Qui a encore besoin des banques ?

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Alors que la BCE annonçait la semaine dernière souhaiter continuer sa politique de création monétaire massive aussi longtemps que nécessaire, l'économiste Michel Santi continue de s'opposer à ces programmes, qui profitent, selon lui, surtout aux banques, et sont sans conséquences sur l'économie réelle.

Les déboires de nos économies n?ont pas commencé avec la crise financière des années 2007 et 2008. Loin de là puisque, en réalité, une redistribution substantielle des richesses et des revenus s?est opérée depuis le début des années 2000, au détriment des salaires et en faveur des profits enregistrés par les entreprises, par le secteur financier et par leurs actionnaires.

Pour autant, n?est-il pas étrange et contradictoire de constater que les investissements dans l?outil de production (quel qu?il soit) se maintient à des niveaux anémiques, alors même que les profits atteignent des records et, ce, dans une conjoncture de coûts de financement au plus bas historique ? A cet égard, l?exemple d?Apple assis sur 170 milliards de dollars est révélateur de ces entreprises peu soucieuses de s?impliquer dans l?économie réelle si elles n?en tirent pas un bénéfice direct et immédiat.

Les programmes massifs de création monétaires ont engendré un monstre

Ne nous étonnons donc pas si nos économies subissent une déprime quasi-chronique, si la consommation est en berne et si les revenus des ménages se dégradent. En effet, la proportion de la rémunération allouée au travail dans le revenu national est graduellement réduite tandis que les profits des entreprises (financières et non financières) atteignent des sommets, sans pour autant qu?elles soient motivées à investir davantage dans l?économie. Bien au contraire en fait, puisque ces investissements en capitaux à destination des appareils de production sont aujourd?hui à leurs plus bas niveaux historiques.

Sinon, comment expliquer la somme phénoménale de 1.8 trillions de dollars détenue par les banques américaines auprès de leur Réserve fédérale ? Auprès de cette Fed ? qui rémunère ses établissements financiers qui y conservent leurs dépôts ? et qui s?est lancée dans des programmes massifs de création monétaire censés soulager l?économie. Et qui a en fait créé un monstre puisque les réserves bancaires stockées auprès d?elle ont été multipliées ? par 1000, pour atteindre aujourd?hui 1.8 trillions de dollars par rapport à moins de 2 milliards en 2008 !

Une politique sans conséquences pour l'économie réelle

Loin d?accomplir leur mission d?intermédiation et de pourvoyeuses de liquidités en faveur de l?économie réelle, les banques ont opté de conserver les liquidités généreusement allouées par les baisses de taux quantitatives au sein même de leur banque centrale, tout en récoltant au passage une rémunération certes faible mais garantie. Comme, en finalité, c?est une proportion infime des ces liquidités fraichement imprimées par la Fed qui ont trouvé le chemin du système productif, on comprend mieux pourquoi cette création monétaire intense et sans précédent n?a pas dégénéré en hyper inflation.

Si d?une part l?économie est donc quasiment privée des liquidités mises par la Fed à disposition du secteur financier et si elle doit faire face d?autre part à des entreprises qui ne réinvestissent pas leurs profits, il est impératif de trouver un autre mécanisme de transmission.

Les banques centrales ont-elles pensé à arroser les populations de liquidités?

En effet, pourquoi nos banques centrales ne feraient-elles pas de leurs propres citoyens les ultimes bénéficiaires de sa politique monétaire ? Ne serait-il pas nettement plus productif (et autrement plus moral) pour les banques centrales qu?elles augmentent leur base monétaire en arrosant de liquidités, non les banques mais la population ? Chaque citoyen ? riche ou pauvre, avec ou sans emploi- recevrait donc une certaine somme à dépenser, à investir, pour rembourser sa dette, ou tout simplement à déposer dans sa banque, qui l?utiliserait dès lors pour prêter de manière classique.

L?argent et le crédit étant à l?évidence des instruments et des leviers à connotation sociale aigüe, nos responsables (économiques, politiques, financiers) n?ont-ils pas l?obligation morale de procéder à une redistribution des ressources par temps de forte crise, au détriment du créancier et en faveur du débiteur, du chômeur et des bas revenus en général ? Cet ajustement de la valeur conférée à l?argent est même de salut public ? et d?une incontestable efficacité économique ? dans un contexte chargé de déficits comme le nôtre.

