La Tribune

« Pigeons » : le cri d'alarme d'un fonds américain

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Philippe Botteri, Accel Partners, Londres  |   -  1365  mots
L'affaire de la taxation des plus-values et la révolte des pigeons suscite de très nombreux témoignages. Voici celui de Philippe Botteri, un français travaillant à Londres et associé d'un fonds américain, Accel Partners, qui a investi 60 millions de dollars dans des start-ups en France. Ancien élève de l'école Polytechnique et des Mines de Paris, il a commencé sa carrière chez McKinsey à Paris et San Francisco avant de rejoindre le capital-risque. Accel Partners est connu notamment pour ses investissements dans Facebook, Groupon, Spotify, Rovio (Angry Birds), BlaBlaCar (Covoiturage.fr) et Showroomprivé. Selon Philippe Botteri, « bien que la France possède un important réservoir de start-ups innovantes, la nouvelle loi fiscale sur les plus-values risque d'affaiblir un écosystème qui s'est construit lentement depuis la première vague internet des années 2000. Pourquoi ne pas profiter au contraire de ce changement pour faire de la France le pays le plus attractif pour les entrepreneurs européens ».

La France a démontré sa capacité à développer des modèles internet inovants

Sur les trois dernières années, à travers nos investissements dans Showroomprive (numéro 2 de la vente privée en Europe), BlaBlaCar (le leader du covoiturage en Europe) et Shopmium (offre de bons de réduction sur téléphone mobile), nous avons investi plus de 60 millions de dollars dans des start-ups technologiques françaises et contribué à la création de près de 600 emplois. Bien que notre mandat d?investissement soit pan-européen, la France reste un marché très important pour notre fonds et nous continuons à chercher activement de nouvelles opportunités d?investissement.

La France est en effet un pays qui a prouvé sa capacité à développer de nouveaux « business model » internet. Quelques exemples : le modèle de « vente privée » développé par VentePrivée et Showroomprivé qui sont actuellement les deux leaders en Europe. Ce modèle a ensuite été copié aux Etats Unis par de nombreuses sociétés comme Gilt Groupe ; le modèle de « reciblage publicitaire en ligne », inventé par Criteo, qui est aujourd?hui présent sur 30 pays avec plus de 3000 clients et dont le succès repose notamment sur son centre de R&D de 10.000m2 situe au c?ur de Paris. Criteo a créé près de 800 emplois dont 40% en R&D depuis sa création. La France a aussi été un pays pionner dans le domaine du covoiturage avec le développement de covoiturage.fr qui a réussi à développer une communauté de plus de 2 millions de membres et transporte chaque mois l?équivalent de 1000 TGV. Et la liste est longue, incluant des sociétés comme Free, Meetic, AuFeminin.com, PriceMinister, SeLoger?

Le deuxième atout de la France, c?est son vivier d?entrepreneurs internet, qui, fort de l?expérience de la première vague des années 2000, s?est considérablement développé et fortifié ces dernières années. Ceux qui ont réussi ont réinvesti dans l?écosystème, soit directement en tant que « business angels », soit à travers la création de fonds d?amorçage comme ISAI, Kima Ventures ou Jaina Capital, soit en partageant leur expérience sur des forums, des conférences ou l?enseignement. En témoigne la création, en septembre 2011, de l'École Européenne des Métiers de l'Internet (EEMI) par un groupe d?entrepreneurs incluant Jacques Antoine Granjon (Vente-privee.com) et Xaviel Niel (FREE).

Finalement, le dernier atout de la France, c?est son infrastructure Telecom, avec notamment la plus forte pénétration « broadband » de toute l?Europe (32.7% pour la France vs. 26.5% en moyenne pour l?Europe selon Eurostat, Jan. 2011).

