Gaz de schiste : faut-il remercier Hollande ?

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En interdisant pour la durée du quinquennat la technique de la fracturation hydraulique pour exploiter les ressources en gaz de schiste que recèlerait le sous-sol français, le président de la République a paradoxalement pris une décision économique autant qu'une mesure de précaution environnementale. L'exemple américain montre en effet que l'exploitation des gaz de schiste est une véritable catastrophe financière.

Le débat en France sur les gaz de schiste a porté entièrement sur la question environnementale. Monsieur Hollande l'a tranché en se rangeant du côté de ses partenaires Verts. À la consternation de certains industriels français, il a interdit pour la durée de son mandat actuel la fracturation hydraulique. C'est la seule technologie pouvant extraire actuellement les vastes quantités de gaz estimées en réserves, et situées pour certaines à près de 1,5 kilomètre sous le niveau du sol français. La technique oblige à projeter dans les puits de vastes quantités d'eau éventuellement toxiques, ce qui pourrait polluer la nappe phréatique existante. Le président a appliqué le principe de précaution pour éviter d'éventuelles catastrophes environnementales.

Aux Etats-Unis, les actifs de gaz de schiste sont en pleine liquéfaction

Mais personne en France ne semble avoir remarqué qu'au pays de la soi-disant « révolution du gaz de schiste », les meilleures entreprises américaines n'appliquent pas le principe de précaution à leurs propres investissements. Pour beaucoup d'entre elles le gaz de schiste est une catastrophe financière.
Chesapeake Energy, un des leaders de l'industrie américaine, pourrait se trouver en faillite l'année prochaine si l'entreprise ne réussissait pas à couvrir son déficit de trésorerie d'environ 22 milliards de dollars. En août 2012 BHP Billiton Ltd a dû réduire de 2,84 milliards de dollars la valeur d'une partie de ses actifs en gaz de schiste aux États-Unis, lesquels avaient été achetés 4,75 milliards de dollars seulement dix-huit mois plus tôt. En juillet, deux autres sociétés, BG Group Plc. et Encana Corp, ont annoncé une réduction de plus de 3 milliards de dollars de leurs actifs en gaz de schiste. Noble Energy Inc, Exco Resources Inc et Quicksilver Resources Inc ont annoncé au total plusieurs centaines de millions de dollars de dévalorisations. D'autres devraient suivre.
En juin 2012, le Texan Rex Tillerson, PDG d'Exxon, le plus grand producteur de gaz de schiste, a résumé la situation au Council on Foreign Relations : « Nous perdons tous nos chemises aujourd'hui. Nous ne faisons pas d'argent. Tous les signaux sont au rouge. »Son collègue russe, Alexandre Medvedev, haut responsable de Gazprom contrôlé par l'État, a prévu la ruine de cette activité, il y a un an et demi. En février 2011, il a comparé le boom du gaz de schiste à la bulle Internet, « qui a énormément enflé avant de s'aplatir dans une dimension rationnelle et logique ». Les commentaires de ce haut fonctionnaire russe ont été largement déconsidérés. Pourtant, il a apparemment su évaluer le prix auquel les producteurs américains devraient vendre leur gaz de schiste : « La production massive de gaz de schiste est impossible pour un cours inférieur à 6-8 dollars par million de BTU*. »Un an plus tôt, le chroniqueur du Financial Times, John Dizard, a publié pratiquement les mêmes chiffres. Le 6 mars 2010 il écrit : « L'addition des coûts de la recherche, du développement, de l'exploitation des puits de gaz de schiste, plus celui du versement d'un rendement moyen sur le capital des investisseurs, exige un prix sur le marché au comptant de 7,50 à 8 dollars par million de BTU ».

