La Tribune

Entreprendre: c'est rêver, lever des fonds, créer des emplois... Et prendre un coup de massue fiscal?

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par Patrick Amiel, cofondateur de Wengo  |   -  1419  mots
Dans cette tribune, Patrick Amiel, cofondateur de Wengo, explique la réalité de l'entrepreneuriat en témoignant de son expérience personnelle, pour souligner les questions que soulève l'article 6 du projet de loi de finances 2013, déjà évoquées par le mouvement des Pigeons. Il avance des solutions pour créer un "écosystème" favorable à la création d'entreprises en France.

Tout commence le 9 novembre 2006 avec une discussion dans un café entre deux rêveurs qui se laissent à imaginer un truc qui n'existe pas encore, quelque chose qui permettrait aux Français de joindre des experts par internet via un simple clic. Une idée qui vaut ce qu'elle vaut... c'est-à-dire, rien du tout à l'époque. Une idée qui aurait pu rester à l'état du rêve, des mots et puis c'est tout.

Mais, cette idée m'empêche de dormir, me paraît une évidence, me paraît suffisamment excitante pour convoquer une «réunion exceptionnelle» avec mon épouse le soir même. Entre deux biberons, deux enfants à nourrir, mon épouse me dit «écoute, si tu le sens, vas-y, je suis avec toi on s'organisera». Dans les jours qui suivent, je démissionne de l'agence de pub qui me paye 'tranquillement' tous les mois, je laisse tomber mon beau salaire, ma voiture, mes équipes, mon statut pour me lancer... dans cette idée qui ne vaut rien.

Le temps d'écrire les conditions de notre pack d'actionnaires, j'écris alors le 26 novembre 2006 sur mon blog : «je me lance dans une nouvelle aventure avec beaucoup de compétences, d'ambitions, d'inconnus, de niaque!» Voilà, mon présent et mon avenir reposent désormais sur mes associés, cette idée qui ne vaut rien et notre kniack. Je prends alors cette décision de quitter ce statut de salarié pour devenir «entrepreneur».

Je découvre alors ce monde, cette terre promise des entrepreneurs, sans chef et sans contrainte... Qui sait, peut-être qu'un jour notre idée vaudra plus que rien? Alors, l'aventure commence, je ne dors plus, j'ai parfois peur de voir les jours qui passent, les projets qui capotent, l'activité aussi plate que l'encéphalogramme d'une momie, et les salariés qui nous regardent... le compteur tourne.

Pour donner une chance à cette idée, qui ne vaut toujours rien, et pour nous permettre de rémunérer nos premiers collaborateurs, nous nous tournons vers des investisseurs (institutionnels et fonds). Ces derniers nous disent combien notre idée ne vaut rien. Ah! Les jours passent, toujours pas de chiffre d'affaires. Sur les 25 investisseurs à qui nous vantons les beautés de notre bébé, 20 nous disent «non» au premier rendez-vous, 1 «oui» très vite et 4 autres n'ont toujours pas répondu.

Ce «oui» a changé notre vie, mais pas notre stress et nos inquiétudes. Ce «oui» nous a aussi largement dilué, nous nous retrouvons alors comme des petits actionnaires de notre boîte. Nous avons désormais un peu de carburant pour donner un sens économique à cette fameuse idée. 10 mois passent et toujours pas de revenus. Nous y croyons. Nous y croyons. Si, si. Personne n'y croit, sauf nous. 24h sur 24, nous cherchons des solutions avec mes 4 associés. On ne lâche rien. On essaye de faire vivre notre idée en la poussant par la fenêtre, par la porte et par la cheminée.

Cette ténacité, je la dois à mes associés (Alain, Jérôme, David et Olivier, eux aussi pères de famille et un peu fous), à nos convictions, notre vision, notre folie, notre détermination, notre volonté d'y arriver, notre rêve de faire vivre cette idée. Cette idée commence enfin à payer un peu avec quelques premiers euros de chiffres d'affaires, puis quelques mois après, nous avons enfin assez de revenus pour payer notre loyer. 18 mois de folie pour atteindre ce sommet qui devenait de plus en plus incertain, certains de nos collaborateurs ont quitté l'aventure avant. Ce cap était une véritable victoire pour nous. Enfin, un cap tangible, un espoir d'y arriver, une toute petite première marche vers un futur équilibre budgétaire!

Nous commençons à entrevoir la Lumière. Soulagement? Non, pas du tout ! Au contraire, il faut donc accélérer, nous ne sommes pas là pour construire une entreprise qui vit sur de l'argent virtuel via plusieurs levées de fonds, nous devons atteindre ce fameux «break-even». Nous convergeons vers ce point d'équilibre, et pour y arriver nous décidons de faire l'acquisition de 4 entreprises sur 2 ans qui nous permettent d'accélérer notre croissance et conforter notre position en Europe. Bis: nous nous retrouvons alors dilués comme de tout petits actionnaires de notre boîte.

Après plusieurs années, nous nous adossons à un industriel et cédons notre entreprise pour mieux la développer et en restons actionnaires. Nous allons même plus loin en rachetant des parts de l'entreprise à cette occasion, en y investissant 90% de mes économies.

Aujourd'hui, Wengo emploie 92 personnes en CDI, 500 experts gagnent chaque mois leur vie via Wengo, une centaine de personnes travaillent indirectement pour Wengo chez nos prestataires. Cette idée -qui ne valait rien- fait vivre chaque mois plus de 600 personnes en France. Et ce n'est pas fini. Il fallaît y croire, contre tous les vents défavorables.

Je vous ai raconté cette histoire pour vous faire vivre ce que pouvait être le quotidien d'un créateur d'entreprise, hier en France. Je souhaite expliquer à ceux qui pensent nos lois qu'elles doivent se nourrir de la réalité du terrain, du vécu et qu'elles ont un impact, potentiellement immense sur notre pays et sa capacité à créer des activités d'avenir sources d'emplois. Tout ça pour en arriver à trois points fondamentaux pour moi :

Un entrepreneur entreprend par passion, par envie, par folie. L'hypothèse d'un gain à la sortie est une partie du rêve, mais pas le rêve.


L'entrepreneur a besoin d'un écosystème précieux qu'il ne faut pas fragiliser. Cette folie et audace créative doivent être stimulées par leur environnement, c'est déjà si difficile de se lancer ! Créer un écosystème encore plus anxiogène pour l'entrepreneur est contre-productif. SVP venez discuter avec des entrepreneurs d'industries diverses... nous avons besoin d'un cadre stimulant, mais aussi parfois de «carburant», pas forcément uniquement via du financement public, l'argent des investisseurs et des business angels tout comme leurs expériences sont si précieuses.

Ce projet de Loi de finance s'attaque à un mythe !


Au regard du projet de Loi de Finances 2013 (Article 6), mes associés et moi ne sommes pas considérés comme des entrepreneurs. Pourtant, j'ai l'impression que les 2198 derniers jours et nuits passés à faire naître, puis survivre, vivre et grandir cette petite idée ont le parfum de l'entrepreneuriat. D'un point de vue fiscal, nous n'avons pas détenu plus de 10% du capital pendant 2 ans au cours des dernières années. Ah... mon taux d'imposition sur les plus-value passe alors de 34% à 62,5% en cas de cession de mes parts. Pourquoi un tel coup de massue? Les entrepreneurs ne sont plus désirés et désirables en France?
Que suis-je alors si je ne suis pas un entrepreneur? Je suis donc un salarié... si je ramène alors mon gain total (rémunération + gains hypothétiques sur plus-value à terme avec cette nouvelle Loi de finances), alors oui ça fait cher payé la prise de risques pour ma famille et moi. Salarié et entrepreneur ne peuvent pas avoir la même fiscalité. Ce projet de Loi de Finances s'attaque à un mythe, celui de l'entrepreneur américain milliardaire en 2 jours! Mes amis les pigeons français ne correspondent pas à cet ennemi.

Entrepreneur, made in France !

Je rêve que la France reste une terre d'accueil pour les entrepreneurs français, et le devienne aussi pour les Européens ou étrangers plus lointains. Les Universités et écoles françaises sont en train de relever ce challenge, pourquoi pas «la création d'entreprises made in France». Les Etats-Unis, l'Allemagne, Israël, l'Angleterre ont su créer un écosystème entre Entreprises, Universités et Investisseurs stimulant pour la création d'entreprises. La France s'inscrit dans ce contexte international où les jeunes porteurs d'idées -qui ne valent rien au départ- vont chercher le nid le plus favorable à leur développement. La fiscalité est un des facteurs clés de succès, ce n'est pas le seul, mais le nier reviendrait à se voiler la face. La France doit et peut encore être un tremplin pour les entrepreneurs des entreprises de croissance, quelle que soit leur nationalité d'origine. Venez créer des emplois en France car nous avons ici d'excellents talents, ingénieurs, marketeux, mais aussi une chaine de financement qui fonctionne jusqu'à présent.

 

par Patrick Amiel, cofondateur de Wengo
Twitter : @patamiel

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Commentaires

Florent  a écrit le 24/03/2013 à 23:29 :

christophe,

vs avez raison et qu'elle triste réalité.
moi même j'envisage de partir outre manche...

un palois  a écrit le 28/02/2013 à 9:11 :

Entreprendre en France : un danger...

Avoir une idée innovante en France, sans trop avoir de moyens financiers, est quasi-impossible en France...

Personnellement galères sur galères me sont arrivés depuis la création de ma Sté :

Des erreurs comptable de plus de 120000 ? sur un exercice par un expert comptable verreux, les différents pans de mon projet spoliés, le prétendu C.I.R. (Crédit d'Impot Recherche) refusé... Ne faites pas confiance à des réseaux de type "Réseau Entreprendre"..... les ennuis ne font que commencer...

je ne développe pas ici le détail de ces dires, car procédures judiciaires en cours...

Mais non Entrepreneurs Français, avec projet innovants... fuyez : L'Angleterre vous ouvre les bras...
Les financement sont plus sérieux, il n'y a pas le RSI pour vous pomper les comptes perso... et j'en passe sur les avantages...

Christophe  a écrit le 11/11/2012 à 23:47 :

J'ai cherché dans mes vieux bouquins d'économie une définition du PIB, indicateur officiel de la croissance.

Pour résumer le PIB c'est la somme de la consommation, des investissements et de la variation des stocks. On y ajoute la balance commerciale structurellement négative dans notre beau pays. Pour autant que je me souvienne, je n'ai jamais entendu un politique, de gauche comme de droite, dire qu'il allait agir sur la croissance, et donc sur le PIB, autrement qu'en agissant sur la consommation.

Le discours se focalise en général sur la répartition entre consommation des ménages et dépenses publiques.

Et quand on y réfléchit 30 secondes, en relançant l'économie en agissant sur la consommation dans un pays à la balance commerciale déficitaire, on s'endette pour financer le PIB de ses voisins. Si à contrario on agissait sur l'investissement et donc sur l'innovation qui l'accompagne en général, alors les effets ne seraient peut-être pas immédiats mais on agirait pour le développement de la France et non pour faire un beau score à l'occasion de la prochaine échéance électorale.

En taxant autant les plus value et donc l'investissement productif, notre gouvernement fixe résolument le cap sur la croissance par la consommation et donc il mise sur l'endettement de la France pour soutenir la croissance de nos petits amis chinois et allemands.

Nous atteignons maintenant le summum de l'expression de cette politique économique initiée depuis quelques décennies : tous les leviers favorisant l'innovation ont été anéantis : écosystème, cadre fiscal, financement de la recherche, stabilité des règles du jeu,

Pour ce qui reste d'investissement, notre gouvernement est convaincu que le seul outil permettant de favoriser l'innovation est le crédit d'impôt. Mais comment faire jouer le crédit d'impôt si on n'a plus les outils pour créer la boite qui financera la R&D éligible.

J'ai entendu François Hollande annoncer à OSEO Excellence que le crédit impôt recherche sera financé en amont. J'attends de voir car ça me semble irréalisable.

J'ai le sentiment que si on inscrivait noir sur blanc comme préliminaire à la loi de finance que le pire support juridique pour mener à bien une activité économique est la SAS, SARL ou SA, cela reviendrait au même.

Et effectivement, dans bien des cas il serait beaucoup plus judicieux de créer une association, une coopérative ou une fondation. Et même, le nouveau modèle idéal consisterait peut-être à faire héberger toute nouvelle activité dans un monument historique financé par une fondation et dirigé par une association agissant dans le cadre d?un PPP.

Le résultat c'est qu'en tant que créateur d'une jeune start up, je sais que je n'aurais plus de financement autre que les économies qu'il me reste encore et qu'il va vite falloir que j'adapte ma stratégie et mon modèle économique.

J'ai commencé à travailler sur un rapprochement avec un grand groupe et si tout va bien, j'aurai perdu mon indépendance d'ici le mois de juin et j'aurais un poste de salarié pour la première fois depuis 2002.

C'est ça où la mort de ma boite qui est en avance de phase sur un marché innovant et pas encore mature, la e-santé. Et je fais tout cela en me sentant trahi et puni par un gouvernement qui n'a rien compris et qui condamne notre pays pour des raisons idéologiques, dont la haine du profit et la méconnaissance de grands mécanismes de la macroéconomie sont les principales expressions.


Je suis allé voir sur le site du PS pour comprendre un peu ce qu'ils ont en tête et je suis tombé sur leur « laboratoire d'idées ».

Si vous avez le temps activez le lien :
http://fr.scribd.com/doc/61679179/Lab-Un-nouveau-pacte-social-pour-l-entreprise

Vous verrez que l?entreprise y est appréhendé sous l'angle de la lutte des classes et qu'on oppose la salarié avec le groupement des « capitalistes, banquiers, patrons de grands groupes, ... » sans même tenter de faire le distinguo entre PME innovante, commerce de quartier et multinationale.

