La Tribune

Faire de la Francophonie une "économie-monde"

Benjamin Boutin (c) DR
Benjamin Boutin (c) DR (Crédits : DR)
Benjamin Boutin*  |   -  812  mots
La Francophonie rassemble actuellement 220 millions de locuteurs à travers le monde. Ils seront probablement 700 millions à l'horizon 2050. Pour Benjamin Boutin, lauréat du concours "Inventez 2020!" du Cercle des Economistes, la priorité doit être de transformer cette chance linguistique, culturelle et politique en réalité économique...

Le postulat de départ est simple : dans la mondialisation, les Francophones seront plus forts ensemble, plus forts ensemble économiquement. États et gouvernements, blocs régionaux et organisations communautaires, acteurs institutionnels et financiers, collectivités locales et entreprises, doivent unir leurs efforts pour définir le périmètre d'une "Aire économique francophone" (AEF). L'enjeu serait de mettre en réseau les différents opérateurs économiques ayant la langue française en partage et de leur fournir un cadre conceptuel pour faciliter leurs échanges.

Une économie-monde en devenir

Ce cadre conceptuel existe déjà. Il a été élaboré par un immense intellectuel français, grammairien des civilisations, penseur de la "dynamique du capitalisme". En 1979, dans son ouvrage Civilisation matérielle, Economie et Capitalisme, Fernand Braudel forge le concept d' "économie-monde", "fragment de l'univers, morceau de la planète économiquement autonome, capable pour l'essentiel de se suffire à lui-même et auquel ses liaisons et ses échanges intérieurs confèrent une certaine unité organique" .

La Francophonie représente une économie-monde en devenir. Les critères de distinction braudéliens sont réunis : elle forme une aire géoéconomique aux limites stables, un écosystème politique, économique, linguistique et culturel, comme la Méditerranée à l'époque de Philippe II.

Un réseau de "métropoles économiques francophones"

Le monde francophone est polarisé autour d'une "ville-monde", Paris, 12 millions d'habitants, de plusieurs métropoles économiques régionales comme Kinshasa (9,7 millions d'habitants), Alger (6,4), Hanoï (6,3), Abidjan (6,1), Montréal (3,9), Dakar (3,2), Bruxelles (2,1) et de métropoles économiques sous-régionale comme Tunis, Lyon, Beyrouth, Rabat ou Marseille, peuplées chacune environ de 2 millions d'habitants.

A leur échelle, ces centres urbains centralisent et répartissent "les informations, les marchandises, les capitaux, les crédits, les hommes, les ordres", comme l'écrivait Fernand Braudel. Carrefours d'échanges commerciaux, intellectuels et médiatiques (produisant des informations en français et les distribuant via différents canaux dans leur sphère d'influence), ces métropoles économiques francophones (MEF) devraient être mieux reliées entre elles par des liaisons aéroportuaires et numériques densifiées, de façon à optimiser la circulation des hommes, des biens, des services et des capitaux dans l'Aire économique francophone.

Des espaces continentaux et ultramarins en dialogue

La Francophonie ne forme pas un bloc géographiquement uni à l'échelle de la planète. Ses composantes sont, pourrait-on dire, dessoudées. Le français est parlé (comme langue maternelle, administrative ou mineure) dans plusieurs zones continentales : la zone "Europe", la zone "Afrique centrale de l'Ouest", la zone "Amérique du Nord" et la zone "Asie-Pacifique", auxquelles s'ajoutent les collectivités françaises ultramarines.

Ce sont ces zones qui, impliquées dans un projet de coopération macroéconomique global, pourraient former une véritable économie-monde francophone. Tous les leviers de coopération devraient être actionnés : co-localisation de projets productifs, mutualisations de ressources, création des sociétés d'investissements à l'échelle de la Francophonie, agrégation de PME francophones innovantes, montage de circuits performants d'import/export, Erasmus francophone, passeport de la Francophonie économique, etc..

