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par Hervé Azoulay, président d'Invest Banlieues | 31/12/2012, 14:26 - 1228 mots
Notre société va très mal, « l'élite de l'élite » qui détient en grande partie le pouvoir suprême en France, nous dicte sa loi et sa vision à tous niveaux: économique, administratif, politique, financier... et verrouille le système par ses réseaux d'influence qui étouffent dans l'œuf tous les germes du changement! Notre système élitiste a fabriqué et raffiné de décennie en décennie des générations entières d'autistes. Ces grandes écoles qui les forment et distillent en sélectionnant tous les ans les plus brillants cerveaux cartésiens de France, dégagent en raffinant ces produits, l'élite de l'élite, le zéro défaut du zéro défaut : les grands Corps administratifs et techniques de l'Etat. Loin d'être le temple du génie achevé, certains seraient débarrassés de toutes leurs impuretés et d'autres resteraient sous l'aspect brut ! L'épreuve d'initiation subie, on appartient à jamais à un monde clos, et on n'affrontera jamais la remise en cause de son statut. C'est le corporatisme dévastateur !
Forbes Insights et Société Générale Private Banking ont passé au crible les 1200 plus grandes fortunes dans le monde. Dans cette étude les français sont les plus âgés et les moins méritants pour un pays industrialisé comme le nôtre. Plus des deux tiers doivent leur fortune à l'héritage, alors que 80% des britanniques et 68% des américains sont des self-made-men ! Cela nous montre bien à quel point nous avons consommé nos richesses passées et que nous n'en créons pas de nouvelles. On le constate aisément : dès qu'une grande réforme pouvant nuire à leurs privilèges est proposée, elle est immédiatement étouffée par de puissants lobbies ou par d'obscures querelles intestines mêlées à des rivalités de carrière. Le cybermonde court-circuite les modèles traditionnels, connecte les cultures et les économies, alors que, pendant ce temps, les hiérarchies formelles de nos élites, qui sont rarement de réelles hiérarchies de compétences, verrouillent jalousement le système. Cette caste privilégie ses relations incestueuses au détriment de la logique économique. Leurs membres ont tous été élevés dans le culte de la pyramide, bercés par leurs diplômes, ce sont des technocrates qui utilisent leurs armes suprêmes : la norme, le règlement, l'ordre, la hiérarchie, le calibrage, le corporatisme et plutôt que de s'adapter à l'environnement et avoir du bon sens, ils le normalisent pour obtenir un réductionnisme de la réalité. L'échec est souvent au rendez-vous puisqu'ils sortent tous du même moule avec des caractéristiques immuables dans le temps. Ils se ressemblent comme une oeuvre d'art aux traits identiques ; lorsqu'il s'agit d'exprimer en langage ordinaire des idées simples, ils argumentent un discours par des citations, ou bien parlent pour ne rien dire. Leurs brillants discours cachent souvent bien des carences lorsqu'ils s'expriment en langage incompréhensible par le monde extérieur.
Dans ces écoles, tout ce qui est flou est rejeté, tout ce qui ne peut pas donner lieu à un classement est considéré comme inutile. La compétition est aussi intense pour y entrer mais aussi pour en sortir au meilleur rang possible. On n'apprend pas dans ces écoles à être des meneurs d'hommes, à gérer les conflits, à prendre des décisions, à guider et à animer une équipe, à déléguer et à partager. C'est toujours la sélection sur la seule capacité intellectuelle qui exclut le potentiel humain et l'imagination qui font en général la différence. Nous connaissons tous, c'est vrai, un fils d'ouvrier ou d'instituteur PDG sorti d'une prestigieuse école élitiste, mais ce n'est qu'une coulée marginale qui permet d'assurer la survie de l'espèce en lui donnant l'apparence d'équité. Mais ce n'est qu'une apparence car le concours pour accéder à ces écoles est jonché d'inégalités. Ce système unique au monde et qu'aucun pays performant ne nous envie est responsable d'un raisonnement dépassé qui, par ailleurs, paralyse le changement en France. Très prestigieux dans notre pays, ce modèle qui distille les grands corps, a du mal à s'exporter et les étrangers envoient plutôt leurs ethnologues ou leurs historiens pour faire leur thèse sur cette élite, comme si notre système était une curiosité et non pas un modèle. Encore une exception française !
Corporatisme et « pantouflage »
Le corporatisme génère deux phénomènes bien connus : la solidarité du corps et la technique du parachutage. L'appartenance au même clan et tout ce qui confère à l'ancienneté des traditions, la solidarité des anciens élèves, le réseau pour conquérir les places, contribuent à repousser les problèmes de société et le changement par l'existence et la cooptation au sein d'un même clan. L'élite descend de l'élite et seuls les enfants de mandarins connaissent les codes secrets pour franchir les barrières du pouvoir. C'est notre système élitiste qui, avec le temps, a dévié de ses objectifs. On naît donc membre de cette élite plus qu'on ne le devient. L'aristocratie du mérite cache mal la noblesse héréditaire et pour cette élite il y a de bonnes places à prendre et chacun fait valoir son titre. Au premier rang les grands corps, autrement dit les ducs, les marquis, les comtes et les simples barons. Les heureux élus seront choisis dans leurs rangs. Tous tremblent de peur de déplaire et de tenir à l'extérieur des propos imprudents car l'élection dépend de la faveur du prince. Toujours cette logique de sélection qui pousse au corporatisme et qui élève des barrières intangibles entre les corps. L'individu n'est rien sans son corps : sa promotion, son prestige, ses marques de statuts, son pouvoir, ses réseaux.
Quant au « pantouflage », il consiste à geler le poste pendant l'indisponibilité de l'un d'entre eux qui préfère momentanément faire de la politique ou administrer une grande entreprise. Même en cas d'échec dans ses nouvelles fonctions, celui-ci est sûr de retrouver son confortable poste avec son titre et ses attributions. On peut aisément imaginer le choc psychologique ressenti par le personnel d'une entreprise lorsqu'un dirigeant parachuté à son poste annonce qu'il va procéder à des licenciements alors que lui-même bénéficie de la sécurité de l'emploi. Tous ces artifices ne suscitent pas une élite au courage à toute épreuve. Dans ce beau monde consanguin, de nombreux dirigeants issus de cette élite siègent dans plusieurs conseils d'administration, se répartissent les postes pour que personne ne soit lésé, fréquentent les mêmes endroits huppés, échangent des informations, postulent aux mêmes distinctions, font courir des bruits dans des lieux où l'argent mesure les degrés de la réussite. Chacun se rend des petits services, se renvoie l'ascenseur et cela devient très vite une pratique courante.
Notre système élitiste devient non seulement dépassé, mais en plus extrêmement dangereux. Une source unique de pouvoir est porteuse de danger et il semble évident que les talents venus d'horizons professionnels et culturels différents répondent mieux à la complexité du monde d'aujourd'hui. Il faut toutefois le reconnaître, parmi cette élite, une très faible proportion a su sortir de son moule, rejeter certaines méthodes et émerger parmi les personnalités les plus brillantes.
Malheureusement, nos grands corps et les écoles qui les distillent, comme toutes les organisations hermétiques et cloisonnées, défendent avec acharnement leurs prérogatives et leurs statuts. Elles sont tellement bien enracinées dans les mécanismes de décision en France qu'il paraît difficile d'envisager une profonde transformation. Comment demander de scier la branche sur laquelle ils sont assis sans contrepartie ? Sans faire preuve de défaitisme, qui osera, parmi les politiques de droite ou de gauche, où cette caste est très puissante et nous a donné plusieurs Présidents de la République, affronter ce dinosaure inadapté au monde du troisième millénaire ?
JeanBonnet13 a écrit le 08/01/2013 à 10:28 :
Je n'ai pas le plaisir de connaître Hervé Azoulay, président d'Invest Banlieues mais je dis génial ! Il dit avec talent ce que nous sommes nombreux à penser. Maintenant comment faire exploser ce système paralysant et mortifère sans déstabiliser durablement la France (notre image est désastreuse) et les français (qui doivent retrouver la "gnac") ?
Leradical a répondu le 08/01/2013 à 21:21 depuis un Iphone :
Il faut tout simplement supprime l'ENA et l'X et les grands Corps que distillent ces pseudo grandes ecoles .