Mais le pire est probablement dans la constitution du groupe de réflexion : aucun chef d'entreprise, aucun entrepreneur. Le débat a dû être ardu. Bref nous ne sommes pas sortis de l'auberge, et moi, je fais comme beaucoup, je constate avec amertume que j'ai mis 90% de mes économies dans un projet, que je n?ai rien gagné depuis 3 ans, et que tout ça c'est perdu. Ca n'a servi à rien.

J'ai le sentiment d'être un joueur de Monopoly qui au beau milieu de la partie, s'entendrait dire en tombant sur la case chance, qu'il doit payer 100 000 ? car cette case est maintenant la rue de la Paix et qu'il y'a 3 immeubles dessus.

Je vois les fonds d?investissement qui se délocalisent, je vois les avocats qui s'inscrivent au barreau de Londres, de Luxembourg ou de Genève, je vois les écoles trilingues qui pour la première fois n'ont pas fait le plein d'élèves car les parents sont parti travailler ailleurs, ... et même si l'impact CT de tous ces départs sera insignifiant sur notre sacro saint PIB, je sais que tout cela traduit une désaffection probablement irréversible de ceux qui sont le moteur économique de notre pays pour notre économie.

Quel gâchis !

Sincèrement je suis comme beaucoup, ce n'est pas le profit qui m'intéresse en premier lieu. Depuis 15 ans je participe à la création de start up. La moitié des projets échoue et c'est le succès des autres qui me permet de repartir. Tout mon modèle est basé sur la plus value réalisée au moment de la vente de ma boite. Et je n'ai jamais passé plus de 2 ans sur le même projet, donc 65% quoiqu'il arrive.

Je signale aussi que si j'avais été salarié j'aurais certainement gagné plus. On va donc maintenant nous empêcher en France d'entreprendre. Moi je ne savais faire que ça.

Je reçois donc le message suivant « si tu refuses de te salarier, casse-toi pauvre con ». Je suis prêt à me battre pour sauver les meubles mais je sais que ma boite est condamnée et qu'il va falloir, à 40 ans passés, que j'apprenne un autre métier.


Vive la République et vive la France

Christophe  a écrit le 11/11/2012 à 16:45 :

J'ai cherché dans mes vieux bouquins d'économie une définition du PIB, indicateur officiel de la croissance.
Pour résumer le PIB c?est la somme de la consommation, des investissements et de la variation des stocks. On y ajoute la balance commerciale structurellement négative dans notre beau pays.
Pour autant que je me souvienne, je n?ai jamais entendu un politique, de gauche comme de droite, dire qu?il allait agir sur la croissance, et donc sur le PIB, autrement qu?en agissant sur la consommation. Le discours se focalise en général sur la répartition entre consommation des ménages et dépenses publique.
Et quand on y réfléchit 30 secondes, en relançant l?économie en agissant sur la consommation dans un pays à la balance commerciale déficitaire, on s?endette pour financer le PIB de ses voisins.
Si à contrario on agissait sur l?investissement et donc sur l?innovation qui l?accompagne en général, alors les effets ne seraient peut-être pas immédiats mais on agirait pour le développement de la France et non pour faire un beau score à l?occasion de la prochaine échéance électorale.

En taxant autant les plus value et donc l?investissement productif, notre gouvernement fixe résolument le cap sur la croissance par la consommation et donc il mise sur l?endettement de la France pour soutenir la croissance de nos petits amis chinois et allemands.

Nous atteignons maintenant le summum de l?expression de cette politique économique initiée depuis quelques décennies : tous les leviers favorisant l?innovation ont été anéantis : écosystème, cadre fiscal, financement de la recherche, stabilité des règles du jeu, ?
Pour ce qui reste de l?investissement, notre gouvernement est convaincu que le seul outil permettant de favoriser l?innovation est le crédit d?impôt. Mais comment faire jouer le crédit d?impôt si on n?a plus les outils pour créer la boite qui financera la R&D éligible.
J?ai entendu François Hollande annoncer à OSEO Excellence que le crédit impôt recherche sera financé en amont. J?attends de voir car ça me semble irréalisable.

J?ai le sentiment que si on inscrivait noir sur blanc comme préliminaire à la loi de finance que le pire support juridique pour mener à bien une activité économique est la SAS, SARL ou SA, cela reviendrait au même.
Et effectivement, dans bien des cas il serait beaucoup plus judicieux de créer une association, une coopérative ou une fondation. Et même, le nouveau modèle idéal consisterait peut-être à faire héberger toute nouvelle activité dans un monument historique financé par une fondation et dirigé par une association agissant dans le cadre d?un PPP.

Le résultat c?est qu?en tant que créateur d?une jeune start up, je sais que je n?aurais plus de financement autre que les économies qu?il me reste encore et qu?il va vite falloir que j?adapte ma stratégie et mon modèle économique.
J?ai commencé à travailler sur un rapprochement avec un grand groupe et si tout va bien, j?aurai perdu mon indépendance d?ici le mois de juin et j?aurais un poste de salarié pour la première fois depuis 2002. C?est ça où la mort de ma boite qui est en avance de phase sur un marché innovant et pas encore mature, la e-santé.

Et je fais tout cela en me sentant trahi et puni par un gouvernement qui n?a rien compris et qui condamne notre pays pour des raisons idéologiques, dont la haine du profit et la méconnaissance de grands mécanismes de la macroéconomie sont les principales expressions.
Je suis allé voir sur le site du PS pour comprendre un peu ce qu?ils ont en tête et je suis tombé sur leur « laboratoire d?idées ». Si vous avez le temps activez le lien : http://fr.scribd.com/doc/61679179/Lab-Un-nouveau-pacte-social-pour-l-entreprise
Vous verrez que l?entreprise y est appréhendé sous l?angle de la lutte des classes et qu?on oppose la salarié avec le groupement des « capitalistes, banquiers, patrons de grands groupes, ? » sans même tenter de faire le distinguo entre PME innovante, commerce de quartier et multinationale.
Mais le pire est probablement dans la constitution du groupe de réflexion : aucun chef d?entreprise, aucun entrepreneur. Le débat a dû être ardu.

Bref nous ne sommes pas sortis de l?auberge, et moi, je fais comme beaucoup, je constate avec amertume que j?ai mis 90% de mes économies dans un projet, que je n?ai rien gagné depuis 3 ans, et que tout ça c?est perdu. Ca n?a servi à rien. J?ai le sentiment d?être un joueur de Monopoly qui au beau milieu de la partie, s?entendrait dire en tombant sur la case chance, qu?il doit payer 100 000 ? car cette case est maintenant la rue de la Paix et qu?il y?a 3 immeubles dessus?

Je vois les fonds d?investissement qui se délocalisent, je vois les avocats qui s?inscrivent au barreau de Londres, de Luxembourg ou de Genève, je vois les écoles trilingues qui pour la première fois n?ont pas fait le plein d?élève car les parents sont parti travailler ailleurs, ? et même si l?impact CT de tous ces départs sera insignifiant sur notre sacro saint PIB, je sais que tout cala traduit une désaffection probablement irréversible de ceux qui sont le moteur économique de notre pays pour notre économie.
Quel gâchis !

Sincèrement je suis comme beaucoup, ce n?est pas le profit qui m?intéresse en premier lieu.
Depuis 15 ans je participe à la création de start up. La moitié des projets échoue et c?est le succès des autres qui me permet de repartir. Tout mon modèle est basé sur la plus value réalisée au moment de la vente de ma boite. Et je n?ai jamais passé plus de 2 ans sur le même projet, donc 65% quoiqu?il arrive. Je signale aussi que si j?avais été salarié j?aurais certainement gagné plus.
On va donc maintenant nous empêcher en France d?entreprendre. Moi je ne savais faire que ça. Je reçois donc le message suivant « si tu refuses de te salarier, casse-toi pauvre con ». Je suis prêt à me battre pour sauver les meubles mais je sais que ma boite est condamnée et qu?il va falloir, à 40 ans passés, que j?apprenne un autre métier.

Vive la République et vive la France.

Pierre-Henri  a écrit le 10/11/2012 à 15:47 :

Monsieur Amiel, je comprends votre situation l'ayant vécu et vous soutiens à 100%, mais permettez moi de vous dire que vos arguments ne fonctionnent pas autant qu'ils le devraient. Je m'explique.

Votre point de vue, ne vous en déplaise, est éminemment politique. La défense de l'entrepreneuriat est même LE sujet politique par excellence, puisqu'il touche à la dichotomie principale en matière de politique: le rapport entre la sphère privée et la sphère publique.

Pour faire simple, le socialisme - le vrai - ne reconnait pas de distinction entre richesse privée et richesse publique: tout est collectif, rien ne vous appartient de manière inaliénable, et votre "propriété" n'est pas un droit individuel mais une simple concession précaire et révocable qui vous est accordée par l'Etat. Dans la politique de la vraie gauche, seul l'Etat (soi-disant représentant de "la société") est propriétaire, y compris des parts de votre entreprise, et c'est lui seul qui décide combien il vous en laisse puisqu'il ne reconnait pas de richesse privée mais seulement une unique richesse sociale indivise, comprenant ce que vous produisez. La "Lettre ouverte aux pigeons" de Philippe Némo ( http://blog.turgot.org/index.php?post/Nemo-lettre-ouverte ) est bien plus précise que moi sur ce point, je ne peux que vous encourager à la lire et à la diffuser.

Donc, s'il vous plait, n'essayez pas d'éviter le débat, votre combat auquel j'adhère pleinement est un combat pleinement politique: celui de la défense des droits individuels et de la défense de la sphère privée face au pouvoir coercitif de l'Etat d'aujourd'hui comme du Roi d'hier. C'est là même le sens de 1789: l'affirmation de droits individuels inaliénables et non pas soumis à l'approbation d'un pouvoir autoritairement souverain. Vouloir justifier une limite à l'imposition, c'est à dire une limite à l'extension de la sphère publique revient à affirmer l'existence d'une sphère privée qui prime d'un point de vue moral et juridique: c'est une affirmation hautement politique qui se revendique du libéralisme - c'est à dire la défense des droits individuels - face au socialisme collectiviste - c'est à dire la négation des droits individuels pour ne promouvoir que les droits de l'Etat.

Maintenant que le caractère politique du combat des pigeons est posé, il convient de discuter des arguments employés, et c'est là où je pense, les efforts doivent se porter, ne serait-ce que pour éviter de retomber dans les ornières stériles des débats politiciens. En lisant certains commentaires, je tique notamment sur un point: la France ne fait pas à mon avis l'apologie de la paresse, je pense que les français ne voient pas le travail comme seule voie d'épanouissement, et en soi c'est plutôt normal. Passer 40 ans assis dans un bureau devant un écran, ce n'est pas une vie. L'immense majorité des gens veulent que l'innovation et les hausses de productivité permettent de faire autant en travaillant moins, ils ne veulent pas forcément gagner plus mais tout simplement avoir plus de temps à consacrer à leur famille ou à leurs loisirs, et je ne pense pas que ça soit critiquable en soi. La qualité de vie est le maitre mot, et dans une démocratie si la majorité pense améliorer sa qualité de vie en tapant sur les entrepreneurs... et bien elle le fera. Problème d'éducation et d'image.

Si les français se tournent vers la fonction publique et l'Etat, c'est donc peut-être aussi parce que le secteur privé dans son ensemble ne leur vend pas assez ce qu'ils attendent: des emplois pas trop mal payés, stables et pas épuisants, bref une vie relativement confortable et surtout de moins en moins stressante. C'est pour ça que je trouve que l'argument "nous les entrepreneurs prenons des risques, se tuons au travail et méritons nos gains", bien qu'il soit parfaitement juste et cohérent, n'aidera pas forcément la cause des entrepreneurs, puisque cela ne correspond pas à la vision du travail qu'ont l'immense majorité des citoyens. Ils ne peuvent s'identifier à des gens qui prennent plaisir à sacrifier leur vie perso pour leur entreprise alors qu'eux même cherchent et valorisent précisément l'inverse.

Vous êtes entrepreneurs, vous savez donc très bien qu'il faut comprendre ses clients. Maintenant que vous faites de la politique, c'est la même chose: si vous voulez faire respecter vos droits et votre choix de vie, il faut réfléchir proprement aux arguments à employer. La politique, c'est du marketing.

Bien comprendre cela pourrait, peut-être, permettre aux entrepreneurs d'avoir un discours plus convaincant et plus impactant dans le débat public en France, et donc mieux faire valoir leurs droit au respect de leur propriété.

Bien à vous.

Olivier  a répondu le 10/11/2012 à 18:48:

Très joli propos. Vous avez sans doute raison, ces débats sont politiques et nécessitent une stratégie. On quitte dans sa jeunesse les grandes entreprises non seulement par envie de créer, par passion d'entreprendre, par quête de liberté, mais aussi pour ne pas à oeuvrer chaque jour dans un contexte "politique" où le paraître est aussi important que le faire, où l'intérêt individuel est souvent plus fort que celui de la société qui vous embauche. Et un jour, cela vous rattrape, ce jour où l'Etat tout puissant change les règles qui ont dicté vos choix d'il y 5 ou 10 ans. Alors il faut revenir dans l'arène politique, car c'est là que les méta-règles qui nous permettent d'agir au quotidien sont définies. Et comme un entrepreneur a un instinct de survie fort développé, il ne peut refuser ce combat. S'il faut prendre un costume qu'on a mis de côté il y a longtemps pour retrouver un espace de liberté et d'équité, nous le ferons : aujourd'hui, demain, après-demain, le temps qu'il faudra pour que les valeurs auxquels nous croyons redeviennent celle de la majorité.

