La Tribune

Politique des banlieues : Au feu !

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Hervé Azoulay, Président d'Invest Banlieues  |   -  1462  mots
On ne reparle des banlieues que lorsqu'elles sont agitées par des émeutes ! Oubliées de la campagne Présidentielle, les politiques de droite comme de gauche s'en désintéressent pour des raisons électorales différentes. Aujourd'hui le calme règne, mais pour combien de temps encore avant l'explosion ?

Nos banlieues défavorisées subissent deux véritables fléaux : le chômage et l?exclusion. C?est à ces phénomènes qu?il faut s?attaquer quasi exclusivement, même si la politique de la ville a été présentée par les différents gouvernements comme la solution de la lutte contre l?exclusion.

Depuis une vingtaine d'années, plus de 40 milliards d'euros ont été consacrés aux banlieues défavorisées, mais la situation de leurs habitants demeure préoccupante, et sans cette intervention, elle se serait probablement encore plus dégradée. Une étude des émeutes urbaines américaines, dont le champ d'analyse couvre trois décennies, montre que le chômage, et non la pauvreté, est l'un des facteurs majeurs qui expliquent les soulèvements urbains. Ce n'est pas parce qu'on est pauvre qu'on se révolte, mais parce qu'on n'a pas de travail, qu?on n?a plus d?espoir et qu'on se sent étranger au monde où l'on veut vivre.

Si le chômage français est à la limite de ce qui est acceptable pour la population en général, il devient catastrophique pour les jeunes des cités où il atteint un taux de 45%. Une société adulte n?a pas le droit de vivre la conscience tranquille dans un monde qui s?effondre, ni de condamner les enfants qu?elle « fabrique » lorsqu?elle ne leur a pas donné les moyens de grandir. Pourtant, de ces creusets déshérités de nombreux talents surgissent : sportifs, artistes, acteurs, créatifs de la mode et de l?industrie !

L?emploi reste donc le meilleur facteur d?intégration, le meilleur moyen de sortir d?une société d?assistanat généralisée. Oui, en banlieue aussi, on rêve d?avenir brillant, de calme, de tranquillité, d?espoir et de paix. Nos gouvernants successifs ont déserté nos banlieues en laissant un terrain inoccupé, un terrain en friche où plus rien ne pousse. Les seuls à y trouver leur compte sont les extrêmes, parce qu?ils récupèrent la peur qu?inspire le vide. Il est alors assez facile de comprendre comment le communautarisme le plus intégriste, les trafics en tous genres, se développent aussi rapidement dans des zones abandonnées. Si nous n?y prêtons pas attention, notre société risque d?être coupée en deux : ceux qui ont tout parce qu?ils auront su utiliser le système et ceux qui n?ont rien. Le monde qui n?a rien développe sa haine et lorsque le seuil de tolérance est franchi et que la société ne peut plus financer, ceux qui travaillent et qui sont fatigués se retrouvent en face de ceux qui n'ont rien et de plus ont la haine. L?explosion est proche !

Depuis des décennies, c?est l?Etat qui finance les mesures destinées à soulager les quartiers en difficulté. La France développe à grands frais une logique d?assistance nourrie de subventions, contrairement à l?État américain qui préfère inciter les acteurs privés à investir leurs propres fonds dans les cités à faibles revenus et aux garanties souvent incertaines. L?un des marchés les plus sinistrés en terme financier s?est transformé en trente ans en un vivier de profits et de croissance.