Des amendements insuffisants qui risquent de déstabiliser l?écosystème internet

Je ne vais pas revenir sur le projet initial de loi qui souhaitait taxer à près de 60% les plus-values réalisées par les entrepreneurs. Je vais me concentrer sur les amendements proposés par Bercy et pourquoi ces derniers risquent d?affaiblir un écosystème en plein essor et générateur d?emploi.
Le premier amendement repose sur le concept d?« entrepreneurs » et repose sur une participation minimale dans la société de 10% et la détention de cette participation sur une durée de deux à cinq ans. Regardons d?abord la participation: la part d?un fondateur dans une entreprise est liée principalement à deux facteurs: le nombre de co-fondateurs initiaux et la dilution générée par les levées de fonds. En imposant un seuil minimum de participation aux entrepreneurs, cette mesure pénalise les équipes de co-fondateurs alors que la combinaison de compétences diverses dans l?équipe fondatrice est souvent une des clés du succès. Elle pénalise également les sociétés qui ont eu du mal à démarrer et ont dû effectuer plusieurs levées de fonds dilutives. Enfin, elle freine le développement des sociétés qui croissent très vite et souhaitent lever des fonds supplémentaires pour supporter leur croissance. Dans notre portefeuille, nous avons certains « fondateurs » qui sont en dessous du seuil de 10% pour certaines de ces raisons : pourquoi les pénaliser et pourquoi introduire des inégalités arbitraires ? Le deuxième critère de durée est également extrêmement pénalisant pour des start-ups qui évoluent dans le milieu très dynamique de la technologie. Prenons un exemple dans notre portefeuille : la société de « jeux sociaux » Playfish a été créée en 2007 à Londres. Elle connaît une croissance explosive (200 emplois créés en deux ans) et est rachetée en 2009, par le géant américain Electronic Arts. Si cette société avait été dans le cadre de la loi proposée, les fondateurs auraient dû soit payer 60% de leur gain en impôts, soit dire à Electronic Arts de prendre patience? Pourquoi les succès rapides devraient-ils être traités différemment des succès qui sont plus lents à venir ?

Le second amendement du projet de loi repose sur des abattements permettant de réduire l?imposition sur les plus-values avec le temps sur une durée de six ans pour ceux qui ne rentreraient pas dans le cadre de « fondateur». En plus de reposer encore une fois sur une notion de durée arbitraire qui n?est pas en phase avec le monde des start-ups, cette mesure va avoir pour effet de renforcer les inégalités au sein des équipes des start-ups en créant trois classes différentes: les « fondateurs » qui seront protégés dans certaines conditions, les employés ayant reçu des BSPCE (« stock-options ») qui heureusement ne sont pas touchés par ce projet), et les employés ayant reçu des actions et seront sujets à un régime compliqué d?abattement. Où est la justice sociale promise?

Pour finir, l?écosystème des start-ups du web repose sur trois piliers fondamentaux : les fondateurs qui créent les entreprises, les employés qui contribuent à leur développement et le financement apporté par des business angels et des fonds de capital-risque. Ces trois acteurs prennent des risques et contribuent au succès de l?entreprise. Ce projet de loi, au lieu de contribuer à la cohésion et l?alignement des intérêts de ses trois acteurs, vise au contraire à introduire des traitements inégaux qui vont fondamentalement entraîner des déséquilibres et des situations conflictuelles? en plus bien sûr de générer une « usine à gaz » difficile à gérer.

Profitons de ce projet de loi pour faire de la France un fer de lance de l?entreprenariat en Europe

Au lieu de vouloir créer une « usine à gaz » et pénaliser start-ups et entrepreneurs, pourquoi ne pas revenir vers la simplicité et proposer un changement qui permettrait à la France de briller au sein de l?Europe ?

