Mettre le consommateur au centre de la transition énergétique

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Rudy Provoost
Rudy Provoost (Crédits : DR)
Pour Rudy Provoost, président de la fondation Rexel pour le progrès énergétique, le débat sur la transition énergétique se focalise trop souvent sur l'offre ou la production, et masque la vraie révolution : celle de la prise du pouvoir du consommateur d'électricité. Selon lui, grâce aux nouvelles technologies, le consommateur pourrait devenir maître de son énergie, ce qui lui permettra de réduire sa consommation et ses coûts. Une révolution sociale et un nouveau modèle économique qu'il définit comme "l'énergie 3.0."

Faut-il exploiter les gaz de schistes? Jusqu?à quel degré doit-on réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique? Les débats relatifs à la transition énergétique se concentrent sur la production, sur l?infrastructure et sur l?ingénierie. Du haut vers le bas. Tout au plus attend-on d?un consommateur oublié qu?il investisse pour isoler davantage son logement et qu?il veille à éteindre la lumière quand il quitte une pièce. L?état des débats actuels sur l?énergie est en décalage manifeste avec une tendance de fond à laquelle nous assistons depuis près de dix ans : l?incroyable prise de pouvoir des individus, grâce aux technologies numériques. Le monde de l?énergie serait-il un espace en marge de cette révolution de l?Internet qui se di!use pourtant largement dans l?ensemble des secteurs économiques en ce début de XXIe siècle?

Le consommateur doit être maître de son énergie

En réalité, une révolution technologique est en train de transformer le versant « demande » du secteur énergétique : le consommateur est en passe de devenir maître de son énergie. Si le Web 2.0 décrit la façon dont la vie numérique s?est décentralisée, distribuée et partagée, le Web 3.0 amorce l?évolution vers la personnalisation des usages « sans limite » dans un univers ubiquitaire? et nous amène aujourd?hui à qualifier d?« Energy 3.0 » la transformation en cours du monde de l?énergie.

Le consommateur va pouvoir produire de l?énergie, mais aussi la partager et l?utiliser « sur mesure », de façon efficace, grâce à de nombreuses innovations qui font converger le numérique et l?énergie : logiciels de pilotage de la consommation du bâtiment, objets communicants (capteurs de température ou de qualité de l?air, moteurs, robots?), compteurs intelligents, éclairages LED à couleur et intensité variables?

Un potentiel énorme d'économies d'énergie

Dans un sondage réalisé en 2013 par la Fondation Rexel pour le progrès énergétique, 34% des consommateurs des principaux pays industrialisés affirment que l?amélioration des habitations en termes d?efficacité énergétique relève de leur responsabilité, avant les États ou les énergéticiens. La réduction de la facture énergétique constituant la première motivation pour 76% des répondants.

Le pilotage de l?énergie par le consommateur porte en lui un gigantesque potentiel d?économies d?énergie, particulièrement bienvenu dans notre contexte de crise économique et de surendettement. En 2011, l?Union européenne estimait ce potentiel à 200 milliards d?euros par an à partir de 2020 à condition d?équiper les habitations, les bureaux, les commerces et les bâtiments publics.

Equiper les infrastructures pour faire des économies

Pour les États- Unis, une étude du cabinet McKinsey en 2009 l?estime à 130 milliards de dollars par an à partir de 2020. En France, le seul équipement des bâtiments résidentiels et tertiaires en équipements de pilotage de la consommation permettrait d?atteindre 75% de l?objectif du Grenelle de l?environnement en termes de réduction des émissions de CO2. Réussir la transition énergétique suppose donc de changer de logique, de s?intéresser davantage à la demande qu?à l?offre, aux usages qu?à la production.

Les acteurs publics, État et collectivités locales, dont certaines sont déjà à la pointe de ce changement de logique, peuvent l?accompagner de façon plus efficace : rééquilibrage de l?investissement public en recherche et développement vers les solutions proches du consommateur (microgrids, « virtual power plant », microgénération, efficacité énergétique active), suppression des freins de marché (incitations et fiscalité mal orientées pour le consommateur), développement de solutions de financement innovantes (notamment avec l?appui de la banque publique d?investissement), initiatives ciblées pour stimuler un nouvel entrepreneuriat énergétique de start-up et d?incubateurs?