BBQ a répondu le 09/01/2013 à 22:13:
Encore une fois: les élites ne sont pas au pouvoir (pas depuis le départ de VGE, seul président qui n'a pas créé de déficit publique, malgré une crise pétrolière...). Le nombre d'X intégrant l'ENA est ridicule et l'abaissement du niveau des politiques (qui sont désormais exclusivement des communicants et politiques de carrière) est seul responsable de ce déclin. Les décideurs sont à mettre à cause, or les décideurs sont élus. La France a donc l'orientation que le plus grand nombre souhaite... A l'évidence les français aiment vivrent au dessus de leurs moyens depuis 40 ans et en assument aujourd'hui les conséquences.
bizbee a répondu le 10/01/2013 à 16:47:
@BBQ "Les décideurs sont à mettre à cause, or les décideurs sont élus. La France a donc l'orientation que le plus grand nombre souhaite... A l'évidence les français aiment vivrent au dessus de leurs moyens depuis 40 ans et en assument aujourd'hui les conséquences." magnifique démonstration... par A + B... manquait plus que le CQFD... --> et donc les décideurs ne sont plus responsables de leurs actes parce qu'ils ont été élus ??? - Quelle est la vraie responsabilité du peuple, ce troupeau..., celle d'avoir fait confiance aux plus belles des fausses promesses qu'on lui servait? - A-t-il vraiment d'autre choix l'électeur lambda, que de voter pour un des candidats que le système médiatique a déjà présélectionné pour lui? - Et si les erreurs et fausses promesses des élus pouvaient être jugés, civilement, risqueraient-ils leur réélection sur une idéologie non vérifiée, sur des prédictions non vérifiables, des programmes économiques basées sur des prévisions de croissance farfelues (auquels mm l'électeur ne croit pas...)? Bref, faire porter aussi simplement que vous l'avez fait la responsabilité au peuple me semble, au mieux une simple erreur d'appréciation, au pire encore un reflexe pavlovien de protection de classe au détriment de l'intérêt général. Et c'est pas vraiment un communiste qui vous le dit...
Grandcorpmalade a écrit le 04/01/2013 à 21:54 :
Pour beaucoup d'observateurs français et étrangers, l'ENA est le concentré d'un système de production de technocrates qui permet d'obtenir le quasi monopole de l'accès au plus haut niveau dans l'administration, la politique, les affaires et les médias. L'ENA est une machine à classer les gens, à sélectionner "l'élite de l'élite", à rédiger du papier et à quadriller des exposés.
JACQUES78 a écrit le 04/01/2013 à 15:35 :
J'ai trouvé le livre "La maffia polytechnicienne", écrit par Koscuisco-Morizet, ancien élève de cette école, qui nous décrit que le code de l'honneur de l'Ecole Polytechnique est transmis par tradition orale auquel les élèves doivent se soumettre à l'intérieur comme à l'extérieur. Par exemple : "l'ancien conscrit est ton guide naturel. C'est lui qui te transmet les anciennes traditions et elles doivent être conservées...". Plutôt que d'être tournés vers l'avenir et apprendre à modeler le futur, on recherche la légitimité appartenant au passé. Quant aux privilèges, on ne peut pas faire mieux : "si tu vas au théâtre, choisis tes places. Apprends que tu ne dois faire la queue nulle part". Même si ce n'est qu'un code, cela en dit long sur la culture, la mentalité et l?esprit de supériorité enseigner cette école. A vous de juger......il faut impérativement lire ce livre !!!!
eude75 a répondu le 04/01/2013 à 15:58:
pour JACQUES78 J'ai encore mieux: la publication de la ? Jaune et rouge ? des anciens élèves de l'X nous donne un brillant exemple de générateur de jargon. Celui-ci est constitué de 3 colonnes de 10 mots chacune et permet d'obtenir un millier de combinaisons possibles. Nous aurons par exemple les mots suivants à combiner entre eux : flexibilité, transitoire, réciproque, réactif, intégré, etc. et avec un peu de dextérité, nous obtenons ? un concept intégré réactif soumis à des contingences organisationnelles synchronisées... ? phrase qui ne veut pas dire grand chose et qui permet de faire croire que l'auteur est un expert. A méditer les X ne parlent qu'aux X !!!!!
liliane75 a répondu le 04/01/2013 à 19:08:
Bravo eude75 il faut le voir pour le croire !!!!
Telmat a écrit le 04/01/2013 à 11:19 :
Quelques chiffres (source ministère de l'éducation nationale et institut Boivigny): 200.000 étudiants en classes prépas et grandes écoles contre 1,4 millions pour l'Université. 30% d'enfants de Cadres à l'Université contre 50% en CPGE/GE. 11% d'enfants d'ouvriers/employés en Université contre 5,5% en CPGE/GE. Coût d'un Etudiant pour l'Etat (hors Recherche/IUT) 5 à 7.000 euros à l'Université (10 avec Recherche/IUT), 13 à Sciences Po, 19 à Centrale, 25 à HEC et dans les ENI, 50 pour X/Mines/ENS/ENA. Les salaires des ces diplomés généreusement dotés par l'Etat lors de leurs études sont ensuite bien supérieurs à ceux de leurs collègues universitaires inutile de le préciser ... où comment l'état finance et contribue à la réussite de quelques uns aux frais de tous les contibuables, ceci sans que l'intérêt commun soit amélioré d'aucune sorte par l'existence de ces privilégiés du système éducatif et social (la France et ses élites n'ayant démontré aucun résultat extraordinaire eu égard à un système qui l'est pourtant).
Lady Gaga a répondu le 04/01/2013 à 11:56:
On résume: 4 fois plus de chances pour un enfant de cadre qu'un enfant d'ouvrier d'intégrer une grande école, 4 à 10 fois plus de financement public pour ces enfants de privilégiés (majoritairement) pour leur permettre de rester privilégiés, voire de devenir nantis parmi les nantis. Avantage(s) d'un système aussi inégalitaire ? Néant. Probabilité pour ces élites de remettre en cause leur propre statut et leurs privilèges, ceux de leurs enfants, pour un système plus juste et efficace ? Néant.
verite a écrit le 03/01/2013 à 20:17 :
les chinois vous montre commemt faire leur idologies depuis des decenies et de travaille pour le bien etre de lensenble de leurs peuple ils me senble qu ils y sont tres bien reussie messieurs les enarques je vous laisse y reflechire
ortho a répondu le 04/01/2013 à 10:10:
je vous propose une résolution pour 2013 : acheter (et lire !) un bescherelle merci
Réflexions sur solutions par HA a écrit le 03/01/2013 à 19:11 :
On se dit aujourd?hui que dans la mesure où l?enseignement supérieur est assuré par les grandes écoles, pourquoi s?occuper des universités ? Certes, les grandes écoles remplissent une partie de leur fonction, mais nous devons aussi nous préoccuper des universités devenues désorganisées et décevantes pour les étudiants et les employeurs. D?ailleurs, pour le constater il suffit d?analyser les chiffres fournit ( à verifier) : les étudiants des grandes écoles et des classes préparatoires représentent seulement 4% de l?ensemble des étudiants de l?enseignement supérieur et consomment près de 30 % de ce budget ! Ce qui éclaire la pauvreté de nos universités. L?éducation nationale est un système complexe en interaction du préscolaire à l?enseignement supérieur. L?enseignement supérieur constitue un sous-ensemble de système global et n?a jamais été abordé comme un tout mais plutôt en disciplines cloisonnées sans aucune synergie entre elles. Notre esprit cartésien coupe les liens existant entre toutes ces disciplines hétérogènes et pourtant inséparables entre elles. Nous avons l?ENA, Polytechnique, les universités et les autres écoles d'enseignement supérieur qui dépendent toutes de ministères différents, ce qui n?assure pas la cohérence et la synergie de l?ensemble. L?université est pourtant un sous-ensemble de l?enseignement supérieur au même titre que l?ENA ou Polytechnique. Il faut aborder l?organisation de l?enseignement supérieur par une approche globale Tout d?abord pour avoir un autre regard qui tiendra compte des finalités et des interactions du système. Ensuite, pour utiliser le modèle cellulaire, modèle basé sur la décentralisation, l?autonomie, l?échange et la flexibilité. C?est l?organisation en réseau très chère à Hervé Azoulay (j?ai lu plusieurs de ses livres dont un sur l'organisation en réseaux des banlieues) Nous avons autour de nous plusieurs modèles et chacun tient compte des spécificités du pays. Il n?y a aucune chance de voir apparaître un jour en Europe ou dans le monde le modèle des grandes écoles à la française. L?Europe a dans son miroir les puissantes universités américaines qui la font rêver. Intéressons-nous à ce modèle qui existe depuis une quarantaine d?années, qui a fait ses preuves et, tout comme les entreprises performantes, est tourné vers les besoins de ses clients. Ne sommes-nous pas en train de redécouvrir l?Amérique ? Essayons de comprendre les principaux mécanismes de ce système qui fait de ses universités probablement les meilleures du monde.