Si l?on reconnaît que les start-ups doivent être protégées car elles sont en forte croissance et créatrices d?emploi, pourquoi ne pas aller plus loin et leur donner un taux d?imposition stimulant et qui s?appliquerait à tous les actionnaires sans discrimination de niveau de participation au capital ou de temps de détention des parts? Pourquoi ne pas taxer toutes les plus-values des start-ups au taux de 15% ? Non seulement cette mesure dynamiserait l?écosystème français mais elle inciterait également les entrepreneurs et investisseurs des pays voisins à venir en France. Pour restreindre le cadre de cette loi, on pourrait imaginer une limitation aux parts acquises lors des 12 premières années de la société. Après cette date, toutes les transactions seraient imposées au niveau de l?impôt sur les plus-values (quel que soit ce niveau, même si je ne cautionne pas le niveau propose par le gouvernement actuel). Pourquoi 12 ans ? C?est bien sur un seuil à définir, mais si je regarde l?ensemble des 250+ sociétés de notre portefeuille dans le monde, la proportion des sociétés fondée avant 2000 est minime.
Cette loi pourrait devenir un atout pour la France. Pourquoi ne pas saisir cette chance ?


 

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Commentaires

FTY  a écrit le 15/10/2012 à 19:03 :

Les "start-up" ne sont pas toutes sur le WEB, il y a aussi des plombiers, des charcutiers, des boulangers qui sans être très innovants prennent les mêmes risques de pertes avec de faibles opportunités de gains mirobolants.
Parlons de créateurs ou de repreneurs (il en faut aussi) d'entreprises, ou bien plus simplement "d'entrepreneurs".

Pat34  a écrit le 15/10/2012 à 11:27 :

Vous parlez chinois pour les fonctionnaires qui nous gouvernent. Pour eux, une entreprise c'est juste bon à payer des impôts qui assurent leurs salaires et leur retraite confortable (en gros pour eux, une entreprise c'est leurs esclaves). C'est comme ça en France. L'auteur devrait le savoir, il a fait les plus grandes écoles de notre pays, peuplés en majorité de ces fils de fonctionnaires, justement... Point.

Oresme  a écrit le 14/10/2012 à 23:19 :

La France n'est pas l'Angleterre ou les USA. En France..... le capital risque est bien souvent subventionné, ce sont les fameux FCPI.....

Avec les subventions de l'état (une niche fiscale coûtant de 200 à 300 ME par an..par rien), les gestionnaires n'ont pas besoin d'être bons pour bien gagner leur vie... la conséquence, c'est qu'ils sont mauvais... et donc les start-up françaises ne donnent aucune success story... un joli gâchis de talent, d'épargne et d?impôts.

Pour preuve.. la première cause de plainte à l'AMF en 2011 ? les épargnants en FCPI.. plumés...car les gestionnaires des fonds sont en fait mauvais.. ce sont des pseudo financiers qui tentent d'imiter les anglais et les américains.. un spectacle bien pathétique généralement.

renaud  a écrit le 14/10/2012 à 20:39 :

peut etre qu'il s'agit d'un remboursement des etudes de polytechniques et des mines

0fred  a écrit le 14/10/2012 à 18:27 :

Ce monsieur à la mémoire courte (qui aime la France quand elle lui paye sa formation publique de l?École polytechnique et va se vendre comme un mercenaire à l'étranger et ne veut pas payer les impôts qui lui ont permis son parcours au lieu d'aller étudier pour 50 000?/an ailleurs !!! ) et comme ses collègues des fonds privés ne cherchent que le profit à court terme qui est concrétisé par les "start up" ou pour 1 idée correcte 999 finissent à la poubelle. En bon liréral pourquoi favoriser des secteurs économiques plus que d'autres ? Si le marché est si favorable ces sociétés n'ont pas besoin d'aides et ces groupes d?investissement qui font le boulot que les banques ne savent plus faire pour faire le lien avec des clients cupides qui veulent du cash rapide...mais c'est comme ça que marche (mal) ce monde.
La philosophie du discours aussi qui veut ramener les conditions de la bulle internet de 1999 qui a causé des dégâts considérables aux investisseurs incompétents seulement attirés par le mirage des dollars. Sans être Marxiste le système ne fonctionne que sur virtuel et ne favorise pas l?Économie réelle manipulée pour seulement favoriser une poignée de baleines ultras-friqués dont 99% des "pigeons" financés des start-up deviendront les "dindons".

LA JALOUSIE est un etat d esprit de ceux qui ne font rien!  a répondu le 14/10/2012 à 22:45:

Cet article est clair, les meilleurs elements et les meilleurs projets vont à l etranger car la france et sa politique fiscale desastreuse due a une gestion desastreuse des comptes publics fait fuir.

a  a répondu le 14/10/2012 à 23:04:

L'article est clair, mais une formation fournie par l'état est par nécessité supportée par une fiscalité. On ne peut pas avoir l'un sans l'autre.

a Vous avez raison  a répondu le 14/10/2012 à 23:30:

, soit il faut rendre les etudes payantes dés le depart, soit exiger 10 ans au service de la nation apres le diplome....comme la seconde solution est difficilement controlable et qu"elle offre un champs restreint au diplomé, il reste la premiere solution mais elle excluerait nombre de jeunes de familles aux revenus moyens

Libre  a répondu le 15/10/2012 à 10:51:

Beaucoup d'entre vous n'ont toujours pas compris que la solution n'est d'imposer de nouvelles regles anti démocratique et contre la liberté individuelle, mais plutot de comprendre pourquoi la France pousse t'elle dehors ses meilleurs cerveaux dont les contribuables ont payés les études ici ?
A cause d'une fiscalité écrasante, un interventionisme étatique permanent sur l'économie, et la culpabilité décourageante que l'on fait ressentir aux créateurs de richesses en France.

Tout le reste n'est que littérature entretenue par les jaloux qui n'avoueront jamais leur mauvaise foi tellement leur frustration et leur jalousie est grande.
C'est donc la responsabilité collective française entretenue par les conservato collectivistes et les médias complices français qui font fuir les individus libres qui eux ne veulent que s'extraire de ce marasme dont ils n'ont pas à subir toutes leurs vies, c'est bien naturel. Le propre de l'homme c'est de vouloir améliorer son sort, et vouloir nuir à ses libertés est le plus grand crime contre l'humanité que les politiques anti libéraux n'hésitent pas à faire subir aux peuples, en nous expliquant toujours que c'est pour son bien. Ce sont des menteurs et j'encourage tous les hommes libres à fuir ce pays, et cette veille Europe malade qui va à sa ruine.

agarak  a écrit le 14/10/2012 à 15:51 :

Il y a deux grosses poutres dans l'oeil de la France:les très très gros patrons pas forcément très très doués mais trop trop payés et Marx qui hante encore nos administrations et syndicats;deux tares qui découragent l'esprit d'entreprise;l'ENA sent Marx;nos ministres sentent Marx;il faudrait sortir de cette auberge ridiculement vieille

Jean-Kyllian  a écrit le 14/10/2012 à 9:59 :

Ce sympathique fonds de pension n'a pas jugé bon de faire relire cette belle prose par un stagiaire corvéable à merci. Celui-ci aurait sans doute remarqué le "n" manquant à inovants. Ou alors c'est une nouvelle innovation de ces bienfaiteurs de l'humanité. Dans ce cas là, je m'incline devant tant de créativité.

Paulo  a répondu le 14/10/2012 à 13:38:

un commentaire comme ça, c'est très constructif, merci pour ton aide dans le débat.

Gilles  a répondu le 14/10/2012 à 15:50:

Cher Jean-Kyllian, bravo, voila la remarque la plus bête que je lis depuis plusieurs mois sur l'internet.
Signé : Gilles (un ingénieur entrepreneur qui a toujours eu un problème avec l?orthographe et qui a décidé de réagir chaque fois qu'en France on stigmatise les fautes d'orthographe comme autant de preuve de manque de créativité, d'inculture, etc...)

cloax  a répondu le 14/10/2012 à 15:54:

C'est tout ce que tu as retenu du texte,bienfaiteur de l'humanité à ta manière ?

samarinda  a répondu le 14/10/2012 à 18:43:

Merci Gilles je suis de ces imbéciles de l'ortographe qui ont moins de mal avec les équations. Je dois reconnaître que je réfléchis plus pour écrire avec le moins de faute possible que pour résoudre un calcul. Et oui pas de bac L, mais par rapport à J-K je suis ausi respectueux de ceux qui écrire bien que de ceux qui calculent mal.

Jonath  a écrit le 14/10/2012 à 1:00 :

Notre startup crée il y a 2 ans embauche aujourd'hui plus de 10 personnes au salaire du marché.

Se faire exploser d'impots et décourager les éventuels membres d'un advisory board (à qui nous donnons un % de la boite) en échange de leurs conseils....

Bien ça donne envie d'aller de l'autre côté de la manche. Parce que serieux on bosse 70h / semaine soir et week end sans se plaindre mais si en plus c'ets sans carotte au bout, ou bien un petit %.... Je dirai salut Flambi et le loser crew !

Lolo-Ito  a écrit le 13/10/2012 à 18:14 :

La "net-économie" n'apporte rien au tissu économique car elle créée tout au plus une poignée de sous-emplois et sert essentiellement de pompe à subventions pour investisseurs vereux : on s'en passera très bien, merci aux donneurs de leçon en direct de leur exils fiscaux

alexhope  a répondu le 13/10/2012 à 22:16:

si par sous-emplois vous entendez tout ceux qui ne sont pas ouvriers sans qualifications c'est un tantinet sectaire.....
les milliers d'employés employés par ce secteurs peuvent témoigné....employés et pour certains devenus riches....
mais comme d'habitude, en France, on sera clans contre clans
c'est cela la solidarité à la française.......qui justifie nos impôts

Tim  a répondu le 15/10/2012 à 13:56:

Hop hop, pour Lolo-Ito qui n'a pas l'air de connaître grand chose au sujet, un peu de savoir pour frimer auprès de tes copains entre 2 manifs ouvrières! ;-)

La "net-économie", c'est 3,7% du PIB en 2009 (~60 milliards d'Euros) et 25% des emplois crées depuis 15 ans.

Voilà voilà.

Dresde  a écrit le 13/10/2012 à 17:31 :

Quand je pense à l'état économique de la France aprés que les socialos -ecolos auront été éjectés çà m'evoque l'état de Dresde aprés les bombardements alliés en1945...

brusel  a répondu le 13/10/2012 à 18:20:

Comment pouvez-vous écrire des aneries pareilles? Vous pensez que Hollande peut faire mieux que Sarkozy ? 600 MILLIARDS d'euros de dettes supplémentaires en 5 ans pour Sarkozy.... Et vous pensez qu'Hollande peut faire mieux? C'est impossible!

Clones  a répondu le 13/10/2012 à 21:56:

Brusel n'a pas encore ouvert les yeux. Il est toujours aveuglé par le socialisme. Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande : que des socialistes bon teint.

brusel  a répondu le 14/10/2012 à 8:10:

Parce que Dresde lui n'est pas aveuglé? Relisez ce que j'ai écris! Socialisme, une vieille chose qui ne veut plus rien dire, mais, si une société ne peut fournir du travail à ceux qui la composent, doit-elle eliminer ses membres inutiles ou leur fournir le nécessaire prèlevé sur ceux qui ont le superflu? Le capitalisme est arrivé au bout de son non-sens, il faut repenser la société!!!!

dbell  a écrit le 13/10/2012 à 16:35 :

pauv'choux!

dekisemoqueton  a écrit le 13/10/2012 à 15:34 :

mr botteri a quitté la france sans avoir remboursé ses frais de scolarité à l'x après avoir été payé pendant ses années d'études. il parle depuis londres en bon exilé fiscal et au nom d'une société qui n'opère pas et n'a pas de bureaux sur le territoire national.

