Accord de libre-échange transatlantique : "ceux qui crient 'contre' vont disparaître"

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Au sujet de l'exception culturelle, Jean-Marc Daniel est « d'accord avec José Manuel Barroso quand il dit que la France est réactionnaire ». / DR
Au sujet de l'exception culturelle, Jean-Marc Daniel est « d'accord avec José Manuel Barroso quand il dit que la France est réactionnaire ». / DR
Jean-Marc Daniel est économiste à l'Institut de l'entreprise, directeur de la revue Sociétal et professeur à l'ESCP Europe.

LA TRIBUNE - Les accords de libre-échange peuvent-ils être un moteur de croissance ?
JEAN-MARC DANIEL -
Pour moi, ce n'est pas un moteur de croissance en soi. Mais cela aura pour effet de renforcer le commerce. L'idée est d'abaisser les droits de douane, ce qui revient à abaisser un impôt qui au final se répercute sur tout le monde, et donc d'augmenter le pouvoir d'achat de la population. Certains expliquent que cela signifie aussi une baisse des ressources pour l'État, et donc qu'il faut qu'il compense en augmentant, par exemple, l'impôt sur le revenu. Selon eux, il n'y a pas de hausse du pouvoir d'achat, in fine. Mais ce qu'ils oublient, c'est que l'impôt sur le revenu est bien plus modulable, plus juste socialement. Par conséquent, ce sont les moins aisés qui profitent de la levée des barrières tarifaires.

Dans un contexte de récession et de faible compétitivité, rajouter de la concurrence, n'est-ce pas se tirer une balle dans le pied ?
Certes, cela augmente la concurrence, mais aussi les débouchés. Et la réponse naturelle à l'accroissement de la concurrence doit être d'augmenter la productivité et donc les investissements dans des secteurs où nous sommes forts. Bien sûr, cela fera disparaître des emplois, mais cela en créera d'autres aussi. Le protectionnisme n'est pas une solution, car il a pour effet de nous priver de ce que nous ne produisons pas. Par exemple, la Chine pour nous punir, veut taxer notre vin, mais elle se punit elle-même en s'en privant. De plus, plus aucun produit n'est fabriqué dans un seul pays.

Les négociations entre les États-Unis et l'Europe signent-elles l'avènement d'un bilatéralisme ou un acte de défense contre la Chine ?
À mon sens, cette négociation n'a rien à voir avec la Chine. Les États-Unis et l'Union européenne n'entendent pas l'exclure du commerce international. Et ce n'est pas un moyen de peser sur elle. La Chine devra, de toute façon, abandonner le contrôle de son taux de change pour des raisons internes. Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu'on assiste à la montée en puissance de la classe moyenne chinoise et que c'est un marché énorme qui s'ouvre à nous. Les États-Unis veulent simplement avoir plusieurs fers au feu. Ces négociations sont importantes parce qu'elles montrent que les États-Unis ne se désintéressent pas de l'Europe malgré l'accord transpacifique qui semble être sa priorité.

Qu'est-ce que la France a à y gagner ?
Ceux qui crient sont ceux qui vont disparaître. Jules Méline avait dit, à la fin du XIXe siècle, qu'à cause de la concurrence nous allions perdre notre agriculture, et donc qu'on ne pourrait plus se nourrir. Aujourd'hui, effectivement, notre agriculture emploie bien moins de monde, mais nous avons fortement accru notre productivité, et au final nous mangeons mieux qu'à cette époque. À l'heure actuelle, plus rien n'est produit dans un seul endroit. Il y a ce fameux exemple de l'iPhone pour lequel on compte 2 milliards de dollars au profit de la Chine. Mais on ne prend pas en compte tous les échanges qui ont été nécessaires pour en arriver au produit fini et exporté. La question devrait être de savoir où on se situe dans la chaîne de la valeur ajoutée et comment en capter le plus possible afin d'investir dans les secteurs porteurs de croissance.

José Manuel Barroso a-t-il été trop sévère à l'égard de la France en la traitant de réactionnaire ?