Bon maintenant si on réfléchissait aux solutions possibles ? a écrit le 03/01/2013 à 15:05 :
Maintenant qu'on a bien débatu et a peu près identifié/décrit le fonctionnement de cette Caste des Elite issus essentiellement de la "botte" de l'X et l'Ena, si on réfléchissait aux solutions pour s'en sortir ? Je remet ici ce que je disais plus bas, j'identfie 4 obstacles ( 1 les braves grenouiles Françaises continuent à aimer le cartésianisme républicain, égalitaire et centralisateur, - 2 nos politiciens sont nuls dans leurs spécialités respectives et s'en remettent completement à nos élites pour leur expliquer et rédiger des lois, décrets etc... - 3 la décentralisation est peu développée (la Nomenklatura joue à "diviser pour régner" avec les Régions et Départements) et le "fédéralisme" est un gros mot dans notre pays. - 4 les décideurs politiques ou industriels sont presque tous des produits de notre Nomenklatura élitiste donc c'est très difficile d'en trouver plusieurs qui auraient la volonté et l'envie de remettre en cause un systeme qui lui ai bénéfique. ); Et vous lecteurs de La Tribune quelle est votre analyse ?
Lady Gaga a répondu le 03/01/2013 à 16:42:
Moi je pense que - 1 T'as déjà posé la question plus bas - 2 Personne n'a eu envie d'y répondre - 3 Y'a peut être une bonne raison - 4 T'es lourd
Ancien X a écrit le 03/01/2013 à 10:35 :
Ancien éléve de l'école Polytechnique, j'ai quitté la France pour faire fortune à l'étranger Je suis en phase avec l'auteur de l'article et je conseil un excellent livre pour bien comprendre l'enseignement. "La MAFIA POLYTECHNICIENNE" par Jacques-A. KOSCIUSKO-MORIZET publié par les Ed du Seuil en 1973. C'est un livre imparable écrit par un Polytechnicien qui décrit tous les rites! N'oublions pas que nos dirigeants actuels en postes sont sortis des anciennes promos. Bonne lecture, si vous le trouvez, l'école à fait pression sur l'éditeur pour éviter de nouveaux tirages!!!!! Il m'en reste un exemplaire que je diffuserais sur internet de l'étranger!
Lady Gaga a répondu le 03/01/2013 à 13:18:
Si tu es Polytechnicien moi je suis pape ... (alors qu'en fait je suis Lady Gaga c'est marqué dessus). Lassés de ce type de commentaire, je décide de partir à Miami, ville du vice. Je conseilles d'ailleur à ce titre un film, "2 flics à Miami", qui est imparable et dénonces tout çela. Difficil de le trouvé car c'est un navet mais j'en ai une copie piratée chez moi que, si vous continuais à vous moqué, je n'hésiterai pas à diffusé.
yan13 a répondu le 03/01/2013 à 14:51:
AncienX merci pour cette info ! Mettez ce livre en ligne svp. En attendant il est est sur amazon. Très interessant le destin ce Jacques Morizet, ancien résistant devenu Maire de St Nom la Breteche (perle de l'habitat bourgeois) et dont le fils est un X-Pont et dont le petit fils est le fondateur de Price Minister. la petite fille n'est autre que Nathalie K. Morizet, ancienne ministre diplomée aussi de l'X (je me demande ce qu'elle pense du livre de son grand pere ?)
Jacques78 a répondu le 04/01/2013 à 11:32 depuis un Iphone :
Merci AncienX, j'ai trouvé le livre " la mafia polytechnicienne " il est trÚs intéressant sur la connaissance des rites et de la culture de cette "élite " je ferais un bref résumé
Piji a écrit le 03/01/2013 à 05:02 :
Cette analyse est pertinente. Pour être issu moi même d'une école d'ingénieur, et depuis 10 ans contractuel dans le public après plus de 10 ans à l'étranger, je peux en témoigner. La France ne se rend pas compte qu'elle est devenue une petite union soviétique - je ne veux pas dire politiquement, au sens du communisme, mais socialement et su le plan des pratiques de management, avec d'ailleurs 58% du PIB d'état qui emploie 45% de la population active, et le reste du Privé qui emploie les 55% qui restent, au service, donc, des premiers. L'ENA se comparerait à l'école des cadres du Partis en ex-Ursss, cad une fabrique d'aparatchiks déconnéctés de la base incapable de prendre une décision créative, audacieuse, ou courageuse, voire simplement lucide, le critère premier étant politique. Polytechnique est pire en un sens, puisqu'il s'est agit de sélectionner des brillants cerveaux pour leur donner une formation totalement éloignée des réalités et du management, et donc leur permettre de tenir des raisonnements remarquables ..mais faux car basés sur des données ...souvent fausses... Sur le plan pratique il y a de quoi s'inquiéter. Le danger nucléaire chez nous est réel, car ou que nous soyons en France nous sommes à moins de 150km à l'est d'une centrale nucléaire avec des vents d'ouest dominants. Or Fukishima n'est dû ni à sa technologie, ni au tremblement de terre (la centrale s'est bien arrétée) , ni même au Tsunami (la centrale pouvait être protégée avant...mais elle ne l'a pas été le rapport préconisant de rehausser les digues n'ayant pas été suivi d'effet) mais à la sociologie de TEPCO qui a pris des mauvaise mesures et qui a bien des points communs avec celle d'EDF et de nos élites polytechnico - énarchiques, hélas... Une preuve ? en 1998 Au Blayais on a failli avoir un Fukushima, l'eau s'est juste arretée à quelques cm de la dernière pompe pas encore noyée qui voulait bien encore fonctionner. On aurait juste perdu le Bordelais.... OUI les élites Françaises participent à la crise car elles sont comme des dinosaures conçues pour d'autres époques et d'autres sociétés ou elles ont certes été performantes, mais sont totalement inadaptées aux réalités actuelles.... c'est ainsi que l'urss a disparu, comme les dinosaures d'ailleurs.... L'issue logique ce serait une révolution. C'est comme cela en France que l'on élimine traditionnellement l'élite déconnectée qui s'accroche à ses privilèges ....lire la dessus "La nomenklatura française. pouvoirs et privilèges des élites" et "L'oligarchie des incapables" (même auteur) sans compter la série des De CLoset "Le ma Francais", "Toujours plus", etc...
flore a écrit le 03/01/2013 à 00:03 :
Trêve pour noël: pour le dessert, vous êtes plutôt mille-feuilles ou petit financier.
René a écrit le 02/01/2013 à 23:34 :
Vous n'êtes pas grand seigneur: nous dépensons tout ce que vous travaillez et même plus. Et hop les effets de manche et on allonge des fortunes... pour rien.
MDR a écrit le 02/01/2013 à 23:21 :
Vous n'avez pas l'esprit grand seigneur... ces messieurs sont des rois dans la république, nous leur devons l'hommage lige. On fait dans le Colbert moins les exportations, manufactures subventionnées par les banques publiques. citation: la récolte a été très mauvaise alors il faut payer le double! Au passage, en 81 qui a nationalisé les banques déjà, c'est pas Delors?
terminator a écrit le 02/01/2013 à 20:01 :
En bref: bravo!
Principe de fabrication des Elite incompétentes, explications détaillée a écrit le 02/01/2013 à 18:16 :
Il ne faut pas mettre tous les étudiants des Grandes Ecoles dans le même sac. L'auteur parle de l'Elite, y compris celle à l'intérieure des Grandes Ecoles. Ca ne concerne pas les élèves des Grandes Ecoles mal classés ou trop...créatifs. Ceux là (j'en ai fait parti), une fois leur diplôme obtenu, ne rentrent pas dans les systeme para-étatique et généralement ils essayent de mener leurs propres projets basés sur un vrai interet pour un sujet, ils réussissent tant bien que mal mais ne sont pas en mesure de nuire à notre pays. Ils deviennent rarement les Technocrates membres de la Nomenklatura dont parle M. Azoulay, précisement ceux qui bloquent le pays. Donc l'auteur parle de l'Eilte c a d ce petit groupuscule d'une centaine d'étudiants par an qui, pendant la scolarité de l'X, Normale Sup et l'Ena, continuent à "polarder" encore plus qu'en prépa pour avoir la meilleur place au concours d'entrée vers les écoles d'application (Mines, Ponts, Telecom, Agro, Ena) et ceci sans aucun rapport avec leurs véritables compétences ou centres d'interets, c'est eux qui vont devenir les vrais médiocres ! Résultat au lieu de s'épanouir, développer leurs capacités managériales, s'investir dans un un projet motivant comme vont le faire la plupart de leurs camarades de classe, ils se transforment en singes savants prétentieux très peux matures et dépourvus d'humanité. Une fois en place dans les Grands Corps d'Etat (ministere et grandes entreprises), les singes savants n'ont plus qu'à gérer leur carrière de haut fonctionnaire, préparer leur pantouflage dans les entreprise privées (pour les moins idiots) et maquiller le fait que leurs les salaires et privilèges sont injustifiés. Donc nous avons toute une collection de singes savants aux commandes des Ministères et Grandes entreprises publiques qui n'ont aucune qualités managériale (curiosité, créativité, innovation, sens de l'anticipation, audace, pragmatisme etc..). Mais que font-ils alors ? Très simple: ils empechent tous les autres de réussir pour ne pas perdre la face. Comment ? Par ex. en rédigeant des rapports, loi , règlements et decrets tous plus débiles et contradictoires les uns que les autres.