Thriller  a répondu le 14/10/2012 à 13:34:

Il travaille dans un pays de l'UE, donc se n'est pas un exilé puisqu'il existe des accord entre les différents pays

0fred  a répondu le 14/10/2012 à 18:47:

Et McKinsey à San Francisco c'est en Europe par hasard !!! la France paye des formations à des gens dont le fric est la seule raison de vivre et dont de plus en plus d'étudiants suivent les cours de mathématiques financières (exemple de l?École Centrale...) afin de créer les compétences permettant de spéculer abusivement sur les marchés dérivés aux détriments de la vraie utilité des bourses mondiales sensées financer l'économie réelle. Ces mecs nous ont coutés des milliards avec leur petite magouilles !!!
Il faut arrêter ces filières gratuites et les faire passer à la caisse ! Et qu'ils partent tous aux USA pour se faire pigeonner à 50.000$ l'année dans les écoles de même niveau.

fertine  a écrit le 13/10/2012 à 15:16 :

A link64!De quelle tranche de 30 % parlez vous !Deux adulte cela fait deux parts fiscales et avec 1700 ?/mois je doute que vous payez beaucoup d?impôt ,alors de quoi parlez vous ?

link64  a écrit le 13/10/2012 à 13:33 :

Ce sont toujours les plus privilégiés qui se plaignent, ceux qui bossent du matin au soirs pour un salaire de 1700?, deux personnes dans le foyer avec ce salaire est suffisant pour être dans la tranche de 30%, alors tout ces riches investisseurs peuvent bien payer !

alexhope  a répondu le 13/10/2012 à 16:20:

ça ne sent pas l'aigreur ça
qui vous empêche de faire autre chose si vous considérez n?être pas assez payé?
et un privilégié, c'est quelqu'un qui est payé à ne rien faire, ou payé sans aucune contrepartie......comme la prise de risque
ou payé bien trop chère au regard de ce qu'il fait

arnaud  a répondu le 18/10/2012 à 11:26:

je suis un des privilégiés qui se plaignent. j'ai créé ma boîte il y a 4 ans, je paye un salarié et des prestataires mais moi encore aucun salaire (je suis retourné chez mes parents). je suis un privilégié.

yvan  a écrit le 13/10/2012 à 12:17 :

Clair. Il faut prendre exemple sur l'Irlande... Mort aux impôts !

Sean  a répondu le 14/10/2012 à 18:54:

Ben voyons arrêter d'avoir la mémoire d'un poisson rouge. Faire du dumping fiscal dans un pays ou on a été obligé de financer le crash de 2008...Les bénefs de la finance et des géants d'internet l'Irlande n'en récupère que les miettes et quand ca va mal Merci aux vilains de L'union Européenne de nous donner de l'argent sinon les jeunes Irlandais partirait toujours en masse aux USA, Canada et Australie...

alain  a écrit le 13/10/2012 à 10:54 :

"inovants" avec un "n" de mieux en mieux...

alexhope  a écrit le 13/10/2012 à 10:44 :

en france, on part du principe qu'il faut souffrir pour réussir......pour expier le fait de devenir riche
l'idée que, dans un secteur ou le temps ne compte pas de la même façons par rapport à d'autres, une bonne idée permette de réussir rapidement n'est pas concevable
au passage, j'aime bien aussi l'idée que celui qui réussit doit être "solidaire" des autres.......dans un pays ou chacun est prêt à se taper dessus par racisme, idéologie ou simple jalousie

arkooo  a écrit le 13/10/2012 à 10:41 :

Devant la taxation on se sent tous pigeons . Le vrai pigeon en France , c est le celibataire locataire sans enfant qui gagne entre 1300 et 2500 euros . Les entrepreneurs beneficient deja de niches en tout genre , certains peuvent s exiler . Des pigeons voyageurs..