En effet les Etats-Unis ont légiféré depuis 1977 avec les Community Reinvestment Act qui imposent à toutes les banques du pays un contrôle régulier afin d?évaluer les actions menées auprès des populations à faibles revenus. En rendant publiques les données, le législateur offre un moyen de pression très efficace pour réclamer des comptes aux établissements financiers. C?est une arme redoutable ! Les établissements bancaires préfèrent souvent financer en partenariat avec des réseaux de proximité, appelés les Community Development, qui se chargent d?octroyer les prêts aux populations concernées. La grande force de ces réseaux tient à son personnel, essentiellement originaire de ces quartiers. Cette proximité aide à mieux gérer le risque en créant une relation forte avec le client, ce qui l?incite à bien rembourser son prêt. Les établissements financiers français seraient bien inspirés de le comprendre ! Certaines banques françaises, pour des raisons uniquement d?image, ont entrepris avec leurs fondations une démarche très timide, sans coordination, avec de faibles moyens pour simplement illustrer leur bilan social !

La solution : mettre en place un vrai plan de développement solidaire

La crise des banlieues est une crise économique, sociale, culturelle et politique. S?attaquer à ses racines et la résoudre impliquent un changement de cultures et de mentalités à tous les niveaux. Que ce soit dans le domaine de l?éducation, de la politique familiale, des contrôles de réseaux délinquants, d?une nouvelle politique d?urbanisme, des mesures doivent être mises en ?uvre rapidement, nul n?en doute. Mais, quelle que soit l?utilité de tels objectifs, ces demandes ne reposeront que sur des bases instables si un véritable tissu économique ne parvient pas à être mis en place par les acteurs les plus dynamiques de ces quartiers. Certes, la solidarité associative de proximité mène des actions, souvent non coordonnées, tous azimuts, ponctuelles, avec des solutions peu duplicables et avec des moyens très limités. Élaborer un plan spécifiquement consacré à la grande précarité et à l?exclusion de nos banlieues, permettra d?engager efficacement et durablement tous les partenaires dans la création d?entreprises viables et à la constitution d?un environnement économique favorable.
Pour cela il faudra mettre en place une structure en réseaux de création et d?accompagnement de nouvelles entreprises, maillée aux tissus locaux : entreprises, associations et collectivités territoriales. Dans la pratique, ces acteurs regardent uniquement de leur parcelle, très souvent s?ignorent, se parlent très peu et surtout ne prennent pas en compte les interactions qui les unissent. C?est notre esprit cartésien ! Ce maillage permettra de fédérer leurs actions, d?affiner leurs interfaces de communication, d?améliorer l?interactivité de chacun, de catalyser leur énergie, de concilier la diversité des projets, de partager et capitaliser les compétences de chacun et leurs moyens financiers.
Mais la création d?entreprise ne suffit pas, il faut ensuite légiférer pour imposer aux banques la mise à disposition d?instruments financiers dont la vocation est de permettre l?éclosion de nombreux projets qui structureront la vie économique et sociale des banlieues. Ces fonds auront pour vocation d?être un outil au service des habitants des banlieues décidés à travailler, qui aspirent à créer une entreprise ou à développer un projet viable.

Le plan de développement des banlieues sera élaboré au plus haut niveau de l?organisation, il devra être global et tenir compte du niveau d?observation du système : régional, local, sectoriel. Il devra répondre également à diverses questions. Quelles cibles devons nous toucher ? Quelle est notre stratégie de développement et quels sont nos plans opérationnels ? De quels talents devrons-nous nous entourer pour exécuter le plan de développement ? Quels sont les facteurs de risques et les scénarios alternatifs ? Quels sont nos besoins financiers et les ressources possibles pour les couvrir ? La proposition de valeur de ce plan sera visible pour tous, chiffrée, significative et mesurable afin qu'elle puisse rendre compte de l?efficacité des actions. Elle devra s?exprimer de façon simple, convaincante, décomposable en une offre complète avec une cible à toucher : les villes les plus démunies. La mise en ?uvre opérationnelle de l?action pourra se réaliser par la constitution d?un réseau, capable d'établir des partenariats, de recruter des ressources, de coordonner les actions et de suivre chaque grande cible définie en s?en donnant les moyens. Si la cible à toucher est un éléphant, on ne partira pas à la chasse avec une carabine à plomb !

