Chypre, ou la consécration du néolibéralisme

 |   |  818  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Les responsables européens se sont donc décidés à faire subir à Chypre une cure de rigueur inédite consistant à ponctionner directement l'argent là où il se trouve : dans les dépôts bancaires. Au risque d'induire une spirale infernale qui verrait les épargnants des autres pays en difficultés (Espagne, Grèce, Italie...) se précipiter pour vider leurs comptes bancaires afin de ne pas subir le même sort ! Cette décision hantera pendant longtemps les responsables politiques, mais surtout le peuple d'Europe, qui se retrouve ainsi sacrifié à l'autel de l'ultra libéralisme. Une tribune de l'économiste Michel Santi.

Une «contribution à la stabilité financière» chypriote (pour reprendre les termes du président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem), sera donc exigée à l'ensemble des épargnants de ce pays qui s'acquitteront d'une taxe confiscatoire sur leurs dépôts bancaires de 9.9% au-delà de 100'000 euros et de 6.75% en-dessous de cette somme. Telle est en effet une des conditions posées par l'Union européenne dans le cadre du plan d'aide accordé à Chypre. Quitte à piétiner la garantie européenne en faveur de tous les dépôts bancaires inférieurs à 100'000 euros. Au risque d'induire une spirale infernale qui verrait les épargnants des autres pays en difficultés (Espagne, Grèce, Italie...) se précipiter pour vider leurs comptes bancaires afin de ne pas subir le même sort! Cette décision hantera assurément pendant longtemps les responsables politiques, mais surtout le peuple d'Europe, qui se retrouve ainsi sacrifié à l'autel de l'ultra libéralisme.

Cette confiscation peut s'exercer dans les délais les plus brefs, tout en posant le moins de problèmes à la haute finance

En effet, débordés par les victoires, ou par les scores en constante progression, des populistes lors de toute élection au sein de l'Union. Effrayés par la menace bien réelle de défaite à l'occasion des élections à venir dans leurs pays respectifs. Déstabilisés par les économistes et autres « experts » médiatiques qui commencent à émettre ça et là des doutes sur les politiques d'austérité. Les responsables européens se sont donc décidés à faire subir à Chypre une cure de rigueur d'un autre type consistant à ponctionner directement l'argent là où il se trouve. Surtout, en fait : là où cette confiscation peut s'exercer dans les délais les plus brefs, tout en posant le moins de problème à la haute finance. Quoi de plus simple en effet que de s'attaquer au déposant chypriote, au mépris de toute équité qui voudrait que le porteur d'action et que le titulaire d'obligation de ces banques soient également sollicités ! Comm ent expliquer la préoccupation de l'Union européenne de vouloir épargner ces investisseurs conscients d'un certain risque pris à prêter et à financer le système bancaire chypriote ? Et comment justifier l'accent mis sur l'épargnant qui se contentait de déposer ses avoirs sur son compte bancaire, et qui est désormais seul à devoir passer à la caisse ? Enfin, pourquoi protéger ces investisseurs qui auraient assumé leurs responsabilités en l'absence de ce sauvetage européen, c'est-à-dire si les banques avaient dû faire faillite ?

Les spéculateurs et les « hedge funds » peuvent dire un grand merci à ce plan de sauvetage