Sur l'enjeu culturel, c'est un milieu qui a une capacité de nuisance forte. Ils cherchent à préserver leurs emplois en faisant croire qu'ils défendent l'exception culturelle. Je suis d'accord avec José Manuel Barroso quand il dit que la France est réactionnaire. Tous les secteurs ont intérêt à avoir un débouché accru et plus de fluidité dans les échanges. On a vu, avec un film comme The Artist, qu'avec un bon démarchage on était capable de conquérir le marché américain. Évidemment, ceux qui ne sont pas les meilleurs verront leur rente de situation mise en cause. Mais on aura davantage de dynamisme économique.

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a écrit le 26/03/2014 à 23:11 :
A mettre en perspective en écoutant, lisant ou regardant Jean-Michel Quatrepont qui a accordé une interview à Pascale Fourier : http://ilfautledire.fr/2014/03/jean-michel-quatrepoint-traite-transatlantique-la-france-entre-usa-chine-et-allemagne/
et en lisant là : http://j-ai-du-louper-un-episode.hautetfort.com/media/00/01/1383633503.pdf un extrait du rapport de à notre ministre du Commerce extérieur fait par Claude Revel, Conseillère du commerce extérieur de la France en Janvier 2013 pour proposer un positionnement de la France dans la négociation du traité de libre-échange UE/UE quine dit pas exactement ce que dit Jean-marc Daniel...
a écrit le 04/09/2013 à 16:10 :
Ce qui est intéressant, c'est que Jean-Marc Daniel se concentre sur les tarifs douaniers, alors que ce qui est réellement en cause c'est la protection des citoyens contre les multinationales américaines (les obstacles non tarifaires). Je suppose que Jean-Marc Daniel n'a pas vu « le monde selon Monsanto» ou que c'est un admirateur béat des OGM et du capitalisme américain, des produits financiers dérivés, des emprunts toxiques, des poulets aux hormones, de l'exploitation systématique des paysans du Costa Rica par les compagnies américaines? Par ailleurs, un "économiste" devrait connaître l'importance de la monnaie, et savoir que les États-Unis sont capables de manipuler leur monnaie en fonction de leurs seuls intérêts. La seule justification de ce traité, c'est de donner à Barack Obama une petite victoire, alors qu'il subit des défaites sur le plan intérieur et qu'il n'a aucune prise sur le congrès. Mais cela sera au détriment de l'Europe. L'objectif des entreprises américaines est d'empêcher tout système de contrôle, toute restriction à la vente de leurs produits, même lorsqu'il ne respecte aucune norme européenne. Leur objectif également, c'est de démanteler le droit du travail européen, le principe de précaution, d'interdire l'utilisation des semences produites par les paysans,... A qui fera-t-on croire qu'importer plus de produits américains amènera une augmentation de pouvoir d'achat pour des gens dont les entreprises disparaîtront sous la concurrence américaine ? Quels sont les produits américains dont on a besoin ? Les automobiles qui consomment 15 l aux 100 km ? Le soja transgénique ? Nous avons à disposition en Europe tous les produits dont nous avons besoin, mais simplement nous devons accepter de les payer leurs prix, c'est-à-dire consommer raisonnablement en économisant lorsque nous n'avons pas les moyens de payer.
Il deviendra impossible de s'opposer à l'exploitation du gaz de schiste, à la vente libre des armes. Certes, Jean-Marc Daniel se fiche pas mal de la culture, mais je ne veux pas être condamné à écouter sans arrêt des musiques américaines, à voir disparaître le cinéma français, les peintres français, pour financer Hollywood et les campagnes électorales américaines. Cet accord est une duperie, et il est triste que de pseudo économistes fasse semblant de l'approuver.
a écrit le 11/07/2013 à 12:02 :
belle et bonne version libérale des échanges internationaux en faveur bien sur des marchés et du secteur privé bien sur , qui est censé nous apporter le bonheur .Cher monsieur si la levée des barrières tarifaires comme vous le dites bénéficiait aux moins aisés nous le saurions déjà au lieu de quoi les exemples que nous connaissons plaident en la faveur d'un état qui controle et arbitre les intérêts de chacun en principe au profit de la collectivité.