Investir pour stimuler la création de nouveaux métiers de l'énergie

Quant aux distributeurs professionnels de solutions d?efficacité énergétique, ils travaillent en étroite collaboration avec les fabricants et les installateurs de matériel pour proposer des offres simples à utiliser et à installer, mais aussi financièrement attractives pour le consommateur. En bref : pour accélérer la transition énergétique et réussir le passage vers un monde d?« Énergie 3.0 », il faut aider le consommateur à devenir maître de son énergie? Cela suppose un investissement en savoir-faire et en formation pour stimuler la croissance et pour accompagner la création des nouveaux métiers de l?énergie.

Notre rôle en tant que plaque tournante entre les fabricants et le monde des installateurs et des constructeurs est de faciliter le progrès dans un contexte où les grands acteurs de l?énergie se focalisent sur l?infrastructure et le mix énergétique, se mobilisent trop sur l?amont et pas suffisamment sur l?aval.

Un travail conjoint entre les consommateurs et les professionnels du secteur est nécessaire

Si la modernisation des infrastructures est bien entendu nécessaire pour créer les conditions de résilience, la réduction de la consommation d?énergie est pourtant la meilleure solution de progrès. Elle passe par un rôle actif des consommateurs.

En définitive, c?est par le travail conjoint de tous les acteurs de la filière de l?énergie que pourront être mis en place les services et solutions permettant à chacun de maîtriser l?énergie, pour n?en consommer que le juste besoin. Le débat sur la transition énergétique doit être l?occasion pour nous d?inventer ce qui est à la fois une révolution sociale et un nouveau modèle économique, fondés sur la demande et non lus sur l?offre.
 

*Rudy Provoost est président du directoire du groupe Rexel, président de la fondation Rexel pour le progrès énergétique, auteur de "l'énergie 3.0!" à paraître aux Editions du Cherche-Midi

 

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a écrit le 11/07/2013 à 12:26 :
je regrette qu'une chose , dans la grande distribution on a dans l'électroménager les codes A a G en matières de consommation énergétique , par contre dans la Hifi et la Video voir meme l'informatique , là c'est nada , il y'a rien ou peu , il faut insister pour savoir et souvent on tombe des nues , cela devrait être obligatoire d'informer le client combien consomme en réalité son futur produit comme un frigo ou une plaque de cuisine ou un radiateur , c'est encore inadmissible qu'on nous fustige sans arrêt écologiquement parlant mais qu'on ne voit que peu de choses évoluer en ce sens
a écrit le 03/07/2013 à 8:57 :
Tout ce beau discours est pipeau ! Le jour où le consommateur sera au centre, les poules auront des dents ! Les compteurs intelligents ne lui offriront aucun avantage notable si ce n'est celui de payer plus cher son énergie... et son compteur et bien entendu de se faire fliquer un peu plus. Quand il a besoin d'énergie, il s'en sert. Il aura beau se sentir au centre, il devra bien payer sa facture. Pour ce qui est des économies d'énergie, il suffirait d'interdire la mise en veille des appareils (chaîne hifi, téléviseurs...) et permettre de couper réellement l'alimentation électrique avec l'interrupteur marche/arrêt ! C'est bien gentil de nous parler d'économie d'énergie par les travaux d'isolation d'une maison ou d'investir dans le BBC : l'économie d'énergie est certainement importante mais l'investissement à réaliser par le particulier n'est pas du tout en rapport avec l'économie réelle qu'il peut espérer réaliser !
Réponse de le 03/07/2013 à 11:49 :
En fait même les investissements lourds comme l'isolation des logements sont rentables à moyen/long terme, surtout quand on sait désormais qu'EDF va faire la culbute sur ses tarifs d'ici 2020. En France c'est le financement qui suit pas. C'est uniquement une question de blocage politique et technocratique. Et croyez moi nos petits magouilleurs du Village Nucléaire trouveront toutes les bonnes raisons du monde pour que vous n'isoliez pas votre logement, juste pour que votre grille pain tourne à fond afin justifier le maintient d'une vingtaine de pétaudières radioactives. Le systeme de financement des travaux d'amélioration de l'habitat en Allemagne est l'exemple à suivre, il repose sur la banque d'état Kfw. Cette banque finance une large partie (plus de 5 milliards par an) des travaux d'amélioration de l'habitat à un taux de 0% pour les particuliers. Tous les Allemands y ont droit, l'attribution des prets n'est pas basé sur le taux d'endettement comme dans un banque privée mais sur le niveau d'amélioration de la performance énergétique du batiment. C'est tellement simple et efficace que peut être un jour, quand nous serons classé "pays de sous-développé", les pigeons-contribuables Français se demanderont pourquoi nos géniaux Enarques et Polytechniciens n'y avaient pas pensé. http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/20370828-efficacite-energetique-l-experience-allemande
a écrit le 03/07/2013 à 0:39 :
"Le consommateur au centre.." hum hum, vous feriez pas au Fan Club de Candy hasard ??? Pour comprendre ce que cela veut dire "le consommateur au centre" pour notre Technocratie, faut écouter la joyeuse Bridget: http://www.youtube.com/watch?v=oZ6S5LFh46s&feature=c4-overview&playnext=1&list=TLleDwIUnYfDE
a écrit le 01/07/2013 à 16:43 :
le consommateur au centre...Ah mais oui c'etait la bonne tarte à la creme du traité en vue d'un constitution européenne ..... Le meme barratin , le consommateur au centre ... Et depuis le temps que la politique energétique européenne est en place , le consommateur est bien au centre ..... il n'y a plus qu'a tirer .