pardieu a écrit le 02/01/2013 à 18:09 :
parfaitement correct. Nous sommes donc quelques uns à le voir clairement... Merci de vous y ajouter... Malheureusement, ils ont tous les pouvoirs. Nous ne pouvons qu'en pleurer.
proudhon a écrit le 02/01/2013 à 17:36 :
1200 fortunes. Combien de français ? 80 % de cette "élite", cela fait combien qui meurent chaque année ? On prendra 75 % de droits de succession au dessus de 1 million (si je suis élu). ;-)
zéphir a écrit le 02/01/2013 à 17:10 :
Article plein de bonne intentions mais je ne vois pas ce qui serait jonché d'inégalités pour accéder aux écoles. Par ailleurs, je ne vois pas en quoi la compétition serait un problème, en France et pas dans ailleurs, dans des pays vraiment démocratiques comme aux Amériques ou en Europe du nord. En revanche, un problème est bien le corporatisme, vous l'avez bien identifié ; mais quand on a compris cela, il faut aussi comprendre que le corporatisme est antinomique à la compétition (puisqu'il vise précisément à protéger les membres de cette corporation des effets de la compétition). C'est donc l'absence de compétition qui fait de la France un régime anti-méritocratique, verrouillé, noyauté, du fait des barrières mises en place par les castes et les corporations. Que l'on soit "franc-maçon", diplômé de x/y ou autre, le groupe distribue le pouvoir entre les siens, pour se le transmettre; c'est ainsi qu'ils infiltrent des pans entiers de la société civile, économique et politiques qu'ils finissent par contrôler; de manière plus ou moins secrète, en appliquant la loi du silence qui permet d'agir discrètement pour s'affranchir des principes républicain d'égalité et de liberté. Comme vous le voyez, le sujet me semble beaucoup plus simple que vous ne le présentez. La société française est toujours faite de féodalités entretenues par la monarchie présidentielle; la démocratie républicaine française est évidemment une supercherie et cette forme de gouvernance n'a donc pas évolué depuis le moyen âge, et à fortiori, depuis 1789.
Arthur P a écrit le 02/01/2013 à 16:18 :
Merci Monsieur Azoulay. Votre analyse est tout à fait juste malheureusement, vivant cela de l'intérieur!
Laurent a écrit le 02/01/2013 à 16:10 :
Je confirme ces propos. Travaillant dans le monde des énergies renouvelables, en butte en lobbying surpuissant d'EDF et du Corps des Mines, je constate tous les jours cette sclérose d'un système ultra centralisé tenu par des normes iniques qui ne vient qu'au maintien d'un statu quo. Il n'y a aucune place à l'innovation
La Chalinière a répondu le 02/01/2013 à 17:43:
ça évitera au moins l'installation d'éoliennes sur tout le territoire !
pseudo a écrit le 02/01/2013 à 16:03 :
Il semble que les Français soient plus jaloux de la réussite qu'autre choise
pseudo1 a répondu le 04/01/2013 à 16:17:
ce n'est pas être jaloux que de dénoncer un système mafieux ou la réussite ne s'effectue pas au mérite!!!! Lisez tous commentaires......
Telmat a écrit le 02/01/2013 à 15:58 :
Chers et jeunes « tdm » & « ingénieur », comme vous je suis académiquement et intellectuellement favorisé. Comme vous, je suis la démonstration vivante qu?il est possible de réussir sans faire partie d?aucune caste, à force de TRAVAIL, d?EFFORT et de volonté seulement. Comme vous, je ne m?explique d?ailleurs pas pourquoi les jeunes de banlieues et les enfants d?ouvriers réussissent si peu (eux qui devraient pourtant, avant tout autre, avoir la volonté de travailler pour s?en sortir). Oui, tout comme vous, je suis égocentrique, aveugle et hypocrite. Que vous suspectiez Marine Le Pen, Nicolas Besancenot ou Arlette Laguillier de haine, ou de surfer sur « l'échec, la médiocrité, l'assistanat et la jalousie » lorsqu?ils prônent la révolution du prolétariat, je comprends. Mais regardez-nous ! Nantis que nous sommes (rapport par ex. au fait que les dits banlieusards, enfants d?ouvrier et prolétaires lisent beaucoup moins la Tribune), nous n?avons jamais connu l?échec, nous sommes reconnus par les nôtres, satisfaits de nous-mêmes et de nos petites réussites personnelles, ? alors comment pouvez-vous décemment nous suspecter de motivations identiques, chair de notre chair, sang de notre sang ? Non croyez-moi, nous n?avons rien de différent (à part peut-être 20 ans d?activité professionnelle sur 5 continents différents et le peu de recul qu?on peut en tirer). La plupart des analyses et témoignages présentés ici, comme l?édito de M.Azoulay, sont basés sur des faits, des rapports humains, des expériences avérées que vous n?avez jamais expérimentés, des réalisations que vous ne faîtes encore que fantasmer (mais avec quelles certitudes déjà sur votre valeur, votre réussite et l?adéquation du système Français au contexte socio-économique mondial !), alors un peu de modestie pitié. Vous êtes les démonstrations vivantes des monstres que génère le système dénoncé ici qui enfante de dirigeants imbus, sans vision, ne souffrant pas la critique, et incapables de s?ouvrir ou se remettre en cause.
Gp a écrit le 02/01/2013 à 15:19 :
J'ai fait moi aussi les grandes écoles, même si je viens de la classe moyenne, et je confirme que le corporatisme est une réalité, entretenue par ex par les associations d'anciens élèves. Bien sûr que cela aide à trouver un emploi : comment pourrait'il en être autrement ? Une grande école, c'est un parcours en milieu clos beaucoup plus marquant qu'un parcours en fac, porteur de valeurs (au sens large) et d'une identité, partagées par un collectif, la promo : Vous avez donc automatiquement un point commun avec un cadre, souvent dirigeant, qui connait (ou croit connaitre) la valeur de votre parcours et de votre formation. Sans parler des connaissances éventuelles communes, etc. Automatiquement, vous sortez du lot. C'est du copinage, certes, mais ni plus ni moins que le fait d'appartenir à telle asso ou tel groupe culturel ou ethnique, ou le fait d'être Français si vous êtes expat'. Le problème n'est pas que cela existe, c'est inévitable, universel, et inhérent à la nature humaine (qui refuserait de favoriser un ami par rapport à un inconnu ?), il arrive lorsque cela devient un corporatisme hermétique, et lorsque cela prend le pas sur les compétences. Là encore, c'est plus délicat d'écarter un ami, ou l'ami d'un ami, on y met les formes, on prend soin de le recaser ou de bien l'indémniser, etc... Que ceux qui critiquent se posent la question de ce qu'ils feraient si ils étaient dirigeants, et qu'un cousin, un ami plus ou moins lointain, un copain de classe, venait solliciter un poste : ne le favoriseraient t'il pas par rapport à un inconnu, même légèrement plus compétent ? Il est donc difficile de critiquer la pratique du copinage et du corporatisme en tant que telle, elle existe à tout niveau. Beaucoup plus critiquable est son jusqueboutisme, son hermétisme et le manque de pragmatisme dont certains font preuve devant l'évident manque de compétence de leurs pairs. On peut aussi regretter la formation dispensée dans les écoles d'ingénieurs et autres, mais c'est un autre débat.
Telmat a répondu le 03/01/2013 à 10:21:
Avec tout mon respect, je ne pense pas que ce soit le comportement individuel (et forcément humain) de chacun au sein de ces élites, que l'auteur cherche à dénoncer, ni le corporatisme qui est un débat bien plus large (y compris plus large que la France) mais un système (éducatif, social et politique) qui donne TOUS les pouvoirs à ces élites. En écrivant dans la Tribune l'auteur sait qu'il s'addresse à un public largement corporatiste mais il espère je pense éveiller chez les lecteurs une conscience de la catastrophe que représente cette sclérose totale d'une société Française par ailleurs déjà bien difficile à changer, dans un monde où on a besoin au contraire de créer/innover, de prendre des risques, de métisser les savoirs et les compétences, de comprendre/intégrer d'autres cultures, d'être pragmatique pour être économiquement efficace (dc moins théorique), de savoir communiquer, de comprendre l'intérêt commun, etc ... autant de choses auxquelles ces personnes, par ailleurs brillantes, attachent peu d'importance de par leur éducation/formation.
Lapiche a écrit le 02/01/2013 à 15:12 :
je suis depuis longtemps persuadé que si on confie la gestion de l'épicerie du coin qui est prospère depuis des années à un énarque, en moins de 6 mois, il coulera cette respectable institution.
Ah? a répondu le 02/01/2013 à 23:17:
Sommes-nous plus attentifs à nos affaires personnelles ou bien à celles de la communauté?