a écrit le 09/07/2013 à 8:29 :
Ah le dogme du libéralisme à tout crin! quand tu tiens l'Europe libérale! un accord entre une superpuissance et un émitté d'états en désaccord sur tout, devinez qui va tirer les marrons du feu?
a écrit le 09/07/2013 à 8:24 :
Bonjour,

C'est vous qui allez disparaitre des médias, les banques vous trouveront bien un petit boulot pour services rendus. Nous allons vous expliquer tout cela aux prochaines élections européennes.
a écrit le 08/07/2013 à 15:51 :
L'accord Transatlantique de libre échange, c'est ouvrir la porte du poulayer européen pour que le renard US soit libre d'y faire ce qu'il veut. En retour, les poules européennes seront théoriquement libres d'essayer d'entrer dans la tanière du renard américain... Il y a quelques années Airbus a essayé de vendre des avions ravitailleurs. Les US ont cassé la vente et refait l'appel d'offre, avec des clauses rédigées de façon à éliminer les chances d'Airbus. Le problème du futur traité Transatlantique, ce n'est pas les droits de douane mais les normes et autres artifices.
Réponse de le 08/07/2013 à 22:56 :
Dit il alors que airbus est une pure construction étatique qui n'a vu le jour que grâce à de massives subventions de la part des états européens...
Réponse de le 09/07/2013 à 1:12 :
ah bon, parce qu'il n'y a pas de subventions e boeing aux US ? via le militaire par ex? ni de marché protégé ? encore un nanti de fonctionnaire qui rigole d'envoyer le privé au casse pipe ! quand il n'y aura plus de sous, vous serez payé avec quoi ?
Réponse de le 04/09/2013 à 16:14 :
L'exemple d'Airbus est significatif. Les Américains feront tout pour casser Airbus, et il y aura dans le traité des clauses qui permettront d'attaquer Airbus tout en sauvegardant les innombrables subventions dont a bénéficié Boeing de la part du DOD.
L'objectif du traité est d'obtenir une victoire pour Obama, mais ce sera une catastrophe pour l'Europe. Barroso le soutient, parce qu'il vise un poste à l'OTAN après avoir été si nul comme préside de la commission.nt
a écrit le 08/07/2013 à 14:10 :
Vous le sortez d'ou franchement celui-là?! Une réthorique implacable de bétise absolument non-argumentée. Et dire que ce "professeur" forme des élèves... Edifiant!
Réponse de le 09/07/2013 à 0:10 :
Entièrement d'accord avec vous, et non seulement c'est édifiant, mais c'est aussi honteux.
Réponse de le 04/09/2013 à 16:19 :
Ce qui est sidérant, c'est l'incompétence voulue de Jean-Marc Daniel. Il sait parfaitement que l'objectif des Américains est de détruire toutes les protections dont bénéficient les Européens (principe de précaution, droit du travail, droit de l'écologie,?) pour pouvoir nous inonder de produits de type Monsanto sans prendre de risques. Les négociations ont lieu en anglais, ce qui va leur permettre d'introduire des clauses qu'ils sont déjà en train de préparer et utiliseront pour attaquer les états. Par exemple, il deviendra difficile de réglementer le commerce des armes. Il deviendra difficile d'interdire l'exploitation du gaz de schiste lorsqu'une société américaine aura acheté un terrain. La législation minière sera remise en cause. Quant à l'exception culturelle, ils vont prévoir dans la rédaction les moyens de tourner la protection théorique de cette exception. Il faut s'opposer fermement et totalement à cet accord, qui n'est conçu que dans l'intérêt des États-Unis. Demandez donc aux pays qui ont déjà conclu ce type d'accord avec les Américains quels en sont les conséquences.
a écrit le 08/07/2013 à 13:19 :
"On a vu, avec un film comme The Artist, qu'avec un bon démarchage on était capable de conquérir le marché américain." : très bon exemple ! Pour 1 film "français" qui fait un carton aux USA, combien de merdes américaines ont fait un carton en France ? Et c'est exactement ce qui va arriver dans les autres domaines (à commencer par l'agriculture et l'alimentaire) quand ces accords (sur lesquels, une fois de plus, on s'est bien gardé de nous demander notre avis) seront signés !
a écrit le 08/07/2013 à 13:01 :
Libérez-nous des éditos de ce genre par pitié, personne ne peux penser que cet accord va apporter prospérité et progrès mais bien régression sociale et privatisation à la pelle... Votre libéralisme est en train de tuer l'europe et il faudrait continuez la bonne blague !