certinez  a répondu le 13/10/2012 à 15:22:

Vous oubliez que de pigeon qui désigne une victime, on emploie le mot pigeonner pour en faire des victimes,et beaucoup qui se prennent pour des pigeons en France sont en fait des pigeonneurs de première qui pigeonnent tout à la fois leurs salariés et leur clients ,ça il faudrait leur dire en pleine face.

arnaud  a répondu le 18/10/2012 à 11:33:

je ne me verse pas encore de salaire et je suis retourné chez mes parents, à quoi me servent les niches fiscales quand je n'ai pas de revenu? Mon principal problème avec ce projet de loi, est que ma rémunération pour ces années de lancement, où je ne me paye pas, sera (si la boîte ne coule pas) versée en une fois. et recevoir 4 ou 5 années de salaire fera, avec les différents taux, que je paierai plus d'impots que si j'avais eu un salaire taxé annuellement. Alors déjà que je ne suis pas sûr que ces années soient payées au final, si en plus on me prend plus que si j'avais eu un salaire mensuel régulier, ça motive pas à créer sa boîte... vous comprenez, ou vous jugez qu'on a pas besoin de travailleurs qui se lancent dans la création d'entreprise (et donc d'emplois)?

gsp  a écrit le 13/10/2012 à 8:08 :

Je ne comprends pas cette démonstration.
quel en est l'objectif ?
Si le seul paramètre traité et moins on taxe, plus on est compétitif.
la seule conclusion est de ne pas taxer du tout.
Inutile de développer aussi longuement pour une conclusion d'une évidence rare
malheureusement le sujet est autrement plus complexe.
comment continuer de motiver des entrepreneurs en les rémunérant enfonction de leur apport à un enrichissement collectif durable me paraît être le vrai sujet

gsp  a répondu le 13/10/2012 à 9:19:

Et apparemment les Fonds américains et autres ainsi qu'une certaine catégorie d'entrepreneurs focalisés sur leur enrichissement à court terme n'ont pas encore compris qu'il était de leur propre intérêt de partciper à cette réflexion en intégrant le fait qu'ils ne vivaient pas seuls mais dans une société de 6 milliards d'individus ayant leurs propres aspirations et dont les entrepreneurs ont besoin pour pouvoir s'enrichir

lardis  a répondu le 13/10/2012 à 15:27:

D'abord on est 7 milliards et pas 6 ,et puis les investisseurs s'interressent aux gens solvables et parmi ces gens solvables, seulement à ceux qui ont des moyens d'épargne et des capacités de consommation ce qui fait combien sur les 7 milliards ?

gsp  a répondu le 14/10/2012 à 7:50:

non
les entrepreneurs ont besoin de tout le nonde pour s'enrichir.d'abord comme main d'oeuvre et ensuite comme client.
7 milliards si vous voulez mais ça ne change rien à l'idée

Taxe uniforme  a écrit le 13/10/2012 à 0:26 :

Très bonne initiative, ce taux uniforme de 15%. Un taux un peu trop élevé mais bon, il faut bien commencer à négocier. Mais pourquoi diable concéder une limitation dans le temps, qui ouvre la porte à une nouvelle usine fiscale délirante dont la France a le secret ?

2000 watts  a écrit le 12/10/2012 à 19:22 :

comme d'habitude, le capital risque explique leur rôle extraordinaire dans l'économie.... Rôle très ordinaire en vérité que de fabriquer des petites structures en injectant 3 francs six sous et surtout de ne pas créer tant d'emplois que cela. En clair, avec deux élastiques et une boite d'allumettes les VC's crient au génie pour toutes les petites start-up qui devront trouver des clients bref des pigeons, les fameux pigeons !!!

Décharge trop forte ?  a répondu le 13/10/2012 à 0:27:

Les clients sont donc des pigeons : pas de doute, on en tient un vrai de vrai?