Lecteurs, quelles sont vos propositions de solutions ? a écrit le 02/01/2013 à 15:11 :
Pour ce qui me concerne, je vois pas de solution simple mais au contraire une situation bloquée pour au moins 4 raisons: - 1 les braves grenouiles Françaises continuent à aimer le cartésianisme républicain, égalitaire et centralisateur, - 2 nos politiciens sont nuls dans leurs spécialités respectives et s'en remettent completement à nos élites pour leur expliquer et rédiger des lois, décrets etc... - 3 la décentralisation est peu développée (la Nomenklatura joue à "diviser pour régner" avec les Régions et Départements) , le "fédéralisme" est un gros mot dans notre pays. - 4 les décideurs politiques ou industriels sont presque tous des produits de notre Nomenklatura élitiste donc c'est très difficile d'en trouver plusieurs qui auraient la volonté et l'envie de remettre en cause un systeme qui lui ai bénéfique.
Proudhon a écrit le 02/01/2013 à 14:49 :
Dans cette étude (1200 plus grandes fortunes dans le monde) les deux tiers des des français doivent leur fortune à l'héritage, ( plus âgés .... ) alors que 80% des britanniques et 68% des américains sont des self-made-men ! Où sont les sources ? Remède : confiscation de 75 % de l'héritage, au dessus d'1 million ?
Tyler a écrit le 02/01/2013 à 14:21 :
"On n'apprend pas dans ces écoles à être des meneurs d'hommes, à gérer les conflits, à prendre des décisions, à guider et à animer une équipe, à déléguer et à partager." Manifestement l'auteur connait mal les Grandes Ecoles et ce qu'on y enseigne pour tenir des propos aussi caricaturaux (et faux...). Qu'il aille donc passer quelques temps a Centrale, a l'X ou a HEC pour se faire une idee (voir la diversite des cours, les projets en equipe, l'investissement des etudiants dans leurs associations, les partenariats fructueux avec les entreprises, les laboratoires de recherche, les universites etrangeres)... La formation delivree dans bon nombre de ces etablissements est grandement appreciee a l'etranger egalement, ce qui bien sur n'empechera pas certains imbeciles d'y rentrer et d'en etre diplome... En ce qui concerne le monde anglo-saxon, un tres fort reseau existe egalement a Oxbridge ou dans la Ivy League... Mais il ne faut pas confondre reseau et mafia: un camarade de promo pourra eventuellement faire passer votre CV et peut-etre vous obtenir un entretien si vous collez au profil (ce qui est deja sympa...), le reste du boulot pour obtenir le job demeure a votre charge... Ne pas confondre l'ENA/les grands corps de l'Etat et la majorite des diplomes des Grandes Ecoles qui partent dans le prive: dans le premier cas c'est le vaste copinage au depens de l'efficacite de l'Etat et de l'argent public, dans le second seule votre performance comptera si on vous donne une chance... Les cas ou l'on observe de grossiers parachutages en entreprise demeurent principalement dans des groupes ou l'Etat est encore tres present... C'est le copinage entre politiques dans la machine Etat qu'il faut arreter, et non des institutions reconnues qui savent s'adapter a la nouvelle donne sur le marche du travail/marche educatif mondial...
Telmat a répondu le 02/01/2013 à 17:52:
Je me marre. Si nous bénéficions vraiment de l'excellence que vous décrivez pour si peu de résultats économiques (export/innovation/attractivité des investissements) alors l'inefficacité du système de formation des élites à la Française est démontré (FAIT). Pour ce qui est de nos cerveaux dont l'étranger est soit disant friand, vous êtes au courant sans doute que parmi les 200 institutions les plus réputées au niveau mondial ne figurent que 7 écoles ou universités Françaises ? La Première étant 59ème ? (FAIT). Quand au copinage il ne se limite pas au secteur public ou semi-public, j'ai vu des dizaines de contre-exemple tout au long de ma carrière dans le privé et la crise empire encore le phénomène (nids corporatistes pour se coopter, se préserver et survivre), réflexe atavique (FAIT).
yan13 a répondu le 02/01/2013 à 17:58:
Tyler on dirait que c'est vous qui ne connaissez pas bien les grandes Ecoles, l'auteur parle de l'Elite, y compris celle des Grandes Ecoles ! Cela ne concerne absolument pas les élèves mal classés ou trop..dilettantes. Ceux là (j'en ai fait parti), une fois leur diplôme obtenu, ne rentrent pas dans les systeme para-étatique et généralement ils essayent de mener leurs propres projets basés sur un vrai interet pour un sujet, ils réussissent tant bien que mal mais deviennent rarement les Technocrates membres de la Nomenklatura dont parle M. Azoulay, précisement ceux qui bloquent le pays. Donc l'auteur parle de l'Eilte c a d un petit groupuscule d'une centaine d'étudiants par an qui, pendant la scolarité de l'X, Normale Sup et l'Ena, continuent à "polarder" encore plus qu'en prépa pour avoir la meilleur place au concours des écoles d'application sans aucun rapport avec leurs crais compétences ou centres d'inerets, c'est eux les vrais médiocres ! Résultat au lieu de s'épanouir, développer leurs capacités managériales, s'investir dans un un projet motivant comme vont le faire la plupart de leurs camarades de classe, ils se transforment en singes savants prétentieux très peux matures et humains. Une fois en place dans les Grands Corps d'Etat (ministere et grandes entreprises), les singes savants n'ont plus qu'à gérer leur carrière de haut fonctionnaire, préparer leur pantouflage dans les entreprise privées (pour les moins idiots) et maquiller le fait que leurs les salaires et privilèges sont injustifiés. Donc nous avons toute une collection de singes savants aux commandes des Ministères et Grandes entreprises publiques qui n'ont aucune qualité managériale (curiosité, créativité, innovation, sens de l'anticipation, audace, pragmatisme etc..). Que font-ils alors ? Ils empechent tous les autres de réussir pour ne pas perdre la face. Comment ? Par ex. en rédigeant des rapports, loi et decrets tous plus débiles et contradictoires les uns que les autres...
Tyler a répondu le 02/01/2013 à 18:41:
@yan13: Je persiste, et vous laisse verifier la proportion de jeunes diplomes partant dans le secteur public a la sortie de l'X, Centrale, HEC, Ponts, Mines etc (proportion tres faible)...
Tyler a répondu le 02/01/2013 à 18:57:
@yan13: PS: Et quand vous dites "l'auteur parle de l'Elite, y compris celle des Grandes Ecoles !", non je suis desole, l'auteur parle bien du systeme des Grandes Ecoles dans son ensemble (cf les innombrables references generales type "Dans ces écoles, tout ce qui est flou est rejeté, tout ce qui ne peut pas donner lieu à un classement est considéré comme inutile.", bref, c'est assez clair). L'auteur se trompe donc de cible (ces propos manquent bien trop de nuances pour etre credible, c'est un article purement ideologique): le probleme est le copinage et l'evaluation de performances dans le secteur public et le monde politique, pas dans nos ecoles qui a nouveau fonctionnent bien (i.e. apprecies en France comme a l'etranger). Mais quand on regarde les statistiques de sortie de ma promotion (en ligne avec ce qu'on observe depuis plusieurs annees deja), il n'y a pas photo: une tres faible part d'etudiants s'en va dans le secteur public, bien moindre que la proportion partant travailler a l'etranger dans le prive par exemple... Je parle en tout cas du monde que je connais bien: les ecoles d'ingenieur et de commerce.
Rouault a répondu le 02/01/2013 à 19:27:
Tyler je suis diplômé d' HEC et je partage totalement le point de vue de Mr Azoulay. Avant de créer mon projet j'ai travaillé dans une trés grande entreprise dirigée par des X-mines et des X. Mon projet se développe trés bien actuellement et heureusement que j'ai quitté cette entreprise pour pouvoir innover à l'international. Certains des X ne parlaient pas l'anglais!!!!! Je retrouve tous les propos décris par l'auteur de cet article
Tyler a répondu le 02/01/2013 à 19:51:
@Rouault: en ce qui me concerne, sorti de Centrale il n'y a pas si longtemps je ne reconnais absolument pas le contenu de la formation ni les valeurs vehiculees au sein de l'ecole dans cet article. Travaillant a l'etranger pour un grand groupe -pas francais- je vois en revanche la valeur accordee aux profils sortant de nos ecoles, recherches pour leurs competences techniques et leurs valeurs humaines (en concurrence, cela va de soit, avec de nombreux autres etablissements, de premier plan ou non d'ailleurs, partout dans le monde)... A nouveau, je pense que l'auteur se trompe completement de cible.
yan13 a répondu le 02/01/2013 à 21:08:
Dac avec Rouault. En particulier ce que M. Azoulay décrit comme le "pantouflage" est réservé aux "Corpsards" (c a d ceux qui integre les écoles d'application en fin d'X) c'est bien à eux principalement qu'est destiné l'article. Dans mon école, une Sup de Co de province, et dans des "Grandes" parisiennes (y compris l'X) j'ai connu des gens doués pour entreprendre et créer de la richesse, ils n'ont pas attrapé la complexe de supériorité et d'arrogance des Corpsards. Nous subissons et détestons comme les autres la chappe de plomb sur nos capacités d'innovations et d'entreprise imposée par nos soit brillants Apparatchiks !
