulter
Réponse de le 08/11/2012 à 19:55 :
L'huile de palme est une fausse apellation car c'est une graisse saturée à 79%.
a écrit le 13/09/2012 à 11:36 :
Comment la tribune peut-elle servir de...tribune à des études aussi partiales et des informations aussi tronquées. Je ne suis pas un doux rêveur écologiste, mais l'huile de palme est un des plus grands désastre écologique en Asie et dans le monde. Ce produit devrait être interdit, tout comme l'ivoire. Un honte, tout simplement. Mais le pompon, c'est cette étude américaine qui montre que l'agriculture bio n'est pas meilleure que l'agriculture intensive, avec produits chimiques, etc... Comme dirait Francis : est-ce que ce monde est sérieux ?
a écrit le 13/09/2012 à 11:30 :
Je un peu surpris que la Tribune publie cet article de propagande pro-huile de palme sans la moindre analyse critique. C'est un opération de publi-information (pour ne pas dire plus). Pas un article de journaliste !!
Réponse de le 14/11/2012 à 18:55 :
Remarquez, ça change des articles de propagande anti-huile de palme !
Réponse de le 29/01/2014 à 21:38 :
Encore des voeux pieux! L'Etat devrait plutôt se charger de gérer ses finances et arrêter de faire fuir les investisseurs si il veut un jour rivaliser avec ces grandes capitales.
Les startup ne serait qu'une question d'argent publique (tiens il en reste encore!?) et de labelisation? N'importe quoi!
Encore du Colbertisme qui a montré ses limites!
Les français sont très créatifs si tant est qu'on ne leur mettent pas des bâtons dans les roues!
a écrit le 13/09/2012 à 11:28 :
Pourquoi avoir donner voix à cette étude sans références scientifiques ? il conviendrait lorsqu'on fait du journalisme de bien vouloir effectuer un travail contradictoire d'enquête et de ne pas "reprendre in extenso" un dossier de presse envoyé.....
a écrit le 13/09/2012 à 11:26 :
Il convient de comprendre qui émet cette analyse ? Un institut économique d'obédience libérale pour qui le libre-échange doit être laissé à son impulsion naturelle, théorie chère à Gustave de Molinari, économiste belge et fondateur de l'anarcho-capitalisme : tout un programme.

Par ailleurs, lorsqu'on visite le site de cet institut rien n'indique ses intentions scientifiques, ses programmes de recherches et ses sources de financement. Une position peu transparente....comme cette étude ?

a écrit le 13/09/2012 à 11:18 :
En plus ça nous débarrasse des ourangs-outans http://www.amisdelaterre.org/Les-orangs-outans-sacrifies-pour.html
a écrit le 13/09/2012 à 11:17 :
"L'institut" Molinari : la bonne blague!

Etudes tronquées, idéologiquement orientées : l'Etat et la puissance publique sont inutiles, tyraniques, confisquent l'argent durement gagné à la sueur de notre front. La crise des subprimes? La rapacité sans foi ni loi des banques? Connait pas!

Ah oui et pour revenir à ce sublime réquisitoire pro huile de moteur : ça vous bouche les artères mais c'est tellement fondant, et avec un petit je-ne-sais-quoi dans la bouche..
Et puis soyons heureux, ça fait (sur)vivre le petit paysan malaisien, et arrêtez de protester puisqu'on vous dit qu'avec le colza ça serait pire!
Et quel soulagement! Au lieu de détruire la forêt en 10 ans on en mettra 10 de plus. Prions ensemble mes frères Saint Molinari nous montre la voie de la destruction progressive. Vous ne le saviez pas? Le réchauffement climatique n'existe pas d'après l'éminent "institut."

Non mais sérieusement pour un "article" de "chercheuses", où sont les références, les études scientifiques? "Un analyste dit que.." : par pitié pour ce site qui remontait dans mon estime, évitez à l'avenir de publier des trucs huileux et nocifs pour nos neurones qui n'ont même pas le courage intellectuel d'enrober leur beignet infect d'un enrobage d'imposture pseudo-scientifique.
a écrit le 13/09/2012 à 11:10 :
Pas sûr de comprendre... Donc l'huile de palme est quand même très pourrie mais 1) elle est pratique dans les pays pauvres qui veulent manger des frites et 2) on peut en produire à bas coût car à forte densité. Ah oui, pas si pire, en effet...
a écrit le 13/09/2012 à 11:04 :
Campagne de promotion de la malbouffe, acte I.

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