Fkruta  a écrit le 10/11/2012 à 10:19 :

Merci pour votre article Patrick, on ne peut qu'etre solidaires de votre indignation qui est aussi la mienne. Ce n'est pas une question politique mais une question de justice economique et fiscale. C'est une decision qui va se reveler dramatique pour la creation d'entreprise. Je ne comprends pas d'ailleurs qu'on puisse soutenir que c'est une decision juste socialement et qui retabli de l'equite enfin en termes de recette elle ne rapportera rien. Malheuresement la perception que le gouvernement a cede aux exigences des pigeons s'est ancree dans l'opinion alors que les amendements votes n'apportent pas des solutions aux problemes les plus iniques de cette loi.

Gui In  a écrit le 09/11/2012 à 16:26 :

En tant que jeune étudiant en Grande Ecole de Commerce, je trouve votre article très stimulant.
Beaucoup de jeunes aujourd'hui ont de gros doutes sur leur avenir professionnel au vu de ce qu'ils observent sur la situation actuelle, votre article peut leur rappeler qu'à force de ténacité on peut y arriver.

N'hésitez pas à le faire partager !

Patrick AMIEL  a répondu le 09/11/2012 à 21:30:

@Gui In : merci pour ce message, si cet article peut donner la pêche, j'en suis ravi. L'entrepreneuriat en France a encore de beau jour, et reste persuadé que notre eco-système actuel va perdurer et se développer. #Espoir ;-)

Patrick  a répondu le 09/11/2012 à 21:49:

Oups... beauX jourS

Politeia  a écrit le 09/11/2012 à 10:20 :

"Cette idée -qui ne valait rien- fait vivre chaque mois plus de 600 personnes en France."

Excusez moi mais rien que sur la page Wengo de Wiki "Effectif 102 salariés". Il y une petite différence entre 600 et 102 non ? Les 500 experts que vous prétendez faire vivre n'ont pas attendu Wengo pour lancer leur activité et existait avant Wengo. Il s'agit d'un partenariat qui est devenu exclusif pour certain d'entre eux mais si demain vous disparaissiez rien n'indique que eux aussi.

"Ah... mon taux d'imposition sur les plus-value passe alors de 34% à 62,5% en cas de cession de mes parts. Pourquoi un tel coup de massue? " Là ce n'est plus l'entrepreneur qui parle, mais l'actionnaire.

Au fait, qu'elle est la forme juridique de Wengo ? SAS ! Etonnant ! Je vous renvoi vers vers la page Wiki concerné

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_par_actions_simplifi%C3%A9e

mais quand je lis ça :
"Dans la SAS, le pouvoir est exercé par une unique personne : le président, qui peut être une personne physique ou morale et associé ou non (tiers). Le président est corrélativement le seul responsable, à l'égard des tiers, de l'exercice de ce pouvoir. Il peut être prévu, en parallèle, des organes de décisions collectives (l'équivalent de conseils d'administration), de contrôle (l'équivalent de conseils de surveillance) ou de tous autres types. Les membres de ces organes sont, à la différence des SA, « déresponsabilisés » et ne peuvent être mis en cause au titre de manquements ou d'infractions qui ne relèvent légalement que de la responsabilité du seul président."

Whou, concernant le prise de risque, on en reparlera hein.

DR  a répondu le 09/11/2012 à 11:17:

Bonjour Politeia,
Tout d'abord, s'appuyer sur Wikipedia pour démontrer quelque chose n'est pas la meilleure des tactiques mais passons.
Autant je peux comprendre votre premier point à propos des experts autant je ne vous suis pas du tout sur le reste. Je ne vous connais pas mais je pense que votre connaissance du sujet, au delà de ce que vous pouvez lire sur wikipedia, sont assez limitées. (i) Il n'y a aucune contradiction entre actionnaire et entrepreneur. M. Amiel, semble avoir apporté son expertise, son temps, son réseau, sa sueur pour monter cette entreprise, il n'en demeure pas moins qu'il est actionnaire de sa boite. Autant un actionnaire peut ne pas être entrepreneur mais la réciproque n'est pas vraie.
(ii) Si vous aviez déjà essayé de créer votre entreprise et de lever des fonds, vous sauriez que la forme juridique standard est la SAS. Cette forme juridique présente les avantages de la SARL et ceux de la SA sans leur inconvénients. Le niveau de prise de risque ne disparait pas mais les contraintes de création, comme un capital de départ minimal ou un nombre d'actionnaires s'évaporent. Votre argumentation pourrait à la limite convenir au statut d'auto-entrepreneur mais c'est un autre débat.
(iii) Enfin, je ne comprends pas pourquoi tant de haine envers les entrepreneurs, après tout, s'il n'y avait pas d'entrepreneurs, nous serions tous soit au chômage, soit fonctionnaire d'un Etat tout puissant.
A bon entendeur...

rikki92  a écrit le 09/11/2012 à 2:05 :

En France on préfère taxer les entreprises et les salariés au lieu des produits importés. Peut-être faudrait il commencer par là? On marche sur la tête en france, et l'europe ne fait rien pour défendre l'emploi. Bref en taxant les entreprises , et les salariés c'est une double peine vis a vis des produits importés qui eux ne sont jamais surtaxés, et contribuent grandement au désastre industriel de notre pays..et de nos finances.

Romi  a écrit le 08/11/2012 à 23:41 :

Cher monsieur, vous avez 1 mois de retard concernant l'indignation des Pigeons. D'ailleurs le gouvernement n'a-t-il pas fait marche arrière ? Il faudrait arrêter de pleurer. Ou de se faire une comm' à contre-temps.
Puis dix ans d'inaction à droite pendant lesquelles on n'a pas beaucoup entendu les entrepreneurs. Pourtant quelle considération pour le rapport Attali ?

Patrick AMIEL  a répondu le 09/11/2012 à 21:36:

@Romi : mon propos n'est pas politique, ni la droite, ni la gauche sont remis en cause. Je ne souhaite pas rentrer dans ces débats, peu utiles à mes yeux. Les amendements évoqués il y a 2 semaines sont partiels, aucun régime dérogatoire ne s'applique aux PME de type start-up. L'étude menée par France Digitale souligne que seulement 6% des entrepreneurs remplissent les critères pour bénéficier de ce régime dérogatoire. C'est donc dommage d'exclure cette partie des entrepreneurs. De plus, avec ces derniers amendements les dividendes sont moins taxés que les plus-values, alors que les autres start-ups que je fréquente réinvestissent toutes leurs gains sans se reverser de dividendes afin de booster leur croissance.

et les 10% non deductibles de la feuille d'impot  a écrit le 08/11/2012 à 19:12 :

toutes les TPE et PME n'ont pas la chance d'une belle réussite comme Patrick Amiel ou Meetic pourtant le probleme de la fiscalité se pose quand même !
Beaucoup d entrepreneurs rament comme Patrick Amiel le raconte, parfois plus longtemps les premier revenus quand ils arrivent sont trés, trés faibles alors cette supression des 10% et pour beaucoup une véritable injustice qui va s'appliquer à des revenus parfois inferieurs au SMIC !!! le fait d'etre entrepreneur ne veut pas dire etre riche!

Patrick AMIEL  a répondu le 09/11/2012 à 21:39:

Je n'ai pas de chiffre à l'appui, mais tous les entrepreneurs que je connais se sont serrés, parfois violemment la ceinture pendant plusieurs années, voire ont mis leur maison en caution personnelle, et ont mis ainsi à risques leur famille. Ca ne justifie pas de recevoir une médaille, mais chapeau quand même pour cette prise de risques.

legal  a écrit le 08/11/2012 à 19:05 :

Bon courage les gars, autrefois je rêvais de l'entreprise win-win, comme vous.

ASMichel  a écrit le 08/11/2012 à 15:34 :

En France, quand une entreprise reçoit 10, elle paye 7. En Estonie elle paye 2.
Après on joue les étonnés....

beadp  a répondu le 08/11/2012 à 18:45:

En Estonie, tu n'as pas de sécurité sociale, de prestations familiales, d'allocations chômage....après chacun choisit son environnement, partez en Estonie.

takta  a répondu le 08/11/2012 à 20:22:

Le regime d'assurane maladie/chomage est le même en Estonie, je le sais je suis estonien.

Un français en Estonie  a répondu le 10/11/2012 à 19:34:

@beadp

J'aime bien les personnes comme vous qui parlent sans rien connaitre. Vous vous sentez intelligent? Pour votre culture http://www.cleiss.fr/docs/regimes/regime_estonie.html

bob45  a écrit le 08/11/2012 à 12:19 :

"62,5% en cas de cession de mes parts" depassant 150 000 euros ;)
Ravi de voir que vous avez pu entreprendre dans un pays ou les gens sont eduques, en bonne sante, loges, libre de circuler pour vous apporter leurs richesses.

Patrick AMIEL  a répondu le 08/11/2012 à 12:33:

Je comprends votre message, mais je ne sais pas si les gens sont plus eduques, en bonne sante, loges, libre de circuler qu'en Allemagne, Angleterre, Espagne ou Pays-bas ou la fiscalité est moindre.
De plus, une augmentation du taux d'imposition de +80% du jour au lendemain ça ne vous choque pas ?

bob44  a répondu le 08/11/2012 à 12:48:

@Patrick AMIEL Comment se fait-il que dans notre pays on paye deux fois plus d'argent aux actionnaires qu'on en donne en cotisation sociale aux travailleurs ? En coût unitaire, c'est à dire le coût horaire de la main d'?uvre divisé par sa productivité, le différentiel est le suivant : 115,1 en France contre 111,9 outre-atlantique, selon l?OCDE, il y a trop de taxe aux USA aussi ?

bob45  a répondu le 08/11/2012 à 13:45:

Les 4 pays que vous prenez en exemple sont dans des situations tres particulieres, je ne suis pas sur qu'on puisse les comparer : l'Allemagne beneficie de son hinterland, d'un euro fort et de sa strategie industrielle/innovation (notons aussi que les salaires y sont superieurs et le cout de la vie moindre qu'en france) ; l'Angleterre est souveraine quant a sa politique monetaire, et son economie etait en recession alors meme que Londres est un paradis fiscal ; l'Espagne est dans une situation catastrophique depuis la bulle immobiliere de Zapatero et les divers plans d'austerite qui ont suivi la crise des subprimes ; les Pays Bas beneficient du secteur minier (gaz et petrole offshore). Cette analyse est forcement incomplete mais elle permet de fortement relativiser. Il faut ajouter aussi qu'en France, sans meme beneficier de ces particularites (taux de change et ressources minieres), on travaille en moyenne davantage que dans tous ces pays, et nous sommes davantage productifs. La protection sociale n'y est pas etrangere. Je dresse ce portrait sans ignorer le manque de democratie et les gaspillages de nos gouvernements successifs. Il faudrait aussi considerer les rapports de forces commerciaux entretenus a l'internationale, notamment avec les pays du tiers monde qui developpe pas ou peu les conditions de travail, et qui nous permettent a peu de frais de beneficier de leurs matieres premieres et produits manufactures.

Je comprends tout a fait qu'une augmentation de +80% soit un choc, mais ce n'est pas du jour au lendemain : c'est suite a un evenement politique majeure, la presidentielle et le changement de gourvernement. De plus, la situation est critique : la pauvrete, le chomage et les inegalites de salaires augmentent en france depuis plus de 10 ans.

Je ne deconsidere pas les revendications des entrepeneurs, que je ne voudrais d'ailleurs pas essentialises comme une categorie de la population : nous sommes tous des entrepreneurs et nous voulons tous creer et participer a la societe. Mais je ne pense qu'il soit pertinent de tout analyser exclusivement sur le niveau d'imposition, divers facteurs (democratisation des institutions, souverainete du credit, strategie de production, crise financiere, ... ) viennent davantage peser dans la balance. Dans ces conditions il ne me parait pas choquant d'augmenter la fiscalite.

bob44  a répondu le 08/11/2012 à 14:12:

@bob45 +1

Olivier  a répondu le 08/11/2012 à 17:10:

@bob 44 et 45 : Un bon entrepreneur sait rester pragmatique et avance pas à pas, un sujet après l'autre. Patrick n'aborde ici qu'un seul sujet "le taux d'imposition"; on dit que l'évolution actuelle est totalement déraisonnable et va appauvrir notre territoire d'entrepreneurs de qualité. J'en suis persuadé. Vous pouvez penser que ce n'est pas grave, c'est votre choix. Je pense que c'est une erreur extrêmement grave. Si j'ai raison, la France aura beaucoup de mal à remonter la pente dans les prochaines décennies; si j'ai tord, j'en serai très heureux, cela voudra dire que l'argent n'est pas l'argument moteur des entrepreneurs. Comme je n'ai plus l'âge de rêver au meilleur des mondes, je penche pour la 1ère option. Quant aux autres sujets que vous abordez, ils sont tous intéressants, mais noyer un sujet dans un tout plus compliqué pour ne pas prendre de décision simple ou pour prendre des décisions globales de nature idéologique me paraît irresponsable.

Armog  a écrit le 08/11/2012 à 11:51 :

Certains commentateurs sont ...agaçants ...

Aucun esprit d'initiative, aucun esprit d'entreprise.

@bob44
Tout d'abord, permettez moi de vous corriger : la France ne s'est pas construite que sur ses immigrés. Il y a bien sûr des ouvriers (monde duquel je viens, du bâtiment plus précisément) et des jeunes chefs d'entreprises (monde dans le quel je vis, informatique).

Pour vous le patronat, c'est le mal. Il n'y a pas que des sociétés cotées en bourse dans ce pays. Bien sûr, je vous rejoins quand Total paie "proportionnellement" moins d'impôts que ma petite EURL, c'est assez agaçant .. Ceci dit, Total, c'est juste 96000 salariés. Donc on peut éventuellement couper la tête des actionnaires, et on expliquera aux 96000 chômeurs que c'est bien pour eux , car les patrons sont "méchants, pourris jusqu'à la moelle" et qu'ils méritaient bien leur balle dans la nuque.

