La Tribune

Quand l'élite participe activement à la crise

Hervé Azoulay, président d'Invest Banlieues
Hervé Azoulay, président d'Invest Banlieues
par Hervé Azoulay, président d'Invest Banlieues  |   -  1358  mots
Le président d'Invest banlieues stigmatise le "pantouflage" et des pratiques qui ne favorisent guère l'expansion économique

Notre société va très mal, « l'élite de l'élite » qui détient en grande partie le pouvoir suprême en France, nous dicte sa loi et sa vision à tous niveaux: économique, administratif, politique, financier... et verrouille le système par ses réseaux d'influence qui étouffent dans l'?uf tous les germes du changement! Notre système élitiste a fabriqué et raffiné de décennie en décennie des générations entières d'autistes. Ces grandes écoles qui les forment et distillent en sélectionnant tous les ans les plus brillants cerveaux cartésiens de France, dégagent en raffinant ces produits, l'élite de l'élite, le zéro défaut du zéro défaut : les grands Corps administratifs et techniques de l'Etat. Loin d'être le temple du génie achevé, certains seraient débarrassés de toutes leurs impuretés et d'autres resteraient sous l'aspect brut ! L'épreuve d'initiation subie, on appartient à jamais à un monde clos, et on n'affrontera jamais la remise en cause de son statut. C'est le corporatisme dévastateur !

Forbes Insights et Société Générale Private Banking ont passé au crible les 1200 plus grandes fortunes dans le monde. Dans cette étude les français sont les plus âgés et les moins méritants pour un pays industrialisé comme le nôtre. Plus des deux tiers doivent leur fortune à l'héritage, alors que 80% des britanniques et 68% des américains sont des self-made-men ! Cela nous montre bien à quel point nous avons consommé nos richesses passées et que nous n'en créons pas de nouvelles. On le constate aisément : dès qu'une grande réforme pouvant nuire à leurs privilèges est proposée, elle est immédiatement étouffée par de puissants lobbies ou par d'obscures querelles intestines mêlées à des rivalités de carrière. Le cybermonde court-circuite les modèles traditionnels, connecte les cultures et les économies, alors que, pendant ce temps, les hiérarchies formelles de nos élites, qui sont rarement de réelles hiérarchies de compétences, verrouillent jalousement le système. Cette caste privilégie ses relations incestueuses au détriment de la logique économique. Leurs membres ont tous été élevés dans le culte de la pyramide, bercés par leurs diplômes, ce sont des technocrates qui utilisent leurs armes suprêmes : la norme, le règlement, l'ordre, la hiérarchie, le calibrage, le corporatisme et plutôt que de s'adapter à l'environnement et avoir du bon sens, ils le normalisent pour obtenir un réductionnisme de la réalité. L'échec est souvent au rendez-vous puisqu'ils sortent tous du même moule avec des caractéristiques immuables dans le temps. Ils se ressemblent comme une oeuvre d'art aux traits identiques ; lorsqu'il s'agit d'exprimer en langage ordinaire des idées simples, ils argumentent un discours par des citations, ou bien parlent pour ne rien dire. Leurs brillants discours cachent souvent bien des carences lorsqu'ils s'expriment en langage incompréhensible par le monde extérieur.

Dans ces écoles, tout ce qui est flou est rejeté, tout ce qui ne peut pas donner lieu à un classement est considéré comme inutile. La compétition est aussi intense pour y entrer mais aussi pour en sortir au meilleur rang possible. On n'apprend pas dans ces écoles à être des meneurs d'hommes, à gérer les conflits, à prendre des décisions, à guider et à animer une équipe, à déléguer et à partager. C'est toujours la sélection sur la seule capacité intellectuelle qui exclut le potentiel humain et l'imagination qui font en général la différence. Nous connaissons tous, c'est vrai, un fils d'ouvrier ou d'instituteur PDG sorti d'une prestigieuse école élitiste, mais ce n'est qu'une coulée marginale qui permet d'assurer la survie de l'espèce en lui donnant l'apparence d'équité. Mais ce n'est qu'une apparence car le concours pour accéder à ces écoles est jonché d'inégalités. Ce système unique au monde et qu'aucun pays performant ne nous envie est responsable d'un raisonnement dépassé qui, par ailleurs, paralyse le changement en France. Très prestigieux dans notre pays, ce modèle qui distille les grands corps, a du mal à s'exporter et les étrangers envoient plutôt leurs ethnologues ou leurs historiens pour faire leur thèse sur cette élite, comme si notre système était une curiosité et non pas un modèle. Encore une exception française !

Corporatisme et « pantouflage »

Le corporatisme génère deux phénomènes bien connus : la solidarité du corps et la technique du parachutage. L'appartenance au même clan et tout ce qui confère à l'ancienneté des traditions, la solidarité des anciens élèves, le réseau pour conquérir les places, contribuent à repousser les problèmes de société et le changement par l'existence et la cooptation au sein d'un même clan. L'élite descend de l'élite et seuls les enfants de mandarins connaissent les codes secrets pour franchir les barrières du pouvoir. C'est notre système élitiste qui, avec le temps, a dévié de ses objectifs. On naît donc membre de cette élite plus qu'on ne le devient. L'aristocratie du mérite cache mal la noblesse héréditaire et pour cette élite il y a de bonnes places à prendre et chacun fait valoir son titre. Au premier rang les grands corps, autrement dit les ducs, les marquis, les comtes et les simples barons. Les heureux élus seront choisis dans leurs rangs. Tous tremblent de peur de déplaire et de tenir à l'extérieur des propos imprudents car l'élection dépend de la faveur du prince. Toujours cette logique de sélection qui pousse au corporatisme et qui élève des barrières intangibles entre les corps. L'individu n'est rien sans son corps : sa promotion, son prestige, ses marques de statuts, son pouvoir, ses réseaux.

Quant au « pantouflage », il consiste à geler le poste pendant l'indisponibilité de l'un d'entre eux qui préfère momentanément faire de la politique ou administrer une grande entreprise. Même en cas d'échec dans ses nouvelles fonctions, celui-ci est sûr de retrouver son confortable poste avec son titre et ses attributions. On peut aisément imaginer le choc psychologique ressenti par le personnel d'une entreprise lorsqu'un dirigeant parachuté à son poste annonce qu'il va procéder à des licenciements alors que lui-même bénéficie de la sécurité de l'emploi. Tous ces artifices ne suscitent pas une élite au courage à toute épreuve. Dans ce beau monde consanguin, de nombreux dirigeants issus de cette élite siègent dans plusieurs conseils d'administration, se répartissent les postes pour que personne ne soit lésé, fréquentent les mêmes endroits huppés, échangent des informations, postulent aux mêmes distinctions, font courir des bruits dans des lieux où l'argent mesure les degrés de la réussite. Chacun se rend des petits services, se renvoie l'ascenseur et cela devient très vite une pratique courante.

Notre système élitiste devient non seulement dépassé, mais en plus extrêmement dangereux. Une source unique de pouvoir est porteuse de danger et il semble évident que les talents venus d'horizons professionnels et culturels différents répondent mieux à la complexité du monde d'aujourd'hui. Il faut toutefois le reconnaître, parmi cette élite, une très faible proportion a su sortir de son moule, rejeter certaines méthodes et émerger parmi les personnalités les plus brillantes.

Malheureusement, nos grands corps et les écoles qui les distillent, comme toutes les organisations hermétiques et cloisonnées, défendent avec acharnement leurs prérogatives et leurs statuts. Elles sont tellement bien enracinées dans les mécanismes de décision en France qu'il paraît difficile d'envisager une profonde transformation. Comment demander de scier la branche sur laquelle ils sont assis sans contrepartie ? Sans faire preuve de défaitisme, qui osera, parmi les politiques de droite ou de gauche, où cette caste est très puissante et nous a donné plusieurs Présidents de la République, affronter ce dinosaure inadapté au monde du troisième millénaire ?


 

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Commentaires

JeanBonnet13  a écrit le 08/01/2013 à 10:28 :

Je n'ai pas le plaisir de connaître Hervé Azoulay, président d'Invest Banlieues mais je dis génial ! Il dit avec talent ce que nous sommes nombreux à penser. Maintenant comment faire exploser ce système paralysant et mortifère sans déstabiliser durablement la France (notre image est désastreuse) et les français (qui doivent retrouver la "gnac") ?

Leradical  a répondu le 08/01/2013 à 21:21:

Il faut tout simplement supprime l'ENA et l'X et les grands Corps que distillent ces pseudo grandes ecoles .

BBQ  a répondu le 09/01/2013 à 22:13:

Encore une fois: les élites ne sont pas au pouvoir (pas depuis le départ de VGE, seul président qui n'a pas créé de déficit publique, malgré une crise pétrolière...). Le nombre d'X intégrant l'ENA est ridicule et l'abaissement du niveau des politiques (qui sont désormais exclusivement des communicants et politiques de carrière) est seul responsable de ce déclin. Les décideurs sont à mettre à cause, or les décideurs sont élus. La France a donc l'orientation que le plus grand nombre souhaite... A l'évidence les français aiment vivrent au dessus de leurs moyens depuis 40 ans et en assument aujourd'hui les conséquences.

bizbee  a répondu le 10/01/2013 à 16:47:

@BBQ
"Les décideurs sont à mettre à cause, or les décideurs sont élus. La France a donc l'orientation que le plus grand nombre souhaite... A l'évidence les français aiment vivrent au dessus de leurs moyens depuis 40 ans et en assument aujourd'hui les conséquences."

magnifique démonstration... par A + B... manquait plus que le CQFD...

--> et donc les décideurs ne sont plus responsables de leurs actes parce qu'ils ont été élus ???

- Quelle est la vraie responsabilité du peuple, ce troupeau..., celle d'avoir fait confiance aux plus belles des fausses promesses qu'on lui servait?

- A-t-il vraiment d'autre choix l'électeur lambda, que de voter pour un des candidats que le système médiatique a déjà présélectionné pour lui?

- Et si les erreurs et fausses promesses des élus pouvaient être jugés, civilement, risqueraient-ils leur réélection sur une idéologie non vérifiée, sur des prédictions non vérifiables, des programmes économiques basées sur des prévisions de croissance farfelues (auquels mm l'électeur ne croit pas...)?


Bref, faire porter aussi simplement que vous l'avez fait la responsabilité au peuple me semble, au mieux une simple erreur d'appréciation, au pire encore un reflexe pavlovien de protection de classe au détriment de l'intérêt général. Et c'est pas vraiment un communiste qui vous le dit...

Grandcorpmalade  a écrit le 04/01/2013 à 21:54 :

Pour beaucoup d'observateurs français et étrangers, l'ENA est le concentré d'un système de production de technocrates qui permet d'obtenir le quasi monopole de l'accès au plus haut niveau dans l'administration, la politique, les affaires et les médias. L'ENA est une machine à classer les gens, à sélectionner "l'élite de l'élite", à rédiger du papier et à quadriller des exposés.

JACQUES78  a écrit le 04/01/2013 à 15:35 :

J'ai trouvé le livre "La maffia polytechnicienne", écrit par Koscuisco-Morizet, ancien élève de cette école, qui nous décrit que le code de l'honneur de l'Ecole Polytechnique est transmis par tradition orale auquel les élèves doivent se soumettre à l'intérieur comme à l'extérieur. Par exemple : "l'ancien conscrit est ton guide naturel. C'est lui qui te transmet les anciennes traditions et elles doivent être conservées...". Plutôt que d'être tournés vers l'avenir et apprendre à modeler le futur, on recherche la légitimité appartenant au passé. Quant aux privilèges, on ne peut pas faire mieux : "si tu vas au théâtre, choisis tes places. Apprends que tu ne dois faire la queue nulle part". Même si ce n'est qu'un code, cela en dit long sur la culture, la mentalité et l?esprit de supériorité enseigner cette école. A vous de juger......il faut impérativement lire ce livre !!!!

eude75  a répondu le 04/01/2013 à 15:58:

pour JACQUES78
J'ai encore mieux: la publication de la ? Jaune et rouge ? des anciens élèves de l'X nous donne un brillant exemple de générateur de jargon. Celui-ci est constitué de 3 colonnes de 10 mots chacune et permet d'obtenir un millier de combinaisons possibles. Nous aurons par exemple les mots suivants à combiner entre eux : flexibilité, transitoire, réciproque, réactif, intégré, etc. et avec un peu de dextérité, nous obtenons ? un concept intégré réactif soumis à des contingences organisationnelles synchronisées... ? phrase qui ne veut pas dire grand chose et qui permet de faire croire que l'auteur est un expert. A méditer les X ne parlent qu'aux X !!!!!

liliane75  a répondu le 04/01/2013 à 19:08:

Bravo eude75 il faut le voir pour le croire !!!!

Telmat  a écrit le 04/01/2013 à 11:19 :

Quelques chiffres (source ministère de l'éducation nationale et institut Boivigny): 200.000 étudiants en classes prépas et grandes écoles contre 1,4 millions pour l'Université. 30% d'enfants de Cadres à l'Université contre 50% en CPGE/GE. 11% d'enfants d'ouvriers/employés en Université contre 5,5% en CPGE/GE. Coût d'un Etudiant pour l'Etat (hors Recherche/IUT) 5 à 7.000 euros à l'Université (10 avec Recherche/IUT), 13 à Sciences Po, 19 à Centrale, 25 à HEC et dans les ENI, 50 pour X/Mines/ENS/ENA. Les salaires des ces diplomés généreusement dotés par l'Etat lors de leurs études sont ensuite bien supérieurs à ceux de leurs collègues universitaires inutile de le préciser ... où comment l'état finance et contribue à la réussite de quelques uns aux frais de tous les contibuables, ceci sans que l'intérêt commun soit amélioré d'aucune sorte par l'existence de ces privilégiés du système éducatif et social (la France et ses élites n'ayant démontré aucun résultat extraordinaire eu égard à un système qui l'est pourtant).

Lady Gaga  a répondu le 04/01/2013 à 11:56:

On résume: 4 fois plus de chances pour un enfant de cadre qu'un enfant d'ouvrier d'intégrer une grande école, 4 à 10 fois plus de financement public pour ces enfants de privilégiés (majoritairement) pour leur permettre de rester privilégiés, voire de devenir nantis parmi les nantis. Avantage(s) d'un système aussi inégalitaire ? Néant. Probabilité pour ces élites de remettre en cause leur propre statut et leurs privilèges, ceux de leurs enfants, pour un système plus juste et efficace ? Néant.

verite  a écrit le 03/01/2013 à 20:17 :

les chinois vous montre commemt faire leur idologies depuis des decenies et de travaille pour le bien etre de lensenble de leurs peuple ils me senble qu ils y sont tres bien reussie messieurs les enarques je vous laisse y reflechire

ortho  a répondu le 04/01/2013 à 10:10:

je vous propose une résolution pour 2013 : acheter (et lire !) un bescherelle
merci

Réflexions sur solutions par HA  a écrit le 03/01/2013 à 19:11 :

On se dit aujourd?hui que dans la mesure où l?enseignement supérieur est assuré par les grandes écoles, pourquoi s?occuper des universités ? Certes, les grandes écoles remplissent une partie de leur fonction, mais nous devons aussi nous préoccuper des universités devenues désorganisées et décevantes pour les étudiants et les employeurs. D?ailleurs, pour le constater il suffit d?analyser les chiffres fournit ( à verifier) : les étudiants des grandes écoles et des classes préparatoires représentent seulement 4% de l?ensemble des étudiants de l?enseignement supérieur et consomment près de 30 % de ce budget ! Ce qui éclaire la pauvreté de nos universités.
L?éducation nationale est un système complexe en interaction du préscolaire à l?enseignement supérieur. L?enseignement supérieur constitue un sous-ensemble de système global et n?a jamais été abordé comme un tout mais plutôt en disciplines cloisonnées sans aucune synergie entre elles. Notre esprit cartésien coupe les liens existant entre toutes ces disciplines hétérogènes et pourtant inséparables entre elles. Nous avons l?ENA, Polytechnique, les universités et les autres écoles d'enseignement supérieur qui dépendent toutes de ministères différents, ce qui n?assure pas la cohérence et la synergie de l?ensemble. L?université est pourtant un sous-ensemble de l?enseignement supérieur au même titre que l?ENA ou Polytechnique.

Il faut aborder l?organisation de l?enseignement supérieur par une approche globale Tout d?abord pour avoir un autre regard qui tiendra compte des finalités et des interactions du système. Ensuite, pour utiliser le modèle cellulaire, modèle basé sur la décentralisation, l?autonomie, l?échange et la flexibilité. C?est l?organisation en réseau très chère à Hervé Azoulay (j?ai lu plusieurs de ses livres dont un sur l'organisation en réseaux des banlieues)
Nous avons autour de nous plusieurs modèles et chacun tient compte des spécificités du pays. Il n?y a aucune chance de voir apparaître un jour en Europe ou dans le monde le modèle des grandes écoles à la française. L?Europe a dans son miroir les puissantes universités américaines qui la font rêver. Intéressons-nous à ce modèle qui existe depuis une quarantaine d?années, qui a fait ses preuves et, tout comme les entreprises performantes, est tourné vers les besoins de ses clients. Ne sommes-nous pas en train de redécouvrir l?Amérique ? Essayons de comprendre les principaux mécanismes de ce système qui fait de ses universités probablement les meilleures du monde.

Bon maintenant si on réfléchissait aux solutions possibles ?  a écrit le 03/01/2013 à 15:05 :

Maintenant qu'on a bien débatu et a peu près identifié/décrit le fonctionnement de cette Caste des Elite issus essentiellement de la "botte" de l'X et l'Ena, si on réfléchissait aux solutions pour s'en sortir ? Je remet ici ce que je disais plus bas, j'identfie 4 obstacles ( 1 les braves grenouiles Françaises continuent à aimer le cartésianisme républicain, égalitaire et centralisateur, - 2 nos politiciens sont nuls dans leurs spécialités respectives et s'en remettent completement à nos élites pour leur expliquer et rédiger des lois, décrets etc... - 3 la décentralisation est peu développée (la Nomenklatura joue à "diviser pour régner" avec les Régions et Départements) et le "fédéralisme" est un gros mot dans notre pays. - 4 les décideurs politiques ou industriels sont presque tous des produits de notre Nomenklatura élitiste donc c'est très difficile d'en trouver plusieurs qui auraient la volonté et l'envie de remettre en cause un systeme qui lui ai bénéfique. ); Et vous lecteurs de La Tribune quelle est votre analyse ?