Selon Adam Smith, c'est la division du travail qui, en décuplant la force productive, est la cause de la richesse des nations . L'interdépendance économique entre les différentes zones continentales et ultramarines francophones "productivement spécialisées" est de nature à générer de la valeur économique partagée.

La langue française comme liant

Le liant de ce grand dessein francophone de prospérité commune est naturellement la langue française, langue de culture et de diplomatie, mais aussi langue entrepreneuriale d'avenir, parlée par 60% par des jeunes de moins de trente ans, apprise par 100 millions d'élèves chaque jour et troisième langue la plus utilisée sur Internet. Partager une langue est un facilitateur transactionnel puissant. La langue française, magnifique monnaie-d'échange humains, pourrait devenir l'axe fluide et lumineux d'une interdépendance économique solidaire entre ses centaines de millions de locuteurs.

L'Aire économique francophone, démographiquement très dynamique, espace coopératif d'une économie-monde en devenir, pourrait être doté d'une "Organisation de coopération économique francophone" (OCEF), ainsi que d'une monnaie virtuelle facilitant les échanges et d'un corpus de normes juridiques et techniques communes.

Une aubaine économique pour la France

Cette démarche constructive pourrait faire de la Francophonie une terre de croissance où les Francophones africains, européens, asiatiques, américains et océaniens ?uvreraient à un développement mutuel bien compris pour améliorer la compétitivité des régions économiques francophones avancées et lutter contre la pauvreté des régions francophones moins avancées.

Ce pacte "gagnant-gagnant" réveillerait les "énergies dormantes" de la Francophonie qu'exaltait Léopold Sédar Senghor, et lui donnerait un nouveau souffle. Emploi, croissance, innovation, démographie : la Francophonie est une aubaine économique pour la France. Elle est peut-être même l'une de ses bouées de sauvetage.
 

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Commentaires

Henri  a écrit le 24/07/2013 à 18:47 :

Bel article ! Il faudrait voir comment le mettre en ?uvre

Enric Cavalhés  a écrit le 22/07/2013 à 20:19 :

Non, la géographie met en évidence que les territoires francophones de par le monde ne satisfont aucun préalable nécessaire pour que la "francophonie" devienne une économie-monde. En raison notamment de la dispersion des zones concernées sur l'ensemble de la planète qui fait que chaque partie étant attirée par son voisinage, l'ensemble francophone ne peut pas constituer une économie-monde au sens de ce terme créé par Braudel. Cela n'empêche pas que la France devrait encourager la francophonie et qu'un profit économique certain en résulterait.

Bonjour,  a écrit le 16/07/2013 à 12:14 :

Bonjour,

Je suis chargée d'un projet intitulé "Faire de la Francophonie un levier de développement local" et j'aimerais échanger avec vous sur les divers aspects de la francophonie.

Merci,

kerlégan  a écrit le 12/07/2013 à 17:19 :

Les grands esprits se rencontrent, c'est bien connu. J'invite Benjamin à lire mon livre que je publie sous le titre "Pour des Etats-Unis francophones", avec une préface de Jean-Edern Hallier... Les projets que je caresse depuis plusieurs années mûrissent... Que Benjamin prenne contact avec moi... pour les concrétiser au plus vite !

Ern(e)st Laub  a écrit le 12/07/2013 à 13:19 :