Mettre en place ce type de plan nécessite la prise en compte de la globalité du système banlieues et de ses interactions. Dans le cas de solutions parcellaires, timides et non coordonnées, l?argent aura été gaspillé comme d?habitude et les banlieues n?auront pas progressé d?un pouce. C?est d?ailleurs ce que l?on a fait depuis quarante ans avec l?Etat Providence et l?échec que l?on sait !

Hervé Azoulay, Président d'Invest Banlieues, est le co- fondateur de l'Observatoire Economique des Banlieues,et le co-auteur de « l'intelligenge des banlieues-les réseaux pour sortir de la crise » prix CCIP du livre de l'entreprenariat.

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Commentaires

ny  a écrit le 13/02/2013 à 19:07 :

reduire le probleme des quartiers uniquement à un problème d' emploi est très reducteurs. l'emploi touche également le milieu rural et les problèmatiques sont pourtant differentes. contrairement à ce que certain crétins pensent les banlieusards ne sont pas responsable de ce qu'ils vivent! ils sont comme ts le monde ils aspirant au bonheur et à la reussite mais nous sommes dans un système inégalitaire et discriminatoire. pourquoi les enfants d'enseignants et de cadre réussissent mieux? pourquoi les enfants d'ouvriers deviennent eux-memes ouvriers? vous pensez que c'est génétique ou héréditaires? soyons serieux... ceux qui ont les privilèges s'y accroche et ne veulent rien^partager! et pour que les enfants de certains réussissent ils faut bien que ceux des autres échouent. sinon qui va ramasser leur poubelle ou reparer leur toilettes. il n'y pas de probleme des banlieues il y un problème d'égalité dans la socièté toute entière. les banlieues ne sont que le bouc émissaire dont le français blanc moyen à besoin pour se rassurer

LEREALISTE  a écrit le 18/01/2013 à 15:31 :

nos banlieues sont les viviers de la France de demain, que de richesse inexploitée!
Il faut arrêter avec les clichés, une véritable politique des banlieues, gérée par le privé et piloté par les régions!

donas  a écrit le 18/01/2013 à 12:41 :

En bref, les "jeunes" de banlieues manquent de qualification pour l'emploi qu'ils espèrent et sont trop fiers pour accepter celui que leur est proposé

Momo  a répondu le 18/01/2013 à 13:06:

De nombreux jeunes des banlieues sont Bac+2 et ne trouve pas de travail car ils n'ont pas les bon réseaux

Papi  a répondu le 18/01/2013 à 13:48:

Trouver leur du travail et vous verrez qu'il ne sont pas si exigeants que vous le dite

Roger  a écrit le 18/01/2013 à 11:06 :

Soyons sérieux ne mettons pas tout sur l'immigration . Le fautif c l État

Paul  a écrit le 18/01/2013 à 1:39 :

Merci l'immigration

aziz  a écrit le 17/01/2013 à 17:11 :

a quand le feu!

ENDOFTIME  a écrit le 17/01/2013 à 13:15 :

Les banlieues sont responsables de leur propre pauvreté: quand on n'a pas les moyens de subvenir à ses propres besoins, on ne fait pas 10 gosses pour vivre des alloc.!

Je pense également que de nos jours en France si des gens sortent du système scolaire sans diplôme c'est uniquement parce qu'ils le veulent bien.

Les gens des banlieues doivent prendre conscience que dans la vie il faut se bouger pour y arriver (école, travail) et c'est comme ça pour tout le monde peu importe la couleur de la peau, la religion, l'orientation sexuelle

bbone  a répondu le 17/01/2013 à 13:41:

Les 10 gosses par famille c'est du flan! En banlieue si le nombre de naissance est plus important que dans d'autres régions françaises, c'est uniquement parce que ce sont des quartiers avec des populations jeunes. Les polygames "sub sahariens" c'était plutôt il y 15 ou 20 ans, et cela n'avait pas grand chose à voir avec les allocs. Les populations qui y vivent veulent aujourd'hui simplement l?égalité, oui celle de " Liberté, égalité, fraternité". En seine St denis, 0,8% des enfants de moins de 3 ans sont scolarisés alors même que cela a une incidence importante sur le parcours scolaire, et alors même que dans d'autres départements c est du 31%. Nous voulons l'égalité prévue par la constitution...

Enar  a répondu le 17/01/2013 à 17:55:

Tu vis dans la banlieue de Paris ou tu répètes ce que tu entends a la télé ?
j'ai bossé dans le corps médical en service d'obstétrique à Bondy (93) et les femmes qui en sont à leur 4ème ou 5ème accouchement à moins de 30 ans sont tres fréquentes (et le premier accouchement a <18 ans idem). Celles qui en sont à leur 7 ou 8ème (à plus de 30 ans cette fois, je vous rassure) ne sont pas des exceptions.

donas  a écrit le 17/01/2013 à 12:46 :

Le travail manque cruellement, Mais pour les jeunes des banlieues plus particulièrement s'y ajoute le manque de qualification et le refus quasi systématique de l'autorité de se plier aux règles, comportement rédhibitoire dans le monde du l'entreprise.
La fable du racisme de la par des employeurs qui voudrait qu'ils rejettent les "jeunes" à priori ne tient pas debout. Un employeur doit faire tourner son entreprise et s'il a le choix il choisit ceux qui seront le plus utiles dans leur emploi. Et partant élimine ceux qui ne le seraient pas.

Gavroche93  a écrit le 17/01/2013 à 11:00 :

Si aujourd'hui, dans certaines banlieues ( cités sensibles) on est malheureux , c'est la faute aux politiques successives?pour faire comme V.Hugo qui faisait déjà dire à Gavroche, le gamin parisien, personnage central de son roman "les misérables " :
" On est laid à Nanterre,
C'est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C'est la faute à Rousseau...."
........

RENO  a écrit le 17/01/2013 à 8:26 :

Il faut créer un tissus économique dans nos banlieues c trÚs urgent avant l'incendie

Lefrontiste  a répondu le 17/01/2013 à 9:31:

Pourquoi dépenser l'argent des français pour le émigrés

bbone  a répondu le 17/01/2013 à 13:01:

1? dépensé dans le social c'est 10 ? d'économies dans la sécurité, la surveillance, la police municipale, nationale...

Banlieus  a écrit le 16/01/2013 à 20:09 :

Non mais les banlieus ignorent les riches et la classe moyenne. Tout le budget passe dans le social. J'ai une situation confortable et je trouve que Aulnay Sous Bois n'offre pas beaucoup de solutions pour favoriser le développement, par exemple pas de connexion Fibre à Aulnay, donc j'ai eté obligé d'implanter ma societé de VOD discount dans un autre département. C'est dommage car j'aurais pu créer une vingtaines de postes et le secteur se porte plutôt bien. Lorsque je suis allé me renseigner on m'a dit que les priorités étaient ailleurs en termes d'investissements municipaux. Bref les banlieues parfois s'auto bloquent et ne se créent pas d'opportunités, ils attendent que ça leur tombe tout cuit.

moimeme  a écrit le 16/01/2013 à 18:48 :

Le problème est très grave et ne se réglera pas d'un coup de baguette magique ni a coup de subvention.La surpopulation de ces grands ensembles n'y est pas pour rien.Le travail en FRANCE avec les fermetures d'usines(PEUGEOT A AULNAY)va aggraver le problème.Quand on veut s'en sortir il faut s'accrocher et avoir des diplômes de haut niveau.Dans 10 ans si rien ne change il ne restera plus que du travail dans le secteur tertiaire et dans la grande distribution les banlieues seront des "no mans land".

NONO  a répondu le 16/01/2013 à 19:16:

C'est pourquoi il faut créer des emplois en banlieues en développant un tissus économique

aubistro13  a écrit le 16/01/2013 à 13:59 :

Ce qui est important, c'est d'avoir un emploi ou un emploi dans lequel on s'épanouit tous les jours en travaillant.

steev  a répondu le 16/01/2013 à 16:21:

oui hélàs beaucoup de gens et surtout tous les gouvernements ne l'on pas compris!

ETRANGER  a écrit le 16/01/2013 à 10:01 :

Regarder ce que les USA ont fait:
il y a 30 ans on ne pouvait pas entrer dans les banlieues de New York par exemple le BRONX
il ont légiférer en imposant aux banques privées d'investir dans les zone défavorisées pour créer des petites entreprises et des commerces; regarder aujourd'hui le BRONX vous pouvez vous promener, un indicateur c'est le prix de l'immobilier qui à flambé !!!

raslebol  a répondu le 17/01/2013 à 17:16:

n'oubliez ps le zero tolérance pour favoriser la sécurité. Sans sécurité inutile d'injecter des millions dans un quartier!

Etudiant  a répondu le 24/01/2013 à 21:28:

Quand je vois des commentaires pareil (raslebol) ca m'effraye! La politique ultra sécuritaire freine l'investissement plus qu'il ne le développe! Concernant les états-Unis, avant de comparer 2 pays comparer les différences culturelles... Le model américain est basé sur le communautarisme, ce qui est une approche radicalement différente de la notre et qui présente aussi ses défauts! Je vous laisse vous renseigner sur les politiques de la ville aux Etats Unis et en France. Je pense que cela vous sera très profitable pour lire cet article et en retirer toutes ses vérités!

Korsor  a écrit le 16/01/2013 à 9:04 :

Quand nous dia-t-on ENFIN la vérité sur les banlieues au lieu de nous pondre des articles à la pravda ?

nucua  a répondu le 16/01/2013 à 17:56:

la vérité vous en avez une bonne partie dans l'article que je trouve bon car pas excessif par les termes.

AFRICA93  a écrit le 15/01/2013 à 22:24 :

nous sommes trois africaines, nous avons été soutenues par des associations pour nous aider dans la démarche du business plan, trouver le financement local et nous avons créer une crèche dans le 93. Nous avons embauchées 6 personnes du département

Ex-Moscovite  a écrit le 15/01/2013 à 21:56 :

Certes, l'emploi est très important pour résoudre les problèmes des banlieues , mais c'est la carotte. Par contre ce monsieur ne dit rien à propos de bâton qui est bien nécessaire. Les zones de non-droit n'attirent pas les entreprises, plutôt les font fuir.

c'est pourtant simple  a écrit le 15/01/2013 à 19:28 :

des jeunes doplomés ne trouvent pas de travail, les usines continuent de fermer ,comment voulez vous trouver des emplois à des jeunes qui n'ont aucun métier dans les mains ????
Le probléme vient de l'emmigration . La France n'a plus d'emplois à proposer , c'est tout simple .On acceuille des gens à qui on à rien à offrir: ni emploi, ni logement !

Marco  a répondu le 16/01/2013 à 14:10:

non revoyez votre histoire, depuis plusieurs siècle avant notre ère la france est restée un ensemble celto gaulois homogène du point de vue ethnique et culturel (pas de grands flux de population) Il n'y a qu'avec les premiers immigrants à la fin du 19 ème que cet équilibre a commencé à changer. Donc votre affirmation ne tient pas ne vous en déplaise.

ida  a répondu le 16/01/2013 à 17:59:

vous aussi revoyez votre histoire, l'Europe centrale, les vikings, les italiens et j'en passe.

jack  a répondu le 17/01/2013 à 17:06:

Oui, passez-en, car ça s'est arrêté là pendant une bonne dizaines de siècles. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, faudrait-il pour autant continuer d'accueillir des centaines de milliers de personnes par an alors que la pauvreté et le chômage atteignent des records sous prétexte que nous serions tous d'origine immigrée?