Mais le patronat ce n'est pas que ça. C'est aussi des milliers de petits; Qui ne roulent pas sur l'or mais qui veulent faire vivre leur "bébé". Vous ne pouvez pas comprendre ça

Vous ne savez pas ce qu'est le stress, l'inquiétude de savoir si l'on va pouvoir payer : le RSI, la CIPAV, les URSSAF. Parce que ce sont juste des incompétents et qu'ils se fichent de savoir si vous pouvez juste vous offrir quelques jours de vacances avec vos enfants.
Monter sa boîte, c'est croire en un projet, et bien évidemment, c'est pour gagner sa vie. Et le mieux possible. Mais ce pays communiste n'aime pas les entrepreneurs. Avec 5,2 millions de fonctionnaires, on concurrence presque la Chine...

Voyez vous, je me bats depuis 2 ans contre le RSI/CIPAV qui ont "juste" fait une erreur de 17000? sur mon cas. J'ai attaqué ma trésorerie (10000? .. à peine plus que le prix d'une voiture), pour ne pas avoir les huissiers à ma porte; Si demain je n'ai plus de mission, je coule. Et malgré tout ce que je peux verser, je n'aurai aucun soutien de l'état et surtout pas de type comme vous. Trop content de voir un petit "libéral" se planter.

Entreprendre en France, c'est d'abord payer avant de gagner sa vie. Vous parlez de fraude fiscale mais il suffirait juste de réfléchir un peu pour l'éviter. Baisser les charges sociales par exemple. C'est d'ailleurs un superbe cadeau que vous voulez laisser à nos enfants, une dette. Mais au non de la solidarité, ce n'est pas grave, ils paieront ! C'est pitoyable.

Il y a des solutions pour faire respirer les TPE, et stopper le matraquage.

Mais pour cela, il faudrait juste arrêter d'être "rageux" et haineux.

bob44  a répondu le 08/11/2012 à 12:14:

@Armog, le patronat je n'ai strictement rien contre et je sais très bien que la très grande majorité de nos entreprises sont des PME et que la très très grande majorité des patrons ne gagnent pas plus de 3000 euros. Ce qui me gène c'est que ce mouvement des pigeons représente tout le contraire des petites entreprises françaises au même titre que le MEDEF et pourtant ce sont ceux là qui s'exprime à longueur de colonne en se réclament représentatif du tissu industriel alors que leur interêts sont à l'opposés de ceux des PME (le mouvement des pigeons a été inité par le patron de Meetic comme petit entrepreneur on a vu mieux). "C'est d'ailleurs un superbe cadeau que vous voulez laisser à nos enfants, une dette." la dette tient artificiellement la croissance depuis 20 ans, sans celle-ci nous serions en récession depuis longtemps en france comme USA comme ailleurs en occident. L'état est le premier investisseur en France, on peut diminuer les charges sociales mais de toute manière l'économie sera ralentie par ce manque de recette de l'état. Je ne crois pas avoir été haineux dans mes propos mais le principe des forums c'est justement la confrontation des idées et non le consensus.

bob44  a répondu le 08/11/2012 à 12:28:

J'ai dit "se sont ses immigrés qui l'ont batti aussi " vous noterez le aussi, je n'ai pas dit que la France s'était construite "que" sur ses immigrés.

Armog  a répondu le 08/11/2012 à 13:56:

Oui j'ai mal lu. Autant pour moi.

Armog  a répondu le 08/11/2012 à 14:11:

@bob44 .. Bon .. pas haineux .. mais agaçant tout de même ... :)

L'objet même d'une entreprise est de faire de l'argent, et quand celle-ci est revendue, il me semble normal de ne pas être taxé comme le gouvernement souhaite le faire. Des fonds et du temps ont été investis, même pour le patron de meetic. J'espère bien, si j'arrive à agrandir ma société, pouvoir partir pour ma retraite avec un petit pécule. Il me semble que c'est simplement juste, compte tenu des soucis quotidiens. Enfin, n'oublions pas que l'argent sur les plus values peut être aussi simplement réinvesti: de nouveaux projets, de nouveaux emplois. Je comprends donc les pigeons. Certains, comme vous le soulignez ne sont bien sur pas des petits, mais on commence tous .. petit ... Même au MEDEF ..

Après, c'est évident .. partir avec plusieurs milliards en poche est indécent .. Surtout quand la société accuse des pertes.

bob44  a répondu le 08/11/2012 à 14:33:

@Armog "il me semble normal de ne pas être taxé comme le gouvernement souhaite le faire" voilà ce il vous "semble" résume toute la complexité de l'appréciation et donc du niveau de l'imposition : en faut-il, a quel montant, qui doit-il toucher.. Vous pensez que c'est trop élevé, je peux penser le contraire..des soucis quotidiens tout le monde en a, du temps tout le monde en consacre dans son travail.. le niveau d'imposition peut être abaissé auquel cas l'état baissera ses investissements et l'activité diminuera aussi. En situation de crise comme celle-ci il y a deux choix (du moins officillement) : diminuer les dépenses ou augmenter les recettes pour pouvoir assurer le fonctionnement de l'état dont les recettes diminue du fait d'une activité en berne (et ce, encore une fois, partout en occident). L'une ou l'autre de ses deux options aggraves l'activité économique déjà mal en point. Les pigeons ou le MEDEF ferait mieux d'en appeler à une autre politique européenne plus protectrice, avec une harmonisation fiscale, remettre en cause le statut de la BCE et pleins d'autres questions de ce genre qui elles sont vraiment au coeur du problème économique que nous traversons plutôt que d'essayer d'éviter les taxes car c'est les contribuables et donc toute l'activité économique qui vont en patir.

Olivier  a répondu le 08/11/2012 à 17:28:

@bob44 : Ne croyez pas que cette augmentation d'imposition va augmenter les rentrées fiscales. Je suis sûr que vous n'êtes pas naïf, il suffit de vous lire pour le comprendre. Les plus aisés vont trouver des parades fiscales, d'aucuns vont partir à Londres ou Bruxelles. Les plus petits vont favoriser le black dans les transactions. Au final, les rentrées seront moins fortes. Je déteste cette phrase ridicule "trop d'impôt tue l'impôt" mais dans la situation présente, elle résume simplement ce qu'il va se passer. J'écoute, je discute avec ce monde de l'entreprise chaque jour, du patron du bar au patron de sa jeune société innovante; tous unanimement cherchent des solutions. Et cela se fera au détriment de l'objectif désiré par le gouvernement. Cette mesure, dans son périmètre, est contre-productive sur le long terme pour la création de société et sur le court terme pour la collecte fiscale.

Tagada  a écrit le 08/11/2012 à 11:19 :

D'un point de vue fiscal, nous n'avons pas détenu plus de 10% du capital pendant 2 ans au cours des dernières années.

Bah oui si vous etes salaries d'une boite que vous ne detenez plus cela me semble evident que vous ne pouvez pas etre considere comme entrepreneur...

Patrick Amiel  a répondu le 08/11/2012 à 11:45:

J'ai co-créé cette boîte, je me suis toujours actionnaire, nous sommes toujours 4 à la diriger, elle repose sur nos 8 épaules, nous entreprenons tous les jours pour la développer en tant qu'associés-fondateurs-actifs, nous y avons investi nos économies. C'était justement l'objet de mon témoignage, mon quotidien est celui d'un entrepreneur, mais pas d'un point de vue fiscal. Si cette situation vous paraît normale, alors il est aussi normal que des salariés qui font le même travail aient un taux d'imposition différent en fonction de leur ancienneté de leur boîte. Dommage, je voulais justement expliquer qu'il n'y a pas X types d'entrepreneurs différents quand on lance sa boîte.

rachid  a écrit le 08/11/2012 à 11:08 :

merci pour ce témoignage qui rend compte de manière parlante la difficulté d'entreprendre et des risques pris. tout le monde n'en est pas capable. j'invite les pisses froids intervenus plus bas à se lancer plutôt que critiquer.

alexhope  a écrit le 08/11/2012 à 11:06 :

on reproche aux entrepreneur leur manque de solidarité c'est bien ça?
se faire insulter à cause de son statut sociale, ou de ses origines, ou de sa religion, ou de ses choix de vie........
ou pour les biens que le voisin ne possède pas......
ou tout cela à la fois
se faire traiter de profiteur en cas de succès, de nul en cas d'échec

face a ce si bel amour du prochain typiquement français, c'est sur, ça donne super envie d'être solidaire
même "la crampe" dans "pull fiction" est mieux traitée que ça (pour ceux qui comprendront la référence)

Pierre du 33  a écrit le 08/11/2012 à 11:02 :

Entreprendre est un combat long de tous les jours (WE et jours fériés compris) si l'espoir d'un gain en fin de parcours disparait l'idée d'entreprendre disparait ou se décale vers d'autres lieux. Il y a 20 ans seuls les milliardaires quittaient la France il y a 10 ans les millionnaires le faisaient, il y a 5 ans les riches en centaines de milliers d'euros sortaient une partie de leur argent de France, avec cette nouvelle fiscalité ni les emplois ni la richesse qui va avec ne se créeront plus en France. Les entrepreneurs entreprennent souvent plusieurs fois dans leur vie, ils parlent entre eux, comment le gouvernement peut-il imaginer que les bons vont rester, ceux qui vont rester vont faire la course à la fraude.... C'est triste pour la nouvelle génération qui ne va pas trouver d'emploi.

daralmat  a écrit le 08/11/2012 à 8:52 :

Que se soit cette idéee ou une autre tous les entrepreneurs sont responsables financierement juridiquement civilement penalement doivent souvent mettre leurs biens en garantie pour lever des fonds ne se paient souvent pas pendant les premiers mois travaillent + de 70 heures par semaine Celui qui n'a jamais hypothequé un bien pour payer ses employés n'a jamais été PATRON et en remerciement ils sont insultés toute la journée sur les forums par ceux qui n'ont jamais rien fait

JB38  a écrit le 08/11/2012 à 7:31 :

Wengo, des conseils où côtoient le financier, le juridique, l'astrologique, le magnétisme.
Des experts, des conseils au téléphone?...une vaste fumisterie pour des gogos qui "pitent" au truc parce qu'ils ont des interlocuteurs sympas.Madame soleil, c'était gratuit.


rikki92  a écrit le 08/11/2012 à 3:32 :

Encore une énorme bêtise ..Made in hollande..
Pensez vous que la France va offrir un visage réjouissant lorsque l'on vous dit que l'état vous laissera (généreusement) 33% de votre vente..
Il est assez comique, au moment ou nous empilons les chômeurs de faire la course a ceux qui créent de l'emploi.. Manifestement aux yeux de Mr Hollande, il n'y en a pas assez..
En france on marche vraiment sur la tête..
Il est sur qu'avec le nombre de fonctionnaire dans le gouvernement, le chômage , le risque, le CA à fournir, des employés à payer, ils ne connaissent pas..
Bref, des pays se battent pour attirer des gens qui veulent créer de l'activité.. Nous on fait la course au partage de miettes. En France le message est clair a ceux qui veulent reprendre ou créer des entreprises, allez ailleurs !
Nos politiques pensent être encore dans les années 60 avec un monde fermé et sclérosé..
Et bien non, il est connecté et mondial..et nombre de pays ne nous font pas de cadeaux en nous inondant de leur production.. Hollande, c'est l'histoire de jours sombres qui vont arriver.. Manifestement , il vaut mieux dépenser à fonds perdus dans DEXIA..

Kirzner, Shumpeter 2, Say  a écrit le 08/11/2012 à 3:21 :

Marre des définitions poubelle sur l'entrepreneur !!!
Tout comme dans secrétaire où l'on trouve taire et secret, on trouve dans le mot entreprendre la définition qui s'impose : prendre entre (autre choses), autrement dit "faire des choix" !!! Point final. Arrêtez donc avec la geste du chevalier errant et la comptine du pigeon retroussé.
Merci

rikki92  a répondu le 08/11/2012 à 3:44:

Vous êtes drôles..
Je vous souhaite bien du courage de monter une entreprise, avec des règles qui changent chaque année.. Faire des choix c'est travailler avec des gens sérieux, pas des retournements de veste annuels.
Lorsque que l'on voit Mr Hollande, déclamer pendant des mois son opposition à la TVA sociale, et 3 mois après, l'appliquer.. On dénote l'incohérence de la politique qui navigue a vue..
Restez donc dans votre dictionnaire, pas si sur que cela encourage les gens à prendre des risques pour le bon compte de l'état. Il vaut mieux rester chez soi. Belle france, que l'on nous propose.... ! Continuons à empiler les chômeurs et les plans sociaux. Chose plus réaliste et sarcastique que vos propos. Avec de telles mesures, on y court à grands pas !

LeLapin  a écrit le 08/11/2012 à 2:27 :

Tout commence le jour où une paire de gars qui se croyaient plus malins que les autres se sont dit : "Et si au lieu de nourrir les actionnaires de notre boite on devenait ceux que les autres nourrissent ?"
Alors évidemment, comme tout le monde qui pense avoir (et a, peut-être) une idée, ils se sont lancés dans une aventure dont le but était avant tout de faire du fric, et accessoirement (mais ils en parlent beaucoup) de permettre à d'autres de vivoter au Smic histoire de nous donner bonne conscience.

Eh, les gars, ces boites on les a déjà montées avant vous !
Certains ont réussi et on les traite de pourris, d'autres se sont cassé la gueule et en tous temps on les a traités de losers, ou selon le cas de victimes du (au choix) socialisme, communisme, capitalisme sauvage, sarkozysme, chiraquisme...