En réalité, les spéculateurs comme les « hedge funds » - qui ont misé lourdement ces derniers mois sur la dette souveraine chypriote - peuvent dire un grand merci à ce plan de sauvetage qui indique très clairement la voie, pour aujourd'hui et pour l'avenir. « Mesdames et Messieurs du grand capital : achetez nos bons du Trésor au lieu de placer vos liquidités dans le système bancaire ». Extraordinaire message et exhortation sans équivoque lancés par nos Etats européens sommés par les marchés d'assainir leurs comptes publics, et qui canalisent désormais l'épargne collective vers l'assainissement - totalement superflu - de leur dette souveraine. Au lieu d'encourager les banques à financer l'économie réelle par dépôts interposés ! Ou quand la répression financière - dont la mission originelle est de servir l'intérêt général - se retourne contre le citoyen et contre l'entrepreneur. Après la « guerre des monnaies » qui consiste à dévaluer sa devise afin d'engranger des liquidités fraîches grâce au levier des exportations. Accueillez la « guerre contre l'économie » dont l'objectif unique est de renflouer les caisses de l'Etat afin de satisfaire le grand capital, et se plier ainsi au tout dernier caprice du néo-libéralisme.
On croyait - après les traités de Maastricht et de Lisbonne, avec les règles aberrantes et débilitantes des 3% et des 60% - que l'Union européenne était modelée selon les standards néo libéraux. On se rend compte aujourd'hui de sa soumission absolue à ce système de valeurs, car ce dernier camouflet adressé au peuple chypriote - et par delà à tout le peuple européen - sonne comme une répétition générale. Et comme un avertissement adressé par l'Allemagne (ayant exigé ce plan) et par les marchés : « Nous n'hésiterons pas à vous mettre à la porte de l'Union si vous n'obtempérez pas ! »

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme". Son site : http://www.gestionsuisse.com

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/03/2013 à 7:22 :
Il ne manquait plus que ça !
a écrit le 21/03/2013 à 22:20 :
Si Michel Santi a un jour conseillé une banque centrale, c'était celle du Zimbabwe.
a écrit le 20/03/2013 à 16:14 :
Antilibéralismeoui, libéralisme, certainement pas ! Qu'y a-t-il de libéral dans la confiscation des dépôts bancaires ? Le libéralisme ne pose-t-il pas comme principe majeur le respect de la dette librement contractée ? Et ce racket digne de la mafia sicilienne poserait "le moins de problème à la haute finance" ?? Mais alors qui sont les plumés ? L'état chypriote ? certainement pas, il n'a que des dettes. Les Chypriotes ? Encore faudrait-il qu'il en reste possédant des dépôts supérieurs à 100.000 ? . Le titre de cet article n'a aucun sens.
a écrit le 19/03/2013 à 11:32 :
je ne vois pas le rapport entre cette taxe sur les dépots et le libéralisme. Le libéralisme serait en effet de solliciter les actionnaires et les obligataires avant tout, pas les déposants. Ici il s'agit d'une décision de la technocratie européenne dans tout ce qu'elle a d'autoritaire et de liberticide. Le mot d'ordre c'est "préservons nos Etats obèses!" plutôt que "sauvons nos petits porteurs".
a écrit le 19/03/2013 à 11:18 :
Je suis un peu désolé de la teneur de l'article et des commentaires qui en découlent. Je reste un peu insensible aux perroquets qui récitent leur cours d'économie alors que, selon moi, la mesure introduite est avant tout une mesure de bon sens économique ET politique. Je m'explique...

1) Chypre est un paradis fiscal qui a fait en sorte d'attirer les capitaux du monde entier en leur permettant de jouer au casino. Pendant de nombreuses années, l'économie du pays s'est retrouvée à dépendre de ce secteur.

2) Tant que ça marche et tant que les mafieux russes continuent d'alimenter les tyuaux, l'eau coule. Et les chypriotes, qui ne sont même pas 700 000, se retrouvent TOUS à bénéficier de cet état de fait. Il n'est donc pas infondé de récupérer l'argent dans la poche de tout le monde, là où il n'aurait finalement jamais dû aller.

3) Comment voulez-vous qu'un homme politique européen lambda justifie qu'il s'apprête à purement et simplement DONNER des milliards d'Euros sans aucun effort côté chypriote ? Comment voulez-vous expliquer à vos concitoyens que vous aller donner de l'argent PUBLIC sans exiger un effort significatif de la part des chypriotes ? C'est là que le facteur politique intervient, et c'est tout simplement impossible.