Que de baisse de tarif de l'energie depuis la politique européenne ... des exemples a tous les etages dont Barroso fait la publicité tous les matins d'ailleurs .....

C'est pour la complémentaire santé dans les PME . L'assuré salarié bien au centre ..... pas dans le cadre d'un organisme paritaire (salarié patron) mais uniquement patron .....

Racontez nous encore des fadaises
a écrit le 01/07/2013 à 1:26 :
http://www.plein-soleil.info/actualites/la-politique-solaire-ambigue-du-gouvernement-ayrault/
a écrit le 29/06/2013 à 13:10 :
J'approuve l'analyse de M. Pruvoost mais il faut revenir sur Terre ! On est en France, dans une Atom'Cratie, le pouvoir en matière d'énergie et particulièrement du mix électrique est détenu par les Apparatchiks du Corps des Mines qui n'en on rien à foutre de la démocratie et d'autres foutaises comme le "libre choix des contribuables". Voyez-vous nos Mammouths Radioactifs ne voient pas vraiment d'un bon oeil toutes ces mesures intelligentes qui permettraient de réduire les consommations d'électricité et même (scandale !) de produire sois même tout ou partie de son énergie. Dans le meilleur des cas voila ce qui va se passer d'ici 2017: y'a une petite chance qu'on ferme Fessenheim et y'a une très grosse chance qu'on mette en marche un EPR. Faites le calcul vous même mais question "Transition énergétique" il existe probablement mieux...
Réponse de le 29/06/2013 à 13:39 :
C'est clair c'est pas demain la veille que nos "Ministres Marionnettes Ejectables" vont aller expliquer à leurs électeurs-pigeons qu'on peut désormais facilement auto-consommer localement sa propre électricité avec des panneaux solaires et que ça revient moins cher que le kWh facturé par EDF; car faut surtout pas énerver les très suceptibles Technocrates Corps des Mines ! Nos géniaux décideurs politiques vont plutot nous envoyer des prédicateurs comme F. Sorin ou C. Stoffaes pour nous faire un cours (soporifique) de morale Atomique dans les colonnes de La Tribune !
Réponse de le 02/07/2013 à 12:06 :
Le solaire, intermittent le jour, improductif la nuit, fortement dilué et coûtant les yeux de la tête ne "boxe" pas dans la même catégorie que le nucléaire - dont les caractéristiques sont à l'exact opposé. Je laisse donc SolarBoy à ses chimères. Je ne suis pas quant à moi un adversaire du solaire, je reconnais ses mérites dans certaines situations, mais je reconnais aussi ses limites. Quant au nucléaire, je pense que l'on peut reconnaître - sans être taxé pour cela de "vendu au lobby" - qu'il apporte une contribution utile au pays dans la période actuelle. ..Et que cette thèse suscite un intérêt certain auprès des internautes puisque la tribune prétendument "soporifique" (selon SolarBoy) que j'ai publiée il y a 3 semaines sur ce site ( "Transition énergétique : la solution nucléaire" ) a entraîné une discussion formidablement foisonnante, avec plus de 550 commentaires ! ...soit un des scores les plus importants jamais enregistré par un forum sur ce site.
Réponse de le 02/07/2013 à 13:37 :
En effet le solaire ne joue pas dans la même catégorie que le nucléaire, il est déjà, pour certains, nettement moins cher. Dans le sud France on produit 3000 kWh / an pendant 25 ans avec une installation de 2 kW qui coute 6000 euros. Ca fait autour 8 centimes TTC le kWh, garanti sans hausses pendant 25 ans. Bien sur faut l'exploiter en journée c a d faire programmer le fonctionnement des chauffe-eau, lave vaisselle, clim, piscines etc pendant la journée. Dans l'immédiat une partie des habitations peuvent en bénéficier. Mais quand on sait que le prix des panneaux va encore être divisé par 2 d'ici 2020 on peut raisonnablement penser que l'autoconsommation solaire va "exploser". A comparer au tarif (nucléaire) d'EDF qui va tourner autour de 14 centimes en fin d'année et qui sera à 20 centimes dans 6 ans...
Réponse de le 02/07/2013 à 14:17 :
@M. Sorin Malheureusement votre réponse n'apporte aucun démenti à la situation réelle Française: rien ne va changer dans notre mix énergétique (1 Fessenheim contre 1 EPR = statut quo) ; les pseudo-débats sur la Tribune et le DNTE ne sont que des enfumages de plus, comme les Grenelle 1 et 2 , pour faire croire au contribuable-payeur qu'on tient compte de son opinion mais dans la vraie vie on reste dans le nuc jusqu'au cou. Et c'est pas notre Bécassine chargée de l'écologie qui y changera grand chose, la pauvrette n'a pas fait X-Mines ! Reste une question pour 20 millions de Français: pendant combien de temps les gogo-contribuable-payeur-obligés vont-ils accepter de se faire siphoner le porte monnaie pour leurs chauffage-grille-pain avec un tarif EDF qui approche rapidement des 20 centimes / kWh ?
Réponse de le 02/07/2013 à 20:28 :
Ben désolé je pensais pas de mal contre Bécassine à 14h17 mais elle a finalement été grillée à 19h le même jour. Faut dire qu'elle a pas du beaucoup du être à la fête pendant 1 an avec le Gang du Nucléaire. Probablement ça lui sauvera sa santé mentale de sortir définitivement de ce panier de vieux crabes. De toute façon le Ministere de l'écologie ne sert à rien dans une Atom'Cratie, il devrait plutot s'appeler le "Ministere de la Propagande Atomique".
a écrit le 28/06/2013 à 20:07 :
Le consommateur ne doit pas être dépendant des acteurs de production et transport d'énergie, il doit être le plus possible autonome ou du moins avoir une base d'autonomie! Pour ce qui concerne l'eau c'est le même cas; là serai vraiment le progrès; et pourquoi pas l'alimentation en 12 volt ?
a écrit le 28/06/2013 à 19:48 :
Je ne suis pas très futée mais je voudrai faire quelques remarques à ce beau discours.
Sur le fond je suis ok, le consommateur doit devenir maître de son énergie en consommation comme en production. Toutefois et pour le moment, chaque fois que le consommateur économise de l'énergie, on lui augmente la facture car cela fait un manque à gagner chez les fournisseurs. Chaque fois qu'il y a eu une incitation fiscale (isolation, matériels de chauffage performants etc ...) les prix se sont trouvés augmentés du montant de l'incitation fiscale et toute la filiaire s'est goinfrée de cet effet d'aubaine sans gain final pour le consommateur. Alors il faut comprendre que le consommateur échaudé craigne maintenant l'eau froide. Même les ampoules à économies d'nergie, bien plus chères ne tiennent pas du tout leurs promesses dans la durée et je ne parle pas du solaire ...
Chez moi dans de l'ancien ce n'est pas isolé (pas le fric pour ça) mais les techniques de mes vieux ancêtres fonctionnent pas si mal à moindre coût et je n'ai pas la sensation d'être dans une boite étanche et malsaine. Chaque fois que mes consommations diminuent la facture reste la même, voire augmente grâce aussi à l'abonnement qui sert aussi de variable d'ajustement pour les fournisseurs.
Les trucs compliqués et trop technologiques, quand ça tombe en panne c'est la cata.
Ce dont je rêve c'est de pouvoir produire juste l'énergie dont j'ai besoin, voire juste une partie pour commencer, de manière renouvelable et propre en m'affranchissant d'EDF GDF et autres suceurs de fric. Et je veux bien le faire collectivement avec mes voisins. Autonomie, simplicité et coût, c'est juste ça qui peut séduire, pas un autoroute pour rouler à vélo.
Réponse de le 29/06/2013 à 10:17 :
Les ampoules à économies d'énergie ne sont en fait pas trop faites pour nous faire faire des économies (prix non négligeable (ma première m'avait coûté 150F !! pour économiser peu en fait), gain en euros réduit sur la consommation, surtout quand il faut en racheter une autre) mais c'est une économie au niveau du pays et donc pour les producteurs d'énergie. C'est un effet global. Chacun dépense pour que le Pays fournisse moins d'énergie. Bizarre, ce sont toujours les mêmes qui gagnent.
Quand chacun pourra avoir sa pile à combustible au méthanol dans sa maison, ça posera des problèmes (empêchement à prévoir ? blocage, lobbying) aux producteurs centralisés. Chacun autonome, un vrai cauchemar.
Réponse de le 29/06/2013 à 11:46 :
Ca m'étonnerait que les ampoules BC représentent une "économie niveau du pays" puisque de toute manière c'est nous qui payons notre électricité et qu'en plus le budget éclairage sur votre facture, c'est peanuts.
Le coup magnifique des producteurs d'ampoules, ça a été d'interdire les ampoules à incandescence, pas chères à produire, non polluantes, efficaces et... chauffante l'hiver et de rendre obligatoires des trucs couteux qui marchent moins bien.
C'est une forme d'économie dirigée au profits des grands groupes qui vendent des luminaires, on a fait fi du choix et de la liberté des consommateurs. C'est dégueulasse et scandaleux.