DRRW  a écrit le 15/01/2013 à 19:22 :

Tres bon article et analyse tres juste. Une seule critique. L'idee de demander a l'etat de legiferer pour que les banques interviennent dans en bamlieue. Il s'agit du piege que l'article denonce, l'Etat omnipresent et donc inefficace. Dans les banlieues l'Etat doit s'en tenir a un role purement regalien et donner la liberte a ces territoires. ils trouveront pour les acteurs prives des sources de financement par eux memes. Elles seront differentes de celles que nous connaissons et alors! Cette diversite est la cle du pb et pourrait etre une aubaine pour le reste de la societe qui beneficiera de ce renouveau. d'ailleurs rien ne dit que les banques ne suivront pas allecher pas de bons rapports. C'est de liberte qu'ont besoin les banlieues. Cela ne signifie pas un desengagement des pouvoirs publics au contraire. Ils doivent etre presents mais efficace, ce qu'ils ne peuvent faire aujourd'hui.

HHNN  a répondu le 15/01/2013 à 21:53:

vous avez entièrement raison il faudrait laisser le secteur privé s'impliquer, si il n'y a pas de législation les banques ne feront rien. Au USA l'état a été obligé de légiférer pour que les banques s'impliquent avec la pression de mettre en évidence leurs actions

Arthémis  a écrit le 15/01/2013 à 17:49 :

2013 peut-être pas mais 2014 plus sûrement : le feu aux poudres !

serein  a écrit le 15/01/2013 à 17:41 :

il faudrait élever le débat pour passer à un autre niveau, c'est un grave problème de société surtout pour ceux confronter à cette misére

Momo  a écrit le 15/01/2013 à 16:04 :

Par ici des cités il y en a. Et quand les immeubles sont rénovés, ils sont aussitôt dégradés. Que faire?

Pire encore, des entreprises qui recherchent, il y en a aussi. Après ce ne sont pas des postes d'ingénieurs à 3000 nets mensuels.

En même temps, avec un Bac-4, on ne peut pas espérer un poste d'ingé.

pat  a répondu le 17/01/2013 à 23:18:

mdrrrrrr bac-4 elle est bonne je l'a retient bravo momo

RobertD  a écrit le 15/01/2013 à 15:29 :

Ce serait surtout bien que l'on arrête l'hypocrisie relative aux gens qui habitent dans ces zones.
On parle des problèmes des banlieues dans les mêmes termes que l'on parle des problèmes de développement des pays du Tiers-monde.
Un gouffre financier qui ne donne aucun résultat.

paulcamp  a écrit le 15/01/2013 à 15:18 :

Si ces jeunes sont tellement motivés, pourquoi n'utilisent il pas l'école gratuite pour s'en sortir.

J'habite à la campagne, je suis un petit agriculteur, mes enfants sont l'une en 6 ième année de Médecine et l'autre en 2 ième année à l'école Centrale. Les seules aides qu'ils ont eu se sont des bourses d'études. Ils ont surtout beaucoup travaillés et n'ont jamais pleuré sur leur sort.

le Prof  a répondu le 15/01/2013 à 15:58:

+1

educ'nat  a répondu le 15/01/2013 à 16:24:

L'école étant obligatoire jusqu'à 16 ans, notre système éducatif, même imparfait, offre à tous les enfants de la république la possibilité de saisir leur chance.
Celà fait bien longtemps que ce genre d'article ne m'émeut plus.... Il faut arrêter avec ces étenelles mièvreries...
J'enseigne depuis 20 ans en banlieue "défavorisée"..... absentéisme, assistanat, rejet du système, de l'autorité et j'en passe....

Paulcamp, félicitation à vous et à vos enfants qui n'ont pas eu le milliardième des moyens mis à la disposition des banlieues depuis 30 ans pour réussir.....

karim93  a répondu le 15/01/2013 à 17:08:

vous enseignez dans les banlieues défavorisées, mais où habitez vous?
peut etre dans un endroit privilégier?