Lady Gaga  a répondu le 03/01/2013 à 16:42:

Moi je pense que - 1 T'as déjà posé la question plus bas - 2 Personne n'a eu envie d'y répondre - 3 Y'a peut être une bonne raison - 4 T'es lourd

Ancien X  a écrit le 03/01/2013 à 10:35 :

Ancien éléve de l'école Polytechnique, j'ai quitté la France pour faire fortune à l'étranger
Je suis en phase avec l'auteur de l'article et je conseil un excellent livre pour bien comprendre l'enseignement. "La MAFIA POLYTECHNICIENNE" par Jacques-A. KOSCIUSKO-MORIZET publié par les Ed du Seuil en 1973. C'est un livre imparable écrit par un Polytechnicien qui décrit tous les rites! N'oublions pas que nos dirigeants actuels en postes sont sortis des anciennes promos.
Bonne lecture, si vous le trouvez, l'école à fait pression sur l'éditeur pour éviter de nouveaux tirages!!!!! Il m'en reste un exemplaire que je diffuserais sur internet de l'étranger!

Lady Gaga  a répondu le 03/01/2013 à 13:18:

Si tu es Polytechnicien moi je suis pape ... (alors qu'en fait je suis Lady Gaga c'est marqué dessus). Lassés de ce type de commentaire, je décide de partir à Miami, ville du vice. Je conseilles d'ailleur à ce titre un film, "2 flics à Miami", qui est imparable et dénonces tout çela. Difficil de le trouvé car c'est un navet mais j'en ai une copie piratée chez moi que, si vous continuais à vous moqué, je n'hésiterai pas à diffusé.

yan13  a répondu le 03/01/2013 à 14:51:

AncienX merci pour cette info ! Mettez ce livre en ligne svp. En attendant il est est sur amazon. Très interessant le destin ce Jacques Morizet, ancien résistant devenu Maire de St Nom la Breteche (perle de l'habitat bourgeois) et dont le fils est un X-Pont et dont le petit fils est le fondateur de Price Minister. la petite fille n'est autre que Nathalie K. Morizet, ancienne ministre diplomée aussi de l'X (je me demande ce qu'elle pense du livre de son grand pere ?)

Jacques78  a répondu le 04/01/2013 à 11:32:

Merci AncienX, j'ai trouvé le livre " la mafia polytechnicienne " il est trÚs intéressant sur la connaissance des rites et de la culture de cette "élite " je ferais un bref résumé

Piji  a écrit le 03/01/2013 à 5:02 :

Cette analyse est pertinente.
Pour être issu moi même d'une école d'ingénieur, et depuis 10 ans contractuel dans le public après plus de 10 ans à l'étranger, je peux en témoigner.
La France ne se rend pas compte qu'elle est devenue une petite union soviétique - je ne veux pas dire politiquement, au sens du communisme, mais socialement et su le plan des pratiques de management, avec d'ailleurs 58% du PIB d'état qui emploie 45% de la population active, et le reste du Privé qui emploie les 55% qui restent, au service, donc, des premiers.
L'ENA se comparerait à l'école des cadres du Partis en ex-Ursss, cad une fabrique d'aparatchiks déconnéctés de la base incapable de prendre une décision créative, audacieuse, ou courageuse, voire simplement lucide, le critère premier étant politique. Polytechnique est pire en un sens, puisqu'il s'est agit de sélectionner des brillants cerveaux pour leur donner une formation totalement éloignée des réalités et du management, et donc leur permettre de tenir des raisonnements remarquables ..mais faux car basés sur des données ...souvent fausses...
Sur le plan pratique il y a de quoi s'inquiéter. Le danger nucléaire chez nous est réel, car ou que nous soyons en France nous sommes à moins de 150km à l'est d'une centrale nucléaire avec des vents d'ouest dominants. Or Fukishima n'est dû ni à sa technologie, ni au tremblement de terre (la centrale s'est bien arrétée) , ni même au Tsunami (la centrale pouvait être protégée avant...mais elle ne l'a pas été le rapport préconisant de rehausser les digues n'ayant pas été suivi d'effet) mais à la sociologie de TEPCO qui a pris des mauvaise mesures et qui a bien des points communs avec celle d'EDF et de nos élites polytechnico - énarchiques, hélas...
Une preuve ? en 1998 Au Blayais on a failli avoir un Fukushima, l'eau s'est juste arretée à quelques cm de la dernière pompe pas encore noyée qui voulait bien encore fonctionner. On aurait juste perdu le Bordelais....

OUI les élites Françaises participent à la crise car elles sont comme des dinosaures conçues pour d'autres époques et d'autres sociétés ou elles ont certes été performantes, mais sont totalement inadaptées aux réalités actuelles.... c'est ainsi que l'urss a disparu, comme les dinosaures d'ailleurs....

L'issue logique ce serait une révolution. C'est comme cela en France que l'on élimine traditionnellement l'élite déconnectée qui s'accroche à ses privilèges ....lire la dessus "La nomenklatura française. pouvoirs et privilèges des élites" et "L'oligarchie des incapables" (même auteur) sans compter la série des De CLoset "Le ma Francais", "Toujours plus", etc...

flore  a écrit le 03/01/2013 à 0:03 :

Trêve pour noël: pour le dessert, vous êtes plutôt mille-feuilles ou petit financier.

René  a écrit le 02/01/2013 à 23:34 :

Vous n'êtes pas grand seigneur: nous dépensons tout ce que vous travaillez et même plus. Et hop les effets de manche et on allonge des fortunes... pour rien.

MDR  a écrit le 02/01/2013 à 23:21 :

Vous n'avez pas l'esprit grand seigneur... ces messieurs sont des rois dans la république, nous leur devons l'hommage lige. On fait dans le Colbert moins les exportations, manufactures subventionnées par les banques publiques. citation: la récolte a été très mauvaise alors il faut payer le double! Au passage, en 81 qui a nationalisé les banques déjà, c'est pas Delors?

terminator  a écrit le 02/01/2013 à 20:01 :

En bref: bravo!

Principe de fabrication des Elite incompétentes, explications détaillée  a écrit le 02/01/2013 à 18:16 :

Il ne faut pas mettre tous les étudiants des Grandes Ecoles dans le même sac. L'auteur parle de l'Elite, y compris celle à l'intérieure des Grandes Ecoles. Ca ne concerne pas les élèves des Grandes Ecoles mal classés ou trop...créatifs. Ceux là (j'en ai fait parti), une fois leur diplôme obtenu, ne rentrent pas dans les systeme para-étatique et généralement ils essayent de mener leurs propres projets basés sur un vrai interet pour un sujet, ils réussissent tant bien que mal mais ne sont pas en mesure de nuire à notre pays. Ils deviennent rarement les Technocrates membres de la Nomenklatura dont parle M. Azoulay, précisement ceux qui bloquent le pays. Donc l'auteur parle de l'Eilte c a d ce petit groupuscule d'une centaine d'étudiants par an qui, pendant la scolarité de l'X, Normale Sup et l'Ena, continuent à "polarder" encore plus qu'en prépa pour avoir la meilleur place au concours d'entrée vers les écoles d'application (Mines, Ponts, Telecom, Agro, Ena) et ceci sans aucun rapport avec leurs véritables compétences ou centres d'interets, c'est eux qui vont devenir les vrais médiocres ! Résultat au lieu de s'épanouir, développer leurs capacités managériales, s'investir dans un un projet motivant comme vont le faire la plupart de leurs camarades de classe, ils se transforment en singes savants prétentieux très peux matures et dépourvus d'humanité. Une fois en place dans les Grands Corps d'Etat (ministere et grandes entreprises), les singes savants n'ont plus qu'à gérer leur carrière de haut fonctionnaire, préparer leur pantouflage dans les entreprise privées (pour les moins idiots) et maquiller le fait que leurs les salaires et privilèges sont injustifiés. Donc nous avons toute une collection de singes savants aux commandes des Ministères et Grandes entreprises publiques qui n'ont aucune qualités managériale (curiosité, créativité, innovation, sens de l'anticipation, audace, pragmatisme etc..). Mais que font-ils alors ? Très simple: ils empechent tous les autres de réussir pour ne pas perdre la face. Comment ? Par ex. en rédigeant des rapports, loi , règlements et decrets tous plus débiles et contradictoires les uns que les autres.

pardieu  a écrit le 02/01/2013 à 18:09 :

parfaitement correct. Nous sommes donc quelques uns à le voir clairement...
Merci de vous y ajouter...
Malheureusement, ils ont tous les pouvoirs. Nous ne pouvons qu'en pleurer.

proudhon  a écrit le 02/01/2013 à 17:36 :

1200 fortunes.
Combien de français ?
80 % de cette "élite", cela fait combien qui meurent chaque année ?
On prendra 75 % de droits de succession au dessus de 1 million (si je suis élu).
;-)

zéphir  a écrit le 02/01/2013 à 17:10 :

Article plein de bonne intentions mais je ne vois pas ce qui serait jonché d'inégalités pour accéder aux écoles. Par ailleurs, je ne vois pas en quoi la compétition serait un problème, en France et pas dans ailleurs, dans des pays vraiment démocratiques comme aux Amériques ou en Europe du nord. En revanche, un problème est bien le corporatisme, vous l'avez bien identifié ; mais quand on a compris cela, il faut aussi comprendre que le corporatisme est antinomique à la compétition (puisqu'il vise précisément à protéger les membres de cette corporation des effets de la compétition). C'est donc l'absence de compétition qui fait de la France un régime anti-méritocratique, verrouillé, noyauté, du fait des barrières mises en place par les castes et les corporations. Que l'on soit "franc-maçon", diplômé de x/y ou autre, le groupe distribue le pouvoir entre les siens, pour se le transmettre; c'est ainsi qu'ils infiltrent des pans entiers de la société civile, économique et politiques qu'ils finissent par contrôler; de manière plus ou moins secrète, en appliquant la loi du silence qui permet d'agir discrètement pour s'affranchir des principes républicain d'égalité et de liberté. Comme vous le voyez, le sujet me semble beaucoup plus simple que vous ne le présentez. La société française est toujours faite de féodalités entretenues par la monarchie présidentielle; la démocratie républicaine française est évidemment une supercherie et cette forme de gouvernance n'a donc pas évolué depuis le moyen âge, et à fortiori, depuis 1789.

Arthur P  a écrit le 02/01/2013 à 16:18 :

Merci Monsieur Azoulay. Votre analyse est tout à fait juste malheureusement, vivant cela de l'intérieur!

Laurent  a écrit le 02/01/2013 à 16:10 :

Je confirme ces propos. Travaillant dans le monde des énergies renouvelables, en butte en lobbying surpuissant d'EDF et du Corps des Mines, je constate tous les jours cette sclérose d'un système ultra centralisé tenu par des normes iniques qui ne vient qu'au maintien d'un statu quo. Il n'y a aucune place à l'innovation

La Chalinière  a répondu le 02/01/2013 à 17:43:

ça évitera au moins l'installation d'éoliennes sur tout le territoire !

pseudo  a écrit le 02/01/2013 à 16:03 :

Il semble que les Français soient plus jaloux de la réussite qu'autre choise

pseudo1  a répondu le 04/01/2013 à 16:17:

ce n'est pas être jaloux que de dénoncer un système mafieux ou la réussite ne s'effectue pas au mérite!!!! Lisez tous commentaires......

Telmat  a écrit le 02/01/2013 à 15:58 :

Chers et jeunes « tdm » & « ingénieur », comme vous je suis académiquement et intellectuellement favorisé. Comme vous, je suis la démonstration vivante qu?il est possible de réussir sans faire partie d?aucune caste, à force de TRAVAIL, d?EFFORT et de volonté seulement. Comme vous, je ne m?explique d?ailleurs pas pourquoi les jeunes de banlieues et les enfants d?ouvriers réussissent si peu (eux qui devraient pourtant, avant tout autre, avoir la volonté de travailler pour s?en sortir). Oui, tout comme vous, je suis égocentrique, aveugle et hypocrite. Que vous suspectiez Marine Le Pen, Nicolas Besancenot ou Arlette Laguillier de haine, ou de surfer sur « l'échec, la médiocrité, l'assistanat et la jalousie » lorsqu?ils prônent la révolution du prolétariat, je comprends. Mais regardez-nous ! Nantis que nous sommes (rapport par ex. au fait que les dits banlieusards, enfants d?ouvrier et prolétaires lisent beaucoup moins la Tribune), nous n?avons jamais connu l?échec, nous sommes reconnus par les nôtres, satisfaits de nous-mêmes et de nos petites réussites personnelles, ? alors comment pouvez-vous décemment nous suspecter de motivations identiques, chair de notre chair, sang de notre sang ? Non croyez-moi, nous n?avons rien de différent (à part peut-être 20 ans d?activité professionnelle sur 5 continents différents et le peu de recul qu?on peut en tirer). La plupart des analyses et témoignages présentés ici, comme l?édito de M.Azoulay, sont basés sur des faits, des rapports humains, des expériences avérées que vous n?avez jamais expérimentés, des réalisations que vous ne faîtes encore que fantasmer (mais avec quelles certitudes déjà sur votre valeur, votre réussite et l?adéquation du système Français au contexte socio-économique mondial !), alors un peu de modestie pitié. Vous êtes les démonstrations vivantes des monstres que génère le système dénoncé ici qui enfante de dirigeants imbus, sans vision, ne souffrant pas la critique, et incapables de s?ouvrir ou se remettre en cause.

Gp  a écrit le 02/01/2013 à 15:19 :

J'ai fait moi aussi les grandes écoles, même si je viens de la classe moyenne, et je confirme que le corporatisme est une réalité, entretenue par ex par les associations d'anciens élèves.
Bien sûr que cela aide à trouver un emploi : comment pourrait'il en être autrement ?
Une grande école, c'est un parcours en milieu clos beaucoup plus marquant qu'un parcours en fac, porteur de valeurs (au sens large) et d'une identité, partagées par un collectif, la promo : Vous avez donc automatiquement un point commun avec un cadre, souvent dirigeant, qui connait (ou croit connaitre) la valeur de votre parcours et de votre formation. Sans parler des connaissances éventuelles communes, etc. Automatiquement, vous sortez du lot.
C'est du copinage, certes, mais ni plus ni moins que le fait d'appartenir à telle asso ou tel groupe culturel ou ethnique, ou le fait d'être Français si vous êtes expat'.
Le problème n'est pas que cela existe, c'est inévitable, universel, et inhérent à la nature humaine (qui refuserait de favoriser un ami par rapport à un inconnu ?), il arrive lorsque cela devient un corporatisme hermétique, et lorsque cela prend le pas sur les compétences. Là encore, c'est plus délicat d'écarter un ami, ou l'ami d'un ami, on y met les formes, on prend soin de le recaser ou de bien l'indémniser, etc...
Que ceux qui critiquent se posent la question de ce qu'ils feraient si ils étaient dirigeants, et qu'un cousin, un ami plus ou moins lointain, un copain de classe, venait solliciter un poste : ne le favoriseraient t'il pas par rapport à un inconnu, même légèrement plus compétent ?
Il est donc difficile de critiquer la pratique du copinage et du corporatisme en tant que telle, elle existe à tout niveau. Beaucoup plus critiquable est son jusqueboutisme, son hermétisme et le manque de pragmatisme dont certains font preuve devant l'évident manque de compétence de leurs pairs.
On peut aussi regretter la formation dispensée dans les écoles d'ingénieurs et autres, mais c'est un autre débat.

Telmat  a répondu le 03/01/2013 à 10:21:

Avec tout mon respect, je ne pense pas que ce soit le comportement individuel (et forcément humain) de chacun au sein de ces élites, que l'auteur cherche à dénoncer, ni le corporatisme qui est un débat bien plus large (y compris plus large que la France) mais un système (éducatif, social et politique) qui donne TOUS les pouvoirs à ces élites. En écrivant dans la Tribune l'auteur sait qu'il s'addresse à un public largement corporatiste mais il espère je pense éveiller chez les lecteurs une conscience de la catastrophe que représente cette sclérose totale d'une société Française par ailleurs déjà bien difficile à changer, dans un monde où on a besoin au contraire de créer/innover, de prendre des risques, de métisser les savoirs et les compétences, de comprendre/intégrer d'autres cultures, d'être pragmatique pour être économiquement efficace (dc moins théorique), de savoir communiquer, de comprendre l'intérêt commun, etc ... autant de choses auxquelles ces personnes, par ailleurs brillantes, attachent peu d'importance de par leur éducation/formation.

Lapiche  a écrit le 02/01/2013 à 15:12 :

je suis depuis longtemps persuadé que si on confie la gestion de l'épicerie du coin qui est prospère depuis des années à un énarque, en moins de 6 mois, il coulera cette respectable institution.

Ah?  a répondu le 02/01/2013 à 23:17:

Sommes-nous plus attentifs à nos affaires personnelles ou bien à celles de la communauté?

Lecteurs, quelles sont vos propositions de solutions ?  a écrit le 02/01/2013 à 15:11 :

Pour ce qui me concerne, je vois pas de solution simple mais au contraire une situation bloquée pour au moins 4 raisons: - 1 les braves grenouiles Françaises continuent à aimer le cartésianisme républicain, égalitaire et centralisateur, - 2 nos politiciens sont nuls dans leurs spécialités respectives et s'en remettent completement à nos élites pour leur expliquer et rédiger des lois, décrets etc... - 3 la décentralisation est peu développée (la Nomenklatura joue à "diviser pour régner" avec les Régions et Départements) , le "fédéralisme" est un gros mot dans notre pays. - 4 les décideurs politiques ou industriels sont presque tous des produits de notre Nomenklatura élitiste donc c'est très difficile d'en trouver plusieurs qui auraient la volonté et l'envie de remettre en cause un systeme qui lui ai bénéfique.

