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Christophe Praud, Président du CJD | 12/10/2012, 17:09 - 397 mots
Si nous saluons la mobilisation patronale inédite qui a lieu actuellement, nous regrettons qu'elle ne soit pas assortie de propositions concrètes avec pour ambition la défense de la cause entrepreneuriale pour ce qu'elle représente de création de richesses.
Je préside un mouvement qui compte parmi ses membres des gazelles, des souris, des éléphants et même des pigeons et malgré ceci, nous nous interdisons d'aboyer sans proposition. Nous sommes des femmes et des hommes engagés pour défendre une vision responsable de l'entreprise,et œuvrer pour la création d'emplois et le développement durable de nos activités. Depuis 74 ans, le CJD a toujours tendu la main aux gouvernements, quelle que soit leur couleur politique. Nous n'avons jamais réfuté par principe un texte de loi, mais avons toujours été force de propositions pour que l'économie serve les femmes et les hommes de ce pays.
Nous ne nous dédouanons pas de notre responsabilité fiscale, contributive au bon fonctionnement de notre pays, mais déplorons le caractère stigmatisant de la politique fiscale proposée. Dommage car quelle belle ambition que de profiter de ce moment pour poser les bases d'une fiscalité juste et progressiste, aujourd'hui freinée par l'absence de réflexion dans la durée et de concertation avec l'ensemble des parties prenantes.
La prise en considération de la réalité du monde entrepreneurial permettrait d'éviter certains écueils. Revenons par exemple sur une thématique phare du Président de la République : L'EMPLOI. Lorsque nous avons interrogé 800 dirigeants de notre réseau sur cette problématique, le contrat de générationa été plébiscité par seulement 16% de nos adhérents. Logique, 42% d'entre eux n'ont pas de seniors dans leur entreprise ! Consulter les dirigeants en amont aurait permis de comprendre que la problématique des TPE-PME n'est pas de garder leurs seniors mais d'être en capacité d'en embaucher.
Il en est de même pour la fiscalité : le fameux Projet de Loi de Finance 2013 (PLF) a-t-il fait l'objet d'une concertation auprès d'entreprises de toutes tailles, de tous secteurs d'activités, de celles qui ont ouvert leur capital à leurs salariés, de celles qui sont le fruit d'années de travail d'un dirigeant ? Assurément non !
Nous ne couperons pas à une réflexion approfondie distinguant plus-values spéculatives des plus-values générées par la croissance, l'emploi, l'innovation et l'implication des salariés.
J'ai interpelé le Président de la République par une lettre ouverte il y a un mois, je renouvelle cette main tendue aux ministres concernés pour réfléchir, mesurer et surtout expérimenter.
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edr142 a écrit le 15/10/2012 à 13:04 :
Monsieur, Je ne peux qu'être d'accord quand vous suggérez: une discussion pour une fiscalité juste et progressiste. Je tiens cependant rappeler certains points primordiaux. (1) Si on veut bien rester objectif, on se doit de constater que le taux des prélèvements en France est si élevé qu'il en devient confiscatoire. Il pénalise la croissance des PME françaises. Aller plus loin voudrait dire que l'on veut aller vers une économie dirigée. Le fiasco encore relativement récent de l'URSS est là pour nous rappeler qu'il n'y a pas d'issue sur cette voie-là. (2) Toute négociation suppose contrepartie venant de votre interlocuteur. Je m'inquiète de ne pas voir dans votre discours de recherche de contrepartie pour les entreprises. Merci de ne pas les oublier. (3) Quand vous mentionnez "juste et progressiste", vous laissez entendre qu'elle ne l'est pas actuellement. Les entreprises depuis 2009 ont vu leur trésorerie fondre comme neige au soleil. Venir aujourd'hui ponctionner le peu de profit qu'elles pourraient faire consisterait à leur ôter la capacité de revenir à un niveau de solidité convenable. Et ce ne sont pas aujourd'hui nos banques frileuses qui vont les supporter. Nous risquerions encore plus de faillites et encore plus de chômage. Pour les entreprises et leurs salariés, ne cédez pas. (4) Il me semble que le CJD avait supporté l'idée d'une baisse de certaines charges sur les entreprises entraînant une baisse des prix HT, compensée par une taxation plus élevée sur les biens importés. Cette démarche contribue déjà à rendre l'Allemagne (et bien d'autres pays) plus forte. Qu'attendons-nous pour mettre en place ce genre de mesure qui ne coûterait rien au français et contribuerait au fameux choc de compétitivité ? Merci pour votre lecture attentive, Eric
FLAT TAX a écrit le 12/10/2012 à 22:54 :
"Une fiscalité juste et progressive" : on suppose qu'il veut dire à taux progressif. Mais c'est impossible ! Une fiscalité à taux progressif est fondamentale injuste. Elle est en outre contraire à la DDHC de 1789, article 13. Il serait temps d'appliquer la constitution dans ce pays.