Réponse de le 08/07/2013 à 23:07 :
C'est le socialisme qui détruit l?Europe, depuis des années
Réponse de le 09/07/2013 à 8:31 :
Je vous rapelle que l'Europe est libérale dans sa grande majorité et Barroso un ultra libéral.
a écrit le 08/07/2013 à 12:57 :
Boeuf aux hormones, Poulet au chlore, Ogm, junk food, et j'en passe. hmmmmm !
a écrit le 08/07/2013 à 12:41 :
La capacité industrielle des USA n'est pas comparable à celle de la France alors dire que la France aurait les moyens de capter de nouveaux débouchés sans se faire laminer... Et tout mettre au plan de l'union européenne alors que les peuples européens sont gouvernés par des technocrates qui leur imposent le mariage arrangé d'intérêts privés, ce n'est pas acceptable.
a écrit le 08/07/2013 à 12:36 :
Stupide exemple de l'agriculture sous perfusion Européenne avec la PAC. De plus, ce sont "les moins aisés qui profitent de la levée des barrières tarifaires" sur des produits chers qu'ils ne consomment pas je comprend mieux la compétence des personnes sortant de ces écoles de commerce.
De plus, nous exportons plus vers les US qu'eux vers nous, c'est un moyen pour eux de revenir à la charge.
Et militairement parlant, avant d'aller au combat, il faut se préparer. Avec notre économie, sans réformes structurelles, on va prendre une raclée dans le combat économique de demain.
Tout est fait à l'envers en France.
a écrit le 08/07/2013 à 12:21 :
Je suppose que Mr Daniel a les moyens d'éviter d'acheter du poulet à la javel et du boeuf aux hormones. Et sûrement les moyens de partir enseigner dans une université étrangère (peut-être même pas US) lorsqu'il découvrira avec effarement que cet "accord" US-UE permet d'extraire du gaz de schiste dans son jardin, la distribution de Coca au litre dans l'école de ses enfants ou le fait de banquer 5 000 Euros pour se faire soigner une dent.
Réponse de le 09/07/2013 à 1:17 :
certes mais quand notre modéle fonctionne sur le dépense publique à gogo, une dette de 1800 milliards, un commerce extérieur dans le rouge, un chomage de 5 millions, une culture anti entreprise et anti risques où les nantis politiques et administratifs vivent sur le dos du privé, on n'a pas beaucoup de leçons à donner, is'nt it ? et totalement ridicule d'interdire la recherche de gaz de chiste, il y a surement des solutions maitrisables que vont mettre en place les autres, mais on aura notre fierté et notre culture pour nous sauver, sans aucun doute !!!
Réponse de le 04/09/2013 à 16:26 :
Certes, notre modèle a des failles, il est toujours utile de le souligner. Mais n'oublions pas qu'il y a 44 000 000 d'Américains pauvres, qu'il y a proportionnellement 10 fois plus de personnes en prison qu'en France, que l'aménagement du territoire n'intéresse personne aux États-Unis,... S'il faut choisir un modèle, je préfère améliorer le modèle français plutôt que me voir imposer le modèle américain par des juristes qui vont négocier des clauses toutes favorables aux entreprises américaines. Comment ferez-vous lorsque votre voisin qui ne vous aime pas achètera une arme en vente libre ? (La barrière non tarifaire de l'interdiction du commerce des armes sera une des cibles de la négociation, évidemment). Comment ferez-vous lorsque tous vos enfants seront au chômage parce que les Américains auront dévalué afin de couler les entreprises européennes ? Comment ferez-vous lorsque les banques vendront de nouvelle « subprimes » et que vous ne pourrez pas vous y opposer ? J'espère qu'on trouvera du gaz de schiste dans votre jardin et que vous bénéficierez en direct de l'exploitation.
a écrit le 08/07/2013 à 12:12 :
La réussite de ces accords de libre-échange sera le dernier petit coup de pouce qui permettra à Marine Le Pen de franchir la dernière marche pour accèder à l'Elysée!