Il faut donc payer, ou au moins montrer que l'on contribue à l'effort collectif. Les chypriotes n'ont donc que ce qu'ils méritent, au sens économique du terme. Je ne me fais cependant aucun doute sur la capacité de retournement d'un micro-Etat en général, et je ne doute pas non plus que les chypriotes auront avalé la pilule bien plus vite que les grecs et redresseront leur pays rapidement, à l'image de l'Islande.

En attendant, je suis comme tout le monde : j'ai encore une fois mal aux fesses de voir notre argent partir réparer les conneries de requins sans scrupules qui recommenceront demain si le contexte leur permet.
a écrit le 19/03/2013 à 11:06 :
Analyse une nouvelle fois catastrophique. Il suffit de faire l'effort de lire la définition du libéralisme pour se rendre compte que votre analyse est totalement fausse. Il faut arrêtez de colporter ces imbécilités ! S'agit il d'ignorance ou de malhonnêteté ? Tout le monde peut se tromper, je pense que c'est d'ailleurs la seule raison pour laquelle je continue à lire vos papiers.
a écrit le 19/03/2013 à 10:59 :
Et ce n'est pas pour demain que l'on s'attaquera aux paradis fiscaux bien sûr. Quelle honte!
a écrit le 19/03/2013 à 10:46 :
M. Santi a raison. Les banques devraient faire faillite, un point c'est tout. Elles ont fait de mauvais placements, qu'elles assument.
a écrit le 19/03/2013 à 9:00 :
Ces cocos n'ont vraiment aucune limite! Évoquer, ne serait-ce, le libéralisme, pour parler de ce rapt organisé par l?État n'est que pure mauvaise foi. En 2013, on est encore du mauvais côté du Mur!
a écrit le 18/03/2013 à 22:31 :
M. Santi a une bien mauvaise connaissance du libéralisme... Dire qu'il conseille des institutions internationales... Un peu inquiétant ! Il s'agit d'un capitalisme de connivence que les libéraux sont les premiers à fustiger.
Réponse de le 19/03/2013 à 20:18 :
Les banques n'auraient jamais pris autant de risques inconsidérés si les Etats ne les avaient pas incitées à la déresponsabilisation, en leur promettant de privatiser leurs profits et de collectiviser leurs pertes... Ce n'est donc pas le libéralisme qui est la cause de cette crise.
Réponse de le 19/03/2013 à 22:51 :
@ Itou : "comment expliquer l'existence d'un paradis fiscal dans l'UE servant au recyclage de l'argent sale russe ?" tout simplement parce que les Etats Européens défendent leur souveraineté fiscale contre toute harmonisation européenne qui permettrait d'abolir les différences "concurrencielles" entre ces mêmes Etats. La France a MONACO et les DOM-TOM comme paradis fiscaux, n'oublions pas de balayer devant notre porte.

@ Mika : ce ne sont pas les Etats qui incitent à la déresponsabilisation mais les politiciens qui dirigent cet Etat. Un politicien, ça peut s'acheter avec l'argent des banques. Le système qui place le PROFIT comme valeur suprême devant l'intérêt de l'Etat et du peuple c'est le libéralisme.
a écrit le 18/03/2013 à 21:42 :
Comment admettre que plusieurs millions de représentants de l état sans parler de l ´Ena. n aient rien vu venir?
L'étatisme de droite et de gauche précipite nos on citoyens dans l'asservissement du Club Med. Chavez/ Holande même combat. Magasins spéciaux ,chasse aux opposants , babuszka de couloir des entreprises, persécution des entrepreneurs