Pourquoi la France doit être circonspecte

Or, aujourd'hui, le gaz naturel se vend aux États-Unis environ 3 dollars par million de BTU. Si nous nous référons à la précédente citation et que l'on s'intéresse aux déclarations du Russe et au témoignage du Texan, le gaz naturel se vend donc à un prix bien inférieur à celui de la production du gaz de schiste. À juger ces chiffres, le gaz de schiste est tout simplement trop cher à produire, beaucoup plus que le gaz conventionnel. Mais étant donné l'immensité des gisements potentiels, beaucoup de foreurs sautent sur l'opportunité, creusent et en découvrent de nouveaux. Les producteurs inondent le marché, et les prix s'effondrent.
Alexander Medvedev a sûrement raison quand il dit : « Nous ne voyons pour nous aucune menace dans le développement du gaz de schiste. » Vendre du gaz américain en Europe exigerait sa liquéfaction pour le transport ; cela ajouterait 3 dollars au prix minimum nécessaire d'au moins 8 dollars par millions de BTU. Comme le prix de ventes se situe en Ukraine à environ 12 dollars par million de BTU en juin 2012 par exemple, Gazprom ne s'inquiète pas de la concurrence américaine. M. Medvedev craint-il que l'Ukraine exploite localement le gaz de schiste ? De nombreux pays ont du gaz de schiste, mais ils manquent de certains ou de la plupart des éléments dont disposent les États-Unis. En plus des lois du sous-sol favorisant la ruée vers le gaz de schiste, les États-Unis ont d'autres avantages : beaucoup d'eau (jusqu'à 400 camions-citernes sont nécessaires à chaque nouveau forage), les flottes de camions eux-mêmes, les routes pour les conduire, le matériel de forage et les personnes déjà formées pour percer les trous, sans oublier les réseaux de gazoducs existants. La plupart des estimations pour l'exploitation du gaz de schiste en Ukraine, en Pologne, en Chine, etc., évaluent les coûts de production à trois fois plus que ceux des États-Unis. En d'autres termes, le prix de vente minimal, entre 6 à 8 dollars par million de BTU pour le gaz de schiste américain est bon marché !
Revenons au cas de la France. Après que le président Hollande a claqué la porte à la fracturation hydraulique, vingt-deux figures majeures de l'industrie, des syndicats et de l'enseignement ont lancé un appel : « Nous demandons au président de la République d'engager un grand débat national et public sur les gaz de schiste qui impliquerait toutes les parties prenantes. Il permettra d'évaluer sereinement son impact sur l'environnement, l'emploi, l'investissement et la recherche ». Ce débat ne peut avoir lieu sans un examen attentif des échecs économiques du gaz de schiste aux États-Unis à travers des documents comme ceux des fiches réglementaires de la SEC, des faillites, des procès civils et des décisions judiciaires.
Quelle que soit sa forme, le débat français ne peut passer à côté de ces données américaines. C'est le plus sur moyen d'éviter aux entreprises de dévaler la pente des pertes massives ? qui signifieraient aussi des pertes des redevances pour les collectivités locales et des pertes d'emplois. La France doit être circonspecte sur les affirmations des banques d'investissement, des cabinets de conseil, des cabinets d'expertise comptable et des firmes de courtage. Sciemment ou pas, certains d'entre eux gonflent la bulle spéculative du gaz de schiste aux États-Unis. De nombreuses preuves irréfutables seront disponibles pour l'établissement de la vérité économique du gaz de schiste. La France aura cinq ans pour les passer au crible.
Que ce débat ait lieu ou pas, le président Hollande devrait non seulement être perçu comme un protecteur de l'environnement mais tout autant être crédité du rôle de gardien de l'industrie française contre les excès de la spéculation énergétique.

* Le British Thermal Unit (abrégé en Btu ou BTU) est une unité d'énergie anglo-saxonne qui est définie par la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température d'une livre anglaise d'eau d'un degré F° à la pression constante d'une atmosphère
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Robert Bell est president du department Finance and Business Management, Brooklyn College, city university of New-York. Il est l'auteur de La Bulle verte, Paris, 2007, éd. Scali.
Oleg Rusetsky est ancienétudiant-chercheur du Professeur Bell dans le « Business Program » de Brooklyn College. Diplômé en 2010, il vit à New-York.
 