Réponse de le 08/07/2013 à 12:37 :
Malheureusement d'accord avec vous.
a écrit le 08/07/2013 à 12:05 :
En revanche, tout à fait d'accord avec "l'exception culturelle". La concurrence, ca va pour les prolétaires, mais si ca concerne "la fine fleur" de culture française inexportable, alors là, pas question hein !
Et n'oubliez pas vos cotisations, le régime des intermittents vous remercie.
a écrit le 08/07/2013 à 12:02 :
Jean-MarcDaniel n'a pas tort sur le fond, mais je crains qu'il ne passe à côté de l'éléphant qui est dans la pièce. Ce ne sera pas une guerre des droits de douane (ils sont déjà ridicules), mais une guerre des normes (cf. mimolette). Et à ce jeu là, on va se faire exploser, tout simplement parce que l'Europe n'est pas un pays (n'en déplaise aux euro-béats), mais un conglomérat de pays aux intérêts divergents...
Sur un autre plan, on pourrait aussi débattre de l'opportunité de faire entrer dans une zone de libre-échange qqn qui triche ouvertement avec ses taux et donc sa monnaie (ce qu'on a suffisamment reproché aux chinois après leur entrée dans l'OMC...).
Réponse de le 04/09/2013 à 16:31 :
Entièrement d'accord avec CPM . Jean-Marc Daniel est totalement incompétent ou bien, et c'est plus vraisemblable, nous prend pour des demeurés. Mais il faut se mobiliser, car cet accord est beaucoup plus dangereux encore que la directive Bolkenstein. Il faut écrire aux députés, aux sénateurs, avec un argumentaire solide, et en se référant aux accords de libre-échange avec les États-Unis dont sont victimes un certain nombre de pays. Par exemple, les fonds voyous américains sont en train d'attaquer l'Argentine, en s'appuyant sur le droit américain. Ils s'arrangeront pour bénéficier de clauses favorables dans un traité qui sera négocié en anglais, par une partie unique, discutant avec 27 pays ! C'est impossible de gagner ce genre de négociations, alors il vaut mieux ne pas l'entamer. Écrivez au président de la république et à toutes les instances européennes.
a écrit le 08/07/2013 à 11:28 :
Tant que les mondialistes seront une minorité et une classe dirigeante, l'opposition majoritaire ne disparaitra pas!
Réponse de le 08/07/2013 à 12:40 :
Que vous le vouliez ou non, ce sera comme ca nous avons 2 solutions:
1. accepter les règles, jouer le jeu sans perdre son âme et se mettre en position de force pour pouvoir influer sur les règles et les rendre plus juste
2. mourir économiquement.
Réponse de le 08/07/2013 à 13:52 :
"Que vous le vouliez ou non..." Ben oui hein, vu que nous n'avons pas le choix, il ne reste plus qu'à la fermer et à essayer de nous battre à armes inégales avec les US, comme avec les ouvriers chinois. Surtout, ne pas réfléchir et ne rien contester, c'est bien ce que nos maîtres attendent de nous. Visiblement, ils vous ont déjà transformé en parfait zombi.
a écrit le 08/07/2013 à 11:03 :
Mais c'est quoi ce félon des US avec ses arguments à deux balles?
a écrit le 08/07/2013 à 11:01 :
à la condition minimale d'avoir un système monétaire transatlantique , comme le fameux feu serpent monétaire européen d'avant maastricht, qui lui avait très bien fonctionné , avec des parités calquées sur les pouvoirs d'achats respectifs, et avec une convergence des politiques de la fed et de la bce pour encadrer sur le long terme la parité euro/dollar.