Vu d?un suisse allemand, l?organisation internationale de la francophonie est un machin terriblement bureaucratique (à l?instar du Soviet Suprême d?antan), couteux?? et inefficace. Pour ce qui est de la Suisse : Pendant les dernières décennies l?influence de la langue française en Suisse alémanique (germanophone) orientale s?était rétrécie comme une peau de chagrin. Autrefois les grands-parents parlaient encore passablement le français et ils s?en étaient fiers. Aujourd?hui les jeunes Zurichois et Saint-Gallois ne se sentent attirés que par l?anglais. A mon avis, les francophones eux-mêmes n?ont jamais su et voulu développer une stratégie du bilinguisme. Ils n?ont jamais voulu instaurer une zone vraiment bilingue franco-allemande allant de l?Alsace jusqu?en Suisse orientale (en passant par certaine région de l?Allemagne). Ils ont toujours cherché la dominance absolue de la langue française (comme en Belgique néerlandaise / flamande) avec les résultats qu?on connait: La perte presque totale de l'influence du français dans une région ou la bourgeoisie avait autrefois opté pour cette langue (comme à Berne et Bâle en Suisse.).
Pourtant, l?idée d?un volet économique pour la francophonie n?est pas du tout farfelue. Mais ne l?érigez surtout pas en amas de fonctionnaires mais en association libre et ouverte au monde commercial et francophile avec un soutien bienveillant mais pas débordant de la France et de la Suisse. Surtout au lieu de combattre la concurrence allemande, il faut l?infiltrer. Evitez comme siège de l?organisation Paris, Strasbourg ou Ouagadougou et choisissez plutôt Zurich, la capitale économique (dynamique et germanophone) de la Confédération Suisse (ou à la limite une ville allemande comme Sarrebruck, Trêves, Aix-la-Chapelle?.. ou Berlin !). Quant au choix des dirigeants, pour une fois ne vous adressez pas aux diplômés de l?ENA. Donnez la priorité à un Suisse bilingue qui aime bien la France mais qui a bien compris qu?au-delà de la Francophonie ils existent d?autres mondes à approcher (par exemple par le biais du bilinguisme : une formule à promouvoir sur tous les marchés commerciaux et culturels: Je pense également à la promotion du bilinguisme franco-russe qui est tellement nécessaire: Ecoutez une conversation franco-russe en anglais et vous sauriez vite pourquoi !).

Y  a répondu le 12/07/2013 à 14:13:

Merci pour cette intéressante contribution !

Hubert  a écrit le 11/07/2013 à 23:41 :

Piste intéressante. Mais, auparavant, il va falloir arrêter de confier le pouvoir à l'UMPS, qui a plutôt choisi d'oeuvrer pour que l'impérialisme américain puisse étendre son pouvoir à l'ensemble de la planète (adhésion à l'OTAN, soumission aux ordres de la CIA - gestion du cas Snowden, abandon de nos acquis sociaux en adhérant à la mise en place du traité de libre-échange transatlantique, enseignement en anglais, ...). Au rythme où vont les choses, nous devrons utiliser l'américain comme langue maternelle et commercer avec le dollar avant que la francophonie ne devienne une économie monde.

Jeff  a écrit le 11/07/2013 à 14:27 :

"Zeu tribioune" publiant un article sur la Francophonie, cela prête à sourire, tant ce média, à l'instar de la plupart des autres médias français, s'évertuent à maltraiter la langue et à se prosterner devant le franglobish...

xavier-marc  a écrit le 11/07/2013 à 13:47 :

En Afrique le français est langue administrative, en réalité peu de gens parlent français, c'est un peu comme si en France seuls les fonctionnaires et leurs familles parlaient français, le reste de la population parlant surtout le patois régional, au boulot, à la maison, dans la rue.
On ne peut pas comparer avec par exemple, les restes de l'empire espagnol où là les gens parlent vraiment espagnol partout. L'empire français est mort trop jeune à cause de la décolonisation et n'a pas eu le temps d'imprimer sa marque culturelle, il y a une francophonie de façade qui pourrait disparaitre si les états africains le décidaient, par exemple en changeant progressivement le français pour l'anglais en langue à l'école.
Le Français aurait pu gagner sur bien des terrains( hors des anciennes colonies) s'il s'était réformé( par exemple devenir comme langue "logique" mondiale, d'apprentissage pour appréhender le sens avec même une utilisation en informatique), malheureusement l'archaïsme de ses institutions a figé toute évolution. En fait la dernière fois que le Français a fait un bond dans les demandes d'apprentissage, c'était quand Chirac s'était opposé à Bush au sujet de l'Irak.
Une langue sert d'abord à communiquer de façon courante concise et précise, bien des gens l'oublient. En France, on a tendance ainsi à remplacer les termes français par leurs équivalents anglais si ceux-ci sont simplement.. plus courts( gain de productivité, de syllabes, de rapidité ). Le Franglais est ainsi l'avenir de la zone, le français classique est déjà dépassé.

Olivier  a écrit le 11/07/2013 à 11:43 :

Article intéressant mais inexacte sur certains points:

-Il ne faut pas confondre les pays membre de la Francophonie (beaucoup d'ex-colonies) et pays Francophone !

Et enfin encore faire la distinction dans ces meme pays Francophone ou certains utilisent le Français très peu et d'autre comme langue seconde ou première !

Par exemple le Vietenam cité dans l'article (Hanoi) n'est pas du tout crédible, personne ou presque ne parle encore Français au Vietnam à part des vieux de plus de 80 ans et encore !

Enfin en Afrique on a des divers degrés de Français : en cote d'Ivoire il y a beaucoup d'Ivoirien dont la langue maternelle est le Français. Au Maroc le Français et la langue seconde et de travail et pour certains dans les grande agglomérations la langue maternelle (phénomène nouveau chez les enfants de famille aisé qui souhaitent que leurs enfant étudient dans les écoles privés Françaises)

Quand est-t-il des autres pays d'Afrique ? ....

millie  a écrit le 11/07/2013 à 11:14 :

Hélas notre belle langue française a bien du mal à rivaliser avec l'anglais qui envahit la planète. Cependant celà n'est pas une raison pour abandonner la lutte et d'oeuvrer pour la francophonie. Bravo!

FrançoiseT  a écrit le 10/07/2013 à 23:40 :

Article intéressant avec des pistes à creuser dans les années à venir.....

lobo  a écrit le 10/07/2013 à 23:27 :

Bonjour,
On peut rêver, mais le chiffres annonçant le nombre de locuteurs francophones est faux car sans fondement. De plus il n 'y a aucune volonté politique de promouvoir le français.
La France abandonne le français comme langue de travail dans les institutions internationales , dans les brevets... La liste est longue. Quand les états africains réaliseront qu' avec le français vous n 'allez nulle part, ils passeront à l'anglais.

Jean  a écrit le 10/07/2013 à 22:25 :

« probablement 700 millions à l'horizon 2050. »

Un zéro de trop...

ex-fan de Seguin  a écrit le 10/07/2013 à 22:07 :

En 2000, feu Philippe Seguin publiait un livre intitulé "Plus français que moi tu meurs", qui développait la même idée d'un vaste espace économique fondé sur la francophonie. Alors, notre jeune économiste fait du neuf avec du vieux. L'idée n'est pas absurde pour autant, ni scandaleuse. De là à ce qu'elle se concrétise.

Brisavoine  a écrit le 10/07/2013 à 20:54 :

Hanoï n'est pas une ville francophone. Faut arrêter la branlette intellectuelle 2 secondes. Hanoï est une ville où la langue des habitants est le vietnamien, et où la première langue occidentale véhiculaire est l'anglais, pas le français (du fait du rouleau-compresseur de l'américanisation en Asie, bien aidé par l'Australie qui a tout fait pour éliminer le français dans l'ex-Indochine, notamment au Cambodge).

Concentrez-vous plutôt sur les vraies villes francophones, qui le sont encore mais dont rien ne garantit qu'elles le seront encore demain, je pense notamment à Alger, Casablanca (que vous avez mystérieusement oubliée dans votre article) et Tunis, qui sont encore indubitablement des villes francophones, mais dont rien ne garantit qu'elle le seront encore dans 30 ans, surtout maintenant que l'odieuse loi Fioraso d'anglicisation des universités française a été votée.

Hanoï  a écrit le 10/07/2013 à 16:00 :

Hanoï ville francophone? Mort de rire!! Mort de rire!!

Patrickb  a écrit le 10/07/2013 à 15:59 :

"postulat de départ": si ma tante... le problème, c'est qu'après la décision Sarko (documents pouvant être publiés dans une autre langue que le français...et ce sera indubitablement l'anglais), la décision Hollande (cours dispensés en anglais dans les universités... à savoir qu'il faut quand même avoir commencé bien avant pour comprendre) et la forte population parlant arabe en France, j'ai surtout l'impression que le français, langue vivante, lâche ses derniers soupirs :-)

Youssef  a écrit le 10/07/2013 à 13:53 :

Content que des jeunes s'emparent du sujet de la Francophonie !!

Youssef 2  a répondu le 10/07/2013 à 14:02:

@ Youssef : ou,chez qui ? au Maghreb? pas grand chose...

competition  a écrit le 10/07/2013 à 13:11 :

Durant les30 dernieres années, j'ai beaucoup travaillé avec les pays du maghreb (Maroc, algerie, Tunisie) ainsi que ceux d'afrique de l'ouest. Il fut un temps ou juste le fait d'etre une entreprise francaise etait suffisant pour gagner un marché. Aujourd'hui, la competition est tres feroce, et notre passé colonisateur et orgueuilleux commence a jouer contre nous, je rencontre de plus en plus de compagnies qui veulent de tout a part des Francais. Les turques, chinois et espagnoles bossent fort en ne leur font pas la morale !

sarcasme  a répondu le 10/07/2013 à 13:34:

@competition: +++++++++100,oui j'ai fait aussi les memes expériences.Triste,triste.

ivanleterrib  a répondu le 10/07/2013 à 13:35:

Encore des clichés ! Toujours des clichés !

ivanleterr 4  a répondu le 10/07/2013 à 14:00:

@ivanleterr: notre fonctionnaire a parlé: paroles,paroles rien des paroles et clichés!!
Lui se connait,il travail à l'administration et connait tous les problèmes de l'Afrique.
Quel gachis de ne le pas envoyer comme gouverner au Mali,Madagascar,Haiti,etc.etc.

Francophonie  a écrit le 10/07/2013 à 13:10 :

C'est peut-être vrai. En tout cas il n'est pas interdit de rêver.

Francophonie 2  a répondu le 10/07/2013 à 13:31:

@Francophonie: mais bien sur,continuez à faire des beaux reves.C'est pas cher et fatiguant
(bien notre mentalité à nous...)

sarcasme  a écrit le 10/07/2013 à 13:06 :

voila LT nous propose un nouveau " Prophète de la mondialisation francophone "Tous ces Abbé
Pierre,mère Teresa,etc. du tiers monde nous proposent des nouvelles formules,alliances,etc.etc.
A part la France,Belgique,Lux,Suisse,Canada,tous les autres Pays ou ex colonies sont en déroute
ou à la faim.Haiti,Madagascar,Sénégal,Cote d' Ivoire,etc.etc. Avec quel culot proposer de faire
des alliance avec des Pays à la faim ? Ou notre prophète a des pensées malsaines comme p.e.exploiter,gaspiller les ressources,les rendre exclaves (crédits,technologies,etc.etc.) ou les
soumettre aux votations en faveur à l'ONU ?
En plus la francophonie est agonissant,le commerce parle anglais et meme les anciennes
colonies se sont tournées vers l'anglais.
La France actuelle à part les armes et dérivés,n'a rien à proposer.C'est la Chine qui dicte la
loi sur 90 % des produits....
Merçi prophète de nous avoir donné l'occasion de passer 2 minutes à vous lire.

Antoine  a écrit le 10/07/2013 à 13:02 :

Je me marre...!!! Même les ministres font des fautes d'orthographe...tous les médias sont en anglais...et ce monsieur veut appuyer dessus une économie...!!! Surréaliste...

Tangyra  a écrit le 10/07/2013 à 12:51 :

Pour cela il faudrait que les villes-mondes abritent des multinationales innovantes... or dans la liste, seules Paris et Montreal sont des villes qui hébergent des décisionnaires privés planétaires. Hanoi les rejoindra mais n'est pas francophone du tout. Kinshasa, Alger, Abidjan, etc... de grandes villes de pays riches en ressources... exploitées par des compagnies étrangères. Le jour où les Africains maitriseront la production et la distribution de leurs ressources avec des multinationales locales, le français aura peut-etre déjà disparu :)