Proudhon  a écrit le 02/01/2013 à 14:49 :

Dans cette étude (1200 plus grandes fortunes dans le monde) les deux tiers des des français doivent leur fortune à l'héritage, ( plus âgés .... ) alors que 80% des britanniques et 68% des américains sont des self-made-men !
Où sont les sources ?
Remède : confiscation de 75 % de l'héritage, au dessus d'1 million ?

Tyler  a écrit le 02/01/2013 à 14:21 :

"On n'apprend pas dans ces écoles à être des meneurs d'hommes, à gérer les conflits, à prendre des décisions, à guider et à animer une équipe, à déléguer et à partager." Manifestement l'auteur connait mal les Grandes Ecoles et ce qu'on y enseigne pour tenir des propos aussi caricaturaux (et faux...). Qu'il aille donc passer quelques temps a Centrale, a l'X ou a HEC pour se faire une idee (voir la diversite des cours, les projets en equipe, l'investissement des etudiants dans leurs associations, les partenariats fructueux avec les entreprises, les laboratoires de recherche, les universites etrangeres)... La formation delivree dans bon nombre de ces etablissements est grandement appreciee a l'etranger egalement, ce qui bien sur n'empechera pas certains imbeciles d'y rentrer et d'en etre diplome... En ce qui concerne le monde anglo-saxon, un tres fort reseau existe egalement a Oxbridge ou dans la Ivy League... Mais il ne faut pas confondre reseau et mafia: un camarade de promo pourra eventuellement faire passer votre CV et peut-etre vous obtenir un entretien si vous collez au profil (ce qui est deja sympa...), le reste du boulot pour obtenir le job demeure a votre charge... Ne pas confondre l'ENA/les grands corps de l'Etat et la majorite des diplomes des Grandes Ecoles qui partent dans le prive: dans le premier cas c'est le vaste copinage au depens de l'efficacite de l'Etat et de l'argent public, dans le second seule votre performance comptera si on vous donne une chance... Les cas ou l'on observe de grossiers parachutages en entreprise demeurent principalement dans des groupes ou l'Etat est encore tres present... C'est le copinage entre politiques dans la machine Etat qu'il faut arreter, et non des institutions reconnues qui savent s'adapter a la nouvelle donne sur le marche du travail/marche educatif mondial...

Telmat  a répondu le 02/01/2013 à 17:52:

Je me marre. Si nous bénéficions vraiment de l'excellence que vous décrivez pour si peu de résultats économiques (export/innovation/attractivité des investissements) alors l'inefficacité du système de formation des élites à la Française est démontré (FAIT). Pour ce qui est de nos cerveaux dont l'étranger est soit disant friand, vous êtes au courant sans doute que parmi les 200 institutions les plus réputées au niveau mondial ne figurent que 7 écoles ou universités Françaises ? La Première étant 59ème ? (FAIT). Quand au copinage il ne se limite pas au secteur public ou semi-public, j'ai vu des dizaines de contre-exemple tout au long de ma carrière dans le privé et la crise empire encore le phénomène (nids corporatistes pour se coopter, se préserver et survivre), réflexe atavique (FAIT).

yan13  a répondu le 02/01/2013 à 17:58:

Tyler on dirait que c'est vous qui ne connaissez pas bien les grandes Ecoles, l'auteur parle de l'Elite, y compris celle des Grandes Ecoles ! Cela ne concerne absolument pas les élèves mal classés ou trop..dilettantes. Ceux là (j'en ai fait parti), une fois leur diplôme obtenu, ne rentrent pas dans les systeme para-étatique et généralement ils essayent de mener leurs propres projets basés sur un vrai interet pour un sujet, ils réussissent tant bien que mal mais deviennent rarement les Technocrates membres de la Nomenklatura dont parle M. Azoulay, précisement ceux qui bloquent le pays. Donc l'auteur parle de l'Eilte c a d un petit groupuscule d'une centaine d'étudiants par an qui, pendant la scolarité de l'X, Normale Sup et l'Ena, continuent à "polarder" encore plus qu'en prépa pour avoir la meilleur place au concours des écoles d'application sans aucun rapport avec leurs crais compétences ou centres d'inerets, c'est eux les vrais médiocres ! Résultat au lieu de s'épanouir, développer leurs capacités managériales, s'investir dans un un projet motivant comme vont le faire la plupart de leurs camarades de classe, ils se transforment en singes savants prétentieux très peux matures et humains. Une fois en place dans les Grands Corps d'Etat (ministere et grandes entreprises), les singes savants n'ont plus qu'à gérer leur carrière de haut fonctionnaire, préparer leur pantouflage dans les entreprise privées (pour les moins idiots) et maquiller le fait que leurs les salaires et privilèges sont injustifiés. Donc nous avons toute une collection de singes savants aux commandes des Ministères et Grandes entreprises publiques qui n'ont aucune qualité managériale (curiosité, créativité, innovation, sens de l'anticipation, audace, pragmatisme etc..). Que font-ils alors ? Ils empechent tous les autres de réussir pour ne pas perdre la face. Comment ? Par ex. en rédigeant des rapports, loi et decrets tous plus débiles et contradictoires les uns que les autres...

Tyler  a répondu le 02/01/2013 à 18:41:

@yan13: Je persiste, et vous laisse verifier la proportion de jeunes diplomes partant dans le secteur public a la sortie de l'X, Centrale, HEC, Ponts, Mines etc (proportion tres faible)...

Tyler  a répondu le 02/01/2013 à 18:57:

@yan13: PS: Et quand vous dites "l'auteur parle de l'Elite, y compris celle des Grandes Ecoles !", non je suis desole, l'auteur parle bien du systeme des Grandes Ecoles dans son ensemble (cf les innombrables references generales type "Dans ces écoles, tout ce qui est flou est rejeté, tout ce qui ne peut pas donner lieu à un classement est considéré comme inutile.", bref, c'est assez clair). L'auteur se trompe donc de cible (ces propos manquent bien trop de nuances pour etre credible, c'est un article purement ideologique): le probleme est le copinage et l'evaluation de performances dans le secteur public et le monde politique, pas dans nos ecoles qui a nouveau fonctionnent bien (i.e. apprecies en France comme a l'etranger). Mais quand on regarde les statistiques de sortie de ma promotion (en ligne avec ce qu'on observe depuis plusieurs annees deja), il n'y a pas photo: une tres faible part d'etudiants s'en va dans le secteur public, bien moindre que la proportion partant travailler a l'etranger dans le prive par exemple... Je parle en tout cas du monde que je connais bien: les ecoles d'ingenieur et de commerce.

Rouault  a répondu le 02/01/2013 à 19:27:

Tyler je suis diplômé d' HEC et je partage totalement le point de vue de Mr Azoulay. Avant de créer mon projet j'ai travaillé dans une trés grande entreprise dirigée par des X-mines et des X.
Mon projet se développe trés bien actuellement et heureusement que j'ai quitté cette entreprise pour pouvoir innover à l'international. Certains des X ne parlaient pas l'anglais!!!!! Je retrouve tous les propos décris par l'auteur de cet article

Tyler  a répondu le 02/01/2013 à 19:51:

@Rouault: en ce qui me concerne, sorti de Centrale il n'y a pas si longtemps je ne reconnais absolument pas le contenu de la formation ni les valeurs vehiculees au sein de l'ecole dans cet article. Travaillant a l'etranger pour un grand groupe -pas francais- je vois en revanche la valeur accordee aux profils sortant de nos ecoles, recherches pour leurs competences techniques et leurs valeurs humaines (en concurrence, cela va de soit, avec de nombreux autres etablissements, de premier plan ou non d'ailleurs, partout dans le monde)... A nouveau, je pense que l'auteur se trompe completement de cible.

yan13  a répondu le 02/01/2013 à 21:08:

Dac avec Rouault. En particulier ce que M. Azoulay décrit comme le "pantouflage" est réservé aux "Corpsards" (c a d ceux qui integre les écoles d'application en fin d'X) c'est bien à eux principalement qu'est destiné l'article. Dans mon école, une Sup de Co de province, et dans des "Grandes" parisiennes (y compris l'X) j'ai connu des gens doués pour entreprendre et créer de la richesse, ils n'ont pas attrapé la complexe de supériorité et d'arrogance des Corpsards. Nous subissons et détestons comme les autres la chappe de plomb sur nos capacités d'innovations et d'entreprise imposée par nos soit brillants Apparatchiks !

Tyler  a répondu le 03/01/2013 à 11:17:

@yan13: "chappe de plomb sur nos capacites d'innovations et d'entreprise": bien d'accord avec vous sur ce point; mais c'est le socialisme vampirisant qui est en cause, ainsi que le fait d'avoir des politiques qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise...

hahaha  a écrit le 02/01/2013 à 14:18 :

Réné Girard a très bien expliqué dans ses livres, ce procédé ancéstral du bouc émissaire qui revient à accuser une minorité de tout les maux dont la société est victime. Ce discours est très bien écrit mais 100% poliquement correct. C'est tellement facile de critiquer les élites mais tellement moins de critiquer ceux qui profitent du système via de multiples allocations, travail au noir, fraude ... Cet article n'est que le reflet de ce qui fait souffrir notre pays, faire de beaux discours qui satisfassent la majorité, n'aillent pas à contre courant et n'apportent au final aucune réelle solution.

zéphir  a répondu le 02/01/2013 à 17:19:

si vous n'avez encore pas compris que l'"élite" politique entretient ce système en achetant la paix sociale avec "l'assistanat" (qu'ils vous présente sous le vocable "solidarité"; cf. régime de la fiscalité française), il va bientôt vous manquer une pièce pour votre puzzle...
;)

Telmat  a écrit le 02/01/2013 à 13:28 :

Bravo M.Azoulay. Cadre dirigeant issu de l'Université (bouh) j'ai travaillé dans plusieurs groupes du CAC 40 mais surtout à l'étranger pour des boîtes Anglo-Saxonnes pendant 14 ans. J'ai accédé à de hautes fonctions seulement grâce à mon parcours international, mais revenu en France je me suis retrouvé de nouveau pris au piège de ce plafond de verre, méprisé par des cadres certes plus diplomés que moi mais bien moins pragmatiques, réactifs, opérationnels, créatifs, ... en un mot compétents (car l'environnement actuel exige toutes ces qualités de dirigeants modernes). Votre analyse est tellement vraie que je ne souhaite pour moi et mes enfants qu'un parcours international et une nouvelle expatriation. Aucun espoir d'évolution pour eux comme pour moi en France (à moins d'accepter le système, ce à quoi je me refuse).

dfm  a écrit le 02/01/2013 à 13:20 :

Cet article ne fait que mettre en exergue le nivellement par le bas qui est tant à la mode en France. Je ne viens pas d'une famille aisée, ni d'une pseudo "caste" et comme la plupart des étudiants en grande école j'ai travaillé comme une folle pour les intégrer pendant que certains de mes amis préférait la voie de la facilité. J'aime la France mais quand je lis des articles à ce point haineux, je me dis que n'ayant pas pour valeur l'échec, la médiocrité, l'assistanat et la jalousie je devrais songer à partir. J'ai hâte de voir notre économie se relever une fois que la plupart des talents seront partis....

Suspect  a répondu le 02/01/2013 à 14:22:

Vous avez eu beaucoup de chance d'intégrer une grande école avec votre niveau en grammaire et en orthographe !

Mimile  a répondu le 02/01/2013 à 15:22:

Vous devez être encore trÚs jeune et lorsque vous serez confronter à cette caste dans la vie économique vous changerer votre point de vue. Je ne trouve pas de haine dans cet article mais plutôt une réalité qu'il faut combatte. Excuser moi c'est ça la démocratie!

dfm  a répondu le 02/01/2013 à 15:54:

Peut-être avez vous raison et vous êtes bien libre de penser ce que vous voulez nous sommes en "démocratie". Je ne sais pas si vous avez connu les grandes écoles mais je trouve que cet article est assez réducteur et frôle légèrement le stéréotype... Mélanger les énarques, les ingénieurs et les commerciaux, renier les heures de travail pour les intégrer et les compétences des gens qui en sortent, c'est pour moi stigmatiser une minorité...et je trouve ça assez facile ...

Causette  a écrit le 02/01/2013 à 12:09 :

Un oubli dans cette petite analyse. Depuis les années 60 cette élite politico-affairiste a décidé de faire baisser nos salaires -ou pire de nous mettre au chômage- en mettant en place une politique de concurrence déloyale entre travailleurs, en faisant venir en France des millions de travailleurs étrangers qui acceptent de travailler pour un salaire de misère. La cerise sur le gâteau pour le Medef fut le regroupement familial. Les riches pouvaient continuer d'avoir du personnel de maison pour pas cher. Et ça continue encore et encore avec des associations de bobos qui défendent les clandestins ce qui arrange bien la filière mafieuse de la traite humaine.

Saroyan  a écrit le 02/01/2013 à 11:57 :

Bonjour, je remarque que personne ne parle des salaries du privé qui travaillaient 30,40 ans voir a vie dans la même entreprise et dans le même temps personne ne critiquait les fonctionnaires d'avoir un travail a vie. Maintenant qu'il y a du chômage, que les salariés doivent changer régulièrement de travail les fonctionnaires sont critiqué. Ils me semblent que vous avez la mémoire courte. ce n'est pas la faute des fonctionnaire si la société a changé en mal arrêtons de les stigmatiser tout le temps. Perso je ne suis pas fonctionnaire mais sur ce sujet ils méritent d'être défendu. Je penses qu'il serait souhaitable pour faire des économies et de revenir dans une simplicité de limité le nombres de sénateurs et députés en leur donnant plus de pouvoir. 1 par département serait parfais. Même chose pour les couches ,canton, mairie,communauté de commune...S'il doit y avoir communauté de commune supprimons les mairies et supprimons les cantons. La communautés de commune chapeautant le tout. Car logiquement les communautés de communes auraient du automatiquement faire diminuer le personnel des mairies et c'est l'effet inverse qui se produit ! Ce ne sont que des exemples il dit y en avoir pas quelques autres.

Mordrakheen  a répondu le 02/01/2013 à 13:39:

les fonctionnaires c est comme pour tout il y a les bons et les mauvais Il faut valoriser les bons ceux qui font leur taf avec sérieux et degager les autres qui bullent à longueur de temps ne servent à rien et sont en arret maladie de deux semaines parce qu ils ont le nez qui coule

Regards  a écrit le 02/01/2013 à 11:51 :

Excellent !
De toute manière, en France l'évolution n'est jamais possible car le système est rigide. Il faut chaque fois une révolution pour le faire avancer.
Ca se profile à la faveur de la crise qui s'installe durablement ?

Rooster1310  a écrit le 02/01/2013 à 10:30 :

Je ne peux qu'être d'accord avec le diagnostic de M. Azoulay. Issu d'une famille rurale modeste, j'ai fait Sciences Po mais je me suis toujours senti comme étranger à la majorité des 200 autres élèves de ma promo. Au sortir de l'école, j'ai eu la chance (grâce à une affaire de coeur) d'aller passer un an dans une université américaine ce qui a élevé mon anglais à un niveau acceptable professionnellement (ce que nos Grandes Ecoles ne font pas très bien je dois dire). De retour en France, à la recherche d'un emploi, je me suis vite rendu compte que les fameux réseaux comptent tout autant que le diplôme. Les chances sont multipliées par 10 si on fait déjà partie de la bonne caste. J'ai donc décidé de ne compter que sur mon mérite, et j'ai commencé ma carrière dans une entreprise japonaise en Californie. Je n'ai jamais travaillé en France, étant maintenant installé en Belgique (et en tant que salarié, je peux vous dire que les impôts sur le revenu (et non le patrimoine) sont bien plus élevés qu'en France!). Lorsque je rencontre des cadres français, ils sont certes intellectuellement supérieurs à leurs pairs étrangers, mais ils manquent cruellement d'expérience, de sens pratique, et de capacité à mener à bien un projet sur le long terme ! De plus, ils sont dans l'incapacité de gérer effectivement les équipes, ne sachant pas comment dialoguer avec la base. Ils perpétuent la division de la société en castes, avec l'élite représentée dans l'équipe dirigeante et le reste de la populace dans les masses d'employés et d'ouvriers "de base" (je caricature à peine). Il ne faut donc pas s'étonner de l'absence totale de notre pays à avoir un simple dialogue social normal, chacun étant retranché dans son idéologie de base, l'une ne valant pas mieux que l'autre. Nous sommes sur la mauvaise pente depuis tellement longtemps, c'est étonnant que nous ne soyons pas encore plus bas que cela.

Mordrakheen  a répondu le 02/01/2013 à 13:45:

je crois que vous avez mit le doigt sur quelque chose d essentiel L écart de réalité entre le "terrain" et le sommet .Il me parait de plus en plus évident au cours des années que le fossé se creuse rapidement entre des directions complétement en décalage avec leur équipe sur le terain

arno2244  a répondu le 02/01/2013 à 17:40:

Je partage assez votre point de vue même si il est toujours délicat de généraliser.
En général les cadres français issus des nos grandes écuries sont intellectuellement brillants et très cultivés, ils sont en mesure de jouer avec des concepts abstraits très pointus et ils le montrent.... Ce qui est en grande partie la cause de notre réputation d'extrême arrogance un peu partout dans le monde.
En revanche ils ont du mal avec le sens pratique, le lien entre théorie et pratique ainsi que les modèles simples mais efficaces (un peu comme notre cinéma et notre littérature très pointus mais peu diffusé).
On parle sur cette file de nos prix Nobel, super mais où sont les entreprises qui vont avec? Les success stories à forte valeur ajoutée et créatrices d'emplois?
Je ne mets pas les individus en cause mais bien le système global qui démontre son inefficacité à mesure que notre pays s'enfonce dans la crise.
On peut toujours choisir de nier les problèmes mais il me semble que cela ne les résous pas.

Zek  a écrit le 02/01/2013 à 10:20 :

Les élites ? Hier pétainistes sous Pétain, gaullistes sous de Gaulle, mitterandiennes en 1981 etc ... aujourd'hui , serviteurs d'une idéologie socialiste complice des laogaïs..." Ah si les républicains étaient des hommes... " Lorenzaccio (Alfred de Musset)

Courtisan  a répondu le 02/01/2013 à 23:27:

Le journaliste en France est un spécialiste de la médecine qui assiste aux selles de sa majesté et qui s'inspire de ses fragrances, la France a-t-elle la courante? Probablement depuis longtemps.