Tyler a répondu le 03/01/2013 à 11:17:
@yan13: "chappe de plomb sur nos capacites d'innovations et d'entreprise": bien d'accord avec vous sur ce point; mais c'est le socialisme vampirisant qui est en cause, ainsi que le fait d'avoir des politiques qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise...
hahaha a écrit le 02/01/2013 à 14:18 :
Réné Girard a très bien expliqué dans ses livres, ce procédé ancéstral du bouc émissaire qui revient à accuser une minorité de tout les maux dont la société est victime. Ce discours est très bien écrit mais 100% poliquement correct. C'est tellement facile de critiquer les élites mais tellement moins de critiquer ceux qui profitent du système via de multiples allocations, travail au noir, fraude ... Cet article n'est que le reflet de ce qui fait souffrir notre pays, faire de beaux discours qui satisfassent la majorité, n'aillent pas à contre courant et n'apportent au final aucune réelle solution.
zéphir a répondu le 02/01/2013 à 17:19:
si vous n'avez encore pas compris que l'"élite" politique entretient ce système en achetant la paix sociale avec "l'assistanat" (qu'ils vous présente sous le vocable "solidarité"; cf. régime de la fiscalité française), il va bientôt vous manquer une pièce pour votre puzzle... ;)
Telmat a écrit le 02/01/2013 à 13:28 :
Bravo M.Azoulay. Cadre dirigeant issu de l'Université (bouh) j'ai travaillé dans plusieurs groupes du CAC 40 mais surtout à l'étranger pour des boîtes Anglo-Saxonnes pendant 14 ans. J'ai accédé à de hautes fonctions seulement grâce à mon parcours international, mais revenu en France je me suis retrouvé de nouveau pris au piège de ce plafond de verre, méprisé par des cadres certes plus diplomés que moi mais bien moins pragmatiques, réactifs, opérationnels, créatifs, ... en un mot compétents (car l'environnement actuel exige toutes ces qualités de dirigeants modernes). Votre analyse est tellement vraie que je ne souhaite pour moi et mes enfants qu'un parcours international et une nouvelle expatriation. Aucun espoir d'évolution pour eux comme pour moi en France (à moins d'accepter le système, ce à quoi je me refuse).
dfm a écrit le 02/01/2013 à 13:20 :
Cet article ne fait que mettre en exergue le nivellement par le bas qui est tant à la mode en France. Je ne viens pas d'une famille aisée, ni d'une pseudo "caste" et comme la plupart des étudiants en grande école j'ai travaillé comme une folle pour les intégrer pendant que certains de mes amis préférait la voie de la facilité. J'aime la France mais quand je lis des articles à ce point haineux, je me dis que n'ayant pas pour valeur l'échec, la médiocrité, l'assistanat et la jalousie je devrais songer à partir. J'ai hâte de voir notre économie se relever une fois que la plupart des talents seront partis....
Suspect a répondu le 02/01/2013 à 14:22:
Vous avez eu beaucoup de chance d'intégrer une grande école avec votre niveau en grammaire et en orthographe !
Mimile a répondu le 02/01/2013 à 15:22 depuis un Iphone :
Vous devez être encore trÚs jeune et lorsque vous serez confronter à cette caste dans la vie économique vous changerer votre point de vue. Je ne trouve pas de haine dans cet article mais plutôt une réalité qu'il faut combatte. Excuser moi c'est ça la démocratie!
dfm a répondu le 02/01/2013 à 15:54:
Peut-être avez vous raison et vous êtes bien libre de penser ce que vous voulez nous sommes en "démocratie". Je ne sais pas si vous avez connu les grandes écoles mais je trouve que cet article est assez réducteur et frôle légèrement le stéréotype... Mélanger les énarques, les ingénieurs et les commerciaux, renier les heures de travail pour les intégrer et les compétences des gens qui en sortent, c'est pour moi stigmatiser une minorité...et je trouve ça assez facile ...
Causette a écrit le 02/01/2013 à 12:09 :
Un oubli dans cette petite analyse. Depuis les années 60 cette élite politico-affairiste a décidé de faire baisser nos salaires -ou pire de nous mettre au chômage- en mettant en place une politique de concurrence déloyale entre travailleurs, en faisant venir en France des millions de travailleurs étrangers qui acceptent de travailler pour un salaire de misère. La cerise sur le gâteau pour le Medef fut le regroupement familial. Les riches pouvaient continuer d'avoir du personnel de maison pour pas cher. Et ça continue encore et encore avec des associations de bobos qui défendent les clandestins ce qui arrange bien la filière mafieuse de la traite humaine.
Saroyan a écrit le 02/01/2013 à 11:57 :
Bonjour, je remarque que personne ne parle des salaries du privé qui travaillaient 30,40 ans voir a vie dans la même entreprise et dans le même temps personne ne critiquait les fonctionnaires d'avoir un travail a vie. Maintenant qu'il y a du chômage, que les salariés doivent changer régulièrement de travail les fonctionnaires sont critiqué. Ils me semblent que vous avez la mémoire courte. ce n'est pas la faute des fonctionnaire si la société a changé en mal arrêtons de les stigmatiser tout le temps. Perso je ne suis pas fonctionnaire mais sur ce sujet ils méritent d'être défendu. Je penses qu'il serait souhaitable pour faire des économies et de revenir dans une simplicité de limité le nombres de sénateurs et députés en leur donnant plus de pouvoir. 1 par département serait parfais. Même chose pour les couches ,canton, mairie,communauté de commune...S'il doit y avoir communauté de commune supprimons les mairies et supprimons les cantons. La communautés de commune chapeautant le tout. Car logiquement les communautés de communes auraient du automatiquement faire diminuer le personnel des mairies et c'est l'effet inverse qui se produit ! Ce ne sont que des exemples il dit y en avoir pas quelques autres.
Mordrakheen a répondu le 02/01/2013 à 13:39:
les fonctionnaires c est comme pour tout il y a les bons et les mauvais Il faut valoriser les bons ceux qui font leur taf avec sérieux et degager les autres qui bullent à longueur de temps ne servent à rien et sont en arret maladie de deux semaines parce qu ils ont le nez qui coule
Regards a écrit le 02/01/2013 à 11:51 :
Excellent ! De toute manière, en France l'évolution n'est jamais possible car le système est rigide. Il faut chaque fois une révolution pour le faire avancer. Ca se profile à la faveur de la crise qui s'installe durablement ?
Rooster1310 a écrit le 02/01/2013 à 10:30 :
Je ne peux qu'être d'accord avec le diagnostic de M. Azoulay. Issu d'une famille rurale modeste, j'ai fait Sciences Po mais je me suis toujours senti comme étranger à la majorité des 200 autres élèves de ma promo. Au sortir de l'école, j'ai eu la chance (grâce à une affaire de coeur) d'aller passer un an dans une université américaine ce qui a élevé mon anglais à un niveau acceptable professionnellement (ce que nos Grandes Ecoles ne font pas très bien je dois dire). De retour en France, à la recherche d'un emploi, je me suis vite rendu compte que les fameux réseaux comptent tout autant que le diplôme. Les chances sont multipliées par 10 si on fait déjà partie de la bonne caste. J'ai donc décidé de ne compter que sur mon mérite, et j'ai commencé ma carrière dans une entreprise japonaise en Californie. Je n'ai jamais travaillé en France, étant maintenant installé en Belgique (et en tant que salarié, je peux vous dire que les impôts sur le revenu (et non le patrimoine) sont bien plus élevés qu'en France!). Lorsque je rencontre des cadres français, ils sont certes intellectuellement supérieurs à leurs pairs étrangers, mais ils manquent cruellement d'expérience, de sens pratique, et de capacité à mener à bien un projet sur le long terme ! De plus, ils sont dans l'incapacité de gérer effectivement les équipes, ne sachant pas comment dialoguer avec la base. Ils perpétuent la division de la société en castes, avec l'élite représentée dans l'équipe dirigeante et le reste de la populace dans les masses d'employés et d'ouvriers "de base" (je caricature à peine). Il ne faut donc pas s'étonner de l'absence totale de notre pays à avoir un simple dialogue social normal, chacun étant retranché dans son idéologie de base, l'une ne valant pas mieux que l'autre. Nous sommes sur la mauvaise pente depuis tellement longtemps, c'est étonnant que nous ne soyons pas encore plus bas que cela.