Et enfin certains ont compris que "faire fortune" pour ses gosses et les gosses de ses gosses n'était pas une fin en soi, ont opté, malgré la connerie ambiante à laquelle ils ont participé, pour une vision qui n'est plus concurrentielle mais collaborative de l'économie en général, et de leur métier en particulier. Ils ont morflé. On ne parle pas d'eux quand on cite le CAC40 ou l'indice Mickey, ni parce qu'ils sont devenus les rois ni parce qu'ils sont plus ou moins à la rue et ne peuvent plus payer les Porsches aux gamins habitués au tout facile. Ils se contentent de ce que tout être humain décent peut vouloir : de quoi vivre correctement, élever ses gosses et leurs gosses, ne pas avoir d'emmerdes avec qui que ce soit, et surtout, et oui surtout, *créer* ce qu'ils veulent, quand ils le veulent, aider les autres et ne plus se demander qui va leur piquer quoi.

T'es certainement un gars sympa, machin (pardon, ton nom m'a autant échappé que celui de tous ceux que j'ai vus vouloir briller au détriment des autres, même en disant que c'était pour leur bien), mais c'est à cause de gens comme toi qu'on ne travaille plus les uns avec les autres mais les uns contre les autres, et que ce monde est devenu un peu plus merdique.
Je ne te jette pas la pierre, j'ai pensé pareil quand j'étais gosse. Mais si tu avais un tant soit peu de conscience globale et géopolitique, d'abord tu arrêterais de pondre alors que la planète est en surpopulation, et ensuite tu utiliserais ta sublime intelligence (relative, je viens d'en parler, mais en tous cas certaine !) à aider les autres sur un truc vertueux sans te préoccuper de ta propre fortune au lieu de penser au "bon coup" qui va te permettre d'assurer maisons et bagnoles polluantes à ta descendance pour des siècles et des siècles.
Amen.

Cette nuit (ou une autre), quand tu vas aller voir tes gosses en train de dormir, ne réfléchis pas à la fortune que tu leur laisses individuellement, mais au monde que tu leur prépares collectivement. Et peut-être qu'un jour tu comprendras ce que je viens de t'écrire en toute amitié et confraternité.
Il n'est pas de solution qui ne profite à chacun. Tu l'apprendras un jour, ou tes gamins l'apprendront à cause de toi.

Alexandre  a répondu le 08/11/2012 à 3:36:

Blablabla. Quelle suffisance. J'avais les mêmes petits idéalistes donneurs de leçons à la fac.

Olivier-G  a répondu le 08/11/2012 à 10:00:

Monsieur LeLapin ... Vous faites quoi dans la vie ?

N'êtes vous pas l'un de ceux dont le revenu provient du jour où "une paire de gars qui se croyaient plus malins que les autres se sont dit : "Et si au lieu de nourrir les actionnaires de notre boite on devenait ceux que les autres nourrissent ?". Mais croyez vous vraiment qu'ios aient vraiment entretenu cette réflexion, sous cet angle ? Vous ignorez ce qu'est la création d'entreprise où les subordionnés se paient avant les actionnaires pendanrt quelques années.

Si ce n'est le cas sans doute seriez vous alors fonctionnaire ? Vous conviendrez alors que les politiques et vos chefs en réunions se disent chaque matin "Et si au lieu de nourrir ce qui enrichit notre économie, on devenait ceux que les autres nourrissent ?". C'est mieux ?

J'abonde ainsi dans le sens d'Alexandre ... Pensez ainsi qu'en faisant vos courses chaque jour, pour bouffer ou vous vêtir, vous le faites aussi parce que quelqu'un quelque part s'est dit qu'il se croyait plus malin que les autres, et qu'il préférait nourrir les autres des ses idées, de sa volonté et de sa ténacité, rendre un service ou apporter quelque chose à la société.

C'est autrement plus conforme à la réalité.

Francois  a écrit le 07/11/2012 à 23:56 :

Le probleme actuellement est beaucoup plus l'absence de financement pour les entrepreneur (publiques ou privés) qu'une taxation des plus values. La TPE lambda est beaucoup plus préoccupé par son financement au quotidien en cette période de crise qu'a une taxation sur les millions de plus-values si elle gagne au loto.

Bref en cette période ou tout le monde doit payer plus d'impots, il est franchement mal venu que quelques patron de startup surfant sur telle ou telle vague viennent couiner, alors que le principal probleme de nos entrepreneurs et un probleme rencontrer par nos tpe/pme et le manque d'investissements a tous les étages.

Cat  a écrit le 07/11/2012 à 23:17 :

Aidez moi à lever des fonds

dupont-durant  a écrit le 07/11/2012 à 23:14 :

Bravo Monsieur de nous avoir expliqué votre cheminement de votre création d'entreprise.
Mais ce qui me choque , que finalement il me semble que l'aboutissement ou la récompense de cette réussite est + pour vous ... la session du reste des parts que vous avez dans votre entreprise .
Pour l'avoir vécu 2 fois comme salarié , voici la part mon expérience : la vente d'une entreprise est à terme la Mort de l'entreprise et le licenciement ou le reclassement de la totalité des ses salariés . L'entrepreneur repart avec son magot (ou le fruit de son travail) et va prendre des vacances, va s'acheter un gite à St Tropez et pendant ce temps , la boite qu'il a créer change de type (en général ,il s'agit d'une entreprise étrangère , sans doute pour s?arranger fiscalement) , pour finir dilué ou vidée de sa substance ( et tous les salarié au chômage pendant quelques temps , ou angoissé de le perdre) . Par contre le dirigeant historique repart dans d'autres aventures, fort de sa réputation d'entrepreneur riche , et devient peut être un nouveau investisseur VC.
Le résultat de cette session est donc la destruction des quelques emplois qu'il a crée , et une nouvelle fortune d'un nouveau vacancier, qui espère se refaire dans d'autres aventures en devenant investisseur.
C'est sur , parmi tous ces salariés (devenu chômeurs) qui ont assuré la réussite de cet entreprise , les talents n'ont pas été perdu : Les plus chanceux ou talentueux sont partis exercer leurs talents au US (chez Facebook ou google aujourd'hui) , d'autres sont devenus petits entrepreneurs en solo ou +... Mais franchement Quel gâchis, la session d'entreprise ... La création, telle que vous la vivez est le fruit d'une vie (tels les entrepreneurs de l'époque qui sont les grandes sociétés d'aujourd'hui) ... Alors ne pensez moins à la session d'entreprise , mais à entreprendre votre fonction d'entrepreneur à Wengo qui a l'air de vous plaire aujourd'hui) ... Une rémunération de DG pendant 20 ans doit être quand même être attractive , pour pouvoir vous acheter votre villa au soleil (ou à Neuilly) , vous aussi non ? Et une session d'entreprise pour voir la mort de votre bébé , est-ce que cela en vaut la peine ?
Je l'ai vécu dans une autre entreprise , 10 ans après que l'entreprise vendu, était presque en faillite, a été racheté par son créateur historique.
Bref, l'aboutissement de la création d'entreprise , c'est pas la session :
Un Apple sans Steeve Job , même revendu très chère , ne va qu'a sa perte .

Patrick Amiel  a répondu le 08/11/2012 à 0:34:

Bonsoir,
J'aime beaucoup votre commentaire et y adhÚre à 100% : wengo, since 2006 de pÚres en fils :-)
J'y pense, je me projete, ai réalisé 10% de ce que j'aimerai faire de cette boîte, c'est donc jouable.
Par contre, demain notre actionnaire pourrait avoir envie de me sortir, dans ce cas si je pars avec peu, oui je serai déçu de ces efforts et sacrifices (familiaux et financiers) pour pas grand chose.
L'histoire nous dira... Mais, merci de votre commentaire qui remet bien en perspective ces boîtes web.
À noter : les fondateurs de PriceMinister, VentePrivee, PIXmania etc... sont toujours à la tête de leur entreprise depuis plus de 10 ans je crois.

Fred  a écrit le 07/11/2012 à 22:21 :

Bravo pour ce témoignage qui retrace bien ce que j'ai vécu pendant 7 ans lorsque j'ai monté ma boite dans le médical : 7 ans de travail acharné, pour valider une innovation majeure avec des laboratoires de recherche fondamentale, des lettres de recommandation de grands noms de la médecine dans mon domaine, et au final impossible de lever des fonds (moins de 500K euros recherchés à l'époque). J'ai dû arrêter mon activité alors qu'on avait de l'or entre les mains.

Bilan ?
Pas de salaire pendant presque 7 ans, pas droit au chomage à la sortie, et une grosse grosse galère pour remonter la pente.
Aujourd'hui, même si mon esprit d'entrepreuneur refait surface régulièrement, je n'ai plus envie de prendre un tel niveau de risque. Si on réussi on est montré du doigt, maintenant taxé comme par punition, et si on ne réussi pas on peut finir à la rue. C'est ça le risque de monter une entreprise en France aujourd'hui. Inciter les gens à prendre des risques, c'est aussi leur donner la perspective que leur risque sera rémunéré un jour... pour le plus grand bien des emplois qu'ils ont permis de créer.

Le même projet dans un pays anglo saxon, et je suis sûr que j'aurais trouvé les fonds nécessaires au développement de l'entreprise. Dans mon cas, j'ai vu comment les fonds d'investissement financés locaux, financés par l'Etat et les Régions et qui ont pour mission officielle de "fixer" les entreprises localement... finalement participent à de gros tours de table au côté des gros investisseurs privés, tuant dans l'oeuf leur raison d'être : participer aux premiers tours de table pour lancer des activités innovantes et certainement un peu plus risquées que les autres.
Mais sans prise de risque, il n'y a pas de grandes réussites possibles, et aujourd'hui, seul des financements externent permettent de donner les moyens à une activité de passer le fameux cap des 5 premières années.


L'idéologie tue notre pays à petit feu, et malheureusement, ce qui se passe en ce moment ne va pas dans le bon sens.

sniper  a écrit le 07/11/2012 à 20:29 :

en france il faut mieux etre fonctionnaire que chef d entreprise les risques fiscaux et juridique et pénal pour les chef d entreprise et quand on gagne c est l etat qui spolie .il faut que ca change sinon c est le mur .

Patrick AMIEL  a répondu le 07/11/2012 à 21:07:

Bonsoir Sniper,

Je pense qu'il ne faut pas caricaturer car malgré ce climat "hostile" je préfère être chef d'entreprise heureux que fonctionnaire même avec avec un plus gros salaire. J'aime me lever le matin pour aller "au boulot", transformer mes idées de la nuit en actions en 24h, retrouver mes associés, mes salariés, et pouvoir les choisir, j'aime aller chez IKEA pour choisir des bureaux, réorganiser l'open space... bref, j'aime avoir la chance de pouvoir façonner ma boîte avec mes associés. Ce luxe n'a pas de prix.
Je vous rejoins sur le poids qui pèse sur le chef d'entreprise, et ce côté à sens unique : en cas de faillite, il coule tout seul, et en cas de succès, il doit reverser près de 2 tiers à l'Etat. L'Etat est finalement l'actionnaire le plus rusé : il n'investit pas, il ne prends pas de risque, mais en cas de gains, il prend la grosse part (62,5%).

bat 60  a répondu le 08/11/2012 à 8:57:

c'est vrai šPatrick, ton discours est court ,simple mais éfficace,l'état reprend 62%,ce qui veut dire que nous vivons sous une forme de monarchie,ou une mafia légale! si si, n'ayont pas peur des mots!tu bosses,ils encaissent! reprenons notre destin en main!

Olivier A  a écrit le 07/11/2012 à 20:01 :

En temps que chef d'entreprise gagnant péniblement mon dû chaque mois je me reconnais dans votre histoire et dans toutes les prises de risques sur des projets qui n'ont pas eux votre succès et pourtant on garde sa motivation car on a espoir à pouvoir développer nos idées et à les faire vivre. Trouver des investisseurs restent très compliquer et se faire ponctionner plus de la moitié de ce que l'on a réussit à créer est une abberration. Et cela ne peut que nous inciter à aller voir ailleurs alors que l'on doit se consacrer à extraire cette quintessence pour vivre et faire vivre ce projet.

Patrick AMIEL  a répondu le 07/11/2012 à 20:14:

Merci "Olivier A" pour votre message, si cette tribune permet à certains de se sentir moins seuls dans leurs galères, c'est déjà ça. Et puis après la galère arrive, parfois, la "Lumière" :-)
Par contre, je ne me résigne pas à partir à l'étranger. Je suis persuadé que nous pouvons encore faire comprendre au Gouvernement le côté contre-productif de ce projet de Loi. Certains me disent que je rêve, et ils ont raison, mais certains membres du Gouvernement comprennent en "off" notre logique. Avec du temps, et un dialogue pédagogique et constructif, nous pouvons encore espérer faire changer les choses.
Ce qui me plaît dans cette "opposition" actuelle entre entrepreneurs et Gouvernement, c'est de voir un énorme mouvement de solidarité d'entrepreneurs et de français qui comprennent et nous soutiennent... cf. le mouvement spontané des pigeons.

Looser  a écrit le 07/11/2012 à 19:25 :

Incompréhensible car ne correspondant pas aux dogmes de la "république" et de l'ENA.

Curieux  a écrit le 07/11/2012 à 17:46 :

En lisant votre article je me demande comment vous seriez imposé dans les pays cités Etats-Unis, l'Allemagne, Israël, l'Angleterre .....Je me demande

Olivier  a répondu le 07/11/2012 à 18:36:

@Curieux : je la fais courte... A effort et à succès égaux, un entrepreneur français gagnera à peu près quatre fois moins après impôts que s?il était né en Allemagne et trois fois moins que s?il vivait en Angleterre. Il faut donc être 4 fois plus malin qu'un Allemand et trois fois plus malin qu'un Anglais pour rectifier le biais induis par nos politiques. Je sais on aime les défis en France et en plus on a de jolies autoroutes... Après ces arguments de comptoir de bar, il n'en reste pas moins que ces mesures sont totalement destructives pour notre pays sur le long terme, ce dont tout le monde politique se fiche.