Jev  a répondu le 02/01/2013 à 23:31:

Parfois ils criaient Tixier, on ne sait pas pourquoi.

luluc  a écrit le 02/01/2013 à 9:54 :

Gérard le riche aux gros sabots ne fait peut-être pas partie des élites. A sa décharge lorsqu'il sera vieux et seul qui aura de la compassion pour lui ?
Alors que nos " élites " on une assurance à vie le corporatisme.
La chance de ce pays serait que les élites partent en Belgique et que notre Gérard reste.
C'est peut-être ça son coût de gueule ? ( ce n'est pas à moi de partir ! )


EDF  a écrit le 02/01/2013 à 9:45 :

Je suis cadre à EDF et je confirme qu'il existe plusieurs catégories d'école dans ma société . Les premiÚres X, Mine, ponts..
La carriÚre est linéaire qu'elle que soit la performance, c'est vraiment une caste particuliÚre. J'ai entendu un jour un simple polytechnicien.etre traité d'autodidacte puisqu'il n'appartenait pas au corps des Mines!!!! Hervé Azoulay à mille fois raison!

Rutabaga  a répondu le 02/01/2013 à 13:15:

Je ne suis pas Polytechnicien, mais il me semble que vous faites une confusion entre X, Polytechnique et Mines. X et Polytechnique ça a toujours été la même chose. Et depuis 2/3 ans Polytechnique et les Mines, c'est la même carrière (le statut de polytechnicien à été intégré à celui des Mines). Et il n'y a pas de carrière "X" ou "Mines" c'est juste les grades habituelles de la fonction publique supérieure qui sont utilisés. Et dans ces grades là la progression est effectivement facile, au minimum à travers les tableaux d'avancement. Par ailleurs il faut faire la différence entre "avoir un bon poste" ce qui suppose des relations et "avoir un salaire qui s'accroit" ce qui est quasi mécanique, quel que soit l'emploi assumé. Par ailleurs un Mines qui est chef d'entreprise privé, reste fonctionnaire, avec les avantages que ça suppose.

Hum  a répondu le 02/01/2013 à 15:06:

X-Mines est un parcours particulier (le plus selectif), a savoir un X qui integre le corps des Mines en 4eme annee.

verite  a écrit le 02/01/2013 à 9:15 :

les hommes et les femmes les plus connues aujourdhui sont les journalistes et les hommes politiques c est du a la demcrasie francaise ou seul sont consideres dans les debats que ces personnes formes dans les memes ecoles pour prendre la parole a la place des autres c est a causse de leur mauvaisse s formation est non pas crasse a leurs experience du terain dans laquelle vivent la majorite des francais qui eux fabriquent rellement les richesses de notre pays est ces eux qui sont les mieux renumeres

Alpha  a écrit le 02/01/2013 à 8:41 :

Lire ou relire " Les sales cons en entreprise " et ailleurs de Eric Sutton, lire ou relire le " Principe de Peter " de Peter. C'est déjà une bonne base pour se blinder contre ceux qui nous dirigent en entreprises, dans les administrations et en politique, ils sortent tous des mêmes école, ils se haïssent à la télé mais ils se tutoyent en ville, ils se partagent tous les pouvoirs, ils fréquentent les mêmes clubs, les mêmes loges maçonniques, les mêmes cercles de pensée. La crise, ils n'en ressentent aucun effet, leur carrière est sans risque, leurs retraites sont confortables et en plus ils cumulent les retraites. Ne cherchez pas à faire évoluer le système, même Mélenchon, Le Pen et les verts en font partie.

Nanar  a répondu le 02/01/2013 à 9:56:

Bravo vous avez entiÚrement raison
Comment casser ce mécanisme et toutes ces castes?

C'est pourtant simple ....  a répondu le 08/01/2013 à 13:36:

Se casser plutôt que s'évertuer à les casser. Pour aurant, ne suivez pas forcément notre Gégé national ;)

Gael  a écrit le 02/01/2013 à 8:18 :

Soyons sérieux, ce pays a rarement été bien gouverné. A la Révolution, le pays s'est écroulé, il est parti dans une aventure de 20 ans, une dictature pour le coup. Il a perdu son hégémonie économique pour longtemps puisque le siècle suivant fut anglais. On a fait dans la conservation et la lutte contre le développement de l'industrie, la fameuse révolution industrielle qui ne fut guère encouragée dans le siècle par les monarchies. On en arrive à l'effondrement de 70 face à la puissance allemande, logique. Et même en 14 on était toujours un pays rural, en 40 aussi après le déclin des années 30. Mais les autres pays, nos voisins avancent plus vite... On est bien mal gouvernés, il faudrait revoir cela. Comme la démagogie, en quoi est-ce un bienfait? On paye des fêtes jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'argent pour la dette?

Antoine  a répondu le 02/01/2013 à 9:05:

On paye la facture de deux cent ans de fêtes clientélistes, avec des élus à courts termes navigant à vue. Au point ou on en est, il semble plus simple d'attendre l'effondrement du systeme que de vouloir le réformer...

Grouyo  a écrit le 02/01/2013 à 7:43 :

100% en phase. Je constate dans un ex grand nom de l'automobile que les promotions se font sur la base de l'école suivi et non des résultats ou des savoir-faire. Et de nombreux cadres ne connaissent toujours pas leurs standards: planning, observations, amélioration continue, ...

Bili hari  a écrit le 02/01/2013 à 7:20 :

Jeter le bébé avec l'eau du bain, critiquer les meilleures formations françaises basées sur le mérite, confondre l'élite avec le monde politique principalement inculte et sans expérience professionnelle, voila les travers dans lequel est tombé l'auteur de cet article..la France se portera bien mieux quand le secteur public cessera de manger 50 pour cent des classes d'âge de nos élites Intellectuelles, et les enverra au charbon, faire preuve de créativité, de dynamisme et de prise de risque. Un grand respect pour les étudiants méritants de nos grandes écoles dans lesquelles on accède par le travail, l'intelligence et le mérite quelquefois son milieu social!,

eric6776  a répondu le 02/01/2013 à 8:27:

Excusez moi mais :
"Meilleures formations françaises basées sur le mérite" : C'est archi faux la meilleure stat est le classement des fortune citées par l'auteur ou en france il n'y a pas de renouvellement. Contrairement aux autres pays le pouvoir ds les grandes entreprises va aux personnes deja nantis. Les écoles et leur dirigeants magouilleurs augurent parfaitement ce qui va se passer par la suite dans le grandes entreprises. Conseil administratifs cloisonnées ou c viens voter dans mon conseil je viens voter au tien. J'ai travaillé ds de grandes boites bancaire ou ce qui compte n'est pas l'efficacité mais le "faut faire ça ..c politique.." Ca deviens un ensemble de baronies de système d'influence qu on retrouve aussi ds l'administration et la politique. Plus le service est gros et plus le gars est influent et peu prétendre à un gros salaire. Il ira pas dire "mon service ne sert a rien on peu diviser par 10 le personnel et les passer chez mon voisin qui manque de compétences". Le secteur public dites vous ? il répond aux même règles et est relié. Un politique qui ne sert a rien pourra etre bonbarde pdg d'une boite privée du jour au lendemain. On dit qu'"ils prennent des risques !!!" Un peu comme le malheureux qui descent ds la mine pour gagner 2 euros par jours faut pas déconner. Ou qu'ils sont payes comme les footballeur alors que le footballeur star a lui le vrai merite de sa performance. Les dirigeants français qui en veux? personne ... sauf a utiliser leur seule qualité ..les réseaux. Ce système est reservé aux plus riches. C'est comme si on leur reservait des formules 1 a conduire qu'il soient formées à la conduite. Meme un S. Loeb ne sera pas a leur niveau s'il n'a jamais vu une voiture qu'en photo. Du coup les meilleurs seront recalés non existant sur la ligne de dépard et on pourra dire tranquillement dans la course on a les meilleurs. Et je rejoute les média qui font partie du système car moi plutot que de voir des émissions de la vie des animaux en affrique j'aimerai en voir une sur une enquete sur les écoles les conseil d'administration en entreprise, qui connait qui , comment ca fonctionne quels sont les profils sociaux concernes en pourcentage mais je peu attendre longtemps..et vous pourrez continuer a dire que ceux qui critiquent n'y connaissent rien

DooMIII  a répondu le 02/01/2013 à 11:19:

Je ne vois pas en quoi le classement des grandes fortunes démontrerait une mainmise des grandes écoles. Jusqu'à preuve du contraire pour toucher un héritage, il n'est même pas nécessaire d'avoir le brevet des collèges. D'ailleurs j'ai du mal à croire que 80% des grandes fortunes britanniques soient parties de rien, la statistique est vraisemblablement fausse, même si l'auteur a raison de souligner le poids de la rente et de l'héritage en France.

Que certains diplômés de grandes écoles soient incompétents c'est bien possible ; la proportion d'imbéciles est la même quelque soit le milieu social ou diplôme. Et le fait d'être arrogant et placé très vite à une position de décision décuple la faculté de nuisance là où quelqu'un de peu diplômé sera peut-être plus prudent... J'ai connu des énarques qui carburaient un peu trop vite et en étaient presque dangereux...

Si le but est de vanter une fois de plus le système anglo-saxon, je ne vois pas l'intérêt d'élever le Royaume-Uni en exemple, pays aux classes sociales rigides et verrouillé par les diplômés de oxbridge pendant bien longtemps ; on détermine votre classe sociale à votre accent, c'est à dire ou vous avez grandi et étudié, et non à votre position actuelle... Aux Etats-Unis, le système donne beaucoup d'importance à l'Ivy League, et les frais de scolarité élevés instaurent une vraie sélection par l'argent.

Enfin, il serait bon de distinguer en France entre l'ENA, les écoles de commerces, et les écoles d'ingé, ces dernières formant des gens compétents et souvent mal payés. La prédilection des diplômés de grandes écoles pour la finance, mangement & co ... ne vient que du fait que la société actuelle dévalorise totalement tout savoir théorique...

john galt  a répondu le 02/01/2013 à 11:47:

@DooMIII : votre anti américanisme (et anti anglosaxon) bien français vous aveugle. En France, les écoles cooptent les gens, toutes les grandes entreprises (cac 40) sont dirigées par des énarques ou autres. quand on vous signale un fait (80 % des riches en GB sont partis de rien) vous ne voulez pas le reconnaitre. en France, l'héritage est un héritage de places pas d'argent, ne confondez pas. Enfin, votre remarque sur le systèmes aux USA est faux et démeenti par les faits : la plupart des milliardaires ne sont pas des héritiers (seulement 2 % selon forbes en 2010) et la majorité n'a pas de diplome de grandes écoles : trouvez en France l'équivalent des steve jobs, bill gates, zuckerberg, jeff bezos et fondateurs de google ? il n'y en a pas ...

DooMIII  a répondu le 02/01/2013 à 15:18:

J'ai lu l'étude ; on retrouve en effet les chiffres cités dans cet article ; on ne sait pas cependant quelle est leur définition du "self made man" donc il est difficile de juger avec précision. Le top 10 britannique (http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_British_by_net_worth) est assez contrasté et contient des gens partis de rien (3-4...) aussi bien que des lords. Cela reste un échantillon limité.


L'étude révèle que 47% de la richesse est héritée en France ; ne vous en déplaise il s'agit bien d'héritage d'argent. Attribuer cette forte part d'héritiers au système scolaire français est une interprétation propre à l"auteur de cet article. Nul besoin de grande école pour hériter, et un diplômé d'université français peut également parfaitement favoriser un de ses camarades ; cela s'est déjà vu... La situation est similaire aux Etats-Unis ou toutes les facs ne se valent pas et ou les réseaux d'anciens (alumnis) existent bel et bien. Cela n'empêche pas l'apparition d'entrepreneurs.

Vous demandez un équivalent des steve jobs, bill gates, zuckerberg, jeff bezos et fondateurs de google ? On peut citer Xavier Niel, mais je vous rejoint sur la faible capacité d'innovation de la France et sa tendance à la reproduction sociale. Tout attribuer aux seules grandes écoles me paraît cependant hasardeux et non-démontré.

Cet article et le dernier d'une longue série qui utilise Bourdieu pour démanteler le système éducatif français et le rendre similaire au modèle anglo saxon.

John Doe  a répondu le 02/01/2013 à 18:47:

J'ai lu cette étude ; on ne sait pas exactement comment sont définis ces 80 % de "self made men".

En France 45 % de fortunes héritées dixit l'étude ; il s'agit bien d'héritage financier et pas d'héritage de place, ne vous en déplaise. Le fait de sortir de l'X ne garantit pas de toucher un héritage de ses parents ; ce sont deux choses sans lien direct. Libre aux économistes, sociologues, ou théoricien du complot de trouver une relation.

Et je persiste aux US pour bosser dans le M&A ou la finance un diplôme d'Harvard ca aide et le réseau existe pour les facs US (ou françaises) comme il existe pour les grandes écoles. On appelle ça des "alumni" outre-atlantique.

Un équivalent français des Zuckerberg, gates et Jobs : Xavier Niel ; mais je l'admet le climat et plus favorable aux entrepreneurs là bas, c'est bien possible. La faute aux grandes écoles ? Cela reste à prouver.

@ John Galt  a répondu le 02/01/2013 à 18:58:

Xavier Niel (Free) est parti de rien non?

arno2244  a répondu le 02/01/2013 à 19:44:

Mauvais example Xavier Niel n'a pas fait d'études supérieures (comme Job, Gates...)

Telmat  a répondu le 04/01/2013 à 17:03:

John, j'ai vécu aux Etats-Unis et un de mes meilleurs amis était diplômé d'Harvard. Je lui ai demandé un jour pourquoi il ne bénéficiait pas d'une situation plus privilégiée compte tenu de son cursus. Il a été très étonné par ma question, a eu du mal à comprendre ma logique puis m'a dit que diplôme ou pas diplôme il fallait faire ses preuves avant toute chose par son travail ET SES RESULTATS (et même si le diplôme d'Ivy League ouvrait plus d'opportunités pour démarrer, on attendait aussi plus de vous), en bref, que si vous vous plantiez, Harvard ou pas on vous virait, et que si vous étiez bon, diplôme ou pas on vous faisait confiance. Quant à vos soit disant réseaux de fac françaises ... !? Je suis issu de l'université et en 20 ans de carrière je n'ai jamais eu AUCUN contact avec un quelconque réseau/alumni et aucun des 1000 diplomés de mon DESS scientifique. Je travaille par ailleurs dans le domaine du contentieux/juridique (où je n'employe que des avocats d'affaires et des juristes) et là aussi il n'existe aucun réseau d'école d'avocat ou de 3ème cycle universitaire c'est ridicule, idem en Médecine (ma femme est médecin). C'est n'importe quoi.

Lady Gaga  a répondu le 04/01/2013 à 18:03:

Tu oublies les étudiants en Histoire de l'Art. Ils ont un réseau de folie ! Ca se sait peu parce qu'il ne fonctionne pas terrible et du coup ils sont tous pions ou au chômage mais il faut le savoir. Tous les pions font partie de la même caste et se transmettent leurs privilèges (comme manger gratos à la cantine et lire les BDs du CDI) de génération en génération.

Laurent  a écrit le 02/01/2013 à 7:05 :

Ils se prennent pour Louis 14, voyez les dépenses! Je ne sais combien de bagnoles et d'avions à l'Elysée, deux fois plus de personnel que la Reine d'Angleterre, 4 fois plus d'élus que les américains. Le mile-feuille ça coûte! PAYEZ DONC 100 MILLIARDS!! Il n'y a de volonté de développer l'entreprise en France. L'Italie par exemple soutien l'activité, laFrance est contre l'activité et contre l'emploi et contre le progrès du niveau de vie. Bref, on n'a pas le droit de consommer sauf les apparatchick. On stigmatise les riches, on fait les poches des gens qui ne gagnent rien et on fait fortune dans l'administration à semer le chaos. qui dira qu'Air France, Sea France ou le concorde c'est de la bonne gestion?

Juste  a écrit le 02/01/2013 à 6:37 :

Et que penser des concours qui donnent des carrières à vie alors que les salariés sont dans la précarité... c'est le règne du passe-droit.

Pire  a répondu le 02/01/2013 à 6:51:

C'est le système: le fonctionnaire est un seigneur et l'entreprise on l'écrase. C'est dans le budget 2013. Comme quelqu'un l'a très bien résumé: plus y a de fonctionnaires, plus y a de chômeurs.

Sam  a répondu le 02/01/2013 à 6:53:

Il existe aussi les emplois et les budgets à la discrétion des syndicats...

jp  a écrit le 02/01/2013 à 3:07 :

une petite liste :
haberer ( credit lyonnais), roussely ( la dette d'EDF), schweitzer ( la reusiste de la vel satis, de l'avantime, la delocalisation de renault), messier ( ha vivendi universal), bon ( la dette colossale de FTelecom et les suppressions d'emploi qui vont avec) , l'ex pdg de la société générale et son trader préféré...
et les membres des cabinets présidentiels et du premier ministre,...
qu'ont ils en commun : ils sont enarques....et pour certains inspection des finances
cela garantit il les résultats des entreprises, l'imagination, la creativité,...???
non car ils ont appris a gérer des administrations, des oligopoles, pas des entreprises.
question : combien de ces personnes dirigent-elles des entreprises non françaises?
autrement dit sont elles vendables à l'étranger? aucune?
pauvre france!

Hop  a répondu le 02/01/2013 à 7:08:

Vous parlez de la dette de FT, vous oubliez les 150 des régimes spéciaux, sur le budget.

Rutabaga  a répondu le 02/01/2013 à 13:20:

Sans compter la dette de la SNCF, dont elle s'est débarrassée ni vue ni connu déjà deux fois depuis 2005, et qu'elle aimerait bien encore transférer à une une autre entité publique si possible.