Mordrakheen a répondu le 02/01/2013 à 13:45:
je crois que vous avez mit le doigt sur quelque chose d essentiel L écart de réalité entre le "terrain" et le sommet .Il me parait de plus en plus évident au cours des années que le fossé se creuse rapidement entre des directions complétement en décalage avec leur équipe sur le terain
arno2244 a répondu le 02/01/2013 à 17:40:
Je partage assez votre point de vue même si il est toujours délicat de généraliser. En général les cadres français issus des nos grandes écuries sont intellectuellement brillants et très cultivés, ils sont en mesure de jouer avec des concepts abstraits très pointus et ils le montrent.... Ce qui est en grande partie la cause de notre réputation d'extrême arrogance un peu partout dans le monde. En revanche ils ont du mal avec le sens pratique, le lien entre théorie et pratique ainsi que les modèles simples mais efficaces (un peu comme notre cinéma et notre littérature très pointus mais peu diffusé). On parle sur cette file de nos prix Nobel, super mais où sont les entreprises qui vont avec? Les success stories à forte valeur ajoutée et créatrices d'emplois? Je ne mets pas les individus en cause mais bien le système global qui démontre son inefficacité à mesure que notre pays s'enfonce dans la crise. On peut toujours choisir de nier les problèmes mais il me semble que cela ne les résous pas.
Zek a écrit le 02/01/2013 à 10:20 :
Les élites ? Hier pétainistes sous Pétain, gaullistes sous de Gaulle, mitterandiennes en 1981 etc ... aujourd'hui , serviteurs d'une idéologie socialiste complice des laogaïs..." Ah si les républicains étaient des hommes... " Lorenzaccio (Alfred de Musset)
Courtisan a répondu le 02/01/2013 à 23:27:
Le journaliste en France est un spécialiste de la médecine qui assiste aux selles de sa majesté et qui s'inspire de ses fragrances, la France a-t-elle la courante? Probablement depuis longtemps.
Jev a répondu le 02/01/2013 à 23:31:
Parfois ils criaient Tixier, on ne sait pas pourquoi.
luluc a écrit le 02/01/2013 à 09:54 :
Gérard le riche aux gros sabots ne fait peut-être pas partie des élites. A sa décharge lorsqu'il sera vieux et seul qui aura de la compassion pour lui ? Alors que nos " élites " on une assurance à vie le corporatisme. La chance de ce pays serait que les élites partent en Belgique et que notre Gérard reste. C'est peut-être ça son coût de gueule ? ( ce n'est pas à moi de partir ! )
EDF a écrit le 02/01/2013 à 09:45 depuis un Iphone :
Je suis cadre à EDF et je confirme qu'il existe plusieurs catégories d'école dans ma société . Les premiÚres X, Mine, ponts.. La carriÚre est linéaire qu'elle que soit la performance, c'est vraiment une caste particuliÚre. J'ai entendu un jour un simple polytechnicien.etre traité d'autodidacte puisqu'il n'appartenait pas au corps des Mines!!!! Hervé Azoulay à mille fois raison!
Rutabaga a répondu le 02/01/2013 à 13:15:
Je ne suis pas Polytechnicien, mais il me semble que vous faites une confusion entre X, Polytechnique et Mines. X et Polytechnique ça a toujours été la même chose. Et depuis 2/3 ans Polytechnique et les Mines, c'est la même carrière (le statut de polytechnicien à été intégré à celui des Mines). Et il n'y a pas de carrière "X" ou "Mines" c'est juste les grades habituelles de la fonction publique supérieure qui sont utilisés. Et dans ces grades là la progression est effectivement facile, au minimum à travers les tableaux d'avancement. Par ailleurs il faut faire la différence entre "avoir un bon poste" ce qui suppose des relations et "avoir un salaire qui s'accroit" ce qui est quasi mécanique, quel que soit l'emploi assumé. Par ailleurs un Mines qui est chef d'entreprise privé, reste fonctionnaire, avec les avantages que ça suppose.
Hum a répondu le 02/01/2013 à 15:06:
X-Mines est un parcours particulier (le plus selectif), a savoir un X qui integre le corps des Mines en 4eme annee.
verite a écrit le 02/01/2013 à 09:15 :
les hommes et les femmes les plus connues aujourdhui sont les journalistes et les hommes politiques c est du a la demcrasie francaise ou seul sont consideres dans les debats que ces personnes formes dans les memes ecoles pour prendre la parole a la place des autres c est a causse de leur mauvaisse s formation est non pas crasse a leurs experience du terain dans laquelle vivent la majorite des francais qui eux fabriquent rellement les richesses de notre pays est ces eux qui sont les mieux renumeres
Alpha a écrit le 02/01/2013 à 08:41 :
Lire ou relire " Les sales cons en entreprise " et ailleurs de Eric Sutton, lire ou relire le " Principe de Peter " de Peter. C'est déjà une bonne base pour se blinder contre ceux qui nous dirigent en entreprises, dans les administrations et en politique, ils sortent tous des mêmes école, ils se haïssent à la télé mais ils se tutoyent en ville, ils se partagent tous les pouvoirs, ils fréquentent les mêmes clubs, les mêmes loges maçonniques, les mêmes cercles de pensée. La crise, ils n'en ressentent aucun effet, leur carrière est sans risque, leurs retraites sont confortables et en plus ils cumulent les retraites. Ne cherchez pas à faire évoluer le système, même Mélenchon, Le Pen et les verts en font partie.
Nanar a répondu le 02/01/2013 à 09:56 depuis un Iphone :
Bravo vous avez entiÚrement raison Comment casser ce mécanisme et toutes ces castes?
C'est pourtant simple .... a répondu le 08/01/2013 à 13:36 depuis un Iphone :
Se casser plutôt que s'évertuer à les casser. Pour aurant, ne suivez pas forcément notre Gégé national ;)
Gael a écrit le 02/01/2013 à 08:18 :
Soyons sérieux, ce pays a rarement été bien gouverné. A la Révolution, le pays s'est écroulé, il est parti dans une aventure de 20 ans, une dictature pour le coup. Il a perdu son hégémonie économique pour longtemps puisque le siècle suivant fut anglais. On a fait dans la conservation et la lutte contre le développement de l'industrie, la fameuse révolution industrielle qui ne fut guère encouragée dans le siècle par les monarchies. On en arrive à l'effondrement de 70 face à la puissance allemande, logique. Et même en 14 on était toujours un pays rural, en 40 aussi après le déclin des années 30. Mais les autres pays, nos voisins avancent plus vite... On est bien mal gouvernés, il faudrait revoir cela. Comme la démagogie, en quoi est-ce un bienfait? On paye des fêtes jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'argent pour la dette?
Antoine a répondu le 02/01/2013 à 09:05:
On paye la facture de deux cent ans de fêtes clientélistes, avec des élus à courts termes navigant à vue. Au point ou on en est, il semble plus simple d'attendre l'effondrement du systeme que de vouloir le réformer...
Grouyo a écrit le 02/01/2013 à 07:43 :
100% en phase. Je constate dans un ex grand nom de l'automobile que les promotions se font sur la base de l'école suivi et non des résultats ou des savoir-faire. Et de nombreux cadres ne connaissent toujours pas leurs standards: planning, observations, amélioration continue, ...