Andy  a répondu le 15/01/2013 à 19:23:

@ educ'nat: merci pour la remarque. L'avis de qqn, qui travaille sur le terrain, est toujours intéressant. Je voudrais poser une question: quelle est la part d'élèves qui posent des problèmes dont vous mentionnez?

dick  a répondu le 15/01/2013 à 21:39:

est ce que ces parents sont à même d'offrir le même niveau de soutien scolaire (financier et suivi) que les parents de français dit 'de souche' ?
là est la question il me semble...

educ'nat  a répondu le 16/01/2013 à 15:05:

@karim93: J'enseigne au collège Erasme de Strasbourg Hautepierre, et j'habite à Hautepierre.
C'est un quartier qui se place régulièrement dans le trio de tête national du record des voitures brûlées à nouvel an...
Banlieue "défavorisée"????
Cette banlieue a bénéficiée de multiples plans de rénovation urbains (le dernier est en cours d'achèvement), de l'arrivée en 1994 d'une ligne de tram desservant le centre ville de Strasbourg, d'un niveau d'équipement en infrastructures sportives hors normes (piscine (incendiée en 2008), stade d'athlétisme, stade de foot, de rugby et un nouveau complexe multi-sport en cours de construction...), de la présence "passée" d'une salle de spéctacle (incendiée en 2003). Cette banlieue défavorisée dispose enfin de 14 groupes scolaires (dont une école maternelle incendiée en 2008) et de multiples lieux de culte (dont une église protestante incendiée en 2010)...
Quand cessera-t-on d'apposer systématiquement l'affixe "défavorisée" au mot "banlieue"...


haha  a répondu le 16/01/2013 à 20:08:

Car évidemment c'est l'urbanisme qui créé le lien et résout les problèmes sociaux. Chacun a ses responsabilités, et les chaines de causes et conséquences souvent longues, il n'y a pas des victimes et des bourreaux, des coupables et des innocents. Enfin vous devez le savoir vous enseignez depuis 20 ans.

pat  a répondu le 17/01/2013 à 23:19:

n'importe koi

le Prof  a écrit le 15/01/2013 à 14:32 :

Rien compris Azoulay. Rien de rien.

expert78  a répondu le 15/01/2013 à 16:09:

Cela parait pourtant simple:
-créer de la richesse locale par la création d'entreprises viables en faisant participer tous les acteurs locaux: association, entreprises, collectivités territoriales
- légiférer en imposant aux banques de participer au financement

logique  a répondu le 15/01/2013 à 19:37:

créer une entreprise c'est bien mais pour fabriquer quoi et des produits qui seraient vendus à quel prix ???? A votre avis pourquoi Renault et PSA veulent ils fermer des usines ? car nos produits coutent trop chers et sont directement concurencés par les produits venant de CHine ou autre pays à bas cout.La gauche ne veut pas diminuer les charges sociales qui pénalisent la vente dfe nos produits.Alors ça va continuer .Dans les campagnes il y a aussi beaucoup de chomage mais on ne casse pas ,ça ne sert à rien ,on est plus intelligent .

Pierre93  a écrit le 15/01/2013 à 12:06 :

Bravo encore Mr Azoulay pour la pertinence et la justesse de vos tribunes

Kro-magnon  a répondu le 15/01/2013 à 17:17:

Tant qu'il sera plus facile de dealer pour avoir son iphone quotidien il aura tort.

dis donc  a répondu le 17/01/2013 à 10:25:

il faut monter une association pour que les français de souche n'achètent plus leur drogue aux cités mais dans les quartiers chic.
Jean paul michel aussi veut son 4eme iphone.

canari  a répondu le 17/01/2013 à 17:46:

demain tout ira mieux c est on socialiste qui me l a dit !!