Assumer d'être irresponsables

Alors que la Fed est sur le point de ralentir, voire d?arrêter, sa création monétaire, la Banque centrale européenne n?aura pas d?autre choix que de lancer un programme similaire. En effet, dans notre monde globalisé, il importe peu quelle banque centrale imprime de la monnaie, pour peu que ce soit une institution majeure comme la BCE. Et l?opposition féroce de la Bundesbank ou du gouvernement allemand n?y changera rien car seule cette création monétaire empêchera l?escalade mortifère des frais de financement des dettes périphériques.

C?est la Réserve fédérale US qui a poussé cette logique de création monétaire vers des degrés inégalés. C?est également elle qui a délibérément augmenté de manière hyperbolique la taille de son bilan, dans le but avoué de promouvoir l?inflation. En réalité, les baisses de taux quantitatives furent un message subliminal adressé à l?économie : une sorte d?engagement de la part de la banque centrale qui promettait dorénavant d?être « irresponsable ».
En effet, quel cran pour une banque centrale ? dont la mission est la stabilité des prix ? que de poursuivre ouvertement l?objectif de relancer l?inflation afin de redémarrer son activité économique ! Alors que les « baisses de taux quantitatives européennes » semblent désormais d?actualité, la BCE sera-t-elle pionnière en en faisant bénéficier d?abord les citoyens européens ?

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

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Commentaires
a écrit le 17/07/2013 à 18:20 :
Vu cette masse de monnaie L inflation devrait donc arriver bientôt ???
a écrit le 12/07/2013 à 12:54 :
Les banques placent en obligations souveraines l argent prêté à taux faible par les banques centrales. Le benefice réalisé leur permet de renforcer leurs fonds propres, dont le faible niveau actuel limite leur capacité de crédit.
La méthode avait déjà été utilisée pour sauver les banques touchées par la faillite des Savings and Loans dans les années 90.
a écrit le 11/07/2013 à 11:04 :
pour une fois ,la chronique de Mr Santi est juste,elle enfonce simplement des portes ouvertes avec 5 ans de retard....Cependant ,effectivement l'inflation peut être une solution à une montagne de dettes.En revanche c'est un poignard dans le dos de "l'économie réelle". Avec quoi allons nous investir si l'épargne est massacrée ?Dans une économie saine,l'épargne résulte du travail et est allouée ensuite à de nouveaux investissement qui eux permettent la croissance.Bref ,avec ce système inflationniste,cela protège nos politiques (responsable d'une grosse part du désastre économique actuel) ,mais ruine les citoyens lambda.Et on applaudis des 2 mains....
a écrit le 09/07/2013 à 12:11 :
En effet, l'inflation doit désormais être notre objectif. Il n'y a que de cette façon qu'on arrivera à réduire à néant cette montagne de dettes et tant pis pour les rentiers ! (dont Keynes faisait peu de cas à juste titre).
a écrit le 09/07/2013 à 6:58 :
Rien d'autre a dire...
a écrit le 08/07/2013 à 20:24 :
Intéressant. Cela rejoint la votation suisse sur le revenu de vie.

Au fond, le vrai sujet et que le production est toujours plus automatisée y compris dans le tertiaire et que soit on sépare le monde en deux (1% de possédants et 99% de soumis), soit on étend le système de versement par répartition à l'ensemble de la population. Somme toute, on le fait déjà pour les retraités et une large part de la population par les revenus sociaux. Dans ce cas, suppression de tous les autres déversements de sous, (rsa, allocs, subventions, retraites), suppression donc de tous les gestionnaires rattachés (environ 3 millions de personnes) et on concentre nos efforts sur la créativité et l'intelligence, seuls secteurs ou nous humains pouvons, avec l'artisanat (travail de la main), produire encore des trucs que les robots ne feront pas. Avec une probable redéfinition de la notion de propriété en tout cas de sa transmission. Somme toute, si l'on veut un monde capitaliste entrepreneurial, seuls doivent être rémunérés le talent et le travail. Pas la naissance. (Juste après l'article sur Nono Lagardère...)


Simple, non?