Bili hari a écrit le 02/01/2013 à 07:20 :
Jeter le bébé avec l'eau du bain, critiquer les meilleures formations françaises basées sur le mérite, confondre l'élite avec le monde politique principalement inculte et sans expérience professionnelle, voila les travers dans lequel est tombé l'auteur de cet article..la France se portera bien mieux quand le secteur public cessera de manger 50 pour cent des classes d'âge de nos élites Intellectuelles, et les enverra au charbon, faire preuve de créativité, de dynamisme et de prise de risque. Un grand respect pour les étudiants méritants de nos grandes écoles dans lesquelles on accède par le travail, l'intelligence et le mérite quelquefois son milieu social!,
eric6776 a répondu le 02/01/2013 à 08:27:
Excusez moi mais : "Meilleures formations françaises basées sur le mérite" : C'est archi faux la meilleure stat est le classement des fortune citées par l'auteur ou en france il n'y a pas de renouvellement. Contrairement aux autres pays le pouvoir ds les grandes entreprises va aux personnes deja nantis. Les écoles et leur dirigeants magouilleurs augurent parfaitement ce qui va se passer par la suite dans le grandes entreprises. Conseil administratifs cloisonnées ou c viens voter dans mon conseil je viens voter au tien. J'ai travaillé ds de grandes boites bancaire ou ce qui compte n'est pas l'efficacité mais le "faut faire ça ..c politique.." Ca deviens un ensemble de baronies de système d'influence qu on retrouve aussi ds l'administration et la politique. Plus le service est gros et plus le gars est influent et peu prétendre à un gros salaire. Il ira pas dire "mon service ne sert a rien on peu diviser par 10 le personnel et les passer chez mon voisin qui manque de compétences". Le secteur public dites vous ? il répond aux même règles et est relié. Un politique qui ne sert a rien pourra etre bonbarde pdg d'une boite privée du jour au lendemain. On dit qu'"ils prennent des risques !!!" Un peu comme le malheureux qui descent ds la mine pour gagner 2 euros par jours faut pas déconner. Ou qu'ils sont payes comme les footballeur alors que le footballeur star a lui le vrai merite de sa performance. Les dirigeants français qui en veux? personne ... sauf a utiliser leur seule qualité ..les réseaux. Ce système est reservé aux plus riches. C'est comme si on leur reservait des formules 1 a conduire qu'il soient formées à la conduite. Meme un S. Loeb ne sera pas a leur niveau s'il n'a jamais vu une voiture qu'en photo. Du coup les meilleurs seront recalés non existant sur la ligne de dépard et on pourra dire tranquillement dans la course on a les meilleurs. Et je rejoute les média qui font partie du système car moi plutot que de voir des émissions de la vie des animaux en affrique j'aimerai en voir une sur une enquete sur les écoles les conseil d'administration en entreprise, qui connait qui , comment ca fonctionne quels sont les profils sociaux concernes en pourcentage mais je peu attendre longtemps..et vous pourrez continuer a dire que ceux qui critiquent n'y connaissent rien
DooMIII a répondu le 02/01/2013 à 11:19:
Je ne vois pas en quoi le classement des grandes fortunes démontrerait une mainmise des grandes écoles. Jusqu'à preuve du contraire pour toucher un héritage, il n'est même pas nécessaire d'avoir le brevet des collèges. D'ailleurs j'ai du mal à croire que 80% des grandes fortunes britanniques soient parties de rien, la statistique est vraisemblablement fausse, même si l'auteur a raison de souligner le poids de la rente et de l'héritage en France. Que certains diplômés de grandes écoles soient incompétents c'est bien possible ; la proportion d'imbéciles est la même quelque soit le milieu social ou diplôme. Et le fait d'être arrogant et placé très vite à une position de décision décuple la faculté de nuisance là où quelqu'un de peu diplômé sera peut-être plus prudent... J'ai connu des énarques qui carburaient un peu trop vite et en étaient presque dangereux... Si le but est de vanter une fois de plus le système anglo-saxon, je ne vois pas l'intérêt d'élever le Royaume-Uni en exemple, pays aux classes sociales rigides et verrouillé par les diplômés de oxbridge pendant bien longtemps ; on détermine votre classe sociale à votre accent, c'est à dire ou vous avez grandi et étudié, et non à votre position actuelle... Aux Etats-Unis, le système donne beaucoup d'importance à l'Ivy League, et les frais de scolarité élevés instaurent une vraie sélection par l'argent. Enfin, il serait bon de distinguer en France entre l'ENA, les écoles de commerces, et les écoles d'ingé, ces dernières formant des gens compétents et souvent mal payés. La prédilection des diplômés de grandes écoles pour la finance, mangement & co ... ne vient que du fait que la société actuelle dévalorise totalement tout savoir théorique...
john galt a répondu le 02/01/2013 à 11:47:
@DooMIII : votre anti américanisme (et anti anglosaxon) bien français vous aveugle. En France, les écoles cooptent les gens, toutes les grandes entreprises (cac 40) sont dirigées par des énarques ou autres. quand on vous signale un fait (80 % des riches en GB sont partis de rien) vous ne voulez pas le reconnaitre. en France, l'héritage est un héritage de places pas d'argent, ne confondez pas. Enfin, votre remarque sur le systèmes aux USA est faux et démeenti par les faits : la plupart des milliardaires ne sont pas des héritiers (seulement 2 % selon forbes en 2010) et la majorité n'a pas de diplome de grandes écoles : trouvez en France l'équivalent des steve jobs, bill gates, zuckerberg, jeff bezos et fondateurs de google ? il n'y en a pas ...
DooMIII a répondu le 02/01/2013 à 15:18:
J'ai lu l'étude ; on retrouve en effet les chiffres cités dans cet article ; on ne sait pas cependant quelle est leur définition du "self made man" donc il est difficile de juger avec précision. Le top 10 britannique (http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_British_by_net_worth) est assez contrasté et contient des gens partis de rien (3-4...) aussi bien que des lords. Cela reste un échantillon limité. L'étude révèle que 47% de la richesse est héritée en France ; ne vous en déplaise il s'agit bien d'héritage d'argent. Attribuer cette forte part d'héritiers au système scolaire français est une interprétation propre à l"auteur de cet article. Nul besoin de grande école pour hériter, et un diplômé d'université français peut également parfaitement favoriser un de ses camarades ; cela s'est déjà vu... La situation est similaire aux Etats-Unis ou toutes les facs ne se valent pas et ou les réseaux d'anciens (alumnis) existent bel et bien. Cela n'empêche pas l'apparition d'entrepreneurs. Vous demandez un équivalent des steve jobs, bill gates, zuckerberg, jeff bezos et fondateurs de google ? On peut citer Xavier Niel, mais je vous rejoint sur la faible capacité d'innovation de la France et sa tendance à la reproduction sociale. Tout attribuer aux seules grandes écoles me paraît cependant hasardeux et non-démontré. Cet article et le dernier d'une longue série qui utilise Bourdieu pour démanteler le système éducatif français et le rendre similaire au modèle anglo saxon.
John Doe a répondu le 02/01/2013 à 18:47:
J'ai lu cette étude ; on ne sait pas exactement comment sont définis ces 80 % de "self made men". En France 45 % de fortunes héritées dixit l'étude ; il s'agit bien d'héritage financier et pas d'héritage de place, ne vous en déplaise. Le fait de sortir de l'X ne garantit pas de toucher un héritage de ses parents ; ce sont deux choses sans lien direct. Libre aux économistes, sociologues, ou théoricien du complot de trouver une relation. Et je persiste aux US pour bosser dans le M&A ou la finance un diplôme d'Harvard ca aide et le réseau existe pour les facs US (ou françaises) comme il existe pour les grandes écoles. On appelle ça des "alumni" outre-atlantique. Un équivalent français des Zuckerberg, gates et Jobs : Xavier Niel ; mais je l'admet le climat et plus favorable aux entrepreneurs là bas, c'est bien possible. La faute aux grandes écoles ? Cela reste à prouver.
@ John Galt a répondu le 02/01/2013 à 18:58:
Xavier Niel (Free) est parti de rien non?
arno2244 a répondu le 02/01/2013 à 19:44:
Mauvais example Xavier Niel n'a pas fait d'études supérieures (comme Job, Gates...)
Telmat a répondu le 04/01/2013 à 17:03:
John, j'ai vécu aux Etats-Unis et un de mes meilleurs amis était diplômé d'Harvard. Je lui ai demandé un jour pourquoi il ne bénéficiait pas d'une situation plus privilégiée compte tenu de son cursus. Il a été très étonné par ma question, a eu du mal à comprendre ma logique puis m'a dit que diplôme ou pas diplôme il fallait faire ses preuves avant toute chose par son travail ET SES RESULTATS (et même si le diplôme d'Ivy League ouvrait plus d'opportunités pour démarrer, on attendait aussi plus de vous), en bref, que si vous vous plantiez, Harvard ou pas on vous virait, et que si vous étiez bon, diplôme ou pas on vous faisait confiance. Quant à vos soit disant réseaux de fac françaises ... !? Je suis issu de l'université et en 20 ans de carrière je n'ai jamais eu AUCUN contact avec un quelconque réseau/alumni et aucun des 1000 diplomés de mon DESS scientifique. Je travaille par ailleurs dans le domaine du contentieux/juridique (où je n'employe que des avocats d'affaires et des juristes) et là aussi il n'existe aucun réseau d'école d'avocat ou de 3ème cycle universitaire c'est ridicule, idem en Médecine (ma femme est médecin). C'est n'importe quoi.
Lady Gaga a répondu le 04/01/2013 à 18:03:
Tu oublies les étudiants en Histoire de l'Art. Ils ont un réseau de folie ! Ca se sait peu parce qu'il ne fonctionne pas terrible et du coup ils sont tous pions ou au chômage mais il faut le savoir. Tous les pions font partie de la même caste et se transmettent leurs privilèges (comme manger gratos à la cantine et lire les BDs du CDI) de génération en génération.
Laurent a écrit le 02/01/2013 à 07:05 :
Ils se prennent pour Louis 14, voyez les dépenses! Je ne sais combien de bagnoles et d'avions à l'Elysée, deux fois plus de personnel que la Reine d'Angleterre, 4 fois plus d'élus que les américains. Le mile-feuille ça coûte! PAYEZ DONC 100 MILLIARDS!! Il n'y a de volonté de développer l'entreprise en France. L'Italie par exemple soutien l'activité, laFrance est contre l'activité et contre l'emploi et contre le progrès du niveau de vie. Bref, on n'a pas le droit de consommer sauf les apparatchick. On stigmatise les riches, on fait les poches des gens qui ne gagnent rien et on fait fortune dans l'administration à semer le chaos. qui dira qu'Air France, Sea France ou le concorde c'est de la bonne gestion?
Juste a écrit le 02/01/2013 à 06:37 :
Et que penser des concours qui donnent des carrières à vie alors que les salariés sont dans la précarité... c'est le règne du passe-droit.