Freephil  a répondu le 08/11/2012 à 8:28:

Ces différences entre la France et ses voisins, expliquent pour une grande partie aussi, la difficulté que nous avons, en tant qu'entrepreneurs nouveaux venus, à amorcer et soutenir un projet. Ce ravinement 3 à 4 fois plus important, privent les entrepreneurs qui ont passé les étapes, de leurs possibilités de réinvestir dans leurs affaires ou de s'engager comme BA dans de nouveaux projets. Les différences de fonds disponibles pour l'investissement entre la France et ses voisins s'expliquent là, et ce n'est pas l'Etat, avec la BPI qui peut y remédier, étant donné qu'il ne financera jamais qu'1 euro et encore face à 1 ?. Donc un entrepreneur sans "carburant", mais disposant cependant d'un projet innovant et bien construit, se retrouve bloqué ou empêché d'autant plus qu'on ponctionne les fonds privés générés par des projets qui sont commencé à tourner et à se développer. Ce n'est pas à l'Etat d'investir et il devrait donc s'interdire des prélèvements qui relèvent de la spoliation, qui plus est d'un actionnaire anonyme et omniprésent, sorte de prédateur agissant soi-disant pour le bien commun? 

Freephil  a répondu le 08/11/2012 à 8:43:

Désolé. Correction sur mon précédent post
"prive" au lieu de "privent"
"ont" au lieu de "sont"

élu ps  a écrit le 07/11/2012 à 16:43 :

cessez de gémir et de rapporter tout a la fiscalité ou a l'argent!entreprendre est tout d'abord une merveilleuse aventure humaine que l'argent vient récompenser dans un second temps

@elu PS  a répondu le 07/11/2012 à 16:56:

Passez devant , on vous rejoindra demain ;-)

Olivier  a répondu le 07/11/2012 à 17:04:

@élu ps : Si c'est un "vrai" élu qui dit cela... je préfère devenir vite amnésique. Vous n'avez visiblement pas compris ce que Patrick a écrit. La merveilleuse aventure humaine est une composante essentielle, tout comme l'indépendance que procure la création d'entreprise. Mais diviser par deux son salaire pour être libre et vivre une aventure humaine, c'est une chose qui intéresse sans doute certaines personnes (notamment ceux, admirables, qui sont tentés par une aventure caritative) et j'en suis très heureux, mais malheureusement pas la majorité. Alors soit on croit encore que nous vivons dans le monde des "bisounours" et la France ne sera plus qu'une terre en jachère avec des Français au service des touristes étrangers, soit on prend conscience que sur cette planète une tranche non négligeable de la population aspire à réussir, et que sauf à refaire le monde, la récompense première de cette réussite c'est l'argent. Personnellement je trouve que l'idéologie est belle, mais elle conduit la France dans le mur, et je ne veux pas être complice d'une trajectoire aussi idéologique qu'illogique. Le monde des "Bisounours" c'est le soir sur Gulli, maintenant retroussons nos manches et donnons aux Français les moyens de vivre et de lutter par rapport à nos voisins allemands, anglais, etc.

CPM  a répondu le 07/11/2012 à 17:06:

Cessez de gémir quand les entrepreneurs partent à l'étranger. Vous vivrez une merveilleuse aventure humaine quand il n'y aura plus personne pour payer votre traitement.

pov type  a répondu le 07/11/2012 à 17:09:

c'est avec ce type de raisonnement que les entreprises vont se creer hors de france ou partir avant le piege fiscal sur les resultats, les charges, et les p values de cession. je sais de quoi je parle je suis parti en 2007 avec mes 5 cadres et avons crée 60 postes a l'etranger ou nous avons sommes bien installé. il ne reste en france (que la production pour le moment). pour etre competitif nous regardons d'autres implantations pour notre developpement à l'export. je suis tres content aujourd'hui du choix de partir en 2007.

kalenji  a répondu le 07/11/2012 à 17:39:

c'est sur pour "élu ps" qu'il vaut mieux vivre avec l'argent des autres qu'il va dépenser sans rapporter à la communauté.
c'est sur qu'assis devant le bureau payé une fortune et dans un magnifique immeuble payé aussi par le contribuable et une entreprise francaise.
c'est sur aussi pour la ou les secretaires ( il en faut beaucoup pour Mr) qui lui apporte son café et ses biscuits payés encore par la communauté,
c'est sur qu'arriver au bureau par le véhicule de la ville payé aussi par la communauté, arrivé a 9h00 et parti à 11h00 pour soi disant déjeuner pour revenir à 16h00 d'un restaurant gastronomique avec la note salée payée aussi par la communauté.
ect.... c'est sur qu'il ne faut pas gémir et tout rapporter à l'argent.
entrepreneurs, levez vous de bonne heure et couchez vous tard le soir avec votre stress quotidien ( amen )
la communauté à bon dos.
je reviens d'un spectacle à Paris, 1789 la noblesse et le clergé ( alias politiques / élus )dépensaient sans cesse !! à la risée du peuple ils riaient et dépensaient !!! prélevaient l'impôt chaque année sans modération. allez voir ce spectable au gout du jour !! vous connaissez la suite !!
une aventure extraordinaire pour nos élus !!!! nourrit, logé, blanchi et le reste.
bravo pour cet article Mr amiel.
heureusement qu'il y a des gens comme vous pour payer nos élus.
mais malheuresement comme l'argent part en grande partie dans nos impôts et taxes diverses, vous avez l'espoir d'être rémunéré dans un second temps.
quelle hypocrisie. cher "élu ps"
si votre statut d'élu devait nous rapporter, on serait sur la paille !!! avec votre gestion calamiteuse des deniers publics.

Olivier  a répondu le 07/11/2012 à 17:45:

@élu ps : Lisez bien cher Monsieur ou chère Madame, les propos qui suivent votre commentaire. Oui certains partent et c'est malheureusement tellement logique de partir. Ils créent des emplois hors de France et c'est précisément ce que vont faire tous les jeunes diplômés brillants de notre territoire. Chez nous il ne restera que les moyens, qui du coup ne créeront pas grand chose. Ces décisions sont graves, vous allez faire fuir ceux que vous avez fait grandir. Toutes choses égales par ailleurs, il va nous arriver ce que nous connaissons dans le football, on est en France d'excellents formateurs, puis les meilleurs partent en Espagne, en Italie ou en Angleterre. Heureusement que certains entrepreneurs français sont patriotes, et à l'instar de Patrick, je ferai tout mon possible pour infléchir ces décisions irréfléchies, et si elles passent malgré tous nos efforts, nous entrerons "en résistance" pour qu'un jour la raison revienne dans ce beau pays où nous souhaiterions créer de la valeur, créer des emplois, gagner notre vie, prendre des risques, perdre, gagner, bref vivre.

L'aventurière du web  a écrit le 07/11/2012 à 16:22 :

Une tribune pleine de réalisme et de sagesse. L'aspect technique de la mesure fiscale est secondaire - ce qui compte c'est le message en trame de fond envoyé aux personnes qui acceptent de prendre des risques (jusqu'à s'endetter) pour innover avec la volonté de créer de l'emploi.
En période de crise - nous guettons les signaux envoyés par nos dirigeants et nous comptons sur eux pour impulser une dynamique positive à la nation et encourager ceux qui ont la "kniack". Malgré tout, nos appels ne semblent pas entendus...

bob44  a répondu le 07/11/2012 à 16:34:

"Malgré tout, nos appels ne semblent pas entendus..." au contraire le gouvernement a fait marche arrière et c'est bien dommage car le capital reste toujours taxé deux fois moins que le travail..

Olivier  a répondu le 07/11/2012 à 16:53:

@bob44 : certes il a fait marche arrière, mais il est toujours très mal garé. Il faut qu'il s'y reprenne à plusieurs fois. Je vous donne un autre exemple loin du monde de l'Internet. Un entrepreneur achète un bar 100 k?, se paye un petit salaire, développe le chiffre d'affaires pendant 5 ans car il sait que la valeur de son bar dépend du chiffre d'affaires et arrive à le revendre 150 k?. Il a une plus value de 50 k? et paye 35% d'impôts environ. Avec ce niveau d'imposition (déjà très élevé), cela tenait encore avec des entrepreneurs "patriotes"... Maintenant je vais vous raconter l'histoire qui va se passer. Le bar qu'il a acheté 100k?, il va le vendre 100k?. Le chiffre d'affaires va même baisser car c'est pas simple... Ou est la différence ? C'est simple : entre temps il prend une rémunération non déclarée importante et il va demander 30k? non déclaré à la vente. Au final, l'état va perdre tout l'avantage fiscale qu'il comptait gagner. Et c'est ce qu'il va arriver d'ici 2 ou 3 ans, en valeur absolue les rentrées fiscales seront beaucoup moins importantes. Tant pis pour tout le monde.

bob44  a répondu le 07/11/2012 à 18:22:

@olivier je capte rien a ta démo plein de point d'interrogation mais je te rappel que sous Roosvelt y'avait 91 % d'impôt sur le revenu et les gens gueulaient pas, demain quand ça sera la guerre et que plus personne ne pourra manger on fera pareil !

Olivier  a répondu le 07/11/2012 à 18:48:

@bob44 : en fait les points d'interrogation sont des euros, mais le symbole visiblement ne marche pas sur cette interface. Désolé. S'agissant de la politique de Roosvelt, je suis pour à 100%. En cas de grave problème économique, il faut augmenter l'IS, l'ISF et l'impôt sur les salaires : il faut prélever les rentiers de l'économie et les hauts salaires. Un salarié bien payé ou un rentier va faire la gueule mais il ne va pas partir, c'est beaucoup plus compliqué pour lui et les fondamentaux de notre pays ne seront pas ébranlés. J'ai un bon salaire et je serai heureux de payer la nouvelle tranche à 45% (car je suis loin de celle à 75%....) et de contribuer ainsi à l'effort national. Mais il ne faut pas taxer la prise de risque, c'est elle qui génère la croissance de demain, celle de nos enfants, c'est tout ce que je dis. On laisse déjà une dette énorme à nos enfants, évitons en plus de leur appauvrir le tissu économique dans lequel ils vont chercher un emploi.

@Bob44  a répondu le 07/11/2012 à 19:38:

Sauf que le 91% était troué de niches fiscales qui faisaient que personne ne payait 91%.
L'omission est un vilain péché... Et bizarrement à l'époque, personne ne parlait de quitter les Etats-Unis, au contraire...

Et si tu penses que c'est économiquement efficace et que ca va faire venir tous les entrepreneurs de la planète chez nous pour t'offrir un job avec assistante et chauffeur, tu devrais suggérer à Hollande de monter le taux d'imposition à 100%, parce que là, on va être les rois de la planète. France rules, Baby !

bob44  a répondu le 08/11/2012 à 9:11:

@@Bob44, les investisseurs ils viennent aussi chez nous pour nos infrastructures publiques qui sont financées par l'impôt jusqu'à preuve du contraire, un taux d'imposition à 100 % ne me choque nullement tout dépend à partir de quel montant il se fixe.

D'artagnan  a écrit le 07/11/2012 à 15:25 :

"mon taux d'imposition sur les plus-value passe alors de 34% à 62,5% en cas de cession de mes parts." > les mots-clé de cette phrase sont bien "cession" et "plus-value", qu'on ne s'y trompe pas. Vous êtes entrepreneur tant que vous ne cédez pas vos parts, monsieur, à partir du moment où vous vendez vous n'êtes qu'un négociant comme tant d'autre qui cherche à faire un joli profit ! Tout le reste de votre argumentation n'est que brouillard pour vous donner bonne conscience. Si votre entreprise créée de la valeur grâce à vous, l'idée de cession et de plus-value ne devrait même pas vous effleurer, mais voilà comme vous le dites si bien vous voulez vous raccrocher à un mythe.

Toute cette débauche de bonne conscience artificielle est écoeurante pour le smicard de base (combien parmi vos 600 employés ?) qui est déjà étouffé d'impôts et peine à payer son loyer et faire manger ses enfants à sa faim, vous incarnez à merveille le côté typiquement franco-français de l'immobilisme dès que ça touche un peu trop à votre cas personnel, sans même mesurer la chance que vous avez d'être à l'abri des gros ennuis de la vie. Vous ne pensez visiblement qu'à garantir et accroître votre petite part dans cette caste de rentiers privilégiés et je suis personnellement fort aise que votre contribution augmente à ce titre, ce n'est que justice sociale.

@don quichotte  a répondu le 07/11/2012 à 15:47:

Je reconnais là le discours de hollande: vous êtes autorisés a travailler, et même être assisté si vous êtes déficitaire mais tout cela à une condition, ne rien y gagner. Mon bon monsieur, si cette situation est tellement enviable, on se demande pourquoi tous les crève la faim dont vous parlez ainsi que vous même ne montent pas leur propre entreprise, par contre on comprend pourquoi le chomage augmente car avant de gagner, on risque surtout de tout perdre, son logement sa famille, pas de congé maladie et pas de retraite, ce n'est qu'en fin de parcours qu'on peut y gagner mais aussi... tout perdre. Quand montez-vous une entreprise?

walter  a répondu le 07/11/2012 à 15:53:

d'artagnan :
un jour lève toi, et demande toi ce que tu peux créer; ce que tu est capable de construire par toi même, et enfin de pouvoir te dire le jour où tu quitteras cette terre : moi cela, je l'ai fait moi même ! (ou alors, accepte ce que tu est, tout simplement...)

@d'artagnan  a répondu le 07/11/2012 à 16:01:

Bien sur tant que trimmez et prenez les risques , on veut bien vous écouter , le jour où vous souhaitez retirer le gain de tout ce labeur , les méchants / envieux esprits vont envoient à la figure toute sortes d inepties. Il ne faut jamais oublier qu'un entrepreneur est aussi et d'abord un homme , s 'il ne retire de ses entreprises aucune autre satisfaction que celui du "devoir social" accompli, c est un peu court!!