Qu'elle misere.
a écrit le 18/03/2013 à 19:21 :
Comme chaque jour ouvré (jusqu'à 17.30 en semaine et plus tôt le vendredi because RTT) on apprécie à leur juste valeur les grandes leçons de libéralisme de Jojo le gâteux, ci-devant fonctionnaire oisif et suffisant, à temps plein sur la Tribune. Lundi est une de ses plus belles journées d'onanisme intellectuel où il professe la théorie de ce qu'il n'a jamais pratiqué...
Réponse de le 19/03/2013 à 17:02 :
J'avoue, a cette heure la, il répond déja plus... Mais persoje vien ssur ce site juste pour me marrer en lisant ces absurdité
a écrit le 18/03/2013 à 18:03 :
Comment Monsieur Santi connait il les positions spéculatives de Hedge Funds et des vilains spéculateurs?
Ces derniers l'appellent ils avant de traiter?
a écrit le 18/03/2013 à 17:59 :
Il s'agit d'une violation arbitraire du droit de propriété..c'est inacceptable, et relève de la dictature! Seul Staline y avait pense, et encore, pendant guerre! L'union européenne est en train de se mettre au ban du reste du monde! Plus un investisseur ne voudra y financer quelque chose.
Réponse de le 19/03/2013 à 23:06 :
"La propriété, c'est le vol."

Moi je suis prêt à ce que le Trésor Public saisisse 100% de mes avoirs bancaires, si ça peut sauver mon pays. (pas pour engraisser encore plus des grosses fortunes) Je vis de mon travail, pas de la rente d'un capital comme toutes ces feignasses pleureuses qui vivent du travail des autres et qui se plaignent toujours de payer trop d'impôts tout en vivant dans le luxe.

J'espère que tu me lis depuis ton Iphone... fabriqué par un travailleur forcé Chinois de 16 ans.
a écrit le 18/03/2013 à 17:14 :
En fait le libéralisma, c'est quand l'état spolie ses citoyens!
Trop fort le déconomiste antilibéral (mais qui est membre de l'IFRI, on ne sait jamais).
a écrit le 18/03/2013 à 16:42 :
L'autre solution aurait put être le chemin de l?Islande avec la non garantie des dépôts des non résidents, ici c'est les chypriote ont eu droit a une socialisation des pertes des banques (mauvais placements) par la taxation de leur épargnes. Au lieu de faire, la mise en faillite des banques en question, non garantie des non résidents et paient des pertes par les actionnaires aux proratas parts sociale (nominale) : bref une vrais politique de responsablité et pas du néo socialisme oligarchique européen : privatisation des bénéfices et socialisation des pertes
Réponse de le 19/03/2013 à 23:16 :
Socialisme (définitions Larousse) : Théorie visant à transformer l'organisation sociale dans un but de justice entre les hommes au plan du travail, de la rétribution, de l'éducation, du logement, etc.
Formation économique et sociale telle qu'elle existe dans les États dirigés par des gouvernements qui se réfèrent au marxisme-léninisme et caractérisée par la suppression de l'essentiel de la propriété privée des moyens de production et d'échange.

Libéralisme : (définitions Larousse)

Doctrine économique qui privilégie l'individu et sa liberté ainsi que le libre jeu des actions individuelles conduisant à l'intérêt général.
Doctrine politique visant à limiter les pouvoirs de l'État au regard des libertés individuelles.
Attitude de compréhension qui pousse à la tolérance : Faire preuve de libéralisme dans ses opinions.
Dans la religion protestante, équivalent du modernisme catholique.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le libéralisme économique, on l'a eu en Occident depuis 1945 et encore plus depuis 1989. Les intérêts individuels mènent-ils à l'intérêt collectif ? NON. On est au 21ème siècle, il est temps d'inventer un nouveau modèle.
a écrit le 18/03/2013 à 16:41 :
Bien qu habitué des impostures de pseudo economistes, je dois dire que je suis quand même surpris par cet article.
J ai essayé de trouver trace des diplomes ou de l experience de M Santi pour me faire une idée de son parcours académique ou professionnel mais je n ai rien trouvé en dehors de son site personnel qui n indique aucune formation économique.
rien sur le site de l IFRI ou du WOrld Economi Forum.
aucune trace sous bloomberg non plus (mais cela n a rien de surprenant s il a quitté les marchés financiers en 2004).
La Tribune qui ouvre ses colonnes à cet économiste pourrait elle nous donner plus de détails à son sujet ?
Merci





a écrit le 18/03/2013 à 16:17 :
Article vraiment pauvre mais tellement significatif de l'anti-libéralisme enragé.