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Commentaires
a écrit le 24/01/2013 à 9:52 :
Lors du pseudo-débat organisé au sujet des gaz de schiste par l'institut Montaigne, les intervenants n'avaient visiblement pas lu l'article, sinon il n'aurait pas fait celui du gaz de schiste en sauveur de la politique énergétique et économique de la France.
a écrit le 01/01/2013 à 22:47 :
le problème n'est pas le gaz de schiste en lui-même qui est une énergie fossile comme le pétrole et autres, mais la méthode actuelle d'extraction: la fracturation hydraulique, un vrai cauchemar pour l'environnement: gaspillage de l'eau(qui je vous le rappelle devient une ressource rare dans certains coins du globe), pollution de l'eau, contamination de la nappe phréatique(j'aime bien me répéter), pollution de l'air à cause de la machinerie lourde, il faut 50 puits de gaz de schiste pour avoir le rendement de 1 puits de gaz conventionnel, imaginer que les USA ont déjà creusés 100.000 puits de ce genre et gaspillant des milliards de m³ d'eau , un vrai bordel, et on veut généraliser cette méthode à travers toute la planète??...
j'en parle sur mon blog http://quatre-coins.blogspot.com
a écrit le 15/11/2012 à 17:48 :
holande n'a fait qu'interdire ce qui était déjà interdit par une loi de 2011. alors ok pour le débat sur le sujet, mais, stop sur la fermeture par hollande d'une porte déjà fermée.
a écrit le 09/11/2012 à 9:54 :
Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants."
Antoine de Saint-Exupéry
a écrit le 06/11/2012 à 18:29 :
Voilà un article qui raconte vraiment n'importe quoi. Avant le gaz de schiste, le gaz était à plus de 10$/Mbtu s'il vaut 3 aujourd'hui, c'est parce que l'afflux de gaz à fait chuter les prix. Le gaz coûte plus cher à produire que son prix de vente actuel mais dans de nombreux gisements il y a aussi des liquides: éthane, butane, etc. voire du pétrole qui se vendent beaucoup plus cher. Du coup, le coup marginal du gaz naturel (méthane) est souvent égal à 0 car les producteurs se payent sur les autres produits. Aujourd'hui il y de nombreux projets d'exportation qui sont jugés rentables par les compagnies. Gazprom n'a pas intérêt à ce que le gaz de schiste se développe en Europe d'où ses tentatives de dénigrement.
a écrit le 03/11/2012 à 9:38 :
Ne soyons donc pas pressés, dans 10 ou 20 ans on se débrouillera certainement pour récupérer correctement ces gaz, donc je pense que le règne de l'énergie fossile est loin d'être finissant. (j'ai d'ailleurs du mal à comprendre que l'industrie automobile ne propose pas bcp plus de produits Gpl, méthane ou je ne sais quoi). Don oui à l'expectative..et au cynisme ! laissons faire les autres si ça leur chante , de toutes façons ça pèse sur les prix de l'énergie et du pétrole en particulier c'est tjrs bon à) prendre.
a écrit le 26/10/2012 à 14:06 :
L'expectative est de toute manière la solution la plus intelligente.

S'il s'avère que ces techniques sont sans grave danger pour l'environnement, il sera toujours temps de les appliquer ou d'appliquer celles plus performantes qui leur auront succédé et de vendre alors notre hydrocarbure de schiste à un prix qui sera alors bien supérieur à ce qu'il est actuellement.