En tout cas, une certitude, effroyable si on ne s'y prépare pas, la disparition de 80%du travail salarié d'ici à 20 ans.
a écrit le 08/07/2013 à 18:27 :
effectivement, peu de gens ici semblent comprendre les termes et le fond de l'article qu'ils critiquent...
Quand Michel Santi parle d'arroser le pays", cela ne veut pas dire qu'il va donner de l'argent à tout le monde sans travailler, arrêtons les plaisanteries s'il vous plait !
@ spartacus : il n'y a pas de fausse monnaie ! la création monétaire par le crédit, système actuel qui consiste pour les états à emprunter aux banques de la monnaie scripturale (c'est à dire virtuelle) ne date que de 1971 en france. Avant cela, c'est la banque de France qui imprimait l'argent qui devait être mis en circulation. Il ne s'agissait pas alors de "fausse monnaie"! Les états et les banquiers ont inventé le système d'emprunt aux banques privées pour, soit disant, éviter l'inflation... au passage, les banques y ont gagné beaucoup (vraiment beaucoup) d'argent, et l'état, donc vous, moi, y ont perdu beaucoup aussi... d'ailleurs, le montant cumulé des intérêts versés aux banques en intérêts de ces "emprunts" s'élève à peu de chose près au montant de notre dette... interressant non? en tout cas, on peut dire que ça fait cher le "garde fous anti inflationniste"... il faut bien comprendre que l'état n'est pas comparable à un individu; un état n'a pas besoin d'emprunter de l'argent; il crée des richesses et peut créer une monnaie, de valeur égale à cette richesse. s'il en crée trop, alors c'est l'inflation, c'est a dire que l'argent qu'il a créé se dévalue... un moindre mal si l'on compare à tout l'argent public parti dans les poche des banques en intérêts depuis une trentaine d'années...
tapez sur youtube "comprendre la dette publique en 10 minutes" c'est très bien fait et très clair.
Réponse de le 08/07/2013 à 19:16 :
Amusant amusé ....

Amusé qualifie de crédit la monnaie fictive crée par les Banques centrales sous le doux vocable de " quantitative easing " et autre LTRO .

Du crédit ?

Ah bon ,et qui finance quelle activité ?

Les Banques ? L endettement des Etats ?

Amusant en effet ....

Quand AMUSE apprendra que la fausse monnaie qui est crée hors du circuit économique réel dépasse de plus de dix mille pour cent la monnaie réelle crée par l activité économique réelle , alors , il reconsiderera ce qu il appelle du " crédit " !
Réponse de le 08/07/2013 à 19:21 :
La monnaie n'est pas une fonction régalienne, et l'état n'a pas à s'arroger le droit de l?imprimer à volonté pour combler ses déficits.
Toute impression de monnaie se fait au détriment des utilisateurs de cette monnaie.
L'ancien système des avances (avant 73) était marginal, et l'état empruntait déjà aux banques.
A chaque fois que l'état a imprimé de la monnaie pour combler ses déficits, cela s'est mal terminé (Weimar, Yougoslavie, Zimbabwe).
C'est le travail et l'épargne qui font la richesse d'un pays, pas son imprimante...
Réponse de le 08/07/2013 à 19:45 :
@Miloo : merci de remettre les pendules à l'heure.
Réponse de le 09/07/2013 à 12:14 :
@Miloo
C'est pourtant ce que font les USA et le Japon et ça n'a pas l'air de trop mal se passer pour eux.
a écrit le 08/07/2013 à 17:24 :
Notre Economiste Michel Santi , qui conseille les Banques centrales des pays émergents a une bonne " idée " qu ' elle est bonne ...

Arrosons de fausse monnaie dit il les peuples plutot que les Banques , et qu ' on en finisse ainsi avec la misère ( relative ) desdits peuples .

Mais notre pauvre " économiste " oublie une seule petite chose : qui donc travaillera , qui donc lèvera du pain , qui donc se lèvera le matin pour accomplir des taches ingrates de soins de santé , de services , de fabrication , s il est servi de fausse monnaie chaque matin pour satisfaire ses besoins ?

Voudriez vous travailler si on vous rémunère sans travailler ?

La fausse monnaie créée par la FED et la BCE est à la monnaie réelle issue du travail ce que le sang contaminé est au sang non contaminé : un poison mortifère qui tuera toute activité humaine .

C est pourquoi cet amoncellement de fausse monnaie ne sort pas du circuit BCE / Banques secondaires .

Les Banques secondaires spéculent avec cette fausse monnaie , mais il est hors de question qu ' elle soit injectée dans l ' économie réelle , car ce serait l ' explosion immédiate .

Non , les Banques secondaires rampent chaque année auprès de la BCE et la Fed , leur empruntent des milliers de milliards " d euros " et de " dollars " de fausse monaie à 0 , 2 % de taux d interet , rachètent avec cette fausse monnaie des obligations pourries souvereines des Etats moyennant 2 à 4 % d interets , lesquels interets leurs sont remboursés par l ' argent réel de nos impots !!!