Sinon je ne vois pas ce qui empécherait les usa de faire du dumping monétaire selon leur bon vouloir, et si là si certains tiendraient le coup, tels les allemands gràce à leur spécialisation sur les biens d'équipement ou le haut de gamme, ce serait la fin de l'industrie française, du genre fermeture de ce qui nous reste encore d'usines automobiles pour faire de la place à des opel ou ford importées bon marché ...
Réponse de le 08/07/2013 à 11:36 :
Une négociation d'égal à égal , pas de maître à larbin, les américains n'en voudront jamais ...
Réponse de le 08/07/2013 à 20:47 :
Cela fait 30 ans que les etats unis pilotent l'économie mondiale avec le dollar (85% des echanges se font en dollar),commençons les négociations par là Une parite euro dollar modulable suivant l'équilibre des échanges.avant que ça aboutisse on en a pour 15ans
a écrit le 08/07/2013 à 11:00 :
Ben oui, bien entendu que ceux qui "crient" contre vont disparaître (tout comme bientôt ces Français importuns qui avaient majoritairement votés contre plus d'Europe). D'ailleurs, pourquoi crient-ils ces malotrus? On se le demande. Après tout, nous avons tous été démocratiquement consultés sur ce grand marché transatlantique, n'est-ce pas?
a écrit le 08/07/2013 à 10:58 :
"institut de l'entreprise"?un think tank finacé par goldman sachs ou jp morgan.les lobbyistes ne se cachent meme plus!
a écrit le 08/07/2013 à 10:23 :
dire que les anti-mondialisation seront contraints de se taire , c'est réducteur , il n'y a pas plus conservateur que le français , il est contre tout ce qui est nouveau , a voir en agriculture , énergie , technologies diverses et variées , on a meme inscrit dans la constitution le droit a la prudence extreme , le français est toujours apeuré par ce qui vient de l'étranger et il ne voit que son nombril , je me souviens des débuts de l'informatique en france dans les années 80 ce fut un vrai combat , on était presque des martiens pour nos contemporains de l'époque , ou bien des farfelus , alors aujourd'hui le regard est encore plus négatif qu'a l'époque , c'est étouffant pourtant l'analyste a raison sur le fond , mais les nations européennes sont taraudées de tout coté a cause d'une seule et unique plaie , le chômage qui n'est qu'une excuse et l'impuissance globale des états comme de l'Europe et cela risque de mal finir vu le niveau intellectuel des élites actuelles
Réponse de le 09/07/2013 à 1:21 :
pas la peine d'épiloguer, la rance c'est fini, le spolitiques l'ont tué par la dépense publique et l'absence de tout courage à gérer et décider, l'intellectualisation à outrance et sans modestie nous empèche de voir les solutions simples et rationnelles qu'ont mises en place les pays nordiques.....impossible de s'en remettre, la france passe 9eme pays en 2020 et la chute est irrémédiable, il faut fuir ce pays de prétentieux sans compétences opérationnelles, gagner l'argent tabou de ces derniers idéologues gauchisants de la planète et revenir plus tard acheter la belle maison pour la retraite
a écrit le 08/07/2013 à 10:15 :
Bel article téléguidé par les US, fait pour rassurer mais dont tous les arguments peuvent être balayés en 2s de réflexion.
a écrit le 08/07/2013 à 10:12 :
Si ce monsieur a envie de manger du b?uf aux hormones qui nous sera vendu par la grande distribution avec un bon marketing, ça lui permettra d'attraper un gros c... avec un engraissement du bas du corps typique d'un trop plein d'hormones comme pas mal de citoyens US et de canadiens anglo, soit (les québecois sont beaucoup moins atteints). En ce qui me concerne, c'est non.
a écrit le 08/07/2013 à 10:10 :
Cela augmente surtout le pouvoir des lobbies qui sont capable de distordre la véritable concurrence en la transformant en monopole, mettant en avant la quantité sur la qualité!
a écrit le 08/07/2013 à 9:26 :
Jean Marc Daniel comme tout économiste est amoureux des chiffres des statistiques meme orientées du moment qu elles vont dans la ligne de ses convictions. J aimerai un article sur la disparition inéluctable du travail de masse et la maniére de l appréhender pour les générations futures.