Maintenant, Monsieur Provost prêche pour sa paroisse, mais il n'empêche que je n'en veut pas de sa société "écolodurab' ".
S'imaginer qu'on puisse produire des kwh de qualité et bon marché avec du compost, des éoliennes et des panneaux solaires, quelle escroquerie !!!!
Le seul truc efficace, peu polluant et pas cher, c'est les grosses machines thermiques ou hydrauliques centralisées ; les centrales et les barrages quoi...
Réponse de le 29/06/2013 à 13:59 :
Murps c'est vous l'escroc ! Passer en basse conso pour tous les éclairages permettrait d'éteindre 2 réacteur nucléaire, éteindre les éclairages inutiles la nuit permettrait d'éteindre 2 réacteurs, interdire les veilles inutiles permettrait d'éteindre 2 réacteurs, isoler les logements et bannir les saloperies de grille pain permettrait d'en éteindre 10, changer progressivement (lors du renouvellement) tous les appareils électroménager par des classe A++ permettrait d'éteindre 2 réacteurs, etc.... le solde d'électricité à produire pourrait être 60% inférieur à la production actuelle d'EDF. Tout est expliqué ici: http://www.negawatt.org/scenario/decouverte
Réponse de le 29/06/2013 à 21:00 :
Naon.
A quel coût vous allez réaliser votre "économie" ?
Que représente l'économie réalisée avec vos ampoules "obligatoires" qui coûtent les yeux de la tête ??? Presque RIEN ! une fraction infime de votre consommation, l'essentiel est représenté par votre congélo, vos fours et vos radiateurs d'appoint
Vos ampoules coûtent cher, polluent avec leurs métaux lourds et éclairent mal, une vraie tartuffferie.

Vous allez faire payer des millions de petites sommes importantes à tout le monde pour économiser une fraction de votre facture d'électricité, ça à un nom ça : c'est se tirer une balle dans le pied.

Votre association "negawatt" n'est pas objective dans ces calculs, elle ne propose pas de solution technique mais un juste un projet de société pour vendre du développement durab'.