Une violation massive et arbitraire du droit de propriété par l'Etat ? Du libéralisme ?

Accessoirement puisque M Santi se prétend économiste, il ferait bien de s'intéresser à l'Ecole autrichienne, il écrirait un peu moins de bétise par lignes.
a écrit le 18/03/2013 à 16:11 :
J'ai compris M. Santi : en fait le "neo-libéralisme", c'est "l'anti-libéralisme" ou encore "l'ultra-socialisme" ! Car comment ne peut-on pas voir comme plus à l'antipode d'une mesure libérale que cette spoliation des déposants pour sauver un État chypriote aux abois ?

Le libéralisme est pour la protection des fruits du travail de chacun contre l'appropriation par autrui, que ce soit par la force ou la tromperie. Quoi de plus forcé et trompeur que cette taxation sortie de nulle part sur les avoirs de gens, qui n'ont rien demandé et surtout rien fait pour le mériter ?
a écrit le 18/03/2013 à 16:10 :
Encore une tribune qui préfère condamner le remède plutôt que la maladie.

Certes, cet impôt est scandaleux, mais il vient rattraper les errements (pour rester poli) d'un Etat dispendieux et non viable, qui est, lui, la véritable raison de cet impôt.

Le "néo-libéralisme" n'a rien à voir là-dedans.
a écrit le 18/03/2013 à 16:00 :
Prendre l'argent là où il se trouve? Surtout là où il est le plus facile à prendre en fait.
Nous, pauvres (ou moyens ou riches, mais pas très riches) épargnants devrions penser maintenant à sortir notre épargne des banques, car nous n'y sommes plus en sécurité.
Pendant ce temps-là, l'argent des multinationales qui arrivent à ne quasiment pas payer d'impôts grâce à des montages à la limite du hors-jeu est bien à l'abri de tous ces néolibéraux dans des paradis fiscaux.
Epargnants de tous les pays, unissez-vous pour résister à cette mégaarnaque
a écrit le 18/03/2013 à 15:46 :
l'État Chypriote s'attaque carrément à l?épargne des Chypriote, et on ose appeler sa du néo-libéralisme ?
Soit on s'entend pas sur la définition du libéralisme, ( car néo-libéralisme), ça ne veut rien dire, il y a énormément de significations aussi différentes les unes des autres, donc, pour être précis dans un article qui se veut précis, il suffit juste de dire libéralisme, soit il y a une mauvaise fois assumée dans l'article et le journaliste fait partie de la gauche de la gauche, qui utilise souvent le mot néo-liberalisme pour parler du libéralisme, car, ça contient un connotation péjorative, comme néo-nazi par exemple.
Le libéralisme est tout sauf l?État qui s'approprie l?épargne des citoyens, et on appelle ça le communisme, ou l?État se croit tout posséder de droit.
Et tant que libéral, je ne suis pas d'accord du tout qu'un État s'attaque aux épargnes des citoyens, ce qui va engendrer l'afflux des citoyens pour retirer leur argent, et une méfiance chronique pour mettre son argent dans une banque.
Sincèrement, je trouve cette idées stupide et risquée, l?État n'a qu'a assumer ses responsabilité, diminuer ses dépenses, et faire payer les impôts à ceux qui le fuit, ou diminuer l?impôt s'il est trop confiscatoire pour diminuer les fuites, ou diminuer le nombre de ses fonctionnaires s'ils sont trop, enfin, comme chacun de nous qui affronte une crise d'argent, on se met au régime et on réfléchi à nos dépenses.