C est magique ....

L IR francais rapporte 50 milliards d ? par an à l Etat : tiens c ' est exactement le meme montant que les Etats paient chaque année aux Banques en rémunération de leurs prets en fausse monnaie ...

Escroquerie en bande organisée ...
Réponse de le 08/07/2013 à 18:02 :
J'aime à me rappeler les propos de l'ancien gouverneur et ministre de la justice de l'état de New York - Eliot Spitzer - tenus en 2009 lors de l'émission de télévision Morning Meeting sur MSNBC: la Réserve fédérale de New York agit comme un « schéma de Ponzi » : « La Réserve fédérale a profité depuis des décennies de l'idée qu?elle est quasi-autonome et supposément indépendante. Permettez-moi de révéler un sale petit secret : le travail de la Fed a été un désastre depuis que Paul Volcker l'a quittée. En réalité, la Fed a tout faux. A plusieurs reprises, elle a eu tout faux. Bulle après bulle, ils ont été incapables de comprendre ce qu'ils ont infligé à l'économie. L'exemple le plus poignant, c?est le sauvetage de l?assureur AIG, où ils ont injecté des dizaines de milliards de dollars, qui ont fini dans les poches des banques d?investissement qui sont aujourd?hui solvables. L'Etat n'a pas pris des actions dans ces banques, on ne demande pas ce qu'il s?y passe, voilà ce qui exigerai de toute urgence une enquête dure et sérieuse (réf. commission Pecora). Si vous regardez la gouvernance de la Réserve fédérale de New York, vous constatez qu'elle est gérée par les mêmes banques qui ont touché l'argent. C?est un schéma de Ponzi, un abus de position. C'est scandaleux et il est grand temps pour que le Congrès dise : "assez !" Et alors, leur donner encore plus de pouvoir aujourd?hui est dingue ! La Fed a besoin d?une remise en cause méticuleuse. ». Et qu'en est-il sur le Vieux Continent ? Hein...qu'en est-il ?

Réponse de le 08/07/2013 à 18:32 :
Tout à fait exact .

La FED et la BCE sont administrées par les Banques secondaires : elles en sont les vitrines honorables .

La FED et la BCE disent à leurs " filles " : " Venez , je vous prete des milliers de milliards de fausse monnaie pour zéro . Endettez moi vos Etats avec un interet de 3 % . Faites vous rembourser en vraie monnaie , celle des impots . Et rendez moi une partie de ce remboursement . Gagnant - Gagnant " Les peuples crèvent ? On s en fout . Les peuples passent , les Banques restent . Les Etats aussi .
a écrit le 08/07/2013 à 16:48 :
Qui a encore besoin des banques ? Parmi toutes nos castes, cet autre milieu par exemple ! .
.
http://www.nytimes.com/2012/08/26/opinion/sunday/where-the-mob-keeps-its-money.html?_r=2&pagewanted=all&
.
http://www.repubblica.it/cronaca/2012/08/27/news/saviano_criminalit_padrona_della_finanza-41551075/?ref=HREC1-1



Réponse de le 08/07/2013 à 18:14 :
Qui a encore besoin des banques ? '' Les grandes Familles '' et pour le moins, le fils de Mario Draghi - Giacoma Draghi - qui travaille comme trader de taux d?intérêt au bureau londonien de la banque d'affaire Morgan Stanley. Bien évidemment, n?y voyez pas là un quelconque sous-entendu avec les activités parfaitement légales de son '' papounet '' !
.
http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/article/draghi-en-prison-encore-un-peu-de-patience.html
.
a écrit le 08/07/2013 à 15:42 :
«Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin.» Henry Ford -OU- « Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’'avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c'’est ma classe qui est en train de gagner » Warren Buffet ! C'EST PAS ASSEZ CLAIR COMME CA ???
a écrit le 08/07/2013 à 15:29 :
Le système financier actuel est le plus gros scandale de tous les temps. Moins de 5% de la population mondiale doit détenir 90% de la richesse totale. Alors faut pas rêver Mr Santi, ils ne vont pas redistribuer aux peuples, ça serai leur donner trop de pouvoir. Et ça, ça ne se partage pas. Combien de temps a t' il fallut pour sortir de l'esclavage ???? Voila notre programme : L'asservissement. C'EST ECRIT GROS COMME CA !!!
Réponse de le 08/07/2013 à 19:06 :
Avec votre ordinateur, vous faites largement partie de ces 5%, et même plutôt des 1%.
Mais réjouissez vous, la mondialisation sort de la misères des millions de chinois, dont le niveau de vie n'a jamais été aussi élevé.
Réponse de le 09/07/2013 à 4:01 :
lol
Réponse de le 09/07/2013 à 7:44 :
@Miloo
Vive la Chine.
a écrit le 08/07/2013 à 15:15 :
Mais bien sur il fallait y penser !Donner a chaque français une somme d'argent !Les riches la mettront de coté les pauvres acheteront chinois pour se reveiller avec un enorme deficit commercial qui va faire trés vite loucher ceux qui nous pretent actuellement à 3.5 % sur 10 ans !Et ça se dit économiste !Et si justement le probleme de la France actuellement n'était pas la tocardise de ses économistes ...............
Réponse de le 08/07/2013 à 16:35 :
Oui, Santi est bien le plus fort et le plus intelligent..touner sa plume cent fois dans son encrier avant de penser avoir découvertune nouvelle lune..Prêtons n'importe quoi à n'importe qui pour acheter n'importe quoi..c'est sûr que l'on va revoir cet argent..mais on se sera bien amusé.. et si on attendait l'arrivée d'un astéroide qui viendra se fracasser la planête avant de tenter le coup? Plus séreusement, à chacun son métier, et le prêt de liquidités au public est une activité à risques, ce qui justifie évidemment le profit..En France, on a déjà tenté le coup avec une nouvelle banque publique, et on verra dans deux ans le nombre de milliards évaporés.. et que Santi réflêchisse aussi au prétendu intérêt qu'ont les prêteurs de voir des taux d'intérêts à raz les paquerettes. Enfin, Selv, tout n'est pas perdu: Santi est suisse! Il reste donc de l'espoir!
Réponse de le 08/07/2013 à 17:25 :
Hé les gars, je dis ça, je dis rien, mais le système en place actuellement ne fonctionne pas, alors si vous avez mieux, n'hésitez pas, mais ce que propose M. Santi n'est pas plus c** que ce qui se fait en ce moment...
Réponse de le 08/07/2013 à 18:11 :
Comment dire, la situation actuelle vient de ce que les banques (américaines) ont prêté n'importe quel montant à n'importe qui pour acheter de l'immobilier.
Et quand quelqu'un s'est réveillé en disant "mais comment ki vont faire pour rembourser ?" tout s'est arrêté.
Il a fallu alors, sauver les banques, etc, etc.
Donc, comment dire, Ordo, si, ce serait beaucoup plus c** que ce qui se fait aujourd'hui que de refaire ce qui s'est fait en 2007-2008.
Réponse de le 08/07/2013 à 19:09 :
@ordo et cie.
En créant de la fausse monnaie et en l'injectant dans le système (en la donnant aux citoyens), on ne fera qu'alimenter l'inflation.
Inflation qui touchera en priorité les retraités, les employés.
Quant aux très riches, ils augmenteront simplement leurs prix.
Si imprimer de la monnaie rendait riche, le Zimbabwe serait le pays le plus riche du monde...
Réponse de le 09/07/2013 à 7:08 :
La situation actuelle vient d'un systeme de redistribution sociale depasse qui ne fonctionnait que pendant les 30 glorieuses... sortez du 5e arrondissement... les francais ne travaillent plus, n'innovent plus, ne produisent plus rien sauf des chomeurs et des familles nombreuses que l'etat doit aider et financer en empruntant aupres du Qatar, des chinois et des fond speculatifs. La dette de la France, c'est la dette des francais et de notre systeme social. Les banques n'ont rien avoir la dedans sauf a faciliter le placement de ladite dette aupres d'investisseurs qui deviennent de plus en plus soucieux de l'etat de notre pays.
a écrit le 08/07/2013 à 15:14 :
Bonne question meme si des banques il sera toujours question. Simplement et il est vrai que l'intervention massive des banques centrales a devoile le truc des magiciens de la finance. Ils devront donc trouver autre chose pour exister et quelque soit cet autre chose on voit mal comment ils reussiront a egaler leur position de la fin du 20eme siècle mais... l'histoire est faite de rebondissements
a écrit le 08/07/2013 à 15:04 :
Bonjour Michel,
Si cela peut vous aider à faire valoir vos analyses, n'hésitez pas à prendre connaissance du "Manifeste des économistes déterrés", qui fait exactement les mêmes, appuyé par l'histoire et le présent.
http://revenudebase.info/2013/06/manifeste-economistes-deterres-gerard-foucher/

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