Voilà une position digne d'une organisation professionelle a écrit le 12/10/2012 à 19:45 :
Je ne partage toutes les critiques que Monsieur Praud prte à cet article. Je suis cependant heureux de voir une organisation professionelle qui respecte le gouvernement et notre parlement. Un Projet de loi budgétaire, comme tout projet peut être discuté, amendé par nos député de l'opposition et de la majorité. Ceux qui courrent derrière la campagne politicienne des Pigeons ne servent ni les entrepreneurs ni le débat démocratique. Je pense que ce n'était d'ailleurs pas leur but. Le CJD, une fois de plus montre son sérieux et son indépendance.
Collaboration a répondu le 12/10/2012 à 22:58:
Il ne peut y avoir débat démocratique avec un pouvoir illégitime arrivé au pouvoir avec moins de 25% du corps électoral. Collaborer avec lui est un acte antidémocratique et condamne à terme ceux qui cèdent aux sirènes du pouvoir par pur calcul arriviste.
@Collaboration a répondu le 13/10/2012 à 09:37:
Vous pouvez ne pas aimer le pouvoir actuel sans dire n'importe quoi. Ce n'est pas moins de 25% mais près de 40% ; à part en 2002, c'est à peu de choses près toujours le même type de niveau du corps électoral ; et c'est beaucoup plus que dans de très nombreuses démocraties où il n'y a pas besoin d'avoir de majorité absolue, et pour cause, il n'y a qu'un tour, et où l'abstention est beaucoup plus forte. En démocratie, gagne celui qui a le plus de voix, tout simplement. Mais peut-être est-ce la démocratie que vous n'aimez pas ?
@@collabo a répondu le 13/10/2012 à 13:48:
Vous parlez de démocratie mais en réalité vous décrivez la dictature d'une minorité. Si vous aimez réellement la démocratie, vous ne pouvez accepter cette dictature. Je confirme (facile à vérifier) que l'actuel pouvoir ne représente qu'environ 25% du corps électoral : il n'a aucune légitimité démocratique. Il n'a pour lui que son immoralité et sa brutalité intrinsèques.
@@@collabo a répondu le 13/10/2012 à 16:42:
@@@collabo Ce qui est facile à vérifier, c'est qu'en plus de raconter des inepties, vous ne savez pas compter. Second tour : Hollande, 18000668 voix; inscrits: 46 066 307, ça fait 39,1 %. Et si on suivait votre "raisonnement" (il faudrait avoir une majorité absolue du corps électoral), aucun grand pays occidental ne pourrait aujourd'hui (ni hier, le plus souvent) être qualifié de démocratie, nulle part. Vos diatribes - "immoralité", "brutalité", "dictature" - ne sont donc au mieux que de l'énervement stérile, et plus probablement une absence de capacité à réfléchir.
@collabo a répondu le 13/10/2012 à 17:37:
Les non inscrits, vous les écrasez sous votre botte de dictateur ? Pour mesurer l'audience démocratique de l'actuel pouvoir, seul le premier tour compte et son résultat doit être comparé à la population en âge de voter. Ce pouvoir n'a rien à voir avec une démocratie mais tout avec la dictature. D'ailleurs, il a toutes les caractéristiques des méthodes dictatoriales : désignation de boucs émissaires à la vindicte des faibles d'esprit, surcharge et brutalité fiscale sans contrepouvoir réel, instrumentalisation des médias et de la justice pour éliminer les opposants, dépenses publique servant à l'achat de votes, cynisme des responsables qui expriment sans fard leur haine envers des catégories de la population qui ne demandent rien à personne ("je n'aime pas les riches", "mon ennemi est la finance", les patrons désignés comme voyous...), appel au patriotisme dévoyé, volonté déclarée de formater la population conformément aux lubies du pouvoir, illusion de l'alternance politique entre des partis similaires en tout point... Parce que les autres puissants à travers le monde ne seraient pas meilleurs, il faudrait se satisfaire de nos dictateurs ? Argument ridicule !
@@collabo a répondu le 14/10/2012 à 20:41:
Vous n'arrivez donc vraiment pas à réfléchir, tant vous semblez emporté dans votre délire - à moins, ce qui justifierait une certaine indulgence, que vos capacités ne vous permettent pas d'aller plus loin. Comme je vous montre que vos 25% étaient absurdes, vous prenez un autre agrégat, les résultats du premier tour rapportés au non inscrits (que par ailleurs personne n'empêche de s'inscrire, tout comme personne n'empêche les abstentionnistes de voter). Et là, on est bien sûr très en-dessous des 25%... En revanche, si vous restez sur les voix du second tour rapportées aux personnes en âge de voter, on est encore très au-dessus des 25% , car les non-inscrits (qui ne peuvent qu'être estimés) ne sont pas plus de quelques millions (à moins que dans votre vision complotiste du monde vous pensiez aussi que les données sur la population sont aussi faussées...). Donc vous êtes dans le n'importe quoi, uniquement car vous n'avez aucun argument rationnel à apporter à votre fantasme sur l'illégitimité de ce pouvoir... Ah si, j'oubliais, le truc merveilleux de "les autres le sont aussi"... Lamentable, ou, plus exactement, juste ridicule.