Sinon, si Chypre souffre plus qu'a rester dans l'Euro qu'a sortir, pourquoi ne pas la laisser sortir, car, tout le monde le sait (je pense), que ça ne va pas être ni le premier incident, ni le dernier, il y aura des aides à venir, la Grèce n'est pas sortie de la crise non plus, le château de cartes européen risque à tout moment de s'effondrer.
La gestion du club med, on sais comment sa marche, il y a un manque de sérieux flagrant dans la gestion de l'argent publique, du gaspillage, du clientélisme, et une administration qui absorbe des fonctionnaires en bataillon par clientélisme ou pour masquer le chômage réel.
Il y a un modèle de gestion saine à suivre, des économies à faire, du gaspillage à combattre, des industries et des technologies à développer, et il faut le faire, mais il y aura toujours des gens qui seront contre, les mêmes qui souhaites que la situation ne change jamais, car, il tire bien leur épingles du jeux, quitte à faire couler un pays entier.
a écrit le 18/03/2013 à 15:40 :
Usant de lire des chroniques de ce type, encore et encore. Déja, je devrais m'arrêter de lire quand je tombe sur "néo libéral" ou autre "ultra libéral"...
Alors il aurait fallu faire payer l'investisseur et non l'épargnant. Donc que les banques chypriotes fassent en quelque sorte faillite, c'est ça ? Et quelles en auraient alors été les conséquences Monsieur L'Expert ? Y compris pour le bon peuple...
a écrit le 18/03/2013 à 15:33 :
ah il est economiste et il ne comprend pas la regle des 3%... je vais lui expliquer simplement... du temps ou il y avait 3% de croissance, avoir 3% de deficit, ca derangeait pas vu qu'il y avait juste un decallage temporel ( ca a en gros ete valide par les modeles econometriques, non?).... pour les dettes s'il ne comprend pas, il peut aller lire le dernier bouquin de brender, c'est niveau premiere annee de fac, il arrivera a suivre, s'il travaille un peu
a écrit le 18/03/2013 à 15:32 :
j'ai lu aussi ce matin que en compensation, les épargnants recevraient l'équivalent en actions des banques renflouées...??????
a écrit le 18/03/2013 à 15:30 :
le problème sur ce sujet.... c'est que tous ont un avis, sans connaître exactement la teneur de l'économie financière et bancaire Chypriote...... un article de fond sur ce sujet permettrait peut être de nous faire une opinion un peu plus éclairée.....;

entre blanchiment pour les uns, plus propre que l'allemagne sur ce sujet pour la troïka.... paradis fiscal pour les troisième, fiscalité zéro pour les entreprises..... etc etc....... et les pertes du sytème bancaire chypriote en grèce.......... pourrait on y voir clair.... mais quelqu'un y voit il clair, et en particulier nos doctes génies créateurs de la commission..... qui ont laissé faire avec l'aval de tous nos gouvernants depuis 15 ans.......... ???

la réalité est que l'europe est.... inexistante... et qu'elle utilise des artifices étonnants pour masquer cette inexistence....... et préserver l'euro..... qui s'il disparait, amène un écroulement total.....