Joseph  a écrit le 02/01/2013 à 1:52 :

L'élite française a beaucoup de défauts, et d'abord celui de be pas aimer la France. Mais le problème de la dégénérescence des élites n'est pas propre à la France. Aux Etats-Unis, en Allemagne , en Italie, en Espagne, en Israel etc etc les élites sont également avides, corrompues, arrogantes et immorales. Le phénomène s'est internatioinalisé car il n'y a pas plus mondialisé que les élites!!!!

Pff  a répondu le 02/01/2013 à 7:09:

L'école à papiers ça parle anglais?

K  a écrit le 02/01/2013 à 1:34 :

Il rassurant de voir de plus en plus souvent les doutes des citoyens face à l'élite française auto-alimentée. Globalement d'accord avec l'auteur de l'article. Il est sidérant de voir des éminents mathématiciens de l'ENS mettre leur classement au concours d'entrée sur leur page web....alors qu'ils approchent la soixantaine! Le mythe désespérément naïf de la compétition comme outil de sélection égalitaire arrive à un tel paroxysme d'échec qu'il faudra bientôt en changer. Nous y parviendrons. Plus de prépas(!), plus de concours de médecine (tel qu'il est actuellement). Certains grinceront des dents, les "bonnes vieilles traditions" se perdront, mais pour le moment, l'égalité des chances est un fantôme dans le miroir, ceux qui prônent le mérite ont en réalité gagné leur statut trop souvent à la sueur de leur front d'héritier. C'est également un peu notre faute, nous citoyens, un certain jeune homme de 18 ans nommé La Boétie l'avait très justement écrit dans son "Discours sur la servitude volontaire". Pour finir sur une citation non exacte (de La Boétie): "Dès lors que vous êtes résolus à ne plus servir, vous voilà libres."

Autism Rights Watch  a écrit le 02/01/2013 à 0:59 :

Marre de voir le mot "autiste" utilisé à toute les sauces ! Choisissez un autre mot s'il vous plait. Quel profond mépris pour les personnes concernées.

Par contre, d'accord sur l'analyse. Si vous voulez un exemple de la justesse de vos propos, allez dans l'autisme où des milliards sont gaspillés par idéologie franco-française d'une élite médico-sociale et médicale. Résultat: des enfants sans école, des adultes sans emploi coûtant une somme folle au contribuable. Pourtant là encore, la réforme semble impossible !

Hubert  a écrit le 02/01/2013 à 0:07 :

Dans votre analyse, vous omettez de faire le lien entre pouvoir politique et haute fonction publique, liens qui sont extrêmement étroits et qui contribue de façon décisive à préserver cet oligarchie. Au delà de l'analyse, il faut aussi proposer des solutions.
Une des solutions, justement, pour faire "péter" le système, c'est de mettre fin à l'égibilité des fonctionnaires partout en France. Cette disposition s'applique d'ailleurs déjà dans pratiquement toutes les démocraties occidentales. Car si leur emploi est statutairement totalement sécurisé, c'est justement pour leur permettre d'échapper aux pressions des politiques. Hors la plupart de nos politiques sont des fonctionnaires. D'où une terrible consanguinité et une perte totale d'indépendance qui amène des politiques par ailleurs fonctionnaires à voter le budget de l'Etat, donc à fixer leurs propres salaires.
Et pour preuve que le changement, ce c'est pas pour maintenant, c'est que 90% du gouvernement est directement issu de la fonction publique. CQFD.
Donc un fonctionnaire qui souhaite se faire élire doit démissionner de ses fonctions pour pouvoir exercer son mandat.
Simple non ! Eh bien, avez vous jamais entendu le début du commencement d'un tel débat sur le sujet ? Non. Etrange non, pour une question pourtant simple : peut-on être à la fois fonctionnaire et élu ?
Lancez le débat, vous allez foutre un sacré bazard !
Good luck
Un prof de l'ESSEC

P.Y.GIRES  a répondu le 04/01/2013 à 15:37:

Bonjour ! BRAVO pour la grande pertinence de votre message... douloureux à lire, mais tellement vrai ! Ces liens contre nature -Pouvoir politique&Haute fonction publique- est un véritable cancer pour notre pays.
Bien cordialement,
Pierre-Yves Gires
*Citoyen du Monde*
http://pygires-seaway.blogspot.com/

yan13  a écrit le 01/01/2013 à 23:48 :

Ayant moi même "commis" une grande école (heureusement provinciale donc moins prétentieuse que l'X et l'Ena) je confirme le diagnostique. Dans le domaine de l'énergie on va bientot voir les conséquences des agissements de nos Elites Corps des Mines: avec 58 pétaudières radioactives nous allons fatalement avoir un accident nucléaire grave et alors les grenouilles Françaises se réveilleront et voudront en finir avec cette industrie mortifère. Mais il n'y aura aucune alternative car nos brillants Technocrates ont soigneusement étouffé depuis 30 ans toutes les alternatives possibles au monopole nucléaire.

K  a répondu le 02/01/2013 à 1:49:

Je ne crois pas qu'il soit si évident qu'un accident nucléaire grave se produise en France, et je trouve un peu romantique vos termes de "pétaudières radioactives" ou "industrie mortifère". Le fait que la technologie nucléaire, et le savoir faire français, représentent une source de revenus immense est un fait, et je vous concède que les meilleurs choix technologiques ont pu être (et sont toujours) parfois évités pour des raisons bassement financières, ce qui est catastrophique. Cela dit, le problème énergétique est, comme vous le savez, un problème éminemment complexe, qui met en recouvrement des questions scientifiques, politiques, et économiques bien sûr. Produire de l'énergie sous forme de chaleur n'est pas chose aisée, et bien que d'autres énergies existent (et il faut les développer intensément), ne faisons pas l'erreur de croire que de vouloir une Terre plus verte avec tout notre coeur rendra les choses soudainement plus faciles. Les scénarios raisonnables de sortie du nucléaire impliquent malheureusement de polluer bien plus, en termes de rejets de gaz à effet de serre. Ne soyons pas extrémistes devant des problèmes subtils. Cela dit, je ne pense pas que l'énergie nucléaire produite par la fission dans les réacteurs à eau pressurisée (ou à eau bouillante) actuels soit l'utilisation la plus intelligente et la plus saine qu'on puisse faire du potentiel de cette énergie. Développer la recherche dans ce domaine va à l'encontre du lobby des REP français (et je vous rejoins sur ce point), mais aussi à l'encontre des mouvements écologistes les plus concernés, qui refuseraient probablement de financer la recherche fondamentale sur les questions des déchets, ou la recherche appliquée en matière de sûreté. Probablement à cause du principe de précaution, ou bien parce qu'ils ne croient pas que la Science puisse jamais faire une énergie propre à partir du nucléaire, ce qui n'est qu'un point de vue.

Paul  a répondu le 02/01/2013 à 6:48:

Les factures EDF explosent pour causes d'énergies renouvelables... on ne cesse de se plaindre du pouvoir d'achat. En revanche, là où le secteur est mauvais, c'est qu'il ne sait pas l'exporter. La France se fait damer le pion par la Corée. On fait dans le sado-mazochisme! On applaudit quand on est mauvais et on se félicite du déclin. La récession et le chômage, c'est formidable! On fait de la décroissance une loi!

yan13  a répondu le 02/01/2013 à 15:02:

Je persiste sur la dangerosité du nucléaire Français: quand on a des centaines d'incidents nucléaires de classe 0 chaque année, avec une augmentation constante du simple fait du vieillissement des installations, on finit par préparer la base d'une pyramide on un accident de classe 7 se produira, c'est mathématiquement implacable. Le lobby du Corps des Mines a intoxiqué les Français depuis 30 ans sur ce sujet. Seule la catastrophe de Fukushima a remis (de force) les pendules à l'heure: l'Asn a été obligée d'admettre que nous ne sommes plus à l'abri d'une catastrophe, contrairement à tous les mensonges proférés par le lobby nuc depuis 30 ans ! Quand aux alternatives et bien là encore ce même Corps des Mines les a toutes étouffées, c'est un simple constat: la part des enr+économies d'énergie dans notre mix électrique n'a pas augmenté depuis 20 ans.

SCEPTICK  a écrit le 01/01/2013 à 23:42 :

Je ne peux que souscrire à l'analyse de M. Azoulay. Diplômé en 1970 d'une grande école de commerce, j'ai travaillé 40 ans pour de grandes multinationales américaines en France et à l?étranger et ce avec plaisir et sous la responsabilité de patrons de toutes nationalités que je respectais et avec lesquels j'ai gardé d'amicaux contacts. Depuis ma retraite, j'ai eu quelques contacts avec quelques messieurs de la catégorie dont parle cet article. Sûrs d'eux, méprisants mais totalement ignorants de la réalité du monde et pire passablement incompétents, ainsi me sont apparus ces messieurs issus de ces pseudo élites. Ils sont à chier... Les français doivent se révolter comme en 89. Je suis prêt à participer.

oulan bator  a répondu le 02/01/2013 à 11:14:

il est peu rassurant de voir de personnes comme vous (sorties du magma, v ous êtes à la retraite) porter un tel regard...mais O combien vrai. A la moitié de ma vie pro, je vous confirme : ils sont en effet à vomir.
Quant à la Réforme ? Douce illusion pour bercer les masses un fois tous les 5 ans. Ce pays ne s'est jamais réformé par des voies démocratiques : il sort dans la rue quand il en a marre. Et pendant ce temps le ressentiment sédimente, on le voit tous dans nos vies quotidiennes. Mas ca va être encore long avant d'atteindre le ras-le-bol, il faudra certainement compter en décennies.....Vivement que notre jeunesse ait d'autres aspirations que de s'équiper du dernier iphone....

Laurent Jègat  a écrit le 01/01/2013 à 23:35 :

Mais que faire ? La ligne maginot n'est pas morte dans les esprits, c'est un problême récurrent dans notre pays. nos èlites n'ont rien vu non plus á l'''époque... Attendre la catastrophe pour une grande remise â plat... Quel gachis !

Jean  a répondu le 02/01/2013 à 6:59:

On est était mauvais avant la crise, on est devenus très mauvais, tout est normal. Le terme même de compétitivité est inconnu... ils n'ont cessé de ralentir la productivité et ils ont doublé le public, on compte à peine 50% d'actifs, on déplace les gens à droite à gauche, on radie les chômeurs à tour de bras pour planquer le désastre!

poulaire  a écrit le 01/01/2013 à 23:18 :

Comme nombreux sont d'accord à le dire : que le gouvernement soit de droite ou de gauche rien ne change vrément c'est toujours la majorité de la population qui se retrouve à payer plus de taxe, ce qui représente beaucoup par rapport à ce que gagne un francais de classe moyenne. Finalement tout est calculé pour que les élites est chaque année plus de bénef quelqu'en soit le sort de la population qui n'à pas la choix que d'être traité comme un mouton ou une vache à lait..Finalement droite/gauche ... tous ces franc macon ne veulent que se partager le pognion du peuple et utilisé le peuple pour leur en apporter plus chaque année.

Lolo le Prolo  a répondu le 02/01/2013 à 0:31:

T'as oublié le FN qui crache dans la soupe mais va bouffer dans la gamelle. Les Le Pen sont millionnaires alors si tu en as marre de te faire tondre demande-toi pourquoi on ne voit JAMAIS le FN dans une manif qui défend les droits des travailleurs contre les intérêts des actionnaires. Le fric achète certains politiciens, et à ceux-là il ne faut pas confier le pouvoir. Il y en a d'autres qui sont intègres, ils sont plus rares et plus discrets et ils ne sont pas au FN. (dire que l'on va régler tous les problèmes en virant les étrangers c'est de la malhonnêteté intellectuelle)
Rappel historique : avant 1789, le pouvoir et le fric à l'Eglise et la Noblesse, main dans la main pour que rien ne change. Ensuite, avec la Révolution Industrielle, le fric et le pouvoir aux Bourgeois. Depuis les 2 guerres mondiales, le pouvoir est aux banquiers qui contrôlent les industriels. Demandez-vous qui défend le peuple contre le fric et vous serez (peut-être) étonné d'y trouver aussi des francs-maçons (y'en a des biennnnn) des juifs, des arabes, des noirs, des asiatiques, des français... même des femmes et des homosexuels c'est vous dire si le monde est diversifié et complexe. Bonne année 2013 et bonne lutte à tous contre la c*nnerie et l'injustice.

Non  a répondu le 02/01/2013 à 7:15:

N'importe quoi La Fayette est un noble. En effet il existe des réseaux occultes qui traffiquent dans l'ombre. Par contre que certains arrivent à l'assemblée et se font attrapper pour traffic d'armes ou bien traffic de drogue, comme par hasard au PS, ça ne vous gêne pas. Que des ong se fassent attrapper à l'étranger pour traffic d'êtres humains, ça ne vous choque pas.

FrédéricLN  a écrit le 01/01/2013 à 22:38 :

Tribune aussi simple que juste, félicitations ! Le coeur du message me semble être, vers la fin, la phrase "Une source unique de pouvoir est porteuse de danger et il semble évident que les talents venus d'horizons professionnels et culturels différents répondent mieux à la complexité du monde d'aujourd'hui". Peut-être la caste au pouvoir comprendra-t-elle que son propre salut passe par l'ouverture des portes et fenêtres à la diversité de la société française. Espérons-le !

Bravo !  a écrit le 01/01/2013 à 22:13 :

Bravo M.Azoulay ! une bouffée d'oxygène dans un étouffoir. Ce pays va-t-il complètement s'auto-détruire ou y aura-t-il un sursaut avant qu'il ne soit trop tard? De l'action !

Hors sujet  a écrit le 01/01/2013 à 22:09 :

Le problème n'est pas nos grandes écoles, elles sont élitistes dans leur recrutement? encore heureux. Le problème est l'étanchéité entre les monde de l'entreprise et de la fonction publique. La richessse vient de la diversité, la fonction publique ignore le monde des entrepreuneurs qui méprise en retour les fonctionnaires. Il y du vrai dans cet article, comme il y a du vrai dans toute caricature.

Agnes Meyer  a écrit le 01/01/2013 à 21:47 :

Je comprends le sentiment d'impuissance d'une personne n'appartenant pas à cette élite cependant: cette élite regroupe aussi des personnes compétentes et dévouées. De plus, les personnes sans succÚs ou sans réseau n'offrent pas grande garantie ou mérite.
Le succÚs académique exacerbé en France est certes une limite à notre démocratie mais plutôt que d'alimenter la frustration de nos citoyens envers le pays, proposez des solutions!

On trouve un grand nombre de gens prêts à râler au comptoir et justifier leur non action par un systÚme verrouillé, la conspiration d'une poignée. Cela montre un grand manque d'expérience et une incompréhension des institutions démocratiques. Juste de la frustration, du manque d'idée et de courage.

Gaspard  a répondu le 01/01/2013 à 22:07:

Lisez "l'oligarchie des incapables", vous verrez, c'est très instructif sur les ravages de la "caste", son corporatisme, son conservatisme....

Lugdunum  a répondu le 01/01/2013 à 23:22:

@Agnes Meyer. ou lisez arno2244 (en bas de page) car il a exactement prédit votre réaction, et de toute évidence il a tape dans le mille.

haplain  a écrit le 01/01/2013 à 21:34 :

Il n'y a pas que l'exil fiscal notamment vers l'Angleterre qui motive les créateurs, il y a aussi l'envie d'échapper au système tel que si bien décrit par Hervé Azoulay. On ne fait que donner une raison de plus de s'évader. L'ouverture des frontières en Europe a fait que six fois plus de français sont partis depuis que d'autres européens ne sont venus s'installer en France.

Nanar  a écrit le 01/01/2013 à 21:10 :

Bravo monsieur Hervé Azoulay!
Vous décrivez en 2 pages une réalité sur cette élite qui nous gouverne en fonction de ses interets!

cynical  a écrit le 01/01/2013 à 20:31 :

La critique de nos elites est probablement juste, mais ca me trouble toujours de voir que la critique en boucle ne debouche jamais sur rien. Oui, les fils de famille vivent sur l'heritage, ne prennent pas de risques, mais c'est plutot leur mentalite qui choque, ils n'ont jamais a ecrire de lettre de candidature et jamais a recevoir de lettre de licenciement, pas d'attente interminable pour savoir quand le couperet va tomber. Ils n'imaginent pas de vivre avec 2000 ? par mois, mais se plaignent de devoir payer le SMIC a leurs employe (et un dedommagement quelconque a leur stagiaires), ils se vengent de leurs employes en CDD qui ont oublie de les prevenir de ne pas oublier de les licencier en liquidant toute la famille si possible (et ile s'en vantent!). Ce ne sont pas des predateurs, mais des enfants gates, ils ne font pas partie de la meme espece que les travailleurs. Ceci est un temoignage recueilli dans ma propre famille, j'espere bien sur qu'elle est unique, mais je n'y crois pas trop!
Mais alors braves gens, pourquoi laisser moquer Besancenot, Poutou, le NPA, des gens qui savent effectivement ce qu'est travailler et survivre dans cette societe? Si nous voulons que ca change un peu, sans tout chambouler, c'est sur eux qu'il faut compter. Vous voyez bien que notre brave president n'est pas capable de faire quelque chose qui lui couterait (ou a ses proches) de l'argent, il veut bien gagner moins, mais pas payer plus, pourtant il vit aussi a des miliers d'annees-lumiere de ceux qu'il represente!

Kévin  a répondu le 02/01/2013 à 7:23:

Tout ce qui traine dans le politique n'est pas la société, c'est un monde profondément rejeté par la population, en particulier les extrémistes du front de gauche.

Eloy2  a écrit le 01/01/2013 à 19:11 :

Tout est dit par Hervé Azoulay, il n'y a rien à rajouter. Je suis d'accord avec les commentaires de Troup et Candide: depuis 30 ans notre élite autoproclamée s'est engoufrée vers la gestion financière, le management bidon, le marketing et la stratégie. On voit le résultat: une France qui se désindustrialise, se décrédibilise où on ne crée plus de valeur ajoutée . La véritable élite elle, est constituée par les artisans, techniciens ingénieurs et vrais gestionnaires, bref les véritables créateurs dans ce pays ce sont eux !
Les autres ne sont que des usurpateurs qui plombent la société, imbus qu'ils sont de leur prétendue supériorité. Je les ai moi même cotoyés dans un grand groupe et j'ai pu voir comment la plupart d'entre eux (pas tous il faut le reconnaitre) vous regardent de haut si vous n'avez pas fait l'ena, l'X et autre normale sup.

Maurice  a répondu le 02/01/2013 à 7:27:

C'est un problème institutionnel que nous avons: le problème de la sécurité d'emploi dans le public qui nous conduit à l'Etat demain d'oeuvre et à la destruction. On est entrain d'euthanasier la France.

Phidefer  a écrit le 01/01/2013 à 18:51 :

Cet article aurait pu apporter quelque chose s'il ne restait pas dans l'imprécision, les généralités. Ce qu'il faut dénoncer, c'est le poids excessif des grands corps de l'État, issus d'une tradition jacobine, centralisatrice. Le fait que nous retrouvons ces mêmes corps à la tête des grandes entreprises : ENA, Inspection des finances, X, Mines... Pour les administrer et certainement pas pour y prendre la moindre parcelle de risque, contrairement aux chefs d'entreprises qui engagent souvent leur propre patrimoine. Cette élite, parfaitement identifiée, est prédatrice et cherche à mettre en coupe réglée le reste de la société. Que dire aussi de nos politiques qui viennent majoritairement du corps enseignant, du corps médical, du droit... Tout ceci a été produit par la Révolution. Car un pouvoir en chasse un autre. Mais celui d'aujourd'hui ressemble davantage à un système d'apparatchiks plutôt qu'à l'Ancien Régime qui, bien que dévoyé, avait un sens de l'intérêt général plus profond. Charles de Gaulle ne l'aurait pas renié.

DJFS58  a écrit le 01/01/2013 à 18:24 :

Ancien élève de l'Ecole Polytechnique, je ne peux malheureusement que souscrire au constat totalement accablant et désespérant qui est fait par M. Azoulay. A titre personnel j'en ai tiré la conséquence. Son bac passé, j'ai envoyé ma fille étudier à l'étranger avec la très forte suggestion d'y faire sa vie.

Le plus abominable sans doute c'est que nos élites, du très haut de leur excellence académique, se considèrent comme des prédateurs se qui justifie et légitime même leur ponction sur le troupeau alors qu'elles ne sont que des parasites : des tiques qui croient être des tigres ! Le cas des élans fantômes d'Alaska est édifiant : ces pauvre bêtes sont saignées à blanc jusqu'à en crever par des milliers de tiques

Vive la Bourgogne independante !  a écrit le 01/01/2013 à 18:22 :

Travers déjà mentionnés dans le livre "l?Étrange Défaite" de Marc Bloch ou l'auteur dépeint une armée et une société française totalement arriérée responsable de la déculotté de 1940. A noter l'annexe de cet ouvrage sur l?éducation nationale et la nécessité de faire disparaitre les grandes écoles ..... Ouvrage écrit en 1940 !!!
La france a cessé d'exister en 1940 nous vivons depuis une lente décomposition ... en attendant le démembrement salutaire final a l?abri de l'Europe Fédérale incontournable. cette nation historiquement impécunieuse (La destruction de l'ordre du Temple par un roi de france ruiné pour mettre la main sur leur magot n'en est qu'un exemple), gérée par nos dispendieux P(h)arisiens n'en fini plus de se ridiculiser en remontrance de donneur de leçons souvent bien mal apprises.

REALIST  a répondu le 01/01/2013 à 23:31:

Commentaire du genre n'importe quoi, Philippe le Bel et les templiers c'est le 14e siècle, 600 ans après cela n'est guère pertinent, quant à nous ressortir la Bourgogne indépendante, les fumées intellectuelles de Léon Degrelle, héros rescapé du 3e Reich... non merci. Il est bien dommage qu'un article intelligent comme celui de M.Azoulay suscite de tels commentaires.

Ben  a répondu le 02/01/2013 à 7:40:

Tout à fait ils n'ont qu'un mot à la bouche: l'Etat. ON NE SERT PAS L'ETAT MAIS LA SOCIETE!! Ils disent l'Etat a fait la France, c'est faux, le Nord a ruiné le Sud dans sa croisade honteuse. L'Etat c'est une verrue. Vous parlez de la déroute de 40, vous avez raison. On accuse le Front Populaire, mais la France avait la moitié des armes des Allemands. On plastronne sur le massacre de 14 dont seuls les anglais nous on sortis. On applaudit aux bains de sang, à commencer par la révolution, une horreur sur Terre! Vous avez raison à l'époque l'Etat écrasait tout et c'est ainsi que le comerce passait en Allemagne avec les foires. Aujourd'hui c'est pareil, ici on fait du papier. C'est le gouvernement du bête!

Ghostly.  a écrit le 01/01/2013 à 18:08 :

+1000.

SAMARINDA  a écrit le 01/01/2013 à 17:56 :

Bravo mais dommage de ne pas citer les écoles principales écoles qui ont fait le déclin de notre Pays en premier lieu l'ENA qui se gargarisme de compétence oui mpais à al "con" deuxième championne l'IEP une vaste école de la création de l'incompétence pour ces écoles la garnde fprmation comemnce par être imbu de sa ^personne. Rajoutons politechnique qui pour ceux qui ne sont pas passés par les Mines ou Ponts ne sont en définitifs que des marginaux des grandes écoles, ne parlons d'HEC.
La France meurt de ses 3 Institutions qui sur le fond ne font qu'un dans le déclin de la France les politiques pour le plus grand nombre les destructeurs formés à l'ENA et l'IEP, le patronat dont le copinage avec les grandes écoles et le politqiue sont dans le m^me wagon. On a bien vu Mme Parisor=t dépassé par l'affaire des Pigeons imposer sa présence alors qu'elle n' avit aps été au départ du grondement de ces entrepreneurs jeunes pour un bon nombre, enfin les syndicats donta ucun responsables est passé par la case Industrie ilms sont issu soirt de la Sécu soit du milieu assocaitif soit de la SNCF;
La Frabnce ce meurt de toute cette incompétence et cette magouille dont nous avons un exemple concret M. Lagardère dont le début de la dynastie du copinage commence avec M. Chirac qui fait des cadeaux au père et le fils qui montre un peu plus chaque jour qu'il est plus occupé par les affaires de"fesses" que par l'avenir de son Groupe qui se meurt doucement. mais grace au copinage et au contribuable il va empocher plussieurs mds d'euros dans al vente des 7,5 pour cent d'EADS qui sont non pas sa proprièté mais celle des Citoyens de ce Pays. L'article de M. Azouklay donne raison aux exilés fiscaux m^me si cela fais mal à la France et à ses Citoyens. Mais oui partez ce pays ne pense qu'à spolier les créateurs et cela pour boucher les trous créer par l'incompétence de nos énarques et S.Po. La France sur le fond est un système plus soviètique, par la confiscation des pouvoirs par un petit nombre issu de la m^me nomenklatura, qu'une démocratie.

Vincent  a écrit le 01/01/2013 à 17:56 :

Très bon article

"Le président d'Invest banlieues stigmatise le "pantouflage" et des pratiques qui ne favorisent guère l'expansion économique" : justement, l'objectif depuis les années 80 n'est pas l'expansion économique mais bien d'utiliser le chômage comme moyen de pression contre les salariés pour leur faire accepter une stagnation de leur revenu, ce qui a permis une augmentation très importante des dividendes.

"Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunérations en France", Rapport au Président de la République, Mission présidée par Jean-Philippe Cotis, Directeur général de l?Insee

www.insee.fr/fr/publications-et-services/dossiers_web/partage_va/rapport_partage_va.pdf

ROGER  a écrit le 01/01/2013 à 17:51 :

Bravo monsieur Azoulay pour cette analyse réaliste que je confirme pour avoir travailler avec les X-Mines, le Corps des Ponts et dans l'administration avec les Enarques du Corps des inspecteurs des finances!

nadirub  a écrit le 01/01/2013 à 17:33 :

En 1789 , le peuple a fait la révolution contre la noblesse de robes , au profit de la bourgeoisie -cette multitude de petits roitelets qui aujourd hui profite à fond du système.et qui coutent bien chers , qui entreprennent peu et qui ne favorisent et créent peu de richesses...c'est un système ainsi fait....
Donc peu d'espoir d'en sortir...de connaitre une amèlioration...sauf à vivre un événement exceptionnel , d'autres circonstances....mais pour l'instant nous sommes comme soeur Anne et ne voyons rien venir

Eloy2  a écrit le 01/01/2013 à 16:06 :

Très bonne analyse mais comment se défaire de cette élite autoproclamée ?

yan13  a répondu le 01/01/2013 à 17:25:

Ben c'est pas gagné, je vois au moins 4 difficultés:
- la braves grenouiles Françaises continuent à aimer le cartésianisme républicain, égalitaire et centralisateur,
- nos politiciens sont nuls dans leurs spécialités respectives et s'en remettent completement à nos élites pour leur expliquer et rédiger des lois, décrets etc...
- la décentralisation est peu développée, le "fédéralisme" est un gros mot dans notre pays.
- les décideurs politiques ou industriels sont presque tous des produits de notre Nomenklatura élitiste donc c'est très difficile d'en trouver plusieurs qui auraient la volonté et l'envie de remettre en cause le systeme.

Anna  a écrit le 01/01/2013 à 16:04 :

Votre analyse repose sur une mise en accusation de l'élite (c'est intéressant) mais non argumentée. On peut mettre en accusation n'importe quel groupe social. Vous utilisez le même levier qu'en 1789 dont le résultat certes masqué aux Français fut une perte considérable de dynamisme pour un gain 0 de démocratie.
Essayez autre chose que la haine et la mise en choc frontal de groupes sociaux. Les élites partout où j'ai vécu dans le monde protègent leurs acquis y compris monsieur Gate. Quid de la paralysie provoquée par la foi dans l'arbitraire de l'égalitarisme?
Amitiés. PS je n'appartiens pas aux "élites".

arno2244  a répondu le 01/01/2013 à 18:18:

Il me semble que c'est l'élite qui dirige un pays cela donne tout de même une responsabilité particulière à ce groupe social. Et au vu de l'état de notre pays il me semble légitime de se poser des questions sur son "leadership".
Vous parler des élites des autres pays qui protègent aussi leurs acquis et je vous rejoins cependant dans la plupart des autres pays que je connais l'accès à l'élite se fait principalement par le mérite alors que chez nous c'est principalement par le diplôme. De plus les élites hors de France (dans les pays démocratiques) me semblent plus ouvertes ailleurs les bons entrent les mauvais disparaissent ce qui est sain. Chez nous le puissant effet de corporatisme maintient en place les mauvais et cela me semble dramatique.

samarinda  a répondu le 01/01/2013 à 18:23:

@Anne Bonsoir,votre commentaire est intéressant et voyageant depuis quelques decennies, votre exemple, M. Gate montre combien M. Azoulay a raison car sa réussite n'est pas du a un système élitiste mais à des compètences et une vision du marché. Le contre exemple en France est sans pb, la France est gouvernée depuis les années 70 par une "compagnie" nommé bêtement d'élite, mot inapproprié car tous ces "artistes" de l'ENA ou de S.Po ont mené une politique dont le résultat est, pour être gentil, des plus médiocres. Vous parlez de démocratie mais comment accepter qu'un élu soit aux manettes à l'assemblée avec moins de 20 pour cent de voix d'électeurs inscrits. Vous me direz que les citoyens aillent voter OUI OUI mais dans ce cas le vote blanc sera un vote reconnu avec ce pouvoir de dire NON à ceux qui se présentent. Vous parlez de démocratie mais comment accepter que le conseil Constitutionnel un aréopage "d'amis" valide les comptes de campagne de 2002 alors que ceux ci n'étaient pas OK. Vous avez voyagé alors vous du vous rendre compte que dans les pays anglo-saxons, les ministres prennent leur responsabilité et de ce fait démissionnent lorsqu'il n'ont pas été à la hauteur. Nous avons en France le contre exemple affaire de l'amiante, affaire du sang contaminé, affaire du Médiator etc etc. La France a connu 1789, puis aôut la fin des privilèges et bien depuis les années 70 cette période a été mise au pilori, la France est une Royauté républicaine et les privilèges sont revenus au galop, j'allais oublié la France avec Francafrique est également la mère des républiques bananières. Ma réponse à votre commentaire est sans colère mais seulement un constat que notre Pays a perdu les repères des valeurs les "élites" mot impropre, ont crée d'autres valeurs plus "personnelles" pas celles qu'attendent les citoyens et plus particulièrement les plus vulnérables.J'apprécie la définition ci-dessous:
À l'origine, le statut d'élite n'est pas accordé par la détention du pouvoir, mais par l'autorité morale, c'est d'ailleurs pourquoi le terme est employé au singulier.
Je vous souhaite une excellente année 2013.

harry carney  a répondu le 01/01/2013 à 18:24:

A CELA PRES QUE MR GATES NE DÉFEND PAS UNE CASTE ET NE PANTOUFLE PAS .
IL NE DÉFEND QUE LE FRUIT DE SON PROPRE TALENT ET EN PLUS IL CONTRIBUE LARGEMENT PAR SA FONDATION AU SECOURS DE LA PAUVRETÉ.LE PARALLÈLE AVEC LES ÉLITES FRANÇAISES EST AFFLIGEANT !

JB38  a répondu le 01/01/2013 à 19:08:

@Harrey Carney
Monsieur Gates a "planqué" son pognon dans "sa" fondation. Seuls les intérêts contribuent pour faible partie au secours de la pauvreté. Intérêts, soit dit au passage, prélevés sur le travail des masses, Asiatiques en tête...

JB38  a répondu le 01/01/2013 à 19:08:

@Harrey Carney
Monsieur Gates a "planqué" son pognon dans "sa" fondation. Seuls les intérêts contribuent pour faible partie au secours de la pauvreté. Intérêts, soit dit au passage, prélevés sur le travail des masses, Asiatiques en tête...

Hugo  a répondu le 02/01/2013 à 7:51:

Ne parlez pas de Gate en France, ni même en Europe. Toutes les nouvelles entreprises sont américaines. Donc l'Europe a un sérieux problème. C'est un système archaique et défaillant. On a des pays à 25 et 50% de chômage!

smallbrother  a répondu le 02/01/2013 à 13:57:

La Fondation "humaniste" de Mr Gate contribue surtout à la suprématie de la philanthropique société Montsanto dans le monde :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/221814-bill-gates-un-bienfaiteur-de-l-humanite-version-ogm-et-nucleaire.html
http://www.liberation.fr/terre/01012322087-malawi-les-champs-captifs-de-monsanto
http://www.dailymotion.com/video/xpho8g_le-monde-selon-gates-envoye-special-france-2-william-henry-gates-iii-et-monsanto-l-arnaque-de-la-fon_news#.UOQuSuAQ3RY

jangada35  a écrit le 01/01/2013 à 15:45 :

Cet article identifie le mal français mais je ne suis pas convaincu qu'il ait trouvé la bonne origine du mal pour ce qui concerne les écoles. Les étudiants des grandes écoles sont loins d'être des étudiants "normalisés", même s'ils ont quelques points communs issus du système de sélection (comme une grande capacité de travail et une faculté à apprendre vite).
L'origine se situe selon moi dans le système politique, avec les lois et les contraintes qu'il impose à l'économie française, empêchant ainsi l'émergence et le développement de nouvelles fortunes, et perpétuant ainsi les vieilles fortunes. Le peuple doit donc imposer que ce système change, et exiger que l'état investisse et encourage le développement de nouvelles industries. Ce sont dans les nouvelles industries , ou dans les industries "ré-inventées" , que les nouvelles fortunes se développent, avec son lot de nouveaux emplois.

ingénieur  a répondu le 02/01/2013 à 13:33:

Oui, jeune ingénieur fraîchement diplômé, je ne dois mon diplôme qu'à mon travail durant mes études, et non à une situation familiale.
Il serait peut-être temps d'arrêter de stigmatiser les étudiants de grandes écoles et de classes prépas qui ont travaillé dur pour en arriver là.
Oui c'est dur d'y rentrer, mais plutôt que d'incriminer les classes prépas où le niveau serait trop haut, on devrait plutôt se demander pourquoi le niveau scolaire a baissé au lycée... Certains éléments du programme de math sup étaient il y a 15 ans au programme de terminale S (donc c'est bien la preuve que la prépa s'adapte un peu à la baisse de niveau des élèves...). On a voulu le bac pour tous, maintenant, il n'a plus aucune valeur. Alors forcément après c'est dur !

Pour info, ils apprennent Schrödinger au lycée en République Tchèque... Pas étonnant qu'ils aient ensuite de brillants physiciens et mathématiciens. (ceci dit nous aussi, c'est bien la preuve que notre système post-bac n'est pas aussi mauvais ! )


L'accent doit être mis sur le collège et le lycée pour favoriser l'égalité des chances, et revaloriser la CURIOSITÉ SCIENTIFIQUE, et le gout du TRAVAIL et de l'EFFORT.

C'est dur de rentrer en école d'ingénieur, mais ce n'est pas impossible ! Et d'ailleurs, tout le monde peut trouver une école à son niveau. On peut même faire une formation d'ingénieur par alternance, aujourd'hui après un DUT ou un BTS. On peut même rentrer en école d'ingénieur après une licence si on a un bon dossier. Pas obligé de faire une prépa !!!! (certes ça n'a pas toujours été le cas, mais les choses évoluent et c'est le rôle de l'auteur de cette article de se tenir informé si il veut parler objectivement des grandes écoles) Tout ça pour dire que la réalité concernant les écoles d'ingénieurs n'est pas aussi simple et manichéenne.

Et il faut arrêter avec les clichés, toutes les prépas ne sont pas si exigeantes que ça ... Toutes les prépas ne sont pas des Louis-legrand ! Il y a aussi de bonnes prépas en province où on travaille aussi beaucoup; mais où l'esprit de compétition est beaucoup moins exacerbé.
Et toutes les écoles d'ingénieurs ne sont pas un ramassis de cathos-tradi, et de fils à papa (même si c'est vrai qu'on en trouve un peu plus qu'ailleurs, je ne suis pas naïf ^^). Là où j'étais la plupart sont des jeunes normaux, qui font du sport et sortent comme les autres, et je ne parles pas d'une école au rabais. Les professeurs de mécanique, d'informatique et autres étaient des gens passionnés par leur métier, leur disciplines, en même temps c'étaient des gens qui faisaient pour la plupart de la recherche, certains encadraient des thèses, ce qui en faisait des gens "up to date" dans leur discipline. D'ailleurs moi même, j'attaque une thèse dans le labo d'une autre école d'ingénieur. Donc oui les écoles d'ingénieurs en France aussi évoluent et sont de plus en plus liées aux entreprises et à la recherche, et encouragent leurs étudiants à poursuivre en thèse (parce que plus la masse des connaissances développées par l'humanité augmente et devient pointue, plus on a besoin de gens ayant des compétences pointues, ayant aussi une solide formation dans les autres domaines pour avoir une vue d'ensemble). Il ne s'agit pas d'un monde en vase clos détourné des réalités économiques.

L'auteur de cet article parle d'un monde fantasmé qu'il ne connait pas, en se basant sur ce qui se passe peut-être en partie dans les écoles les plus "prestigieuses" ( et encore ce sont des choses qui comptent beaucoup moins en 2013 qu'avant, parce que ce qui compte, même en France, c'est le profil et la personnalité du jeune ingénieur, plus que son diplôme), mais qui est loin d'être représentatif de l'ensemble des écoles d'ingénieur.

Ceci étant dit, c'est vrai que les X sont en général bien meilleurs pour la compréhension physique et mathématique d'un problème à résoudre. Ils ont des capacités intellectuelles supérieures, c'est un fait, ce sont les meilleurs.
Mais dans un monde où la technicité augmente, où le savoir scientifique augmente et où les savoirs-faire sont de plus en plus complexes, on a besoin de gens ayant reçu une formation scientifique d'excellence, et que ce soit l'ENS ou l'X, oui ils ont reçu cette formation de qualité, formation qu'ils ont mérité en réussissant leurs concours.

zéphir  a répondu le 02/01/2013 à 17:28:

en effet, je peux vous dire qu'on traitait même de démonstations développées en "Spé" dans certaines classes Terminales des années 1980 (je réalise ici que le changement s'est d'ailleurs réalisé sous Mitterand). la sélection des élèves se faisait bien sûr avant ces terminales et l'origine sociale n'était pas un paramètre, croyez moi...

zéphir  a répondu le 03/01/2013 à 1:59:

je ne vous avais pas tout lu, les X font certes de bons généralistes, et puis voilà; ils ne sont pas le summun non plus, certains deviennent de bons matheux, assez peu finalement, trop peu en physique, après l'école... et après l'école il tombent bien souvent sur bien plus solide qu'eux dans le domaine des sciences. cette école produit, pas autant que l'ena, mais bcp de fonctionnaires. toujours est il: un peu de modestie svp.

dort  a écrit le 01/01/2013 à 15:30 :

Merci d exposer cette lucidité de votre part ou le peuple s est laissé endormir tout doucement par les paroles des gourou.......

Mumbly  a écrit le 01/01/2013 à 15:03 :

Vivifiant : pas un mot a retirer.
Mais ça n est pas foutu, le ras le bol est immense, la marmite (de la resilience) va déborder : par contre, la correction de trajectoire ne se fera pas en douceur ... (ceux qui ont semé le vent vont récolter)

Padraig  a écrit le 01/01/2013 à 14:06 :

Tellement vrai .. Merci !

tobefruit  a écrit le 01/01/2013 à 13:44 :

Rien a changé depuis cette année 1792... le pouvoir leur a toujours appartenu et leur appartient toujours...

1792  a répondu le 01/01/2013 à 16:32:

triste déduction, mais pourtant lucide et véridique !

Gruber  a écrit le 01/01/2013 à 13:43 :

Voilà des propos exacts et sensés. Courage et continuez à défendre vos positions. Bonne année 2013








































































polo  a écrit le 01/01/2013 à 13:21 :

Encore un aticle qui ne vaut rien et qui n'apporte rien surtout, vous feriez mieux d'écrire des textes enrichissants et qui apprennent quelque chose, affligeant.

Marco  a répondu le 01/01/2013 à 18:24:

faites vous partie de ces grands corps?

Efficace  a écrit le 01/01/2013 à 13:21 :

à distiller chaque jour dès l'aube pour que les français sortent de leur comas.

Hérité  a écrit le 01/01/2013 à 12:53 :

Malheureusement nous ne sommes pas le seul pays ou on est elite de père en fils : en Gb il y a Eaton aux US Harvard etc pour y entrer il faut être au parfum

Asimon  a écrit le 01/01/2013 à 12:27 :

Bravo pour le "Cette caste privilégie ses relations incestueuses au détriment de la logique économique" : le pire, c'est que nous, le petit peuple, n'arrivions pas à réaliser que l'économie chinoise ou l'économie polonaise sont bien mieux gérées que l'économie française, alors que c'est pourtant flagrant.

Requiem  a répondu le 01/01/2013 à 19:22:

Si l'économie polonaise ou chinoise est mieux gérée, j'en conviens. Je préfère être 'petit peuple' en France que dans ces 2 pays.... Malgré nos élites ....

ARMAGEDDON  a écrit le 01/01/2013 à 12:19 :

ERRATUM
Mr AZOULAY attention à vos subventions pour ces propos iconoclastes

ARGAMEDDON  a écrit le 01/01/2013 à 12:13 :

J'aurai pu penser que cet article remarquable à plus d'un titre soit unanimement reconnu et fasse davantage consensus. Au vue des différents commentaires il n'en est rien. Je pense que peux de commentaires proviennent de cette élite, mais d'aucuns se perçoivent en tant que tel. Cela leur appartient. Pour ma part cet article a le mérite de faire un constat, les gens qui détiennent le pouvoir et les privilèges qui vont avec, ne sont pas prêt de le partager voire de le rendre. Ce pouvoir qui détient média pour relayer le discours, finance pour valider cet adage "qui paie commande", et politique pour normaliser tout et n'importe quoi sans jamais dépoussiérer voire supprimer quoique ce soit. Ce garrotage organisé de tout un peuple pousse le cynisme jusqu'à nous faire payer le garrot. Cet article qui part d?un constat global et qui nous dit en filigrane que l?avenir sera transversal ou ne sera pas. Et si c'était cela la fin du monde ou d'un monde. Bonne année aux grincheux comme aux optimistes la bouteille a toujours le même contenu, cela dépend de comment on la voit comme toujours.

Hedrock  a répondu le 01/01/2013 à 15:23:

Et c est extrêmement inquiétant .
La culture du débordement ou de l éruption fait que ....un jour ça déborde !
Mal franco français ????
Les politiques jouets des carrent au quelle plus personne ne croit.... Du cinéma admis par d aucun....
C est quoi ce grondement lointain provenant des profondeur de la terre ??? Des troll ???

Gilles67  a écrit le 01/01/2013 à 11:59 :

Exactement ce que je pense depuis plus de dix ans - nous avons laissé une nouvelle noblesse se mettre en place et plus rien de créatif ne vient - idem pour le cinéma et la chanson en France - le modÚle est répété et aboutit à la même sécheresse - créer en France n'apporte plus l'élan social que l'on pourrait attendre - triste fin de cycle pour l'un des plus puissants pays du monde

Jacques  a écrit le 01/01/2013 à 11:39 :

Oui bien sur ce discours c'est toujours le même, tout le monde est d'accord, mais jamais rien ne change. C'est comme la noblesse et ses privilèges, il a fallut couper des têtes pour que les choses bougent. Les discours n'y changeront rien. Le système des auto proclamées grandes écoles est une curiosité typiquement française. Elles se prépare dès l'école maternelle ce qui suppose d'avoir déjà un bon?capital social?. Faisons court: Un concours qu'est ce que c'est: C'est résoudre un problème qui a déjà été résolu. Il suffit d'avoir le mode d'emploi. Ensuite une fois rentrée on va jouer des coudes par tous les moyens possibles et imaginables pour être bien classé pour pouvoir se partager les meilleurs fromages de la nation. Avec un tel système social comment voulez vous que la France progresse.

Antoine  a répondu le 02/01/2013 à 9:16:

Attention: privilège n'est pas équivalent a noblesse. Les privilégiers etaient répartis ds toute la société.

Traian  a écrit le 01/01/2013 à 11:15 :

Pronostique pour le match France - tsigans: 2

Brodnik  a écrit le 01/01/2013 à 11:08 :

A tous ceux qui échangent des commentaires sur le site de la Tribune et aux journalistes :
Excellente année 2013 - Soyons lucides - Ayons le courage de dire non à tous les faiseurs d'illusions et sourions dans l'adversité ...

tangyra  a écrit le 01/01/2013 à 11:05 :

Il y a du vrai dans cet article mais il est simpliste et reducteur de stigmatiser les grandes ecoles. Certes elles apportent leur lot de conservatisme, de maintien des privilèges et de corporatisme dans leur fonctionnement, mais ces mêmes maux qui verouillent notre société et empechent les reformes se retrouvent aussi au bas de l'echelle sociale.

stella  a écrit le 01/01/2013 à 10:50 :

Pertinent de chez pertinent !

JB38  a écrit le 01/01/2013 à 10:41 :

"la norme, le règlement, l'ordre, la hiérarchie, le calibrage, le corporatisme et plutôt que de s'adapter à l'environnement et avoir du bon sens, ils le normalisent pour obtenir un réductionnisme de la réalité." Avec le principe de précaution pour socle, tout est fait pour que notre société soit inégalitaire, antidémocratique, sclérosée, paralysée. A supprimer d'urgence: Sciences Po, ENA, HEC.

JB38  a écrit le 01/01/2013 à 10:41 :

"la norme, le règlement, l'ordre, la hiérarchie, le calibrage, le corporatisme et plutôt que de s'adapter à l'environnement et avoir du bon sens, ils le normalisent pour obtenir un réductionnisme de la réalité." Avec le principe de précaution pour socle, tout est fait pour que notre société soit inégalitaire, antidémocratique, sclérosée, paralysée. A supprimer d'urgence: Sciences Po, ENA, HEC.

Ricardo  a répondu le 01/01/2013 à 12:25:

Tout a fait d accord! Vite supprimer ces ecoles de bon a rien!

Bizarre  a répondu le 02/01/2013 à 6:32:

Je vois pas bien ce que science po et l'ena ont à voir avec l'entreprise???

hcr  a écrit le 01/01/2013 à 10:36 :

Merci et encore merci M. Azoulay pour cette analyse voir cette radiographie de nos castes gouvernantes qui nous amènent inéluctablement vers cet atavisme étatique en sclérosant complètement la société. Merci encore pour la justesse de vos propos. Cet article mériterait sa place dans le cadre d'une salle de cours afin de faire réfléchir les élèves sur les conséquences intrinsèques du corporatisme. Encore merci M Azoulay

Tartopom  a écrit le 01/01/2013 à 9:50 :

Bravo Monsieur Azoulay, vous avez reussi une performance exeptionnelle: faire l'unanimité dans un forum, tout le monde est d'accord avec votre analyse.

AD  a écrit le 01/01/2013 à 9:48 :

En France, un type incapable de créer et faire vivre une SARL et qui n'a jamais fait ses preuves peut se retrouver à la tête d'une grande entreprise après avoir pantouflé dans divers cabinets. C'est à hurler de rire.

Troup  a écrit le 01/01/2013 à 9:44 :

Pourquoi mélanger dans un même sac grandes écoles (commerce, administration et ingénieur) ? Malgré la part de plus en plus importante d'ingénieurs de formation s'orientant vers des métiers de finance/conseil/management etc, il reste une petite moitié d'ingénieurs dits "de production" qui cravachent pour faire tourner la/les machines alors que les chaines hiérarchiques s'alourdissent (i.e. personnes maniant le pipeau issues ayant rarement une légitimité (MBA inutile ou toute autre qualification ronflante)) et qui mettent les mains dans le cambouis malgré la baisse vertigineuse des salaires de ces ingénieurs-ci.
Pour ce qui est des écoles de commerce (et d'ingénieurs aussi) il faudrait là aussi différencier les "grandes" des "petites". Il y a selon moi une certaine légitimité pour les gens rentrant à HEC ou l'ESSEC (ceci dit, il faudrait encore discuter du capital culturel/familial de ces personnes qui s'éloigne de plus en plus de la démographie française). Ensuite pour les "petites" ce sont très souvent des fils-a-papa (i.e. descendants de baronnies locales) n'ayant pas réussi soit à rentrer en prépa soit à avoir une bonne école, qui s'achètent ainsi (le mot est justement choisi) une légitimité "école de commerce bac +5" ainsi qu'un portefeuille de fils-de-rentiers oisifs comme eux de premier plan.
Enfin pour les écoles d'administration, l'exception française me semble là une hérésie. Que la quasi-entièreté de la classe politique actuelle n'ait jamais travaillé ni connu le monde du travail que 95% des français me paraît dangereux. On assite ainsi à la création d'une nouvelle profession : homme/femme politique qui loin d'avoir des idées suivent les lobbys divers dont les représentants sont leurs camarades de promotion/bailleurs de fonds principaux. Finalement cette nouvelle caste ne représente plus le "peuple" dans son ensemble mais un petit faisceau d'intérêts particuliers.
Petites questions (dont je n'ai pas les réponses)
- Combien d'avocats dans la profession d'homme/femme politique ?
- Combien d'avocats d'affaires sur ces avocats ?
- Combien de magistrats ? (m'est avis que ce nombre est beaucoup plus restreint... allez savoir pourquoi)
- Combien d'anciens d'une grande école de commerce ?
- Combien d'anciens d'une grande école d'ingénieurs ?
- Combien de médecins ?
Je pense qu'avec ces quelques catégories on a peu ou prou 90% des personnes nous gouvernant...

Jangada35  a répondu le 01/01/2013 à 15:21:

Tout à fait d'accord avec votre analyse !

leyeuve  a écrit le 01/01/2013 à 9:43 :

Excellent !!!

Louis  a écrit le 01/01/2013 à 9:37 :

Très pertinent et bien réel. Étant moi-même en poste dans les milieux diplomatiques français, je ne peux que constater notre retard principalement lie au corporatisme ambiant que chacun sera d'accord de dénoncer à condition que cela ne menace en rien sa future mutation... Le systeme est inégalitaire, biaisé, et ne laisse présager aucune transformation efficace a venir. La France économique est lourdement chargée d'une diplomatie inefficace car cette dernière ignore tout de ce que signifie "prendre des risques". Placée sous l'autorité exclusive de l'ambassadeur, elle est relayée sur le terrain par des fonctionnaires qui sont, pour la plupart de ceux que je rencontre en poste, déconnectés de la réalité et accroches a leurs privilèges. La partie est perdue car nos décideurs sont eux-mêmes gangraines de ces privilèges néfastes a l'esprit d'entreprise. Le pragmatisme n'est pas pour maintenant.

peu de solutions  a écrit le 01/01/2013 à 8:49 :

C'est très vrai, cela fait 46 ans que j'ai le sentiment de vivre dans une société hyper-statique. J'ai tout essayé, voter à gauche, voter à droite, rien ne change à chaque fois, donc je ne vois pas où est la solution. J'ai souffert d'un système scolaire qui n'appréciait pas ma liberté de ton, j'étais trop créatif, trop libre. Depuis mon enfance, aucun changement, nos enfants subissent les mêmes vieux cons que nous ... les grandes écoles sont à réformer complètement, il faudrait créer un nouveau parti : le parti futuriste, qui imaginerait le monde de demain et reprendrait toutes les bases sociétales de la France pour nous libérer des oripeaux chimériques de cette quasi dictature bureaucratique.

Liberté  a répondu le 01/01/2013 à 11:35:

Bienvenue au club.
La seule solution pour l'instant ? Je dis aux jeunes de s'expatrier (et comme hasard, ils me remercient après en général).
Bravo à M. Azoulay pour cette analyse franche et bien vue : une vraie respiration qui fait que l'on se sent moins seule ! En tant que femme, j'ajouterai la lourdeur supplémentaire d'un machisme archaïque...

simple terrien  a écrit le 01/01/2013 à 6:34 :

analyse lucide et sans concession....

alex  a écrit le 01/01/2013 à 6:19 :

100% d'accord avec vous

Dams93  a écrit le 01/01/2013 à 3:50 :

Bon article mais qui ne vas pas au bout des choses! Il faut définir qui est "l'élite de l'élite" et quels lobbys ont le pouvoir en France. L'oligarchie française se compose de deux lobbys trés puissants: le lobby sioniste, par le CRIF et le lobby maçon, par le Grand Orient de France. Cette oligarchie est elle même soumise à l'oligarchie mondialiste, qui est atlanto-sioniste!

nour  a écrit le 01/01/2013 à 2:52 :

merci

Alonso  a écrit le 01/01/2013 à 1:02 :

Mais ambigu

pourquoi?  a écrit le 01/01/2013 à 1:01 :

Pourquoi tant de haine? L'auteur n'a pas réussi aux concours?

Alonso  a écrit le 01/01/2013 à 0:57 :

Bien dit, bien écrit, bien rare.

Jimmy  a écrit le 01/01/2013 à 0:50 :

Les papiers de Mr Azoulay sont toujours d'une pertinence surprenante.

Poincaré  a écrit le 01/01/2013 à 0:32 :

Faire reposer sur la seule "élite" la responsabilité de la rigidité de l'économie française me semble hasardeux et infondé. Les élites ne sont pas au pouvoir (la cour des comptes n'est pas une instance de décision...). Les décideurs sont des communicants publiques professionnels élus (Avocat/Ancien-journaliste... : Sarkozy/Mélenchon...).

Vous mettez l'ensemble de la formation "d'élite" (terme générique assez flou...) dans le même panier. Votre propos a une construction "au fil de la plume" et ne contient aucune illustrations. Au lycée j'ai appris à faire des dissertations: Argument+Exemple. Des exemples ici je n'en vois aucun.

Le sujet de l'élitisme français, considération d'importance, est ici survolé, et je le regrette. Ce système a tout de même produit les meilleurs mathématiciens mondiaux depuis un siècle, malgré ses nombreux défauts.