J'en veux pas de votre projet de société contraignant, moralisateur et liberticide, je veux mon grille-pain, ma bouilloire électrique et le choix de mes ampoules.
Et je veux aussi de l'électricité bon marché, sans ces fichues éoliennes qui plombent ma facture avec la CSPE. Que l'on supprime les subventions à l'éolien pour faire baisser le prix du KWh.
Réponse de le 30/06/2013 à 0:15 :
Je sais parfaitement que Négawatt ne sera pas appliqué en France. Trop petit joueur, pas assez prétentieux mon fils ! Chez nous tout est verrouillé pour nos petits soldats du Corps des Mines qui sont persuadés d'avoir la savoir universel !!! Négawatt c'est bon pour les demeurés d'Allemands ou de Japonais, ou pire ces arriérés de Chinois...
Réponse de le 30/06/2013 à 20:02 :
à MURPS : Quand vous dites : "je veux de l'électricité bon marché", êtes-vous bien conscient que vous demandez simplement de l'électricité subventionnée ? Les Français sont loin de payer le coût réel de production de leur électricité dans leur facture. Ils la payent donc via les taxes et impôts : il n'y a qu'à voir le prix de l'électricité sur le marché européen (en 2011, EU : 13 c?/kWh, France : 10 c?/kWh http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/index.php/Energy_price_statistics/fr). La CSPE n'est que la (petite) partie visible de l'iceberg. Par exemple, le surcoût de la construction de la centrale nucléaire d'Olkiluoto (Finlande) dû aux errements d'AREVA sera probablement payé par le contribuable français.
D'autre part, la production électrique française s'appuie essentiellement sur des infrastructures amorties (barrages, centrales thermiques nucléaires). Leur renouvellement aura un coût qui sera bientôt supérieur à celui des technologies renouvelables, dont les coûts ne cessent de baisser. Dans quelques années, l'électricité bon marché non subventionnée sera renouvelable...

à La blonde : Pour produire de l'électricité d'origine renouvelable avec vos voisins, vous pouvez contacter la coopérative Énergie partagée qui soutient ce genre de projets. (http://www.energie-partagee.org/)
Réponse de le 01/07/2013 à 17:03 :
Merci STEPH pour les données d'eurostat ... Et maintenant en avant pour bien lire la plainsanterie sur le consommateur ... et se faire préciser : quel consommateur ? le menage ou l'industrie. Allemagne et danemark le tarif menages et pratiquement le double et le triple du tarif industrie .....
ils sont tellement drole quand ils nous parlent des voisins sans jamais nous préciser que l'avantage au prix de revient c'est dans le poids reporté sur les menages qu'il existe. Tva au danemark a 95% au taux normal de 25% , eau minerale comprise.

Et la belgique où Suez est un meitre du marché libre , on voit parfaitement le gros avantage centré sur le consommateur .....
Réponse de le 03/07/2013 à 12:07 :
MURPS se contente de maintenir la légende selon laquelle la hausse des tarifs EDF est due aux renouvelables, grosse ficelle radioactive...qui ne résiste pas à l'analyse du dernier rapport de la CRE. On y découvre dans la synthèse, page 39, que: +++ 1° Les charges fixes d'exploitation (charges du personnel des centrales nucléaire) augment de de 5% par an depuis 2007 (sont rudement bien payés à EDF !) +++ 2° Les couts d'investissement d'EDF pour son parc nucléaire "explosent" littéralement avec 15% de hausse annuelle depuis 2007 +++ 3° Les couts des ENR (CSPE) représentent 1/3 des charges variables d'exploitation (rapport détaillé page 32), et ces charges d'exploitation constituent 20% de la facture complete d'EDF. Donc les ENR représentent 30% x 20% de la facure d'EDF = 7% du total. +++ Conclusion: LA PART DES RENOUVELABLES DANS VOS FACTURES D'EDF NE REPRESENTE "QUE" 7%. En clair: 93% DE LA HAUSSE RECLAMEE PAR EDF N'EST PAS DUE AUX RENOUVELABLES MAIS AU BUSINESS DU NUCLEAIRE. Et ça expliquera principalement une hausse supplémentaire de 50% d'ici 2020 (page 5 ils écrivent "le retour d'expérience de Fukushima..EXPLIQUE cette tendance haussière pour les prochaines années.."). Rapport de la CRE diponible ici: http://www.cre.fr/documents/publications/rapports-thematiques/analyse-des-couts-de-production-et-de-commercialisation-d-edf

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