hors, nous avons besoin d'une vraie europe..... avec un vrai projet fédérateur...... et une vraie vision e son inscription dans le reste du monde..... sur ce sujet, néant...... mais si on saute..... !!!!!!
a écrit le 18/03/2013 à 15:24 :
Youhou, monsieur "l'économiste", vous savez que Chypre est un paradis fiscal? Si si, un de ces pays où les taux d'imposition sont dérisoires et où l'on va se réfugier si on ne va pas en Suisse?
Merci de réviser vos classiques, parce que là vous êtes complétement à coté de la plaque avec votre article.
a écrit le 18/03/2013 à 15:18 :
Tout ce qui est dit sur cette ponction faite au mépris de toute équité est exacte: pourquoi des porteurs d'actions ou d'obligations, de gros propriétaires terriens ne sont-ils pas aussi sollicités? Mais m.Santi oublie les non résidents qui ne sont pour rien dans la dette chypriote et qui sont sollicités, et lourdement ( les russes ne vont certainement pas être contents, à juste titre -généralement, partout, on paie ses impôts dans son pays de résidence)..et Santiago oublie aussi de rappeler que les peuples sont responsables des dettes de leurs pays..Sa position gauchisante laisserait croire qu'il existe des nébuleuses appelées états qui n'auraient absolument rien à voir avec les peuples..on ne saurait donc que rire d'un tel concept. Oui, les peuples sont responsables de leurs dettes, et il n'y a mas d'autre issue que de rembourser, ou de faire défaut. Plus tôt cela sera compris, moins dur sera le traitement du mal.
Réponse de le 19/03/2013 à 23:31 :
Vivement le défaut, je ne me sens nullement responsable des 600 milliards de dettes supplémentaires du quinquennat précédent, ni de l'ordonnance Pompidou-Giscard de 1973 qui est à l'origine des déficits depuis lors.

Coulons toutes les banques et créons un Service Public Bancaire.
a écrit le 18/03/2013 à 15:15 :
Le libéralisme, c'est la protection des droits fondamentaux des êtres humains, dont le plus important est le droit de propriété (qui découle de la liberté). A ce titre, ce vol ne peut être qualifié de libéral. Il s'agit ici d'un vol étatique, d'une socialisation des pertes, bref du pur socialisme ... Mr Santi est vraiment un alter comprenant ... (alter mondialiste d'ATTAC)...
Réponse de le 18/03/2013 à 15:28 :
Les "économistes" de gauche crient à l'ultraliberalisme même quand des mesures staliniennes (comme celle-ci) sont prises.
Réponse de le 18/03/2013 à 15:31 :
Le libéralisme permet le prélèvement d'un impot pour engager des moyens sur des projets collectifs. Plus les projets sont imposants et ambitieux, plus les impots peuvent devenir élevés.
Réponse de le 18/03/2013 à 15:54 :
@anduin : le libéralisme justifie l'impot par les moyens que doit développer l'état pour protéger les libertés des citoyens et la Justice. Attribuer à l'état le devoir "de réaliser des projets collectifs" (c'est quoi ??? prendre aux uns pour donner aux autres qui votent pour moi ??)) est une déviance de la démocratie qui s'appelle le clientélisme ... Il n'y a aucune justification à des projet imposants et ambitieux, qui ne reflètent que la démagogie des gens au pouvoir ...
a écrit le 18/03/2013 à 15:13 :
Mr Santi étant communiste, tout ce qui est mal c'est la faute au néo libéralisme. Misère de la réflexion économique ...
Réponse de le 18/03/2013 à 15:25 :
Communiste, lui? Depuis quand le mot confiscatoire est utilisé par les cocos? C'est juste un libéral de plus qui tire sur la sonnette d'alarme. Et il n'est pas le seul.
Réponse de le 18/03/2013 à 15:47 :
Le libéralisme, c'est le possible des paradis fiscaux ou se concentre l'argent de tous le trafics.Drogue, prostitution, jeux, trafic d'êtres humains, d'organes, trafic d'armes . Le libéralisme, c'est le dumping social, fiscal, c'est la possibilité de se soustraire à l'impôt et de le "planquer" dans...un paradis fiscal.Le libéralisme c'est le pillage des ressources, l'appauvrissement des peuples pour un enrichissement toujours plus grand des richissimes. Libéralisme et liberté n'ont rien à voir. Une doctrine n'est pas un droit.
Réponse de le 18/03/2013 à 15:47 :
Le libéralisme, c'est le possible des paradis fiscaux ou se concentre l'argent de tous le trafics.Drogue, prostitution, jeux, trafic d'êtres humains, d'organes, trafic d'armes . Le libéralisme, c'est le dumping social, fiscal, c'est la possibilité de se soustraire à l'impôt et de le "planquer" dans...un paradis fiscal.Le libéralisme c'est le pillage des ressources, l'appauvrissement des peuples pour un enrichissement toujours plus grand des richissimes. Libéralisme et liberté n'ont rien à voir. Une doctrine n'est pas un droit.
Réponse de le 19/03/2013 à 23:47 :
LIBERALISME : DEFINITION LAROUSSE