Réponse de le 08/07/2013 à 10:42 :
Ah bon ! Parce qu'après avoir lu ses conneries, vous croyez vraiment que jean-marc daniel est un économiste ? Une taupe à la solde du plus grand état terroriste du monde (les usa) sans convictions, ni compétences, peut-être, mais un économiste , Naaaaaaaaannn
Réponse de le 08/07/2013 à 15:50 :
@ le paysan: vous avez peur de la concurrence et vous voulez continuer à vivre des subventions!!!
Mal typique français...(PAC)
Réponse de le 08/07/2013 à 19:27 :
@ attila pourquoi la concurrence ne vous fait pas peur, de quoi vivez vous ?
Réponse de le 09/07/2013 à 1:24 :
la vie c'est la compétition, le commerce, la prise de risques. Certes la moitié de la france vit dans les vestiaires en étant payée par ceux qui se bagarrent sur le terrain tout en les critiquant, mais la position du replis dans l'assistanat ne mène nille part, c'est la première cause de notre régression
a écrit le 08/07/2013 à 9:07 :
Quelle vision angélique ou plutôt ultra-libérale de la situation. Actuellement, les droits de douanes avec les USA sont en moyenne de 3 à 3,5% à l'exception de quelques rares produits taxés entre 20 et 30%. Un accord de libre échange ne changera pas grand chose à ce niveau. Mais ce qui peut-être plus grave c'est que cet accord va s'appliquer aux normes. c'est à dire que certains produits interdits en Europe car ne répondant pas aux normes européennes pourront circuler librement. Et dans ce domaine l'agro-alimentaire risque d'être particulièrement touchés. Bref bienvenue au b?uf aux hormones, au poulet lavé à l?eau de javel pour être désinfecté, à certain OGM etc... L? Europe a également mandat pour négocier sur les services publics. Ainsi ceux ci risquent d'être traités comme de simples marchandises.
Bref, nous ne sommes pas seulement dans le commerce, mais dans une tentative des américains d'imposer encore un peu plus leur modèle de société.
Quand à l'exemple de" the artist", il ne me semble pas très pertinent. Film tourné aux États Unis, avec des techniciens américains, distribué par une société américaines Warner Bros , soutenu par un distributeur américain pour les oscars, et surtout qui parlait de l'histoire du cinéma américain, bref un film très particulier.
Quand à la commission Européenne et ses ultra-libéraux style Barrosso, je les voit mal défendre les intérêts européens. comme d'habitude, il vont se coucher devant la partie adverse et les citoyens en paieront le prix fort, dans quelques années.
Réponse de le 08/07/2013 à 10:18 :
@l'australien. Plus que d'accord avec vous. Le boeuf aux hormones est redoutable car ça donne un engraissement du bas du corps avec un gros c.. typique qu'on retrouve chez les obéses nord Américains. Le poulet à l'eau de Javel est tellement insipide que les gens s'en lasseront vite (je suis donc moins inquiet). On peut compter comme vous le dites sur la grande distribution pour à l'aide d'un bon marketing (et au passage s'en mettre plein les poches, car tout cette m... ne coûte pas cher à produire) nous le faire avaler.
a écrit le 08/07/2013 à 8:54 :
Projet d'accord de libre-échange entre USA et UE: Opportunité ou Piège?

http://www.leconomiste.eu/decryptage-economie/51-projet-d-accord-de-libre-echange-entre-les-etats-unis-et-l-union-europeenne.html
http://www.leconomiste.eu/decryptage-economie/5-accord-de-libre-echange-entre-usa-et-union-europeenne-opportunite-ou-piege.html ?
a écrit le 08/07/2013 à 8:49 :
c'est sûr le Amricains nous vendront leurs viandes aux hormones, leurs poulets lavés chlore... etc. l'obésité gaganera en plus chez les masses populaires! On transfera à l'Etat les coûts sociaux qui les assumera par encore plus d'endettement

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