Olivier  a répondu le 07/11/2012 à 16:37:

@D'artagnan : Si vous me permettez, vous êtes hors sujet. Patrick ne se plaint pas de sa condition, il est très heureux, il le sait ; il faut partie des chanceux en France, il en a pleinement conscience. Ce qu'il vous dit, et je m'associe pleinement à son propos en tant qu'associé de la même aventure, c'est qu'aujourd'hui si nous devions créer Wengo, avec de telles mesures fiscales nous ne le ferions pas. Ce que nous ferions ? Nous deviendrions salariés de grands groupes, sans doute américains, Patrick serait peut-être Directeur Général de Google France, je serais sans doute Associé d'un grand cabinet de conseil américain. Et tous les deux nous gagnerions aujourd'hui 2 ou 3 fois plus que ce que nous gagnons chaque mois. Et sans doute, qu'une résident Londonien, Américain ou Belge aurait créé Wengo, et les 600 français qui gagnent leur vie chaque jour grâce à Wengo seraient remplacés par 600 anglais, américains ou belges ! La France a besoin de capitaines d'équipes, Patrick en est un. Si Patrick fait simplement partie d'une équipe avec un capitaine étranger ou devient capitaine d'une équipe à l'étranger, c'est au final toute la France qui est perdante. Je ne doute pas que vous comprenez cette logique. Ce qui est grave ce n'est pas ce qui nous arrive à Patrick et moi-même, c'est ce qui va arriver à la France dans 10, 20, 30 ans. Si tous les Patrick qui sortent de l'école deviennent salariés de grands groupes, on devient une méga-administration inefficace à l'instar des administrations qui nous gouvernent; si tous ces mêmes Patrick partent hors de France créer leur entreprise (option qui sera retenue pour les meilleurs d'entre-eux), la France va sombrer doucement et on mettra une ou 2 générations à remonter la pente car tous les exemples de réussite ne seront plus résidents français.

D'artagnan  a répondu le 08/11/2012 à 2:50:

@don quichotte : je me régalerai à débattre avec vous directement :) ne me collez pas une étiquette politique dans le dos, j'ai encore ma fierté intacte, les mains propres, et même ma liberté de penser (plus pour longtemps sans doute). Ce dont nous parlons n'est pas du travail, c'est du commerce d'entités immatérielles, quand il y a bénéfice il doit y avoir une prise d'intérêt de l'Etat, au même titre que pour tout commerce. Toutes les entreprises n'ont pas pour but d'être vendues cher monsieur, certaines sont juste une forme de travail précaire déguisé, un contrat avec l'Etat en quelque sorte.

@walter : j'ai créé un être humain, ma plus belle réussite et contribution à l'humanité. Le reste de ce que j'ai fait est dérisoire, au mieux, en comparaison. Triste que vous confondiez comme beaucoup d'autre création de richesse et gros billets verts.

@mon dernier contradicteur sans pseudo : ne soyez pas si manichéen, moins de profit ne signifie pas pas de profit du tout. Il s'agit de partage et de redistribution, concepts qui semblent complètement échapper aux ultra-libéraux pure souche, pourtant à l'aise avec les chiffres d'ordinaire. Et si ces derniers devaient partir vivre leur "rêve" de millionnaires ailleurs qu'en France, je crois que ça ne m'empêcherait pas de dormir, bien au contraire, on pourrait peut-être ainsi redonner un peu de sens à nos vies et vivre pour nous-mêmes et ce qui nous passionne.

@Olivier : merci pour votre réponse constructive. Ayant moi-même tenté l'aventure de l'entrepreneuriat en France (et l'on ne m'y reprendra plus, chat échaudé craint l'eau froide) je partage toutefois votre analyse : je suis fataliste et je pense que la France n'aura que ce qu'elle mérite si le scénario que vous décrivez devient réalité (à mes yeux c'est fort probable pour toutes les raisons que vous détaillez). Loin de moi l'idée de reprocher à Patrick Amiel d'avoir tenté son aventure et d'avoir trouvé le succès, c'est fort louable à plus d'un titre. Par contre, là ou nous divergeons c'est sur la finalité de la mesure dont il est question ici, à savoir la taxe sur les plus-values de cession. M. Amiel prétend que cela va tuer le rêve et décourager de futurs entrepreneurs, hors selon moi très (très...) longtemps avant d'en arriver au stade de la cession un chef d'entreprise a déjà cessé de rêver pour se frotter pleinement à la réalité de la survie de cette entreprise, aux choix drastiques que cela entraîne, à jongler sur tous les aspects financiers et cela suffit à tuer dans l'oeuf tout rêve, toute passion et toute naïveté, c'est là un devoir absolu de survie. Ou alors, M. Amiel nous avoue à demi-mot qu'il planifiait déjà la juteuse cession dès les premières phases de la création de son entreprise, comme tout entrepreneur-rêveur qui se respecte selon son récit, et ce faisant il justifie donc pleinement cette taxation qu'il entendait dénoncer. Chacun choisira son interprétation.

Freephil  a répondu le 08/11/2012 à 9:11:

@ D'Artagnan
Parce que d'après vous, assurer 600 emplois, ce n'est pas redistribuer ? Le partage ne devrait être qu'une case transitoire et seconde (et autrement solidaire du reste, mais venant ensuite au cas où et tant que nécessaire, et sans confiscation étatique préalable?) permettant d'en revenir à l'échange placé au centre, lieu d'avénement de chaque humain comme son meilleur espoir de dignité, quelque forme que prenne cet échange, et il peut y avoir, selon les activités, concurrence des formes quant à l'organisation et la définition des profits escomptés. Le risque ne doit être dissuadé, et le gain qui peut en résulter, doit certes contribuer dans une proportion raisonnable au bien commun, mais nullement être spolié, d'autant que l'Etat est bien incapable d'investir comme le fera celui qui ayant fait un tel parcours, y a tout de même bien meilleure compétence. Nota bene pour les crypto-marxistes : au pays du socialisme réel, la religion de l'homme absolu, recouvrant les hommes particuliers et autrement réels? portant nom propre, on reconnut tardivement que le lopin cultivé d'un jour à l'autre, gagnerait à l'être par le même homme. C'était bien peu quant à la liberté nécessaire aux accumulations et redistributions qui peuvent alors en découler, mais déjà quelque aveu implicite et sans doute refoulé, du vice de forme de cette idéologie si porteuse?

D'artagnan  a répondu le 10/11/2012 à 12:15:

@Freephil : on assure 600 emplois quand on occupe les responsabilités. Lorsqu'on cède ses parts, par définition, on cesse de les assurer, on les jette en pâture contre un gros chèque. Tous ceux qui ont vécu une fusion/acquisition (3 pour ma part) savent que l'emploi en est toujours la première des victimes, cela se fait dans le silence et l'indifférence de tous, le repreneur ne tenant pas à s'assurer une mauvaise publicité.

Profitez donc de cette tribune pour ouvrir les yeux sur la finalité, comprise par tous ceux qui l'ont vécue ou subie, de la création d'entreprise et de la valeur humaine qui a bien un prix pour certains, comme toute chose en ce monde, si possible en ne taxant pas de marxiste ou pédonazi tous ceux qui ne suivent pas, ou plus, comme des moutons, espérant comme M.Amiel toucher le gros lot en exploitant leur prochain à leur tour un jour. Cette voie ne saurait être la seule pour s'accomplir dans la vie dans un pays éclairé comme le nôtre et je me force encore croire que la définition de l'entrepreneur est bien plus noble que cela.

Freephil  a répondu le 10/11/2012 à 17:07:

Mais qui doit un emploi à vie à qui que ce soit ? Lors des cessions, il y a certes des recompositions, et cela touche ou peut toucher des emplois, mais en quoi les salariés qui sont rémunérés pour leur travail, peuvent-ils être confondus avec les actionnaires, dés lors qu'ils ne participent pas à la capitalisation, via par exemple un système d'intéressement. Soit vous reconnaissez que la propriété, est un élément essentiel des conquêtes de la modernité, soit en fait la propriété quelle quelle soit est en sursis, selon l'appréciation de l'Etat, et elle n'est plus donc l'un des droits naturels, chèrement conquis contre les privilèges et corporations (petits privilèges) à l'époque. Monsieur Amiel pointe juste la logique spoliatrice qui prévaut dés lors qu'un entrepreneur, ou du reste quelque actionnaire que ce soit, entend céder sa propriété. On lui saisit alors les deux tiers de sa plus value, sachant que bien souvent le revenu n'est au rendez-vous que là, après bien des incertitudes et des efforts. Ce qui a éclairé la vie de bien des hommes est bon an mal an, cet affreux système capitaliste que vous semblez pointer comme le principal problème. La richesse de tous y a été au rendez-vous et autrement mieux que dans ces merveilleux pays du socialisme réel, où dixit un intellectuel russe "compagnon de route" au début du grand oeuvre, entendu alors fin des années 80 sur FC, pointait le fait que al majorité des maisons russes avaient encore des sols en terre battue. Il y a certes des écueils, des bandits, des immoraux, et du reste l'on ne prétend pas produire par le grand jeu des échanges une morale qu'il nous appartient à chacun de faire progresser, entrepreneur ou pas. Le procès en sorcellerie fait aux entrepreneurs me semble relever par trop d'un parti-pris, généralisant des excès condamnables.

Pascal C  a écrit le 07/11/2012 à 15:12 :

L'entreprise ne peut exister qu'à hauteur de la valeur des personnes qui l'animent.
La France du socialisme, de la couverture sociale et du lobby fonctionnaire ne comprendra jamais ça.
Tout ce qui compte pour eux, c'est que les producteurs de valeur redonnent l'essentiel de leurs gains à une communauté dispendieuse qui ne sait que consommer, jamais produire.
Je ne comprends toujours pas qu'il reste encore beaucoup d'entrepreneurs en France. J'en fais partie et risque de me retrouver aux Restos du Coeur plus souvent qu'à mon tour. Mais je partirais de ce pays, à près de 60 ans, si celui-ci voulait persister dans ses exécrables manies d'enfant gâté.

mort avant la fin du mois  a écrit le 07/11/2012 à 14:43 :

moi même entrepreneur, je ne me plains ni de mon travail ni de mes revenus et pourtant je vous dis : avoir des idées c'est un handicap, je gagne bien ma vie mais à quel prix personnel et sur ma santé. Je souhaiterais gagner nettement moins, (cela intrigue les raleurs de tout poil), mais à condition de ne pas servir d'intermédiaire entre les clients et la secu et le fisc, ce qui m'oblige à travailler moi et mes employés 23 jours/ mois avant de dégager quelque chose.. ou rien. Sans parler des montagnes de paperasse inutiles et de pouvoir etre en cessation de paiement avec un carnet de commande plein pour des mois. 23 jours de stress par mois, imaginez ne pas savoir pendant 23 jours si vous serez payé le 30 et en plus on peut me saisir mes biens personnels.
Ce système marche encore mais je ne lui sens aucun avenir, mes enfants feront autre chose ou partiront entreprendre à l'étranger et pour les en dissuader, il faudrait autre chose que ces mesurettes.

bob44  a répondu le 07/11/2012 à 16:42:

"je gagne bien ma vie mais à quel prix personnel et sur ma santé" et ba j'en connais pleins qui gagnent très mal la leur et qui se plaignent pas en plus, et eux bizarrement ils vont pas envoyer leur gosses à l'étranger !

Nian  a écrit le 07/11/2012 à 14:36 :

La belle histoire de l'entreprise faite main pour finalement nous dire qu'il voudrait revendre pour faire du fric mais tant qu'a faire ne pas payer trop d'impôt dessus : la bonne blague, les vrais pigeons c'est le contribuable !

pigeon  a répondu le 07/11/2012 à 15:25:

Ouvrez enfin les yeux: les impots sur les produits, sur les employés et les patrons, la TVA tout est repercuté sur les prix et in fine c'est vous qui les payez, et l'état aussi c'est vous qui le payez , pigeon vous êtes depuis longtemps et vous allez continuer. Mais vous semblez aimer çà. Ce patron dont vous vous moquez, à la fin c'est vous qui allez payer ses impots. Lui a le courage de ne pas vouloir être une percepteur déguisé et de ne pas vouloir vous prendre de l'argent destiné a autre chose dont se gavent les politiciens a vos dépens.

bob44  a répondu le 07/11/2012 à 16:32:

@pigeon "Lui a le courage de ne pas vouloir être une percepteur déguisé et de ne pas vouloir vous prendre de l'argent destiné a autre chose dont se gavent les politiciens a vos dépens." cet argent il sert heureusement a bien d'autres choses qu'à nos politiciens et en l'occurence c'est pas le smicard qui vient se plaindre qu'il a trop de taxe mais un entrepreneur qui veut revendre sa soit boite sans payer trop d'impôt faut pas tout mélanger !

Bruno  a écrit le 07/11/2012 à 14:36 :

Exposé Magistral!

bob44  a écrit le 07/11/2012 à 14:32 :

"Ah... mon taux d'imposition sur les plus-value passe alors de 34% à 62,5% en cas de cession de mes parts. " et bien ne cède pas tes parts puisque ça à l'air d'être ton bébé, ta vie, ton oeuvre !

bob  a répondu le 07/11/2012 à 14:56:

jaloux.

bob44  a répondu le 07/11/2012 à 15:07:

@bob mais ouais trop ! Moi j'ai pas de rolex, je paye pas l'ISF, j'ai pas de part à céder VDM ;-)

Cécile  a répondu le 07/11/2012 à 15:52:

Pas de rolex ? Pas d'isf ? alors pas d'idée !!!
Les idées le cran le travail 7/7 n'ont pas de valeurs ?
De toute façon c'est un pays d'assister , il y a que ce qui font rien qui s'en sortent !
Et les autres ? payent pour les assister , ceux qui n'ont pas de rolex , mais qui ne se bousille pas la sante a bosser et qui croulent pas sous le poids des responsabilités , ceux qui partent en vacances ou qui le sont a pleins temps ...ceux la vont bien !!
La France n'est plus grand chose , système social au top , fiscalité assommante , charges sociale et patronales ...rédhibitoire !!!
Aucune sécurité pour les libéraux et pas de risque de débordement ou de manif ...Ont bosse trop !!

bob44  a répondu le 07/11/2012 à 16:29:

@cécile "De toute façon c'est un pays d'assister , il y a que ce qui font rien qui s'en sortent !" manifestement vous ne devez pas connaitre beaucoup d'"assistés" et pour cause personne ne s'en sort avec seulement les aides sociales ni même avec le smic, arrêtez donc les beaux discours sur la libre entreprise. Nous sommes 60 millions dans ce pays et tout le monde ne pourra pas être patron ni entrepreneur ! Le jour où les libéraux iront manifester ne viendra pas car se sont leurs idées qui triomphent : la dérégulation, les pirvatisations, la croissance par l'endettement.. Les pigeons se sont toujours les mêmes et eux ils ne viennent pas se plaindre à longueur de tribune pathétique dans nos journaux..