Je vous encourage à une étude plus fournis, constructive et propice à la cohésion nationale sur ce sujet hautement sensible, sur lequel nous sommes tous d'accord.

Pierre  a répondu le 01/01/2013 à 19:16:

Combien de prix Nobel à produit cette caste depuis 50 ans?

Bubu  a répondu le 01/01/2013 à 20:35:

@ Pierre: Il y a eu 10 français, ayant obtenu la médaille Fields (pas de prix Nobel en maths) depuis sa création en 1936 (avect une interruption 1940/50), dont les 3 derniers en 2002/06/10. Cette distinction a lieu tous les 4 ans. La caste en question est Normale Sup et non Sciences Pipo/ ENA...

UBU  a répondu le 04/01/2013 à 13:12:

@ Poincaré Pierre et Bubu: On confond les "élites" intellectuelles avec le dynamisme pragmatique que devraient fournir ceux qui dirigent. A force de faire bouillir la marmite (à leur profit), ils ont cramé le fond et elle sera bonne pour la poubelle et nous avec.
On s'écarte du sujet,mais si vous voulez y rester voyez plutôt les classements des meilleurs universités et autres lieux de formation supérieure à travers le monde et surprise on est de plus en plus dans les choux. C'est comme dire que les Champs-Elysées est la plus belle avenue du monde. Ce n'est vrai que pour les usagers de la RATP et encore, pas des touristes.
Azoulay a raison,il appuie là où ça fait mal et il faudrait y aller avec un bistouri pour y voir mieux. Si on attend encore un peu ,le scalpel sera de mise...

Jennifer  a écrit le 31/12/2012 à 23:10 :

enfin une reflexion qui dit tout haut ce que beaucoup pensent dans le milieu

Pol750  a écrit le 31/12/2012 à 21:44 :

La France est profondément malade.

Realistman  a écrit le 31/12/2012 à 20:12 :

Mon commentaire comportait il des insultes pour qu'il ne soit pas publié? Merci d'avance au modérateur de permettre aux honnêtes citoyens et abonnés à la tribune de s'exprimer !!!

Brodnik  a écrit le 31/12/2012 à 19:57 :

Votre analyse est juste ; certes , les difficultés économiques sont réelles, mais elles ne sont pas insurmontables ; mille exemples démontrent que ce sont les "élites" , entre autres, dans les administrations, les banques, les entreprises protégées ,qui "cassent " les initiatives , les élans , l'entrepreneur , le renouveau de la France...

yan13  a écrit le 31/12/2012 à 19:43 :

100% d'accord ! Pour ce qui concerne ma spécialité, le secteur de l'énergie, je prédit que nous allons au désastre et c'est notre Mafia du Corps des Mines qui va nous y mener: non seulement on va avoir un accident nucléaire majeure mais en plus nous n'aurons aucun alternative et nous ne tirerons que très peu de bénéfices de la Transition Energétique vers 100% renouvelables en 2050, comparé au projet de nos voisins Allemand http://www.umweltbundesamt.de/uba-info-presse-e/2010/pe10-039_energy_goal_for_2050_100_percent_renewable_electricity_supply.htm

Réalisteman  a écrit le 31/12/2012 à 19:24 :

Bravo Monsieur !!! Vous avez Parfaitement bien résumé la chose. Un conseil aux jeunes qui ne sont pas issus de bonne caste, fuyez!! Fuyez ce pays! Les élites ont tout verrouillé et cela ne changera jamais!! Ce problÚme est aujourd'hui profondément inscrit dans la culture française malheureusement et la plupart des gens trouvent ça normal! Parole d'un jeune de banlieue qui travaille dans la finance Mais qui ne va pas tarder à partir!! Force et honneur à toutes les personnes qui auront tenté de faire bouger les lignes malheureusement c'est foutu!

Ahbon  a écrit le 31/12/2012 à 19:23 :

Enfin une des vraies causes de la crise Française apparait dans un article de La Tribune. Oui notre élite façon XVIII ieme siecle est complètement dépassée même si la mondialisation lui a permit de s'epanouir en lui laissant trouver mathématiquement les produits et la main d'oeuvre les moins chers sur terre. Mais ceux qui reussissent maintenant sont ceux qui innovent, anticipent, prennent des risques, investissent sur la qualité des produits et donc de la main d'oeuvre. Des notions que notre élite "mathématique" ne maitrise pas du tout.

Yves  a écrit le 31/12/2012 à 19:09 :

L'auteur mélange malheureusement les différentes grandes écoles ! Il faudrait aussi une mention spéciale à la prépondérance typiquement française, de l'Administration, avec l'ENA en tête...

Philippe  a répondu le 01/01/2013 à 10:14:

Tout à fait d'accord. Pour discuter régulièrement avec des étudiants d'écoles de management, je crois pouvoir dire qu'ils ne font pas partie des futures élites sûres d'elles même et dominatrices dont parle cet article.

Lugdunum  a répondu le 01/01/2013 à 11:47:

@Philippe. HEC, ESSEC ou encore ESCP ne font pas parties des futures élites sures d'elles mêmes et pas dominatrices???? vous divaguez mon ami!!!

pol  a répondu le 01/01/2013 à 13:26:

hec escp em lyon edhec essec ce sont des élites il suffit de voir les salaires à la sortie...

Philippe  a répondu le 01/01/2013 à 19:01:

Il est amusant de voir à quel point les commentaires sont incapables de se projeter au delà des frontières hexagonales. Croyez vous vraiment que le système de reproduction des élites soit une exclusivité française? Je suis prêt à parier qu'on va m'opposer le "modèle allemand, très tendance en ce moment... Je suis tout à fait d'accord avec Poincaré pour estimer que cet article est très excessif et fort peu documenté, donc caricatural comme bon nombre de commentaires d'ailleurs. Mais sans doute est-ce la loi du genre.

Modèle??  a répondu le 02/01/2013 à 6:30:

J'en connais qui ont fait l'essec et qui n'ont jamais trouvé de travail, comme des étudiants en ingénierie d'ailleurs. Il semblerait selon cet article que notre démocratie fonctionne bien mal. On peut aussi témoigner que lorsqu'on passe un concours catégorie A certains se sont vus rejettés faute de "relation". Les thèses sont aussi réservés... le système est népotique et méphitique. Il faudrait avoir des relations pour avoir un emplois, mais alors à quoi servent les annonces? Si le système est rejetté par l'électeur, pourquoi ne pas fédérer des mouvements locaux? N'est-on pas schyzophrène avec des politiques qui ne parlent pas un mot d'anglais, les partisans de l'économie Air France, artisans de la déroute et du déficit...

RKA - Bien vu!!  a écrit le 31/12/2012 à 19:07 :

Bien vu! Je rajouterais que dans ce pays ou presque le trois quart du PIB (richesse) est générer par l'état, il y a de quoi s'inquiéter !

Juste un rectificatif  a répondu le 01/01/2013 à 10:33:

Vous voulez sûrement dire que les 3/4 du PIB sont consommes par la sphere publique en chargesde fonctionnement(tres peu en investissements). C'est là tout notre probleme!La sphere publique, l'Etat et tous les organismes et collectivites qui s'y rattachent n'ont jamais rien produits si ce n'est des charges que l'economie relle doit couvrir. Tant que les français n'auront pas compris cela et si j'en juge par les commentaires sur cette intervention d'Azoulay, nombreux sont encore dans le rêve de" la depense publique qui alimente la croissance". Ce que dit Azoulay est tres vrai. Une très bonne analyse d'un de nos problemes structurels fondamentaux.. Et c'est quelqu'un qui n'a pas de rancoeur contre les grandes ecoles qui s'exprime.. Mais 40 ans de pratique tant ne France quà l'etranger donnent quand meme un bon eclairage de ce malaise français et de ce pays qui part en vrille.

Digi  a écrit le 31/12/2012 à 18:58 :

Merci pour ce résumé simple, clair, précis
80 % des problÚmes structuraux de la France viennent de l'archaïsme de son systÚme post bac

PaulH  a écrit le 31/12/2012 à 18:56 :

OK à 100%
Puisqu'il n'y a plus de guerre pour permettre d'écrêter naturellement cette fausse élite, comme au siècle dernier...
Il n'existe malheureusement qu'une seule solution pour s'en sortir : La Révolution !
Ah! ça ira, ça ira, ça ira...
Ou alors, on pourrait envoyer nos élites en exil: cadeau de "cerveaux" ou serfs-veaux?) aux pays hébergeant !
Nos voisins européens ou américains s'en sont bien remis après l'afflux de cerveaux de 1789, non?
Et on ne leur demandera pas de "merci" pour ce cadeau mirifique. Mieux que les rois-mages: des rois du "fromage", des "camemberts qui puent"...
Bonne Année 2013 !

Miam  a répondu le 02/01/2013 à 6:21:

Vous parlez des rois du fromage, c'est un pays qui pue des pieds... le coq chante bien sur son fumier! Mais il n'existe pas de restaurant aux mille fromages. On pourrait imager des frittes à l'emmental grillé!

candide  a écrit le 31/12/2012 à 18:54 :

Tout est dit, merci Monsieur. (Vous avez pu écrire ça dans la Tribune ????).
Juste une précision, quand vous parlez de grandes écoles, il faut surtout parler de l'ENA, HEC et toutes ces écoles commerciales ou économiques qui ne servent qu'à fournir des diplômes à des gens qui n'ont aucune compétence hormis de faire du vent (on voit les conséquences de ces 30 dernières années). Pour les écoles d'ingénieurs, on s'est acharné depuis des années (comme d'ailleurs pour l'éducation nationale) à diminuer l'influence et le niveau technique (juste pour en faire de petit manager utile), nous en avons les conséquences aujourd'hui : une industrie en déclin, plus d'innovations. Dans tous les domaines, des gens compétents mis au placards pour laisser parader des incompétents. Les jeunes l'ont bien compris puisque les métiers préférés sont : communication, commercial , finance , management ...
Vous faites également ressortir, qu'une bande mafieuse qui descend des 200 familles, verrouille l'ensemble de l'économie Française, c'est pourquoi, beaucoup de personnes préfèrent partir à l'étranger : quand on commence à marcher sur les plantes bandes de certains ça commence à roussir ! d'où la non évolution de la société Française :
Le plus risible de tout cela, c'est que tous les jours on dit aux français qu'ils ne veulent pas s'adapter alors qu'en fait, c'est ceux qui prononcent ces phases qui sont incapables de s'adapter.

red78  a écrit le 31/12/2012 à 18:53 :

Décidément, en ce moment, la société se réveille. C'est pour quand la révolution et les sans culottes qu'on brulent tout ce système. Hier, un producteur jetait un pavé dans la marre dans le monde du cinéma. Aujourd'hui,c'est tout le système politique et économique qui est en cause.
C'est clair quand tout le système favorise la rente que ce soit le régime fiscal au niveau de l'immobilier ou le malthusianisme pratiqué à grande échelle sur ce même marché.

En France, tout est fait pour que personne ne prenne de risque. Quand j'entends, le vice président des professeurs d'économie veut éviter qu'on donne aux élèves l'envie de devenir entrepreneur. Tout est dit.

Vs  a écrit le 31/12/2012 à 18:48 :

Un résumé parfait de notre pays et de sa non-volonté d'évoluer avec le monde tel qu'il est aujourd'hui ! Je suis également très défaitiste quant à notre pays du fait de ses corporatismes et privilégiés de tous bords.

damien  a écrit le 31/12/2012 à 18:42 :

entierrement d'accord, j'ai passe un an dans une grande ecole je sais ce que c'est, j'en suis parti pour ne pas de venir comme eux

bravo  a écrit le 31/12/2012 à 18:27 :

Cet article dit la vérité de la France que de l ambition personnelle d une nouvelle caste de seigneurs aucune ambition collective pour démain

poppy  a répondu le 01/01/2013 à 15:34:

Le problème n'est pas propre à la France;la caste des bureaucrates de Bruxelle , nommée et non pas élue ne vaut pas mieux que notre néo -noblesse française, elle en est la soeur de lait,nourrie à la même mamelle ultralibérale, dont on nous matraque.C' est le retour de la Sainte Alliance de 1815,complot de la nouvelle aristocratie financière et politique,qui ne vide plus ses querelles à coups de barrières douanières, mais d'austérité , et hier comme de nos jours des cadavres des manants se régalent les noirs corbeaux dans nos mornes plaines.

gertrude  a écrit le 31/12/2012 à 18:12 :

C'est vrai qu'il y a peu de personnalités novatrices qui parviennent au niveau de direction ; on peu tout de même saluer la dextérité et l'intelligence d' hommes comme Louis Gallois; il y en a d'autres...mais en général, ils font peur aux ploutocrates

arno2244  a écrit le 31/12/2012 à 17:38 :

Belle analyse mais malheureusement inutile car si votre prose devait dépasser le stade de l'indifférence vous vous verriez opposer les plus brillants "débateurs" qui chercheraient à décrédibiliser d'abord votre message puis vous. On nous expliquerait que vous êtes un jaloux et frustré qui n'a pas réussi à intégrer ce merveilleux "système" et que c'est pour cela que vous "balancez" votre fiel.
Occupant une fonction qui me confronte à l'international dans le privé je le constate chaque jour. Ce n'est pas que notre élite ne soit pas brillante, loin de là, c'est simplement qu'elle vit en vase clos et qu'elle poursuit ses propres objectifs qui n'ont pas grand chose à voir avec l'intérêt de notre nation ou de ses habitants.

Bravo  a répondu le 01/01/2013 à 6:44:

Votre commentaire est la cerise sur le gâteau de ce brillant article.

Excellent  a répondu le 01/01/2013 à 11:55:

@arno2244
votre commentaire est tellement brillant qu'il est aurait pu servir de conclusion a l'article. Chapeau l'artiste!

amar  a répondu le 01/01/2013 à 13:29:

bravo très pertinent!

othello  a répondu le 01/01/2013 à 19:38:

Cet article est certes très bien écrit et les rigidités du corps social décrites sont évidentes ainsi que les faiblesses de l'économie française,mais c'est tout.Il dresse un réquisitoire contre les élites françaises jusqu'à les accuser de la défaite de 1940 qui n'était que logique puisqu'elle opposait la France de 40 millions d'habitants à l'Allemagne qui en avait le double.Par ailleurs il jette à la trappe toutes les élites issues des grandes écoles sous prétexte qu'elles seraient issues de la bourgeoisie mélangeant les écoles de commerce payantes qui sont effectivement trustées par les fils à papa ,l'ENA qui est depuis longtemps désertée par les fils de grand bourgeois et qui ne recrute plus depuis longtemps que des fils de profs de collège ou de petits fonctionnaires et et les écoles d'ingénieurs qui contrairement à ce qu'il croit ,ne sont pas ouvertes qu'aux enfants de la bourgeoisie (il n'y a qu'à consulter les listes de reçus pour constater que la mixité sociale y existe depuis belle lurette) .Il serait temps de remiser les ouvrages de BOURDIEU aux oubliettes.Notre système éducatif est ce qu'il est mais la FRANCE a décroché suffisamment de prix NOBELS de physique et de médecine et la compétence de ses ingénieurs est reconnue pour n'avoir pas à rougir.Donc tout n'est pas à jeter comme le proclame ce péremptoire réquisitoire dont l'auteur n'a visiblement qu'une connaissance universitaire de l'économie française .Par ailleurs ce sentencieux article ne nous indique aucune piste sérieuse pour remédier à la crise actuelle .
Les solutions sont pourtant simples mais difficiles et longues à mettre en oeuvre ,réforme de l'état obèse ,réforme de l'éducation nationale privilégiant l'enseignement scientifique qui n'est malheureusement accessible qu'à une minorité des étudiants.

TEO  a répondu le 01/01/2013 à 20:27:

TrÚs pertinent tout ça.
Mais, jusqu'à preuve du contraire, la France est une Démocratie ; donc les électeurs, donc les Français, sont responsables de la société qu'ils ont.

à TEO  a répondu le 01/01/2013 à 21:54:

Jusqu'à preuve du contraire la France n'est pas une démocratie : tout l'art est de faire croire que l'on a le choix pour les élections alors qu'on ne la pas ! Les députés ne sont pas là pour représenter le peuple mais leur partie. Le dernier exemple en date de votre démocratie : pisser sur le choix des français concernant la constitution européenne.

Nicolas  a répondu le 01/01/2013 à 23:53:

L'élite ? Mais qui vote pour se goinfrer depuis 40 ans, sinon le Peuple ?

Tchayapluk  a répondu le 02/01/2013 à 9:36:

Veuillez accepter que j'ajoutes quelque chose.... LE POLITIQUEMENT CORRECT.
Créé par cette fameuse élite pour culpabiliser ceux qui pensent différemment... Et pour "gaver le mou" à ceux qui se laissent bercer par les "bien penseurs". Il faudra reéduquer le peuple... mais ce la a un relent de stalinisme... J'ai professé dans une école de chambre de commerce, et je peux vous dire que ce qui intéressait les dirigents n'était pas l'avenir des "apprenants" mais bien le % de diplomés... on se chargeait donc d'approcher le 100%, voire d'y arriver!!!!... Et pour faire "érudit" on me chargeait d'apprendre à des dirigeants commerciaux les bases du calcul d'un devis... Ca faisait bien mais ils les connaissaient depuis longtemps et bien mieux que mes dirigeants...
Pour faire une petite aparté sur l'énergie... Allez donc vous renseigner sur ce que coute en pollution actuelle et future l'installation d'UNE EOLIENNE... Bon courrage à mes petits-enfents... J'espère bonne année à vous.

anr  a répondu le 02/01/2013 à 16:07:

@arno2244 vu votre commentaire, je doute que vous soyez vraiment une élite

Hum hum  a répondu le 03/01/2013 à 7:23:

Vu le votre, on se doute par contre que vous, vous êtes sûr d'en être. Mais qui a prétendu quoi que ce soit à ce sujet ? Il y a un message "apolémique" dans cet article, ce serait bien de se faire violence pour le trouver avant de chercher à ramener tout le monde sur le sempiternel plan "qui est l'élite" dans lequel évoluent "ceux qui ne font rien à part se situer".