Les doigts dans la prise  a répondu le 13/10/2012 à 7:13:

C'est clair qu'il a pris un gros coup de jus en enfilant son col Mao ;)

Tmenyik  a répondu le 13/10/2012 à 11:50:

Dommage que l'on ne parle pas souvent du scandale qui touche une autre espèce de pigeons, beaucoup plus nombreux et silencieux que sont les clients des "entreprises" publiques appelés pudiquement par la cgt et autres syndicats, "USAGERS" !

@ Tmenyik  a répondu le 13/10/2012 à 22:00:

+1. Face à la ponction publique au service d'elle-même, nous sommes tous des pigeons.

tag  a écrit le 12/10/2012 à 18:22 :

il faut plumer l'oie avant qu'elle ne nous plume,serait plus adapter,ils (les fonds"de pensions) profite des aubaines aides a la creation aides a l'implantation ect et disparaissent sitot que l'oie est nue vos startup a la con ne sont que des coquilles vide imposont tous le monde au meme niveau que les proletaires, car apparement le bon niveau a ete trouvé ils ne se plaignent pas!

Marc  a répondu le 13/10/2012 à 16:23:

"Vos startup à la con ne sont que des coquilles vides" dans quel monde vivez-vous ? La start up dans laquelle je travaille emploie 120 personnes, c'est vide ça ? <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Startup" style="display:none;"> La définition d'une start up au passage</a>

@Marc  a répondu le 13/10/2012 à 22:01:

Pas d'inquiétude ! Quand il n'y a pas un prolo marxiste syndiqué dans une boite, les cocos considèrent que la boite est vide.

xavier-marc  a écrit le 12/10/2012 à 15:03 :

Normalement tout entrepreneur pense que si quelque chose marche, il faut investir, le fameux "tant que je gagne je continue", tant qu'il pleut on vend des parapluies; mais en France c'est l'inverse, si ça marche la méthode de l'état est de taxer et de compliquer la gestion jusqu'à ce que cela ne marche plus puis ensuite intervenir en panique et à grands frais( subsides) pour éviter la faillite; c'est étrange mais c'est comme cela, une sorte de culture locale.Il faut se rappeler l'adage d'un grand ministre de France, Colbert: "L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris." et malheureusement cette culture est fortement ancrée, car l'étatisme c'est l'état qui veut montrer qu'on a besoin de lui, donc il détruit exprès pour qu'on l'appelle ensuite à l'aide.

FATCAT  a répondu le 12/10/2012 à 16:03:

Votre réflexion est malheureusement justifiée à ceci près qu'à mon sens ça ne se fait plus par dogme colbertiste mais par opportunisme fiscal et par démagogie.

claudus  a répondu le 12/10/2012 à 17:05:

apres les pigeons puis les canaries, le gouvernement doit se mefier ..........................s'il n'entends pas il aura tout le monde dans la rue....................................................en France les casseurs ce sont toutes ces taxes et cette imposition faite par ceux qui nous gouvernent ..............................

brethit  a répondu le 13/10/2012 à 15:44:

@claudus!Tout le monde dans la rue ? La moitié des français ne payent pas d'impots beaucoup trés peu et ceux qui la ramenent le plus ne sont pas 5 % dans la population.Ils n'ont qu'a organiser des manif, vous y serrez avec, et nous vous regarderons passer, pour une fois,on a pas fini de rigoler mais en aurez vous le courage ?

caogan  a répondu le 14/10/2012 à 13:15:

il a raison Brethit c'est ça la démocratie la masse racket le plus petit nombre et dit c'est juste parce qu'on est plus nombreux... non il faut aller jusqu'au bout et stopper le business en France, de toute façon quand le pays sera exsangue, il y aura de belles affaires à faire.

Bernard  a répondu le 07/02/2013 à 15:45:

Son opinion est tout simplement celle de toute personne sensé de ce secteur.

Il faudra attendre des études qui démontre ses impacts négatifs et une prochaine alternance pour que soit flingué cette saleté.