Olivier  a répondu le 07/11/2012 à 16:46:

@bob44 : Bien sûr que Patrick ne cèdera pas ses parts dans ces conditions ! Mais est-ce une bonne chose ? Ne vaut-il pas mieux qu'il les cède un jour à quelqu'un d'autre de motivé pour emmener l'entreprise encore plus loin et créer toujours plus de valeur et d'emplois ? Encore une fois, le problème ce n'est pas Patrick aujourd'hui. Vous ne comprenez pas le sens bien plus grave de son propos. Demain il n'y aura pas de Patrick pour créer des Wengo en France, et les 600 emplois qui sont là aujourd'hui seront à Londres ou ailleurs.

Cécile  a répondu le 07/11/2012 à 16:56:

@Bobo44 : "manifestement vous ne devez pas connaitre beaucoup d'"assistés " si si détrompez vous , je travaille depuis mes 15 ans me débrouille seule j'ai jamais rien demander a personne , j'ai pas fait 6 gosses mais 1 , je vais jamais chez le toubib (je creuse pas le trou de la secu) et depuis 10 ans j'ai pris une semaine de vacances , j'aurais une retraite de merde alors que je paye des sommes fantastique en libéral pour qui ou pour quoi je me demande ?? et si je tombe malade non seulement j'ai rien mais en plus je continue de payer mes charges ...Mais je connais des assister autours de moi qui vivent avec des rsa qui ne compte absolument pas trouver un taff , qui ont des allocation logement , rentré scolaire , etc etc , qui bossent au black et qui ont des we etc etc bref c'est un discours sans fin mais de la ou je viens oui je connais que ça des assister ! Dans le lot peu se débrouillent la "kniack" ont la ou ont la pas , le courage idem , c'est une question de volonté de choix , mais je trouve que prendre a fond la forme et sans compter a ceux qui entreprennent innovent et font des sacrifice énorme pour une "solidarité sociale" non pas d'accord !

bob44  a répondu le 07/11/2012 à 16:58:

@Olivier "Demain il n'y aura pas de Patrick pour créer des Wengo en France, et les 600 emplois qui sont là aujourd'hui seront à Londres ou ailleurs." mais je ne crois pas une seconde a cette logique, si wengo a besoin d'être sur le territoire il y restera et payera donc ses impôts en conséquences tout n'est pas délocalisable. Si Wengo souhaite faire une maximum de profit il n'aura qu'a s'installer dans un paradis fiscal pour ne payer presque rien. Par conséquent peut importe le niveau d'imposition il peut toujours être jugé trop important ou pas assez selon sa position sociale. Et oui plus on est riche et plus on gagne plus on doit contribuer a la vie de la cité car cet argent n'est pas seulement celui du patron ou de l'entrepreneur il est aussi celui de tout le monde a travers l'éducation, la santé, les transports... dont a bénéficié toute sa vie ce patron ou cet entrepreneur (et ses salariés).

Cécile  a répondu le 07/11/2012 à 17:23:

@Bob44
"Et oui plus on est riche et plus on gagne plus on doit contribuer a la vie de la cité car cet argent n'est pas seulement celui du patron ou de l'entrepreneur il est aussi celui de tout le monde a travers l'éducation, la santé, les transports..."
Si tout l'argent récolter par l'état étais bien employé c'est pas des "cité" qu'il y aurait dans ce pays !

Olivier  a répondu le 07/11/2012 à 17:56:

@Bob44 : Vous fêtes une autre erreur. Wengo n'a pas besoin d'être sur le territoire. Aujourd'hui Wengo fait travailler 600 personnes pour offrir un service en France, en Belgique, en Suisse, en Espagne, au Portugal et bientôt au Brésil. Wengo est en France car ses fondateurs sont Français. Demain Wengo pourrait être en Espagne et le service pour le client final serait identique. Une seule nuance, les employés seraient espagnols et l'administration fiscale française n'aurait rien. Je sais que vous ne me croyez pas, parce que vous ne comprenez pas cette réalité. Mais je peux vous garantir que c'est la réalité, et le tropisme de vos analyses vers l'idéologie du "partage parfait" nous conduit tout droit dans le mur. En tout cas, ce cri de Patrick n'est pas une menace, c'est un avertissement. Wengo ne partira pas hors de France, cela n'est pas son sujet ; mais il n'y aura plus de nouveau Wengo en France, en tout cas pas avant de nombreuses années. Et je trouve cela tellement dommage.

bob44  a répondu le 07/11/2012 à 18:20:

@olivier "Je sais que vous ne me croyez pas, parce que vous ne comprenez pas cette réalité." au bien sûr que je la comprend cette réalité mais y'en aura toujours pour trouver qu'il y a trop d'impôt.. Wengo n'a qu'a partir comme tout ces pigeons mais qu'il sache qu'il ne seront plus français à mes yeux et demain ils quitteront l'espagne pour la suisse etc.. la cupidité n'a pas de frontière et je trouve ça tellement dommage !

Stef  a répondu le 07/11/2012 à 19:14:

Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l?addition totale se monte à 100 euros. (Normalement, cela ferait 10 euros par personne). Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s?inspire du calcul de l?impôt sur le revenu, ce qui donna à peu près ceci :
· Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne payeraient rien.
· Le cinquième paierait 1 euros
· Le sixième paierait 3 euros · Le septième paierait 7 euros
· Le huitième paierait 12 euros
· Le neuvième paierait 18 euros
· Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 euros.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement. Jusqu?au jour où le tenancier les plaça devant un dilemme : « Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j?ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. » Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu?ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20 euros de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3.33 euros. Mais s?ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6ème homme devraient être payés pour boire leur bière. Le tenancier du bar suggéra qu?il serait plus équitable de réduire l?addition de chacun d?un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs. Ce qui donna à peu près ceci :
· Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (un pauvre de plus ? Ndt)
· Le 6ème paya 2 euros au lieu de 3 (33% réduction)
· Le 7ème paya 5 euros au lieu de 7 (28% de réduction)
· Le 8ème paya 9 euros au lieu de 12 (25% de réduction)
· Le 9ème paya 14 euros au lieu de 18 (22% de réduction)
· Le 10ème paya 50 euros au lieu de 59 euros (16% de réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu?avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie : « J?ai seulement eu 1 euros sur les 20 euros de remise », dit le 6ème, il désigna le 10ème « lui, il a eu 9 euros ». « Ouais ! dit le 5ème, j?ai seulement eu 1 euros d?économie » « C?est vrai ! » s?exclama le 7ème, « pourquoi aurait- il 9 euros alors que je n?en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction » « Attendez une minute » cria le 1er homme, « nous quatre n?avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres ». Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l?insultèrent.

La nuit suivante le 10ème homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s?assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d?important : ils n?avaient pas assez d?argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l?addition Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d?imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d?une réduction de taxe. Taxez les plus fort, accusez-les d?être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l?étranger?,
Pour ceux qui ont compris, aucune explication n?est nécessaire. Pour ceux qui n?ont pas compris, aucune explication n?est possible.

Olivier  a répondu le 07/11/2012 à 19:29:

@bob44 : Eh bien on se rejoint sur un point. Nous trouvons tous deux très dommage que des "pigeons" voyagent au-delà de nos frontières. J'ai eu la chance de créer plusieurs entreprises et j'en ai cédées deux par le passé. A chaque fois j'étais content de payer mon impôt en France, bien sûr c'était "toujours trop..." mais cela me semblait honnête. Déjà à l'époque (presque 10 ans) des collègues "pigeons" partaient en Belgique pour défiscaliser leurs plus-values et je me disais qu'à leur place je ne ferai jamais cela ! Aujourd'hui je me prends à penser comme eux et cela m'effraie. Il y a toujours des gens pour qui leur prendre 1% c'est déjà trop, ceux-là qu'ils partent effectivement, ce ne sera pas une grande perte. Mais, là avec 60% de fiscalité, pour ma part, je trouve qu'on a franchi un palier critique et ce sentiment est trop largement partagé autour de moi. Bien évidemment je ne partirai pas hors de France et Patrick également j'en suis certain, car on aime ce pays qui nous a permis d'étudier et de gravir les échelons pas à pas, et nous paierons nos impôts. Mais notre cas est peu intéressant. Ce qui est plus grave, c'est qu'avec 60% de fiscalité sur les plus-values, nos jeunes entrepreneurs n'entreprendront plus en France et si de tous nos échanges, je suis au moins arrivé à vous faire réfléchir à cela, eh bien je passerai une bonne soirée.

bob44  a répondu le 08/11/2012 à 9:22:

@cecile "Mais je connais des assister autours de moi qui vivent avec des rsa qui ne compte absolument pas trouver un taff " il faudra dans ce cas me les présenter car tout ceux qui touche le RSA et les alloc on toujours moins que celui qui travail au smic et par conséquent ils ne sont tout près du seuil de pauvreté. Pour mémoire la fraude aux prestations sociales c'est 3 milliards/an et la fraude fiscale 60 milliards/an : où sont les parasites ? A Neuilly ou en banlieue ?
"Si tout l'argent récolter par l'état étais bien employé c'est pas des "cité" qu'il y aurait dans ce pays !" sans ces cités et les populations immigrès qui sont venues en masse dans les années 70 la France ne serait pas dans 10 premières puissances mondiales, se sont ses immigrés qui l'ont batti aussi et maintenant qu'il n'y a plus de boulot pour ses enfants ont voudrait leur rejetter la faute ?
"Ce qui est plus grave, c'est qu'avec 60% de fiscalité sur les plus-values, nos jeunes entrepreneurs n'entreprendront plus en France" et bien j'éspère que nos futurs entrepreneurs ne s'engageront pas seulement dans l'idée de revendre un jour leur part et d'en faire un max de bénéfice car effectivement cela les découragera. Si on augmente aujourd'hui la fiscalité ce n'est pas par plaisir, si la situation économique était meilleur on pourrait même envisagé de la baisser fortement mais ce n'est pas le cas. En temps de crise la fiscalité augmente pour soutenir l'activité (et oui l'état est le premier investisseur en France) mais de toute façon je pense que c'est peine perdu car nous allons à la récession pour 5 ans au moins et cela dans toute l'europe comme aux US, au Japon, en Australie...

Cécile  a répondu le 08/11/2012 à 14:23:

@Bob44 : .... Bien sur Bob44! d'ici 4 ou 5 ans , nous allons avoir d'autres problèmes que la récession , et que ce soit des grosses entreprises, des micro entreprise des libéraux en sommes le système de charges et de cotisation n'est pas bon ! Et tout ce qui c'est fait depuis les années 70 ....c'est non seulement dangereux , pas bon et en plus c'est ce qui nous coute si cher aujourd'hui !
Votre raisonnement est étrange vous trouvez ça normal de trimer comme un fou de sacrifié pleins de choses dans votre vie pour qu'on vous prenne le bénéfice de votre labeur ??? pour quoi pour qui ???
Avant de parler des immigré dans ce pays et de ce qu'"ont leur doit..." regarder ces retraité qui sont Français qui ont cotisé toute une vie et qui n'ont rien ! Nos sans abris etc etc AVANT DE DONNER aux étranger sans mesure et sans discernement commençons par assurer un minimum ici !

bob44  a répondu le 08/11/2012 à 14:42:

@cecile " d'ici 4 ou 5 ans " ça peut être même 10 ans je n'en sais rien mais un système totalement libéral avec un état moindre ne résoudra pas le problème des retraites, des sdf ou de n'importe quel inégalité puisqu'il place la liberté devant l'égalité. Tous les pays très libéraux ont effectivement une bonne croissance et une forte attractivité économique mais ils ont aussi des inégalités galopantes dont ils se fichent éperdument car pour eux tout le monde peut y arriver avec de la volonté. Sur l'immigration je vous rappel qu'elle rapporte plus qu'elle ne coûte à notre pays et le minimum décent dont vous parlez qui peut le fournir a part l'état ?
"Votre raisonnement est étrange vous trouvez ça normal de trimer comme un fou de sacrifié pleins de choses dans votre vie pour qu'on vous prenne le bénéfice de votre labeur ??? pour quoi pour qui ??? " premièrement on ne prend pas tout et cela sert justement a éviter aux inégalités d'exploser. Aux USA 50 % de la population détient 1 % des richesses, est-ce que c'est ce que nous voulons ?

sirijo  a écrit le 07/11/2012 à 13:38 :

J'aime bien cet article et je trouve qu'elle reflète bien la réalité de l'entreprenariat d'aujourd'hui: on peut avoir beaucoup d'idées mais on ne peut pas les réaliser car il ya beaucoup d'obstacles qui nous effraient...

Democratix  a écrit le 07/11/2012 à 13:33 :

L'UMP ne fait que défendre les dirigeants du CAC 40 et le PS n'arrive pas à voir plus loin que les désirs d'un prof.
Pas prêts d'être entendus par le monde politique.
BAYROU peut-être.