Si à l'inverse et comme il semble plus probable, cette affaire est une double catastrophe économique et écologique, nous aurons bien fait de nous en tenir à l'écart.
a écrit le 26/10/2012 à 9:32 :
Enfin un article intelligent sur le gaz de schiste hors des navrants discours de propagande dont on nous abreuve depuis un certain temps. Cela m'a permis d'ailleurs de me faire une idée sur le niveau d'irresponsabilité et de corruption régnant dans ce pays.
Réponse de le 05/11/2012 à 23:53 :
Ou tout simplement incompétence.
a écrit le 25/10/2012 à 15:41 :
quand tous les pays en produiront puisque pratiquement tous en ont .elle sera ou la competivite ?? .RETOUR A LA CASE DEPART!!! le desastre ecologique en prime.
a écrit le 24/10/2012 à 22:23 :
merci pour cet argument financier. Par contre pourquoi utiliser le conditionnel sur l'argument environnemental ?Ce que vous dites est la definition meme de la fracture. Il n'y pas a hesiter ni sur le comment ni sur les consequences !
Ce qui est sur,c'est qu'un entrepreneur petrolier aujourd'hui renoncera plus facilement si on lui annonce qu'il risque de perdre de l'argent plutot que s'il risque de polluer.
Alors merci encore
Réponse de le 25/10/2012 à 14:15 :
héhé! regardez ce qu'il se passe en Pologne héhé!
a écrit le 24/10/2012 à 21:10 :
tiens !! ils nous referaient pas le coup de la bulle ??
Réponse de le 25/10/2012 à 17:42 :
Comme les subprimes ? Espérons que les banques européenne n'ont pas encore une fois acheté d'actif toxique, alors...
a écrit le 24/10/2012 à 20:57 :
Il aura au moins fait un truc bien pendant son mandat... Écologiquement l extraction de ces gaz doit rester interdite, même quand il serait rentable. Polluer les nappes phréatiques c'est s'auto-detruire
a écrit le 24/10/2012 à 20:52 :
22 MDS de déficit pour quelques années d exploitation

N ont ils pas recruter d anciens ministres du budget français?
a écrit le 24/10/2012 à 18:28 :
Tout, pour retarder le moment où il faudra réfléchir sur la disparition des énergies fossiles, la recherche et la mise en place des nouvelles énergies, l'économie des ressources énergétiques non renouvelables, la sortie du mirage de la croissance infinie dans un monde fini. Si l'on peut dire, "refilons le bébé à nos enfants", nos petits enfants, ou peu plus loin, et après nous, le déluge...
a écrit le 24/10/2012 à 17:55 :
Juste pour information:

http://youtu.be/dZe1AeH0Qz8
a écrit le 24/10/2012 à 16:54 :
Les nappes de gaz de schiste sont à plus de 1km de profondeur. La nappe phréatique est à moins de 100 m. L'extraction se fait par des canalisations étanches, comme pour le pétrole et le gaz naturel. Cette crainte de la pollution des nappes phréatiques par l'extraction du gaz de schiste relève du fantasme.
a écrit le 24/10/2012 à 16:40 :
Il ne faut pas oublier qu'aux états-unis, pour forcer les élus à autoriser l'exploitation et faire miroiter les taxes, les réserves sont été augmentées artificiellement de 2 à 3.
Je me pose tout de même une question, à propos de la composition du produit injecté dans le sous-sol, il n'est pas gratuit, le prix de ses éléments a dû augmenter.
a écrit le 24/10/2012 à 12:02 :
Souvent richesse du sol fait malheur du peuple ...
a écrit le 24/10/2012 à 11:42 :
1) tôt ou tard, le recours au gaz de schiste est inévitable.
2) sur le plan économique, il y a une différence entre importation de matières premières ou d'énergie et l'exploitation de ressources nationales.
3) l'exemple historique de l'exploitation pétrolière me semble très significatif.
a écrit le 24/10/2012 à 11:41 :
C est domage qu on exploite pas le gaz de shiste en France , j aurais bien voulu avoir mon arrivee de gaz au robinet d eau froide comme en amerique ....
Réponse de le 24/10/2012 à 12:05 :
changer de plombier:<<les POLONAIS font du bon travail >>.
a écrit le 24/10/2012 à 11:23 :
question . quand le pétrole est sortie de terre pour la première foie avait t il autant de personnes d'une intelligence très supérieur pour s'opposer à son exploitation.
a écrit le 24/10/2012 à 10:49 :
@claude34: Les expressions "pollution des nappes phréatiques", "catastrophe environnementale" et "principe de précaution" ont elles un sens pour vous?
Réponse de le 24/10/2012 à 11:24 :
Principe de précaution n'a jamais signifié obscurantisme. Le refus de toute discussion posée avec toutes les parties prenantes, en opposant des expressions toutes faites sans même les appuyer d'illustrations argumentées, cela tient de l'argument d'autorité.
a écrit le 24/10/2012 à 10:46 :
c'est pour quand que De Marjorie-Total et ses copains pétroliers s'intéressent à la géothermie, absente des projets et des débats sur les énergies renouvelables et pourtant elle est bien présente dans notre sous-sol et renouvelable (l'Islande s'en sert, l'Italie aussi, la France...?... la France est vouée, à cause de la désertification de ses industries qui se délocalisent au nom de la MONDIALISATION imposée, à devenir un " paradis touristique " (bronze-culs)... rien qu'à voir les millions de vacanciers qui déferlent du Nord sur nos côtes méridionales, occidentales et qui visitent notre beau pays, trés convoité (pays de passage, migrations et immigrations multiples)... il ne faut surtout pas que quelques pétroliers et affairistes cupides viennent nous détruire cet Eldorado, notamment dans cette belle région de l' Ardèche ainsi que dans tout le sud de la France... c'est bien que certaines entreprises US prennent le bouillon, ça remet à niveau les idées reçues et calme les ardeurs des défenseurs assidus des gaz de schistes... vaut-il mieux payer notre gaz importé plus cher ou détruire nos nappes phréatiques qui souffrent déjà du déficit d'eau dû au changement climatique réel...?
Réponse de le 24/10/2012 à 13:31 :
L'Allemagne utilise de la géothermie en faisant des forages énorme, ça marche et même très bien. Le problème c'est l'instabilité sismique qui est provoquée par ce genre de forage qui provoque un refroidissement du sol contre naturel...
a écrit le 24/10/2012 à 10:00 :
Encore un article complètement débile, qui prône la délocalisation (de la production énergétique ici) à outrance des fois que ça serait peut-être moins cher, ignore l'effet du gaz pas cher pour les industries et les ménages. Que les pétroliers qui font l'exploitation du gaz ne se fassent peut-être pas des montagnes de fric avec ça, on s'en fiche un peu (beaucoup).

Complètement pathétique ...
a écrit le 24/10/2012 à 9:01 :
article super interessant ; la conclusion a en tirer est de ne rien s'interdire ( surtout pour des raisons purement politiciennes ) avant d'avoir murement soupese les avantages et les inconvenients de l'exploitation du gaz de schiste . En Europe il sera interessant de suivre les premiers resultats economiques et environnementaux de cette energie en Pologne
Réponse de le 24/10/2012 à 15:57 :
avant d aller regarder en pologne , regarde donc aux us ce qui s y passe ! un desastre ecologique !et pour ce qui est du prix du gaz pour le pequin de base aucun changement.....
Réponse de le 24/10/2012 à 18:59 :
aucun changement pour le péquin de base ? la baisse du prix du gaz aux USA est la seule chose qui a empêché la crise d'être pire là-bas et relance l'emploi industriel !
a écrit le 24/10/2012 à 7:45 :
la fracturation hydraulique reste possible dans les forages d'exploration, actuellement la compagnie mouvoil veut lancer ses recherches sur le permis "bassin d'alés" les annonces des presidents (actuel ou passé) ne sont que tentative pour éteindre le feu du refus quasi unanime des population . voir les sites "collectif 07 stop au gaz de schiste" "bastagaz" et bien d'autres
a écrit le 24/10/2012 à 1:24 :
C'est tellement peu rentable que la moyenne de dépense liées au chauffage sur tous les états pour les usagers régulier à baissé énormément et fait que les états-unis est indépendant au point de n'importer aucune ressources énergétique....