Doctrine économique qui privilégie l'individu et sa liberté ainsi que le libre jeu des actions individuelles conduisant à l'intérêt général.
Doctrine politique visant à limiter les pouvoirs de l'État au regard des libertés individuelles.
Attitude de compréhension qui pousse à la tolérance : Faire preuve de libéralisme dans ses opinions.
Dans la religion protestante, équivalent du modernisme catholique.

---------------------

Ma définition personnelle du libéralisme :

Liberté du renard dans le poulailler. Pour les citadins : liberté des puissants d'exploiter les faibles "dans les limites fixées par la loi de moins en moins stricte, avec de moins en moins de moyens pour la faire appliquer".

A bon entendeur.
a écrit le 18/03/2013 à 14:23 :
Quoi que l'on pense du libéralisme, y compris du mal, il s'agit ici d'une mesure anti-libérale. Le libéralisme croit aux droits individuels opposables aux abus des Etats et prône le respect de la propriété individuelle et des contrats. L' "ultra-libéralisme" consisterait à ne pas aider les banques cypriotes, ce qui par ailleurs nuirait davantage aux déposants.
Réponse de le 19/03/2013 à 23:54 :
Toute logique, poussée à l'extrême, devient absurde.

On l'a vu en 1989 pour le communisme, et depuis la Chine communiste est devenue elle aussi ultra-capitaliste pour "booster" son développement économique.

En 2008, on a vu que le libéralisme permettait la "liberté de tricher" avec les subprimes, et les inégalités comme le chômage continuent d'augmenter.

On commence à voir les effets funestes de la société de consommation sur l'environnement, (continents de "soupe de plastique" en formation dans tous les océans, extinction des espèces, changements climatiques... ) il serait temps d'agir sur notre système avant qu'il ne compromette notre écosystème.
a écrit le 18/03/2013 à 14:09 :
Ca peut paraitre scandaleux comme ca et ca l'est surement quelque part, mais j'aimerais connaitre la part de personnes qui paie ses impots à Chypre? Car si cette part est anormalement faible, cette decision n'est finalement plus si choquante
a écrit le 18/03/2013 à 13:21 :
en tant que citoyen européen, je trouve simplement scandaleux que ce soit le peuple qui paie! En gros, il s'agit de prendre l'argent là où c'est le plus facile techniquement; peu importe que ce soit juste ou pas. C'est une mesure inique: ces effets vont se propager dans toute l'Europe et les transactions au noir vont se développer. A quoi bon épargner de l'argent à la banque puisqu'au moins 6.75% vont être ponctionnés ? Les chypriotes vont se feront avoir une fois, mais pas deux. C'est vraiment grave.
Réponse de le 18/03/2013 à 14:06 :
N'en déplaise aux medias mean-stream, les jours de l'euro sont comptés et gare à vos pépettes. Mieux vaut investir dans du tangible : immobilier, forêts, vignobles, or...
Réponse de le 19/03/2013 à 19:54 :
revenez au glasstetgall act de théodore roosevelt 1933 qui a muselé la finance responsable deu jeudi noir de 1929 et accusé publiquement le système bancaire de cette catastrophe(pour ceux qui créaient les vraies richesses non pour les parasites des bourses).Au fait connaissez vous les ordonnances de 1973 signées par pompidou et giscard interdisant à l'état français d'emprunter auprès de sa propre banque la BDF.De là tout est parti

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :