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"Pourquoi je veux pas être un pigeon"

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Henri Verdier, entrepreneur | 02/10/2012, 19:23 - 1192 mots

Parmi la masse des commentaires qui a inondé le net autour de l'affaire des "pigeons", l'analyse d'Henri Verdier, Cofondateur de MFG-LAbs et Président de Cap Digital (et co-auteur avec Nicolas Colin de "L'âge de la multitude" chez Armand Colin) sort du lot et nous a paru la plus constructive. Nous republions ce post ici, avec son aimable autorisation, mais vous pouvez le retrouver sur son blog (http://www.henriverdier.com).

L'économie numérique, le monde des entreprises innovantes, la blogosphère, Facebook et la twittosphère sont en ébullition.

Le projet de loi de finances 2013 comporte une sacrée bourde. Il prévoit en effet, comme l'avait annoncé le candidat Hollande, d'aligner la fiscalité des revenus du patrimoine sur la fiscalité du travail, et donc de créer une tranche supérieure à 45 % sur les plus-values (taxés aujourd'hui à 32 %). Ce qui, avec la CSG et la RDS, pourrait atteindre un prélèvement de 60 % sur les tranches supérieures dans certains cas.
Conscient de l'impact sur le financement des entreprises, Bercy a déjà réalisé quelques aménagements à cette règle : défiscalisation progressive pour le créateur d'entreprise détenant ses parts sur une longue durée ; allègement fiscal pour l'entrepreneur qui part à la retraite ou pour l'investisseur qui réinvestit 80 % de ses gains dans un nouveau projet.

A bien y regarder, il y a même des mesures favorables aux entrepreneurs qui lèvent leurs options sur les actions.

Pour autant, le projet, s'il devait demeurer en l'état, resterait économiquement néfaste :
- il comprend quelques bourdes de rédaction (le compteur pour la détention longue durée des parts serait remis à zéro au 1 janvier 2013) ;
- il omet le cas des entreprises d'hypercroissance (a votre avis, où vont se domicilier les fondateurs de Criteo, qui est passée en 6 ans de 0 à 250 millions d'euros de CA, qui est revenue en France, qui a créé 750 emplois ultra qualifiés et prépare son entrée en Bourse ?) ;
- et surtout, il semble confondre complètement les modèles économiques du Venture capital, des fonds d'investissements et de la finance traditionnelle, et de ce fait ignorer les modes de rémunération du capital-risque.

Nous devons donc travailler proprement dans les trois mois qui viennent (c'est la durée de l'élaboration complète d'une loi de finances, et le texte qui sort de ce long processus est généralement très différent du texte initial). Et le faire en tenant compte de la mécanique parlementaire, et du jeu des amendements et des navettes parlementaires. Il y a bien des entrées dans ce texte auxquelles on pourrait accrocher de nettes améliorations.

Personnellement, je pense que l'ensemble du projet devrait être refondé sur d'autres bases, et s'articuler autour de trois idées fortes :
1- le choc de rigueur en cours exige un choc d'innovation d'une ambition au moins aussi grande. La rigueur sans conquête de nouveaux marchés, c'est la récession ;
2- Les succès des entrepreneurs qui revendent doivent être analysés comme les revenus exceptionnels des sportifs (il ne s'agit pas d'un revenu récurrent mais d'un résultat rare, - exceptionnel - qui se prépare pendant toute une carrière) ;
3- S'il est bien une priorité pour les politiques industrielles, ce devrait être de faire naître en France une industrie du capital-risque prospère et puissante, et rien n'est trop beau pour attirer les talents mondiaux de ce métier vers notre écosystème (comment ne pas être alarmé de constater que la Silicon Valley investit chaque année 500 fois plus d'argent en - 7 millions d'habitants - que toute la France ?)

Avec fougue - et parfois imprécision -, des entrepreneurs et des investisseurs se sont jetés dans la bataille. La tribune de Jean-David Chamboredon ("Une loi de finances anti-startups ?"), le post de Pierre Chappaz, les interventions réitérées de Marc Simoncini et de nombreuses autres initiatives, ont eu leur impact. Plus discrètement, nous sommes nombreux à avoir travaillé les différentes administrations et les cabinets ministériels pour faire valoir nos positions et nous y avons trouvé un écho assez favorable. Une partie des problèmes devrait d'ailleurs être réglée dans les jours qui viennent.

Au cours de la journée de vendredi, un mouvement d'apparence spontanée a enflammé la toile, autour du slogan "nous ne sommes pas des pigeons". Je dis "d'apparence spontanée" car, à bien y regarder, il émane d'une poignée de communicants proches de l'UMP (je ne suis pas un adepte de l'outing, donc je vous laisse vous renseigner par vous-même).

Et c'est avec ce mouvement que je ne suis pas d'accord, pour trois raisons essentielles :

1- Il tente de fédérer la colère de toutes sortes de forces économiques autour d'une idée simple et centrale : "le gouvernement n'aime pas les entrepreneurs" ou même "La France n'aime pas les entrepreneurs". C'est excessif et démagogique. Alors même que la France prend à bras le corps le problème de sa dette, et nous prépare un choc fiscal de près 30 milliards d'euros, nous avons au contraire eu la divine surprise de constater la perennisation de dispositifs que nous utilisons quotidiennement : JEI, CIR (désormais étendu à l'innovation dans les PME), défiscalisation ISF pour les PME. Nos interlocuteurs ne connaissent certes pas très bien le monde de l'entreprise, mais ils sont conscients de son importance vitale et en ont donné de premiers gages.

2- Il s'engage dans une mauvaise posture de négociation. Au lieu de rédiger des analyses factuelles et de proposer des rédactions alternatives, au lieu de rencontrer les cabinets ministériels et de recruter des parlementaires alliés, le mouvement multiplie les anathèmes, organise des manifestations et surtout, se félicite de ne pas avoir de porte-parole, empêchant ainsi les pouvoirs publics d'identifier un interlocuteur avec qui discuter.
En fait, il donne d'ailleurs l'impression de préférer marquer des points contre le gouvernement plutôt que réussir à corriger cette bourde.

3- Il fonde sa protestation sur de mauvais arguments et de mauvaises méthodes. Le discours sur l'entrepreneur généreux, seul créateur de valeur, qui devrait obtenir tous les privilèges dus à son rang est un discours lassant. Et je ne parle même pas des relents libertariens et des accents dignes du Tea Party. Il agace à gauche mais aussi l'ensemble des anciennes industries qui font face à une crise ultra-violente. Ne vous y trompez pas, mes amis, c'est sans doute dans cette ancienne économie que vous trouverez vos pires détracteurs. Ceux qui vous accuseront d'être une économie de la spéculation et de surfer sur une bulle...
Il y a des gens qui souffrent plus que nous, dans ce pays comme ailleurs et je crois qu'il fait meilleur être entrepreneur en France que salarié d'Arcelor.
Le recours à la presse internationale et les tweets en Anglais pénalisent notre écosystème et vont dissuader encore plus les investisseurs internationaux d'investir dans notre pays.

C'est un discours d'intérêt général qu'il faut construire, et nous l'avons sous la main. C'est le discours sur la croissance. La seule possibilité de croissance qui s'offre à nous viendra de l'innovation. De trop nombreuses aides maintiennent en perfusion des industries déclinantes ou aident des projet qui se contentent de prendre des parts de marché à d'autres entreprises françaises. C'est l'entrepreneuriat qui peut ouvrir de nouveaux marchés, découvrir de nouveaux relais de croissance ou ouvrir de nouvelles stratégies de conquêtes. C'est à ce titre - et à ce titre seulement - qu'il justifie un effort de la collectivité nationale. Et c'est ce que nous devons continuer à dire.

Voilà, chers amis, ce que je voulais vous dire, et surtout, ce que nous sommes en train de dire sans relâche, pôles de compétitivité, organisations professionnelles, collectif du numérique, associations d'entreprises et militants de la cause numérique. Et nous n'avons pas envie pour autant de nous ranger parmi les pigeons.
 

Publié avec l'autorisation de l'auteur. Retrouvez son blog ici.

Commentaires

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iliad a écrit le 03/10/2012 à 11:01 :

"La France n'aime pas les entrepreneurs". C'est excessif et démagogique."... Ben, il peut dire ce qu'il veut. En attendant, les choses ne se passent visiblement pas si bien vus les chiffres du chômage et la santé des entreprises françaises. Pour avoir travaillé quelques années aux USA, je peux vous dire que les entrepreneurs ne sont pas traités de la sorte. Ici, l'administration met son nez partout, demande des montagnes de paperasses... pour au final d'ailleurs ne pas faire correctement son travail de contrôle. Le problème de la France, c'est son administration obèse et médiocre sur laquelle les gouvernements (droite et gauche) n'ont pas de prise. On ne me fera pas croire en tous cas que c'est en taxant plus, dans un pays qui compte déjà parmi les plus taxés au monde, que l'on va relancer l'économie. Tout le reste n'est que littérature...

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L'essentiel est volontairement oublié a écrit le 03/10/2012 à 10:42 :

Bel exemple de propagande qui omet consciencieusement de parler de l'essentiel, à savoir l'absence totale d'effort prévu dans les services publics, notamment au niveau de la masse salariale (actifs et retraités compris) ou des subventions sociales. Il serait à la rigueur possible d'envisager un effort fiscal temporaire si, dans le même temps, on assistait à l'attrition réelle des dépenses publiques, avec un rapport disons de 30 (privé) / 70 (public). Mais c'est exactement le contraire qui va se passer. Les dépenses publiques vont continuer leur hausse sans limite : l'effort de 10 milliards de l'Etat va se terminer par une augmentation des dépenses réelles (car il s'agit d'une économie d'opportunité et non d'une économie effective), tandis que la sécu prévoit encore et toujours un "équilibre" à 11 milliards de déficit (cynisme habituel des ENArques et des syndicalistes). Au total, ce n'est même pas 100% de l'effort qui sera supporté par les producteurs privés mais bien 110%. On assiste tout simplement à la continuation à marche forcée de la collectivisation du pays, contrairement aux discours complaisants dont l'article de propagande politicienne présenté ci-dessus fait partie. La crise est pourtant le résultat de cette collectivisation qui entraîne chômage, appauvrissement et faiblesse économique, comme on peut l'observer depuis longtemps en France. Si on ne l'empêche pas d'enfler, le mammouth obèse finira par éclater. Il n'est pas trop tard pour s'opposer à cette issue fatale pour tous les Français et, au-delà, pour tous les Européens.

john galt a répondu le 03/10/2012 à 10:57:

+ 1 !!! c'est vrai, lesujet le plus important est le dégonflement de l'état, qui entrainera des baisses d'impots.

halley a répondu le 03/10/2012 à 11:02:

+1000. Merci de votre commentaire.

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CAVALIERE a écrit le 03/10/2012 à 10:38 :

Les pigeons sont les jeunes, prêts à travailler gratuitement pendant les stages, prêts à travailler pour le smic avec un diplôme d'ingénieurs, prêts à s'endetter sur 30 ans pour acheter un clapier et prêts à cotiser pour une retraite qu'ils n'auront jamais sans compter qu'ils devront payer des impôts pour rembourser notre dette. Je ne parle pas de l'héritage explosif des banlieues avec la politique du regroupement familial...

john galt a répondu le 03/10/2012 à 10:50:

tout à fait, ce sont d'autres pigeons. Il faut bien comprendre qu'avec le socialisme appliqué, seuls les membres de la Nomenklatura s'en sortent ...

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eddysdeder a écrit le 03/10/2012 à 10:38 :

Dépolitisons le débat : Le problème c?est notamment de voir disparaître les « Business Angels » : Le plus souvent des anciens entrepreneurs, qui investissent dans des petites sociétés auxquelles ils croient. Ils prennent de très gros risques, mais espèrent des gains importants à court terme en misant sur un équipe d?entrepreneurs. Ils se substituent aux banques qui ne soutiennent plus l?économie réelle. C?est du capital intelligemment investi. Il crée de l?emploi, et permet l?émergence potentielle de nouveaux champions de l?économie, quand certaines industries françaises souffrent ou meurent? Sans les B.A. mon entreprises et la poignée d'emplois qu'elle représente n'aurait jamais existé. Et je ne suis certainement pas le seul dans ce cas. Pour info, je ne suis pas de l'ump... Ni d'aucun parti d'ailleurs, fut-ce pour prendre le thé...

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jacky a écrit le 03/10/2012 à 10:37 :

J'adore, "je ne suis pas un adepte du outing, mais ce mouvement émane de communicants de l'UMP"... trop fort. Et puis quel rapport avec le Tea Party ? Moi je trouve que les critiques des Pigeons s'adressent tout autant à la gestion passée de la droite qu'à la gestion actuelle de la gauche. Sauf qu'en dépassant 56 % du PIB de dépenses publiques, on atteint actuellement le point de non-retour. Quant à la qualité d'entrepreneur de ce monsieur... c'est un certain type d'entrepreneur très lié à l'administration et aux organisations professionnelles, que l'on sait bien souvent plus préoccupées par des questions politiques qu'économiques. Quant à sa conclusion sur la croissance, on croirait un copier-coller du discours de François Hollande. Alors la croissance, effectivement, tout le monde est pour... mais en continuant à augmenter les impôts, sans réduire l'emprise du service publique, je ne vois pas comment on pourrait y arriver !

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idee a écrit le 03/10/2012 à 10:35 :

" Les succès des entrepreneurs qui revendent doivent être analysés comme les revenus exceptionnels des sportifs" Le créateur d'entreprise passionné par son projet ne se rémunère pas les premières années ainsi Il faudrait pouvoir matérialiser comptablement en franchise de charges sociales les rémunérations non versées ou partiellement les premières années des dirigeants non-salariés.En quelque sorte un déficit rémunération reportable différencié sur au moins 10 ans

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julesdechezjim a écrit le 03/10/2012 à 10:34 :

Quelqu'un a t il compris que la hausse de 3 points des cotisations des auto-entrepreneur représente en fait une hausse de 25% de leurs charges sociales? Exple: si un CA de 1000?, dans l'ancien systéme à 12%, charges à payer 120?. Dans le nouveau (12+3=15) à payer 15% soit 150?. La hausse (150-120) égale 30?, soit une augmentation de 25% des anciennes cotisations (30? representent 25% de 120). Y a t il un exemple de si haute augmentation ???

john galt a répondu le 03/10/2012 à 10:40:

je ne m'en était pas rendu compte !!! Démonstration mathématique imparable, merci !!!

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capitalismetliberte a écrit le 03/10/2012 à 10:28 :

C'est d'abord les mentalités qu'il faut changer,Il me semble que tout est fait pour attiser la lutte des classes dans ce pays. Le mauvais patron contre le bon travailleur, la finance contre le bon peuple etc il faut expliquer que Zola c'est fini. l?émission d'Arte qui devait expliquer la crise hier soir, est révélatrice de l'esprit des médias d' aujourd?hui. A les entendre toutes les banques sont pourries, tous les assureurs sont des escrocs, tous le système est vérolé. l'entreprise ENRON n'a rien a voir avec la crise de 2008 Après cette émission il n'y a plus qu'a s'inscrire a la LCR. On peux réglementer, il y aura toujours des escrocs dans tous les domaines, heureusement cela n'est qu'une infime minorité. Le monde est ainsi fait que la complexité est inhérente au progrès et que l?intérêt général n'est que la somme des intérets particulier. L'innovation et la croissance, est à la base le fait de l'imagination, la fantaisie et la volonté d'un homme qui est seulement un peux plus fou que les autres pour entreprendre.

john galt a répondu le 03/10/2012 à 10:39:

+1 !!! Très beau post, merci. (Et capitalisme et liberté est l'un des plus grands livres d'économie du 20 ième siècle !!!)

AD a répondu le 03/10/2012 à 10:44:

La crise de 2007-2008 n'est pas liée aux subprimes. Elle est liée aux banques qui ont massivement investi dans une escroquerie de type subprimes. Entrepreneurs, allez demander à votre banque locale un financement pour vos bfr.Toutes refusent ou alors il faut garanties sur garanties, ceinture et bretelle. Nous aurions aimé que les banques françaises aient pris les mêmes précautions en 2007-2008.

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Bianca a écrit le 03/10/2012 à 10:21 :

Pigeons ou dindons (de la farce) ?

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john galt a écrit le 03/10/2012 à 10:00 :

ATTENTION ATTENTION Ce monsieur n'est en rien entrepreneur (ou très peu, et surtout grâce à son réseau de copain long comme le bras, cf sa page wikipedia), mais fait partie du sérail politique !!!! Et après, ce monsieur indique que certains "pigeons" sont "proches de l'UMP" => remarque partisane : si je ne suis pas socialiste ou proche de Hollande, je suis donc proche de l'UMP ??? lamentable, il se discrédite lui-même.

AD a répondu le 03/10/2012 à 10:30:

En effet, son parcours montre qu'il n'a jamais eu à se battre. A t'il vraiment entrepris ? il est surtout membre de la bonne société et de ses divers comités. Cela explique son indifférence du problème des petits ae.

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john galt a écrit le 03/10/2012 à 09:57 :

Cette nouvelle loi de finance est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, parès 40 ans de gouttes d'eau successive contre la liberté d'entreprendre et la liberté tout court. C'est contre le socialisme larvé de droite et de gauche qui ruine la France depuis 40 ans, et dont sont d'ailleurs victimes les salariés de Florange, que nosu nous battons fondamentalement.

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pmxr a écrit le 03/10/2012 à 09:50 :

Projet du gouvernement bien sur augmenter les impôts et interdire de gagner de l'argent !!! Une façon de couper la branche sur laquelle ils sont assis !

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AD a écrit le 03/10/2012 à 09:48 :

Chacun voit midi à sa porte. Dans le mouvement de révolte actuel, il y a 2 groupes de pigeon-entrepreneurs. Ceux qui ont réussi et c'est tant mieux et ceux qui démarrent. Je n'ai pas d'opinion sur le 1er groupe. Sur le second, le gouvernement a décidé une nouvelle taxe de 3 % du chiffre d'affaire. Il n'y a pas beaucoup d'entreprises qui y survivraient. Cette taxe n'a aucune justification. Elle est basée sur une promesse électorale de type poujado-cidunatiste et sur une supposée concurrence déloyale envers les artisans. Pourtant cette concurrence déloyale ne résiste pas à l'analyse. Cet article ne traite que de la moitié du sujet sur les pigeons.

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Morgan - Entrepreneur a écrit le 03/10/2012 à 09:41 :

Ouf je pensais être le seul entrepreneur non membre du tea party . Merci monsieur Verdier

john galt a répondu le 03/10/2012 à 09:54:

@Morgan : renseignez vous sur le tea party avant de reprendre des a priori faux sur ce mouvement, comme le faut l'auteur.

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iNTERROGATIF a écrit le 03/10/2012 à 09:36 :

Je suis assez en phase avec l'analyse d'Henri VERDIER. J'ai, toutefois, quelques nuances. Je suis d'accord avec la démarche d'argumentation-démonstration à laquelle il invite. Il est indispensable de chasser tous les ferments de polémiques stériles, il faut démontrer en quoi les mesures sont contre-productives voir dangereuses. Ensuite éviter l'amalgame rapide sur l'air de "ils n'aiment ni les entreprises, ni les entrepreneurs " qui même si c'est vrai n'apporte rien, au débat ! Pour le vivre régulièrement, je confirme que les cabinets ministériels et l'immense majorité des parlementaires n'appréhendent pas vraiment ce que peuvent être les modèles économiques des TPE, PME et autres entreprises de croissance. Il faut leur expliquer, ils comprendront ! Surtout les parlementaires il faut aller voir chacun dans sa circonscription et lui expliquer ce que cela veut dire chez lui. Il comprendra encore mieux. Enfin ne tombons pas dans le misérabilisme. La question n'est pas de savoir si les entrepreneurs sont plus ou moins malheureux que les salariés d'Arcelor ! Mais bien de comprendre comment faire en sorte qu'ils produisent plus de valeur, créent plus d'emplois pour remplacer ceux des secteurs économiques en décroissance et alimenter les mécanismes de solidarité qui viendront en aide à ceux qui sont touchés par les restructuration.

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Mataran a écrit le 03/10/2012 à 09:35 :

Parfois, il arrive, dans le brouhaha, qu'un peu de sens émerge. Merci!

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JulienParis a écrit le 03/10/2012 à 09:27 :

Des commentaires très intéressants à ce post sur le blog de l'auteur. Son post est pondéré et raisonnable et M. Verdier est sans doute un interlocuteur apprécié des administrations qu'il a l'air de beaucoup fréquenter. Mais on peut être optimiste en pensant qu'on arrivera à limiter les dégâts par lobbying et on peut être en colère, comme les pigeons, de devoir se défendre de mesures aussi stupides et contre-productives prises par un gouvernement qui, visiblement, ne comprend rien à l'entrepreneuriat. Etre dans une démarche de négociation n'est pas contradictoire avec un mouvement de protestation qui fait pression : les deux se renforcent. Quant à penser que le mouvement est manipulé en sous-main par l'UMP et quant au : "pensons aux salariés de Arcelor" (qui fait penser, dans les bonnes familles catholiques à : "mange ta soupe et pense aux petits Biafrais"), ce sont sans doute les parties les plus faibles de cette belle contribution au débat.

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churchill a écrit le 03/10/2012 à 09:27 :

mdr ---> "" défiscalisation progressive pour le créateur d'entreprise détenant ses parts sur une longue durée"" sur 30 ans, ce qui laisse 29 ans a l'etat pour changer d'avis........ plus personne n'est dupe de la parole de la france !!!

Miloo a répondu le 03/10/2012 à 09:47:

Merci Chrurchill pour ce rappel de la situation fiscale dans ce pays.. Lois rétroactives, mesures coercitives (exit tax), chasse aux "riches", haine de la réussite... Et en face, dépenses somptuaires, organismes inutiles, planques pour les copains, et gabegie institutionnalisée. Ya pas à dire on est en France. Heureusement, le FMI s'occupera bientôt de ce pays (dans 15 ans)

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