Je suis contre le gaz de schiste malgrés un intérêt certain vis à vis de mon boulot. Je suis heureux à titre personnel que cela soit endigué. Néanmoins cet article fait abstraction de beaucoup de facteur et manque d'objectivité.

Le jour ou la France ne devra plus importer ses ressources vitales n'est pas pour demain... La fermeture de centrales, c'est aussi hollande...

Bref...
a écrit le 23/10/2012 à 19:49 :
.. au contraire, merci pour cet article (une tribune, en fait...) pour une économiquement objectif et basé sur un retour d'expérience réel, ce qui nous change de tous les ragots spéculatifs et cupides habituels
a écrit le 23/10/2012 à 19:34 :
Article à faire copier cent fois aux industriels et économistes qui nous expliquaient et expliquent encore que le gaz de schsite était le nouvel eldorado !
Réponse de le 23/10/2012 à 23:56 :
Rassurez-vous les industriels en ont conscience, puisque de fait les industriels américains sont ravis du prix du gaz tombé si bas. Et ces mêmes industriels américains sont également ravis que de l'autre côté de l'Atlantique, leurs concurrents ne puissent pas bénéficier de prix de gas si faibles!
Quant aux industriels candidats à l'exploitation, je doute qu'aucun d'eux ne se serait porté candidat à l'exploitation des gas de schiste en Europe si celle-ci n'était pas compétitive.
Réponse de le 24/10/2012 à 15:13 :
@ Greg

Qu'est ce que vous ne comprenez pas dans les expressions "catastrophe financière" et "nous perdons tous nos chemises aujourd'hui" ?
Réponse de le 24/10/2012 à 23:42 :
Je comprends que le même Rex Tillerson à la tête d'un certain Exxon était en pointe lorsqu'il a été question d'étudier le potentiel des gas de schiste en Pologne. Il ne devait pas avoir définitivement arrêté son jugement quant aux prétendues "catastrophes financières". Et puis que je sache, ce n'est pas parce qu'il est écrit quelque-chose qu'il est interdit d'avoir un esprit critique...
a écrit le 23/10/2012 à 18:30 :
Et voilà comment en sortant un article de son contexte,lié aux variations du prix du gaz aux usa, on essaie de convaincre le petit peuple ....
volontaire ou pas ? Cela rappelle le dernier test anti OGM.
Cela démontre surtout que l'honnêté intellectuelle se perd des que l'on aborde des sujets liés à des décisions politiques.
dommage pour notre pays !
a écrit le 23/10/2012 à 18:05 :
Ne vous arrêtez pas au prix du gaz aux US, voyez ses conséquences.
Les US produisaient de l'éthylène à 900$ la tonne avant la décision d'autoriser le forage des gaz de schiste. Aujourd'hui ils sont devenus le producteur le moins cher avec un prix de 350$ / T, prix le plus faible du marché mondial. Ce prix de l'énergie en forte baisse impacte toute l'économie américaine, la compétitivité va fortement augmenter.
a écrit le 23/10/2012 à 16:30 :
Entre trop en faire et ne rien faire du tout, il y a un monde. La catastrophe financière aux états unis vient du fait que les prix du gaz ont terriblement chuté, ce qui tout de même bénéficie aux usagers et entreprises énergivores. Les américains semblent méconnaître la régulation. En France, en revanche, ne rien faire équivaut à payer son gaz de plus en plus cher et par conséquent, de tuer la compétitivité tant recherchée des entreprises. Alors, oui...merci Mr. Hollande de sacrifier l'économie de la France et d'envoyer un maximum de personnes actives au chômage.
Réponse de le 24/10/2012 à 15:16 :
Ou sinon on peut peut-être arrêter d'être énergivore non ?
Réponse de le 24/10/2012 à 17:03 :
il n y a qu'a
a écrit le 23/10/2012 à 15:53 :
Tout est une question de prix a 2 USD le Mbtu c'est certain qu'ils y perdent leur chemise vu que le marché US est saturé. Mais avec la diminution des mise en chantier dû a se tarif bas les prix vont remonter. Déjà il me semble que l'on va vers 4 USD le Mbtu, comme tout nouveau marché il y a des ratés mais il va finir par se réguler et trouver son équilibre. D'autant plus si les USA se mettent a exporter leurs excédents.
a écrit le 23/10/2012 à 15:24 :
Merci !
a écrit le 23/10/2012 à 14:47 :
En France, 50% du gaz naturel est utilisé avec le chauffage (donc le chauffage de l'eau sanitaire) résidentiel et tertiaire soit 20 millions de TEP sur environ 40 millions de TEP de gaz naturel consommées par an.

La France peut se passer du gaz naturel (et aussi du fioul domestique) pour chauffer les bâtiments avec l?isolation et les chaudières biomasses. Les bâtiments de basse consommation (BBC) auraient du être généralisés après 1973.
Réponse de le 15/01/2013 à 17:19 :
exactement !
On peut très bien décarboner le chauffage sans surcoût massif (avec des systèmes de financement performant et bon marché, notamment) et installer de la géothermie et biomasse. Il faudra ensuite s'attaquer aux transports et à l'agriculture pour définitivement se passer des énergies fossiles comme source d'énergie première.
Cela rendra notre économie plus compétitive à long terme et nous fera économiser quelques milliards d'importation d'hydrocarbures.
a écrit le 23/10/2012 à 13:53 :
Si les prix sont tombés en dessous du prix de production, c'est simplement parce que Obama a interdit d'exporter du gaz. Son but ? la relocalisation des industries lourdes aux USA, ce qui est en train de se passer. Seulement, les sur-investissements dans le gaz de schiste, pour des prix bas car trop de production, finissent par peser sur les producteurs ... D'après les auteurs de cet article, les USA seraient à plaindre car ils ont une énergie excessivement bon marché ???? je renvoie à ces auteurs tous les français qui ont vu leur factures de gaz et d'électricité fortement augmenter pour qu'ils leur disent qu'ils ont de la "chance"....
Réponse de le 23/10/2012 à 14:39 :
"la relocalisation des industries lourdes aux USA, ce qui est en train de se passer." Pardon...?? C'est du second degré, je suppose.
Réponse de le 23/10/2012 à 14:57 :
@Yvan : renseignez vous, l'énergie bon marché a commencé à enclencher un vaste mouvement de relocalisation de toutes les industries utilisant beaucoup d'énergie, on estime à déjà 500 000 emplois créés en 2012 lié à ce mouvement. Je crois d'ailleurs me rappeler que la tribune a publié tout un article sur ce sujet. sinon : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202204518305-les-etats-unis-sont-entres-dans-une-phase-de-reindustrialisation-350696.php
Réponse de le 23/10/2012 à 16:18 :
100% d'accord avec toi "john galt",
Réponse de le 24/10/2012 à 21:09 :
john galt dans son rôle de caisse de résonance de la désinformation US :-)) ou comment essayer de faire croire au reste du monde que tout va bien et que leur système est le meilleur.
a écrit le 23/10/2012 à 13:52 :
Je ne vois pas en quoi les arguments avancés aboutissent à la conclusion que l'exploitation des gaz de schiste est négative d'un point de vue économique.
En termes d'emploi, à supposer que nous nous lancions dans cette exploitation, dans le pire des cas le solde sera nul. On ne détruira pas d'emplois qui à l'heure actuelle n'existent pas ou peu en France.
En termes de risques financiers, c'est aux entreprises privées de l'assumer.
En termes de risques de pertes pour les collectivités, de la même façon dans le pire des cas le solde sera nul, ils ne vont pas perdre de l'argent qu'actuellement ils ne récoltent pas.
Enfin, en termes macroéconomiques, le solde commercial ne pourra que s'améliorer. Si l'exploitation n'est pas compétitive avec le gaz russe, alors on continuera d'acheter celui-ci et donc aucun impact par rapport à la situation actuelle, sinon au mieux elle est compétitive et dans ce cas le solde commercial est positivement impacté.
Quant aux arguments autour des avantages propres aux US (camions, personnes formées, etc.), ils s'appliquent seulement à la création d'entreprises ad hoc. Si effectivement l'environnement économique français est moins propice à la naissance d'un Chesapeake, nous disposons d'un vivier de compétences tout à fait capable d'assurer l'exploitation des sous-sols français. Et si même nous ne l'avions pas, cela s'appelerait une opportunité, ce qui me semble bienvenu en ces temps économiques moroses.
Espérons que le débat aura bien lieu, et qu'effectivement tous les aspects seront considérés.
Réponse de le 23/10/2012 à 16:15 :
très bon argumentaire. Rien à ajouter !
Réponse de le 24/10/2012 à 13:33 :
Merci, je suis totalement d'accord!
Réponse de le 24/10/2012 à 14:22 :
Dommage que ce pragmatisme soit hors d'atteinte pour la plupart des français....
Réponse de le 24/10/2012 à 15:23 :
Et les conséquences environnementales, rien à dire vraiment, non ?
Réponse de le 24/10/2012 à 20:22 :
Nous commentions l'article ci-dessus qui remercie Hollande d'avoir évité à la France une catastrophe financière....
Réponse de le 25/10/2012 à 13:50 :
" En termes de risques financiers, c'est aux entreprises privées de l'assumer." Oui, mais en France les risques financiers privés sont assumés par le public quand il y a défaut, pardon,.
a écrit le 23/10/2012 à 13:49 :
Et moi qui croyais que l?extraction de l'huile et du gaz de schiste avait provoqué un véritable "boum" économique au USA, c'est a plus rien y comprendre... Il y a des informations TOTALEMENT contradictoire qui circule sur le net !

Réponse de le 23/10/2012 à 14:38 :
Clair Jarod. Mais pas que sur le net. Dans les médias officiels aussi. Par contre, je vous conseille de bétonner vos infos avec le sujet gaz de schiste de Wikipédia...
Réponse de le 23/10/2012 à 14:59 :
@ Jarod : le boom économique est en train de se produire aux USA : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202204518305-les-etats-unis-sont-entres-dans-une-phase-de-reindustrialisation-350696.php
a écrit le 23/10/2012 à 13:42 :
Heureusement que M. Hollande n'était pas là avant, nous en serions au règne des cavernes : pas d'électricté, pas de charbon, pas d'autoroute, pas de nucléaire, ...
C'est beau le respect de l'environnement!
Qu'il faille protéger la nature, aider (plutôt) à la protéger, oui! Mettre le respect de la nature avant tout, bon courage pour l'avenir... Marcher à pied, si vous savez ce que c'est, et ne regardez pas la télé, c'est nocif pour l'environnement!
Réponse de le 15/01/2013 à 17:20 :
n'importe quoi...avez vous seulement lu l'article ?
a écrit le 23/10/2012 à 12:59 :
"'est la seule technologie pouvant extraire actuellement les vastes quantités de gaz estimées en réserves" --- Ceci est incorrect, vosu devriez savoir qu'il existe deux autres methodes non hydrauliques et pour des couts de 40% de ceux de la fracturation hydraulique. Je peux aussi confirmer que les russes s'inquiétent de l'évolution du gaz de schiste surtout depuis que la Pologne a décidé d'investir 12.5 miliards euro dedans, et que les nouvelles methodes propres sont bien moins couteuses. Votre article ne reflète une situation de septembre 2011 pas de octobre 2012. Certainement une publication tardive ?
Réponse de le 23/10/2012 à 15:39 :
Bonjour,

Quelles nouvelles méthodes svp
a écrit le 23/10/2012 à 11:49 :
La majuscule aux noms propres, c'est une option ??

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